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De l’importance du Père Noël /2


Publié le 17 décembre 2018 par Madame Irbis

Il y a quelques jours, mon cher z’époux, te racontait d’où venait notre cher Père Noël. Place maintenant au plus important : toutes les bonnes raisons de perpétuer ce mythe avec nos enfants. Je lui laisse t’expliquer le lien entre Le Seigneur des Anneaux, Saint Nicolas et le don gratuit !


Crédit photo : Pixabay

Mensonge, conte ou merveille ?

Le père Noël n’existe pas. Pas pour de vrai. Est-ce pour autant un mensonge que de le faire croire ? Car si beaucoup de parents estiment encore pardonnable de simplement laisser croire au père Noël de façon passive, entretenir activement et volontairement la légende est pour eux un crime coupable.

Il est certainement amusant de constater que si le premier grand promoteur du Père Noël était un pasteur théologien et professeur de littérature, un autre de ses plus grands admirateurs était un éminent philologue anglais enseignant à Oxford, parlant couramment 15 langues mortes, maitrisant les folklores de tous les pays d’Europe du Nord. JRR Tolkien, bien connu pour son œuvre  géante du Seigneur des Anneaux (moins pour son colossal travail de redonner à l’Angleterre une mythologie complète, dont son fils Christopher a déjà exhumé 10 tomes immenses), était un fervent promoteur du Père Noël et aimait entretenir la magie de ce personnage par des lettres qu’il écrivait et illustrait chaque année pour ses quatre enfants. Il en a ainsi écrit tous les ans entre 1920 et 1942 à chacun d’eux – poussant la supercherie jusqu’à dessiner de faux timbres et tampons du Pôle-Nord sur l’enveloppe – dans lesquelles le père Noël raconte ses mésaventures là-bas en réponse aux lettres écrites par les enfants. Ces lettres sont devenues si célèbres qu’elles sont régulièrement republiées par les éditeurs.

Voici donc des enfants bercés de merveilleux (ou de « mensonges » ?) plus que n’importe quels autres. Qu’a-t-il bien pu leur arriver de terrible ? Christopher est devenu un très respectable universitaire à Oxford, maître de Conférence et régnant sur l’empire littéraire de son père ; Michaël devint professeur d’histoire après avoir été décoré pendant la 2e guerre mondiale ; Priscilla se tourna vers les autres en devenant assistante sociale ; et John l’aîné, est entré en religion et est devenu prêtre.

Il semble que les lettres annuelles de ce père Noël, et les recommandations données pour ne pas se laisser abuser par les faux (car le vrai ne pilote certainement pas des avions), leur aient plutôt donné une belle âme !

Car au fond, c’est cela la beauté des contes et des merveilles : donner une belle âme, gourmande de beauté, attendrie par la bonté, ayant horreur du mal. Qui leur donnera ces balises pour toute la vie si seule la réalité forme les enfants ?

Apprendre la vérité serait trop dur ?

C’est l’autre argument couramment entendu : la vérité est trop dure à apprendre.

Il semble au contraire que ce soit le principe de l’éducation et de la maturité de l’enfant. Commencer à discerner l’imaginaire du réel, et le vrai du faux. Les enfants passent leur vie à être déçus : quand le ballon de Mickey s’envole soudain dans le ciel, quand le jouet favori est cassé, quand maman sort ce soir, ou quand on lui refuse le jouet ou le bonbon qu’il veut à tout prix. Aucun parent n’imagine pourtant cesser ces contrariétés au motif que ce serait trop dur pour l’enfant de les vivre.

Y croire c’est rêver. Ne plus y croire, c’est grandir. C’est même un marqueur, un repère chez les enfants : « Tu y crois encore toi ? Moi non,  ça y est, je suis un grand ». Et pourtant, les enfants assez mûrs aiment tellement le père Noël que, le plus souvent, ils entrent dans le jeu des adultes et aident leurs petits frères ou sœurs à y croire à leur tour. C’est qu’ils font partie désormais du monde des grands, ils en sont fiers ! La révélation sur le père Noël induit le plus souvent de la fierté. La fierté d’être initié, d’avoir le droit de savoir ce que savent les adultes, de ne plus être considéré par eux comme un enfant.

Laisser son enfant ignorer le Père Noël ?

C’est là un cas de figure un peu plus singulier. Soit que les parents – ne sachant trop quoi faire devant l’omniprésence du père Noël dans la publicité – le laissent apparaître dans la vie de l’enfant sans trop lui donner de cadre, soit que ceux-ci aient repoussé la décision de faire surgir ou non ce personnage dans les premières années de la vie de l’enfant, il arrive que des familles ne croient pas au père Noël sans qu’aucune raison réelle ne le justifie.

Nous connaissons ainsi des amis en couple mixte dont le père, d’origine asiatique et bouddhiste, n’a jamais connu le père Noël enfant, et la mère, catholique, n’a pas vraiment pris de décision sur cette question. La petite fille, vers 5 ans, est revenue un jour de l’école en demandant d’un air très peiné à sa maman :

« Dis, pourquoi moi je n’ai pas droit au père Noël ? »

C’est que dans la cour de récréation, tous ses petits camarades lui parlaient avec des tremblements et des étoiles dans les yeux du Père Noël qui allait certainement leur apporter les jouets rêvés, et de l’attention qui sera portée à son accueil : un peu de lait pour les rennes, les chaussures au pied du sapin pour qu’il sache où poser les cadeaux, la cheminée sans feu ou la fenêtre pas trop fermée pour qu’il puisse entrer. Et elle, elle se voyait privée de participer à toute cette magie, toute cette histoire fantastique ? « Pourquoi maman ? ».

Priver ainsi son enfant de vivre de tels émerveillements, de partager de tels rêves avec leurs camarades, d’attendre la veille de Noël en regardant le ciel jusqu’à ce que le sommeil l’emporte, en rêvant qu’un bonhomme généreux pour tous les enfants va s’occuper d’elle personnellement ce soir-là, et courir découvrir quel cadeau ce personnage fantastique a bien voulu lui apporter, quel raisonnement adulte peut bien aller priver un enfant de cette joie ?


Crédit photo : Raw Pixel

Le Père Noël, un vecteur de vertus ?

Parents, faites croire au père Noël à vos enfants, et vous rendrez leurs âmes plus belles ! Comme l’explique J.R.R Tolkien dans son éminent essai « Du conte de fée » :

« La magie de la Faërie n’est pas une fin en soi, sa vertu réside dans ses opérations, au nombre de celles-ci se trouve la satisfaction de certains désirs humain primordiaux », comme «  de contempler les profondeurs de l’espace et du temps », mais aussi la justice, ou la révélation d’un monde plus beau qu’il ne parait (le « recouvrement » d’une vue claire).Il explicite le but ultime, « la fonction la plus élevée » de tout conte : la Joie. Le conte heureux doit apporter une grâce miraculeuse « qui donne un aperçu fugitif de la Joie, une Joie qui est au-delà des murs de ce monde ». C’est aussi « un aperçu soudain de la vérité sous-jacente à notre monde. (…) Un écho lointain de l’evangelium dans le monde réel ».

Alors, es tu certaine que le conte du Père Noël ne soit qu’un vulgaire mensonge ? N’est-ce pas plutôt une « vision » de la Joie sincère et pure, de l’amour, et de la générosité parfaite et humble ?Ainsi, aux parents inquiets du mensonge qu’ils font à leurs enfants : vous voyez bien que les enfants, même quand ils savent la vérité, aiment le père Noël et préfèrent y croire. Les psychologues ne le répètent jamais assez : l’enfant a besoin de croire en des choses extraordinaires pour grandir.

« C’est durant cette période de pensée magique que se construit une base, plus ou moins solide, à l’intérieur de l’enfant » nous dit la pédopsychiatre Nathalie Parent. « Le Père Noël est un personnage bon et souriant et il fait ainsi partie des représentations positives de l’enfant. En ce sens, on pourrait dire que de permettre à l’enfant de croire au Père Noël (ou autre personnage mythique du genre), en la magie, c’est lui donner espoir en la vie, le sécuriser, le rassurer devant les obstacles, lui donner accès à quelque chose de bon pour lui »

Car que raconte cette histoire du Père Noël ? Qu’il existe un homme d’une générosité infinie, qui nous connait, sait nos bonnes actions, et pense personnellement à nous. Que l’on peut même communiquer avec lui pour qu’il exauce nos souhaits, mais que c’est lui choisira ce qu’il exaucera, et qu’il œuvre pour nous tout spécialement. L’enfant se sait aimé par un personnage lointain qui ne lui fera pas défaut, même si le cadeau est tout petit finalement.

Il apprend aussi la générosité gratuite, celle qui n’attend pas de « merci ». Personnellement, dans l’esprit de Noël, je ne supporte pas tous ces parents qui, dès qu’un enfant a ouvert un cadeau, lui annonce « Ça c’est offert par tante Giselle. Va vite lui dire merci. Et ça c’est de moi, vient me faire un bisou ! » Tout le bonheur, tout l’émerveillement de Noël, c’est justement qu’il n’y a pas à dire merci. On reçoit gratuitement, de façon mystérieuse. On peut remercier le père Noël dans son cœur, mais ce n’est pas un exercice de savoir-vivre ou d’éducation. C’est juste gratuit. Le don gratuit existe Au moins le jour de Noël.

Le Père Noël ouvre l’esprit aux miracles, à la grâce gratuite.

Le Père Noël, une overdose mercantile ?

Aux parents inquiets de la récupération du père Noël : en effet, c’est un risque sérieux. Le remède est simple : coupe la télé, la radio, referme les magazines. C’est le temps de Noël, c’est justement un temps un peu magique et propice à d’autres rythmes de vie et – ô combien pour les adultes – à un certain retour aux sources. Personnellement, je déteste cordialement tous les faux pères Noël, même les plus gentils des grands-pères assis dans des chalets de bois. Toute la magie de Noël vient de l’imagination que l’on se fait du personnage. Les dessins, les  livres suffisent. Les pères Noël en chair et en os sont forcément en dessous de l’imagination de l’enfant.

Je me souviens clairement avoir commencé à douter de l’existence du Père Noël le jour où, à l’école, un monsieur déguisé en père Noël est venu nous distribuer des images, alors qu’on nous avait annoncé que le père Noël (le vrai donc) allait venir. La mise en scène a plutôt détruit le rêve qu’il ne l’a renforcé. Je dirai toujours à mes enfants que ces bons vieillards sont des faux père-Noël, mais presque comme le vrai (et ils n’ont absolument aucune raison d’aller se mettre sur leurs genoux, sauf s’ils le souhaitent vraiment). En revanche, je me souviens très clairement avoir vu, au fond du jardin d’une grande maison, le traîneau du père noël s’envoler dans la nuit, parce que quelqu’un avait couru dehors avec des grelots dans la nuit, traversant rapidement tout le jardin. Attiré pendant nos jeux nocturnes (la veille de Noël, c’était un privilège), nous avons tous accourus, surexcités, aux fenêtres donnant sur la nuit noire, juste pour entendre les derniers coups de grelot. Et le moindre nuage un peu visible, le moindre reflet de phare dans les branches d’un arbre, ou apparition de la lune, suffisait à nous persuader que nous venions de voir le traineau repartir dans le ciel.

L’imagination d’un enfant est puissante. Beaucoup plus que celle des adultes, qui veulent nous montrer en vrai-faux ce que nous voyons déjà de nos yeux d’enfant. Et si la magie de Noël existe, elle est bien là, dans le pouvoir d’imagination des enfants, qu’il ne faut certainement pas tenter de brider ou d’alourdir par intellectualisme.

Le monde peut être merveilleux, si l’on veut bien se laisser émerveiller.

Et toi ? Tu fait croire au Père Noël ou tu es contre ? Tu laisses l’imaginaire de tes enfants vagabonder ou tu essaie de cadrer tout ça ? Raconte moi tout !


Tu en as marre de courir les magasins pour les fringues des enfants ? Et ce tous les mois, vu à la vitesse à laquelle ils grandissent ? Et je ne parle pas du petit qui hurle (que ce soit le tien ou celui d’une autre, grrr) parce qu’il ne veut pas essayer ce pull-là… Et si tu recevais directement chez toi de jolis looks (du 1 mois au 14 ans !) à essayer TRAN-QUILLE-MENT. Ça va ? Tu gardes et tu payes. Ça ne va pas ? Tu renvoies gratuitement. Bref, viens vite tester Little Cigogne !

Commentaires

42   Commentaires Laisser un commentaire ?

Chaperon Rouge

… Alors cet article m’a soufflé ! Très bien écrit et super intéressant, je suis fan de l’oeuvre de Tolkien, je savais que c’était un grand monsieur mais je ne connaissait pas tout ce pan de son travail ^^ bon, ca me fait un peu trembler sur mes fondations de « on ne fera pas croire au père Noël »… Chez nous c’est un personnage de contes, comme je ne sais quelle princesses, pirate, ou petit ours brun… Nous la laissons piocher a droite a gauche dans ce qu’elle entend et imagine a partir de ce qu elle voit dans les rues et les livres. Après tout, les enfants n’ont pas besoin de nous pour croire aux monstres ou voir un ami imaginaire! Nous ne pietinons pas le personnage mais nous n’encourageons pas non plus… Pas de lettre au père Noël ici, et chez moi on n a jamais laissé de gâteau et verre de lait a ce bo’ vieux vieillard… Bon, on verra en grandissant ce qu’elle en pense!

le 17/12/2018 à 07h53 | Répondre

Madeleine

Mais n y a t il pas plus de vérité dans les contes que tu cites que dans les journaux télévisés ou les aventures de Choupi ?
Finalement le père Noël n existe peut-être pas, mais ce n est pas pour ça qu il n est pas « vrai » 😉 !

le 17/12/2018 à 08h45 | Répondre

Madame Irbis

On préfère encadrer cette croyance pour éviter que ça parte n’importe comment.
Et souvent ce qu’on voit dans la rue, euh c’est moche !
Superman est un très très grand fan de Tolkien, l’amour du Père Noël lui vient peut être de là

le 17/12/2018 à 20h08 | Répondre

Virg

Non mais carrément c’est ça ! Merci de redonner à Noël ses lettres de noblesse, j’étais déjà convaincue mais tu as mis les mots. Vraiment, merci !

En ce qui concerne le « merci » obligatoire, j’adhète totalement puisque je vois aussi les cadeaux de Noël comme des dons gratuits. En revanche, ce n’est pas le cas de nos famille respectives. Comment le leur expliquer ? Je vais sans doute faire tourner cet article … si tu as d’autres idées pour bien leur faire comprendre, je prends 😉

le 17/12/2018 à 08h31 | Répondre

Rose

Mes parents n’ont jamais supporté quand j’étais enfant que la famille nous demande de dire merci pour les cadeaux apportés par le Père Noël. Alors ils s’arrangeaient pour remercier eux-mêmes discrètement ceux qui les avaient offerts…

le 17/12/2018 à 18h20 | Répondre

Madame Irbis

A part leur dire franchement que tes enfants ne diront pas merci, je ne vois pas trop.
On a jamais eu besoin de dire merci dans nos familles respectives, c’est peut être pour ça que ça me dérange un peu !

le 17/12/2018 à 20h09 | Répondre

Madeleine

Coucou, il fait quoi comme métier ton mari ?
Remercie-le, c est top ! Ré enchantons le monde !

le 17/12/2018 à 08h49 | Répondre

Madame Irbis

Il dirige une start up en interface tactile ^^ Pas très enchanteur comme métier, mais il aime vraiment l’univers des contes et légendes (et il écrit de la fantasy aussi)

le 17/12/2018 à 20h10 | Répondre

Mademoiselle Violette

Que ça fait du bien un si bel article sur Noël ! J’adore ce blog mais j’avoue que moi-même adorant Noël, j’ai un peu de mal avec les « je ne veux pas que mes enfants croient au Père-Noël » … même si chacun fait ce qu’il veut, hein ?! C’est juste que ce n’est pas du tout ma vision et que j’aime trop Noël pour sourire à l’idée que des enfants soient « privés » de la magie du Père-Noël. Après, je lis tout avec intérêt, chacun ses choix ! Ca fait tout de même du bien d’avoir la vision « traditionaliste ». (Je ne veux surtout blesser personne, chacun fait ce qu’il veut et l’un ou l’autre, ce n’est pas ça qui fera que les enfants seront déséquilibrés, enfin je pense).
En plus, pour ne rien gâcher, article divinement écrit ! Merci beaucoup !
(Il n’y a que pour le Merci au Père-Noël que je ne suis pas d’accord parce que ça me parait normal de dire merci quand on nous donne quelque chose, Père-Noël ou pas. Après dans ma famille, dès que tout le monde a ouvert ses cadeaux, on dit toujours en coeur « Merci Père-Noël ! »)

le 17/12/2018 à 09h58 | Répondre

Chaperon Rouge

Haha, c’est marrant chez nous aussi les adultes font ca… Bien plus rapide que la bise a TT le monde!

le 17/12/2018 à 10h35 | Répondre

Madame Irbis

Quelle bonne idée de faire des remerciements collectifs au Père Noël !
Et comme toi, je suis toujours un peu triste de voir des enfants sans cette magie. Même si ce n’est pas pour cela qu’ils vont être traumatisés à vie !

le 17/12/2018 à 20h12 | Répondre

Maye

Alors votre avis, c’est votre avis. Les injonctions on les garde sous le coude ! Nan mais c’est quoi ça sérieux ? La vache la culpabilisation merci bien ! Priver son enfant de la joie du père Noël ? Cette gamine qui était triste de ne pas le connaître est aussi exception que les enfants qui se sentent trahis du mensonge de leur parent. Et évidemment quel que soit le choix des parents ils faut accompagner son enfant et en discuter.
Ah non mais la vraiment cet article c’est n’importe quoi. Un peu de respect pour les gens qui ne croit pas la même chose que vous merci bien.

le 17/12/2018 à 11h11 | Répondre

Maye

Et je précise que je suis pas contre faire croire au Père Noël hein. Je n’aime juste pas la culpabilisation intensive.

le 17/12/2018 à 11h18 | Répondre

Ariel

Je ne trouve pas cet article plus culpabilisant que ceux rédigés par des parents qui trouvent que ceux qui parlent du Père Noël aux enfants leur mentent et abusent de leur crédulité.
Je trouve intéressant d’avoir plusieurs points de vue, et je ne trouve pas que les articles publiés sur DMT à propos du Père Noël soient culpabilisants ou cherchent absolument à nous convaincre. Pour moi c’est un partage de point de vue. Ensuite chacun ré-interprète les fêtes de fin d’année à sa façon, en fonction de son histoire familiale, de ses croyances, de ses envies etc!

le 17/12/2018 à 12h16 | Répondre

Lauriane

J’ai le même ressenti que Maye, j’ai trouvé le ton de l’article très culpabilisant (oui, davantage que les autres articles de DMT).

Je comprends les arguments évoqués dans l’article, mais je ne suis pas d’accord avec eux : ça ne veut pas dire que je ne fais pas preuve « d’un raisonnement adulte » ou que je veux que les enfants soient privés de l’idée de magie, de bonté, de bienveillance, etc.

Je pense simplement qu’il y a d’autres façon de transmettre ces valeurs. (Mais que chacun fasse dans sa famille comme il le souhaite, et enseigne à ses enfants à respecter les croyances des autres)

le 17/12/2018 à 13h56 | Répondre

Marie

Tu devrais aller manger un chocolat et regarder la neige tomber et relire l’article.
Il ne cherche à culpabiliser personne, juste expliquer pourquoi cette famille à décider de parler du père Noël à ses enfants. (Et à donner pas mal de références quand à l’histoire du père Noël.)

Il y a un exemple d’un enfant décu de ne pas croire au père Noel, comme il y a des exemples d’enfants qui ont mal pris la réalité après y avoir cru dans les articles des parents qui ont une opinion différentes.
Ca n’en fait pas une injonction à faire croire au père Noël. (D’ailleurs ca manque un peu d’ordre et d’impératif ce texte pour devenir une injonction.)
On pourrait y voir un conseil à ne pas empêcher les enfants de rêver, de croire à l’imaginaire.

Mais chaque famille fera ceux qu’elle veut en ayant tous les arguments.

le 17/12/2018 à 21h44 | Répondre

Madame Irbis

J’ai du respect pour les gens qui ne pensent pas la même chose que moi.
Mais cet article, clairement, n’est pas juste un témoignage ou une tranche de vie (sinon il se serait appelé : « ma vision du Père Noël » ou « ma famille et le Père Noël » par exemple). Cet article a un but militant, assumé et sans scrupule (d’où le titre !)
Alors un article qui cherche à convaincre les gens est il culpabilisant ? Ou le devient il chez certains lecteurs, car ceux ci se sont sentis ébranler dans leur conviction, sans vouloir le reconnaître ? Chacun choisira la réponse qui lui convient…
Et ne vous inquiétez pas, je ne dirige pas la police qui chasse les anti Père Noël, chacun fait bien ce qu’il veut chez lui !

le 17/12/2018 à 20h17 | Répondre

Maye

Aha de mieux en mieux 😉
Si vous avez besoin de militer, c’est peut être que c’est vous qui vous sentez culpabilisé. Parce que jusque là sur dans ma tribu c’était des témoignages de parents qui parlait d’eux même. Vous êtes la seule a vouloir militer pour que les autres vous imite (et donc oui, ça en deviens culpabilisant.).
Et non je ne me sens pas ébranlée le moins du monde. Vous semblez ne pas faire la différence entre « croire » et « faire croire ». Jusque là toute les personnes qui ont commenté ou écrit on dit qu’elles ne souhaitais pas « faire croire » au Père Noël. Mais que leurs enfants soit libre de simplement « croire ». Et c’est bien la toute la différence. On enlève pas la joie des yeux de nos enfants. On enlève pas le merveilleux et le rêve. Simplement, nous ne souhaitons pas mentir ouvertement et utiliser des stratagèmes. C’est tout. Et comme l’article d’hier le montre très bien, ça n’empêche pas les enfants de croire au vrai père Noël, « celui de la générosité, du mystère, de la magie ».

le 17/12/2018 à 22h01 | Répondre

Urbanie

J’ai réfléchis à ce que tu dis Maye, et en fait je pense que tous nos articles sont « militants » d’une façon ou d’une autre. A partir du moment où tu racontes une tranche de vie, et les choix qui y sont associés, tu prends le risque de blesser d’autres personnes qui pensent différemment. Quand je parle de mes IMG, je choque sans doute pas mal de gens, qui préfèreraient que je m’abstienne ou que je condamne – mais je prends le parti d’en parler pour briser un tabou, c’est très militant comme démarche, dans le fond. D’autres parlerons du régime alimentaire de leurs enfants, de leur envie de faire du Montessori à fond les ballons (ou pas, d’ailleurs). C’est ce qui fait la richesse de ce site: quelles que soient tes convictions, tu as la possibilité de regarder ailleurs si tu n’es pas d’accord, en attendant qu’un autre point de vue soit plus en accord avec ta vision du monde. En attendant, je pense que nous pouvons quand même échanger sans attaquer l’autre.

le 18/12/2018 à 15h03 | Répondre

Virg

Pareil, ta réaction m’a fait réfléchir : comment un témoignage pourrait-il ne pas être orienté ? C’est une tranche de vie, donc le reflet de choix. Il m’arrive de ne pas adhérer au point de vue de certaines chroniqueuses mais je ne m’insurge pas de cette manière. Après tout, en général, c’est clairement annoncé dans le titre ou on comprend au fur et à mesure de la lecture, donc on peut en arrêter la lecture. J’avoue ne pas comprendre ta réaction, c’est plutôt intéressant de comprendre les points de vue même contraire aux siens. Dubitative et perplexe sur cette réaction

le 18/12/2018 à 19h33 |

Maye

Il y a une différence entre dire « je fais ça » et « Vous devez faire ça ». Franchement, c’est moi qui ne comprends pas vos remarques. Quand on est dans la bienveillance, on essaye pas de militer pour imposer son point de vue aux autres parce que l’ont pense que c’est le mieux. On pense faire le mieux, mais on accepte que les autres pense faire le mieux aussi. Et quand bien même vous essayez de convaincre autour de vous que vous avez raison, ce n’est pas en attaquant que ça fonctionne. J’aurais adoré lire les raisons qui font que madame Irbis fait croire au Père Noël a ses enfants et en quoi c’est important pour elle. A la place j’ai eu le droit a pourquoi je devrais faire croire au Père Noël a ma fille et pourquoi c’est mal de ne pas le faire. La différence elle est la, et elle est de taille. Si vous ne voyez toujours pas la différence ben… Tant mieux pour vous finalement. Bref, joyeux Noël a toutes, Père Noël ou non.

le 18/12/2018 à 22h19 |

Folie douce

Merci pour ces 2 articles très intéressants et documentés. Je ne savais pas pour Tolkien entre autres, j’ai appris des choses (comme quoi grâce au Père Noël on en apprend à tout âge 😉 ).
Pour ce qui est de « priver » un enfant de croire je suis moins convaincue, les enfants croient à ce qu’ils veulent. On peut les encourager ou non mais on ne peut pas empêcher un enfant de croire en ce qu’il veut ni l’y obliger une fois que l’envie lui est passée…et tant mieux!

le 17/12/2018 à 11h12 | Répondre

Madame Irbis

Exactement, les enfants croient en ce qu’ils veulent. Mais je préfère orienter leur « croyance » vers quelque chose que je trouve beau.
Je préfère qu’ils croient en un Père Noël invisible mais bienfaiteur plutôt que le Père Noël du centre commercial qui sent la cigarette ^^

le 17/12/2018 à 20h18 | Répondre

Lily

Merci beaucoup pour ces deux articles qui effectivement redonnent leurs lettres de noblesse au Père Noël !
Je fais partie des gens qui ne tiennent pas particulièrement à ce que leurs enfants y croient, essentiellement parce que j’en ai une vision très étriquée par rapport au souffle et à la beauté de la légende ici racontée 😉 Pour moi le Père Noël c’est ce monsieur (mal) déguisé qui fait peur à mon petit dernier, ce sont des gens qui disent « si tu n’es pas sage le Père Noël ne viendra pas » (ça me hérisse), ou encore « Alors, as-tu fait ta liste au Père Noël ? » (alors non, chez nous pour le moment, pas de liste, pas de catalogue où on entoure les références… C’est nous et la famille qui choisissons les cadeaux en fonctions des désirs exprimés par les enfants au fil des mois…).
Bref, je n’ai pas réussi à faire la part des choses et du coup le Père Noël (tel que j’ai pu l’appréhender jusqu’ici) n’entre pas dans la vision de Noël que je souhaite transmettre et faire vivre à mes enfants. Mais en effet, ils en parlent et le grand (4 ans) nous a dit hier que oui oui, il existe le Père Noël.
Alors, est-ce que cet article va repêcher Papa Noël ? Pourquoi pas ? 😉

le 17/12/2018 à 11h21 | Répondre

Madame Irbis

Je te rejoins entièrement, le Père Noël ce n’est PAS les mecs déguisés dans la rue, les décorations aux fenêtres, les listes et le chantage.
Le Père Noël c’est tout le reste : la magie, le don gratuit, la générosité et le mystère.
D’ailleurs, on explique toujours aux garçons qu’il y a des faux Père Noël et qu’il y a le Vrai, invisible !

le 17/12/2018 à 20h21 | Répondre

Madeleine

Sinon, en relisant les articles d hier et d aujourd hui, avec les commentaires, me vient une astuce inspirée par Tolkien et Bettelheim:
« Oui, le père Noël existe, au pays imaginaire » et il existe, le pays imaginaire ?  » oui, dans ton cœur et dans tes rêves. »
Je l ai jamais essayée avec le Père Noël, mais ça marche très bien avec les dragons, les fées, le grand méchant loup, le prince charmant, etc… Les enfants sont toujours un peu déçus quand on leur dit: » ça n existe pas ! « , même pour les monstres. Je trouve que cette formule leur permet de continuer à rêver, tout en étant bien content de ne pas avoir à craindre l apparition du grand méchant loup dans leur chambre !!!
Et puis, à Noël, le monde imaginaire et notre monde se confondent un peu😉 !

le 17/12/2018 à 11h48 | Répondre

Bleuvert

Très jolie formule, je vais la reprendre! Merci 🙂

le 17/12/2018 à 13h09 | Répondre

Virg

+1 pour la formulation 😉

le 17/12/2018 à 15h22 | Répondre

Madame Irbis

Jolie formulation, qui peut laisser la porte grande ouverte ou non aux plus grands qui se posent des questions.

le 17/12/2018 à 20h21 | Répondre

Ornella

Merci pour ces deux articles très intéressants. Ici on croit au Père Noël. Il a une forme physique imagée mais comme tu le dis les vertus (joie, envie de faire plaisir, altruisme…) qu’il apporte en cadeau à tous les foyers qui veulent bien l’accueillir ce soir là, est pour nous le plus important. Je suis ravie d’être entourée d’enfants qui le comprennent et qui même à 12 ans n’ont pas honte de dire qu’ils croient en ce que représente le père noël.
J’ai cependant une analyse bien différente de l’histoire que tu décris de cette petite fille. Ce n’est à mon sens pas tant Noël ou le père noël dans cette histoire, mais bien comment on fait cohabiter deux cultures dans un même foyer.A mon sens personne n’est triste pour tous ces enfants occidentaux qui ne connaitront jamais l’atmosphère du nouvel an chinois ou encore l’atmosphère des fêtes de l’Aïd. Que ce soit le père noël, saint Nicolas, le père givre ou la babouchka de noël, ce qui est important à mon sens, ce sont les valeurs que l’on véhicule à travers ce personnage ou nos traditions.

le 17/12/2018 à 13h34 | Répondre

Madame Irbis

En effet, les valeurs sont importantes, mais ça me paraît logique que dans une société Pèrenoëlesque la petite fille en question soit en demande du Père Noël. En Chine, c’est le nouvel an chinois qui lui manquerait et dans un pays musulman, l’Aïd.

le 17/12/2018 à 20h25 | Répondre

Mélinda

Encore un bel article, très bien écrit ! Cependant, le Père Noël ne passera pas par nous. Parce que même si j’y ai cru, mon Père Noël n’a jamais été porteur d’autant de valeurs, et il n’existe pas dans la culture de mon mari. Mais pour autant, je veux que mes enfants vivent les fêtes de Noël comme je les vis, un moment merveilleux, familial, qui vient clôturer l’année en beauté avec des cadeaux souhaités, espérés, rêvés. Et je suis persuadée d’y arriver, même sans Papa Noël 🙂

le 17/12/2018 à 16h10 | Répondre

Madame Irbis

Chacun y mets bien les valeurs qu’il veut dans ce Père Noël, c’est juste un catalyseur, un appui pour les enfants (comme au moyen âge où les vitraux des églises permettaient aux gens de connaître la Bible ou la vie des Saints)
Mais, on peut très bien transmettre ses valeurs par un autre biais. Par contre, dans nos amis qui ne font pas croire au Père Noël, j’ai remarqué qu’il y avait un peu moins de magie et que l’aspect cadeaux était trop mis en avant. Les enfants n’ayant que ça enfin de compte

le 17/12/2018 à 20h27 | Répondre

Freesia

Wahou, quelle claque cet article ! J’ai envie de te dire « je t’aime » mais ça me semble peut-être un peu intime 😛
Vraiment, j’ai adoré tes deux articles. On se pose la question d’encourager la légende du père-noel mais pour nous, il reste tout de même une magnifique histoire, pleine de bon sens, de partage, d’altruisme et de générosité. Petite, je rêvais à ce bonhomme qui m’étonnait de sa magie et par sa générosité. J’étais timide, d’une famille très modeste et ce jour-là, j’avais quelque chose. Alors qu’il ne me connaissait pas.
Je me souviens clairement avoir VU le traineau du père-noel un soir, dans le parc près de chez moi. Je vois ma soeur pleurer de joie parce qu’elle a aperçu un bout de tissu rouge passer sur le toit. Je me rappelle l’enthousiasme de ma cousine en entendant des grelots le soir du reveillon. Je vois notre joie, autant que celle des enfants en préparant tout ça…
Je n’aime pas (en fait, je déteste) le chantage au père-noel. Je fais moi aussi le compromis du « quand on aime quelqu’un très fort, comme moi, j’aime ta mami ou ton papa, j’aime lui offrir quelque chose qui va lui faire plaisir. Regarde, maman est en train de faire des savons pour tata, tu veux m’aider ? ». Je ne me cache pas pour emballer les présents et mon fils est absolument ravi de m’aider à les faire (et fier de me les montrer sous le sapin TOUS LES JOURS « regade maman, c’est pour parrain, c’est pour tonton micheeeeel ! Comme j’aime tonton micheeeel, je veux lui faire plaisir »)

Mais, comme il croit, dur comme fer, à une présence généreuse (sous les traits du Père-Noel donc, mais pas celui tout moche du centre-ville qui fait peur, un vrai, un beau avec des rennes qui mangent du chocolat *que veux-tu, l’imaginaire est sans limite*), le soir de noel, il fera sans doute un lien avec le père-noel des livres que content maman. J’aime le voir se raconter ses histoires basées sur les livres qu’on a (et dieu sait qu’on en a beaucoup !). J’aime le voir émettre des hypothèses. J’aime voir ses yeux briller quand il voit des lumières scintiller, quand il prépare un cadeau pour Valérie de la crèche ou qu’on lui raconte un conte de noel. Je ne sais pas si je veux lui faire croire coûte que coûte qu’il existe – rééllement. Mais je veux lui apprendre que l’amour, inconditionnel, existe.

Alors, comme je disais dans mon article sur les elf on the shelf, je ne sais pas si je vais faire « croire » au père-noel, mais ton article est tellement beau et serein que je me retrouve dans ce que tu dis. Je veux donc faire croire à cet instant béni 😛

le 17/12/2018 à 16h48 | Répondre

Madame Irbis

Soyons fous et intimes alors ^^

J’ai comme toi, en horreur le chantage au Père Noël. Je raconte aux garçons, des fois quand ils sont vraiment intenables, que le Père Noël préfère les enfants sages. Mais jamais, je ne mets en doute le fait qu’ils vont avoir des cadeaux.

Et comme dis plus haut, on alimente la légende car on veut que nos petits croient dans le bon Père Noël, celui de la générosité, du mystère, de la magie. Pas celui dans la rue avec sa barbe en cheveux synthétiques ou celui accroché aux fenêtres.
C’est une réelle volonté de notre part, d’aiguiller leur croyance et leur soif de merveilleux. J’espère qu’on y arrivera, et qu’ils auront les même souvenirs que toi petite !

le 17/12/2018 à 20h33 | Répondre

Weena (voir son site)

Encore un super article, qui j’avoue ébranle mon envie de neutralité 😅, je ne savais pas le GRAND Tolkien si fan du père noël, tu sais si on peut trouver son recueil de lettres?
Cette année, on rentre dans la phase critique de la croyance chez FeuFolet, donc on danse un peu sur le fils … chez moi, il n’y a jamais eu de verre de lait, carotte ou autres objets « physique », les cadeaux sont distribués le 24 au soir pendant l’apéro, je ne me rappelle plus à quel moment on a commencé à remercier pour les présents 🤔

le 17/12/2018 à 22h36 | Répondre

Doupiou

Juste merci pour tes deux articles si intéressants !

le 18/12/2018 à 10h24 | Répondre

MamBat

Je te remercie pour ton article.
De notre côté, nous avons choisi de ne pas faire croire au Père Noël, en dépit de tout ce que les filles entendent, de la magie que ça pourrait créer, de la façon dont ça pourrait éveiller leur âme au beau. De fait, vu la façon dont le Père Noël est dévoyé et dont elles en entendent parler à l’extérieur, je préfère éveiller leur âme à la beauté de la Nativité et à cette joie là plutôt que de me battre pour leur donner une vision du Père Noël qui n’est de toute manière pas celle partagée par leurs camarades. Et franchement, vu la façon dont Biquette nous parle du Père Noël, je n’ai pas le sentiment de la priver de quoi que ce soit.

Comme je te le disais sur ton article précédent, chez nous les cadeaux sont expliqués par la joie de Noël et l’amour que l’on se porte les uns aux autres, et l’éveil au beau et au merveilleux passe par mille autre chose. Noël c’est l’unique moment dans l’année où on écoute la pastorale des santons de Provence, où on raconte des histoires toutes particulières pour préparer leurs coeurs, où la décoration change vraiment, où on centre notre salon autour de la crèche, et où les filles nous demandent presque tous les jours de raconter de nouveau l’histoire de la crèche (avec des récits rocambolesques pour chaque santon qui a du laisser ce qu’il faisait pour courir à la crèche lorsque l’ange Bouffareou a sonné). Je n’ai pas le sentiment de priver mes enfants, parce que ce que je leur donne à la place du gros bonhomme rouge me semble infiniment plus précieux et plus en accord avec ce qui nous anime.

Quant à avoir un Noël tourné presque uniquement sur les cadeaux, ce n’est pas ce que j’ai vu jusque là chez mes neveux qui ne croient pas non plus au Père Noël parce qu’on ne leur parle pas uniquement de cet aspect de Noël. J’ai le sentiment que tout est une question de mesure et de façon dont on présente les choses aux enfants.

Et pour finir ce commentaire fleuve sur la joie du don et sa gratuité, pour moi la gratuité n’exclut pas la gratitude. Le merci que nous demandons aux filles n’est pas simplement un « merci tante Gertrude pour le doudou licorne », mais plutôt un merci d’être là, merci d’avoir pensé à moi… et de fait elles le disent d’elles-mêmes sans qu’on ait à le leur demander (et pour le coup, hors de question de m’opposer à un merci spontané). Les quelques jours avant Noël, on cherche vraiment à associer nos enfants à la préparation : des sablés, de la décoration, ou en jouant avec leurs cousins, gratuitement, sans les houspiller parce qu’il faut rendre service, mais juste parce qu’à Noël c’est le moment où on fait des choses ensemble, les uns pour les autres, gratuitement, parce que cela contribue à notre préparation et notre joie.

le 18/12/2018 à 12h13 | Répondre

Flora

Cet article, au demeurant très bien écrit, me laisse un goût amer…
J’ai franchement l’impression de lire un récit plus religieux, une propagande à peine dissimulée pour mettre tout le monde dans le même panier. Entre ça et « tout le monde a au fond de lui besoin de croire en Dieu », je ne vois aucune différence 😉
« Car que raconte cette histoire du Père Noël ? Qu’il existe un homme d’une générosité infinie, qui nous connait, sait nos bonnes actions, et pense personnellement à nous. Que l’on peut même communiquer avec lui pour qu’il exauce nos souhaits, mais que c’est lui choisira ce qu’il exaucera, et qu’il œuvre pour nous tout spécialement. L’enfant se sait aimé par un personnage lointain qui ne lui fera pas défaut, même si le cadeau est tout petit finalement. » Je suis la seule à qui ça fait penser à Dieu tout ça ?!
Je ne crois pas au père noël, n’y ai jamais cru et je suis chercheuse en physique ! Que ce que ça prouve ? Rien, tout autant que ce que font les enfants Tolkien. Croire au père noël ou pas n’a jamais définit entièrement qui que ce soit, et je crois qu’il faut laisser des détails être des détails…
Pour moi la réponse à la question « faut il faire croire au père noël » est un franc non ! Parce que la beauté de la vie est qu’il ne faut pas grand chose à part respirer ou se nourrir.
Sinon la générosité gratuite m’a bien fait rire aussi XD parce qu’une des raisons qui fait de moi une anti père noël et l’idée de faire croire aux enfants qu’ils ont besoin d’être sages pour recevoir des cadeaux. Donner sans attendre de merci, je dis oui, mais recevoir sans culpabilité c’est important aussi.

le 18/12/2018 à 12h26 | Répondre

emma_chan

Je rejoins assez Flora, je suis assez dubitative sur cet article. On dirait que le pere noel sert de poste avancé a une vision très catechese de Jesus. (Assez bizarre d ailleurs puisqu in fine le pere noel n existe pas, pour la religion le débat reste ouvert 🙂 . Je crois que ce qui m a surtout déprimé dans cet article c est cette phrase « Et elle, elle se voyait privée de participer à toute cette magie, toute cette histoire fantastique ? Pourquoi maman ? » Oui en 2018 c est quand même bien de réaliser que non toutes les cultures ne fêtent pas Noel y compris potentiellement des gens qui vivent pas loin de chez nous. , Pleins de cultures ont d autres moments de rencontre partage et fête que Noel C’ est bien normal que le pere noel ne représente pas grand chose pour un papa bouddhiste. Est ce que ce papa déplore le fait que nous ne fêtions pas pas diwali ou loi khratong ? Qui peut dire qu’il ne transmet pas d autres fêtes supers aux yeux de son enfant dont nous ne connaissons à peine l’existence? C est déconnecté quand même !

le 18/12/2018 à 14h23 | Répondre

Urbanie

Qu’il est bien écrit cet article, et truffé de réflexions utiles! Merci pour ce moment (sans vouloir faire de blague malvenue hahahaha). 🙂

Psss: il ne veut pas devenir chroniqueur avec nous ton mari? Promis: on est gentilles, propres, et un peu fada mouhahaha.

le 18/12/2018 à 14h57 | Répondre

Anne

Très bel article, merci ! Très riche, mais le point essentiel, comme l’a souligné Flora, c’est que le père Noël (ou d’autres mythes) apporte « quelque chose » en plus. Vivre, ce n’est pas seulement manger et respirer. On a tenté d’elever des nourrissons à ce régime, ils dépérissaient. Il leur manquait quelque chose, « …ainsi certains jours paraît une flamme à nos yeux, à l’église où j’allais, on l’appelait le bon Dieu…l’amoureux l’appelle l’amour, le mendiant la charité, le soleil l’appelle le jour, et le brave homme…la bonté » (J. Brel)

le 19/12/2018 à 00h40 | Répondre

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