Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Mon deuxième trimestre de grossesse : long comme un jour sans pain…


Publié le 28 mai 2015 par Madame Irbis

Pas mal de temps depuis mon dernier article. Autant ne pas tourner autour du pot : un petit baby boy est arrivé un peu en avance, et depuis, eh bien on vit et on profite ! Et toutes les jeunes mamans me comprendront.

Mais revenons à nos moutons, et à ce deuxième trimestre de grossesse. Je l’attendais avec impatience, tout le monde me disait que les nausées et autres désagréments du début partiraient embêter une autre future maman, et je me disais que Superman allait peut être être un peu plus cool Raoul.

Commençons par les bonnes nouvelles : bye bye les nausées et les migraines, et bonjour à mon mari qui veut bien parler bébé (enfin pas trop longtemps et pas tous les jours, faut pas abuser des bonnes choses !). Ce deuxième trimestre nous permet de connaitre le sexe, et j’apprends avec joie que c’est un petit garçon qui est en coloc’ dans mon ventre. Moi qui ai toujours été entourée de garçon, ça me rassure, je me trouve en terrain familier. Bon, je fais une croix sur les supers rayons de vêtements de fille, mais je commence à baver devant les bloomers et autres barboteuses (oui, je suis un peu old school).

Nos conversations autour du prénom tournent court avec l’annonce du sexe. Pas besoin de se prendre la tête : le prénom a été choisi plus d’un an avant notre mariage, un peu par hasard et sans trop de sérieux. Et en imaginant notre petit coloc’ avec ce prénom, on se dit que c’est bon, il lui ira à ravir (et ira aussi avec notre nom de famille, histoire, style… Important, tous ces critères !).

grossesse ne pas aimer être enceinte

Crédits photo (creative commons) : Sarah Zucca

On décide d’un commun accord que les achats attendront le mois de janvier, les soldes seront là, et on n’a pas trop envie de vivre pendant des mois avec des affaires de bébé non utilisées (surtout que sa future chambre est mon atelier couture, et j’aime bien m’étaler quand je travaille).

Alors moi qui suis au chômage (et qui abandonne l’idée de trouver un travail enceinte), je n’ai rien à faire. Juste à attendre d’être en janvier pour rentrer un peu plus dans le vif du sujet. Et je peux t’assurer que c’est super long d’attendre. Mais vraiment très long. Les semaines se passent, les heures s’égrennent, je compte les secondes, je ne m’ennuie pas vraiment (merci la couture d’ailleurs de m’avoir bien occupée), mais je ne vois pas le bout de ce second trimestre.

Surtout que les désagréments du début ont laissé la place à de nouveaux amusements. Je te donne dans le mille : coloc’ bouge, et pas qu’un peu ! Je ne sais pas si c’est le fait de ne pas avoir de vraie activité ou si c’est un bébé super actif, mais je le sens bouger toute la journée. Et la nuit aussi. Surtout la nuit, entre 4h et 8h, c’est tellement plus fun.
Au début, je suis ravie, je guette ses mouvements, me demandant sans cesse si ce sont des gaz ou mon petit coloc’ (les charmes du début !). Et puis très vite, je me lasse.

Ses gestes me sont de plus en plus insupportables. Sur la fin, j’assimile ça à des coups. J’ai l’impression d’être frappée de l’intérieur. Mon plus gros problème étant que je ne peux pas m’échapper. Vois-tu, quand mon cher coloc’ sera hors de mon ventre, si jamais il lui prend l’envie de me frapper (même sans le vouloir) je pourrai m’éloigner de lui, changer de pièce. Mais là, c’est impossible ! Je suis obligée de subir ses mouvements et je ne peux rien faire contre. Ah si ! Il faut que je sourie niaisement en me caressant le ventre toute la journée.

Parce que tu vois, quand tu es enceinte, tu es O-BLI-GÉE d’être parfaitement épanouie et heureuse et contente et souriante et belle et… Bref, tu vois le truc. Alors, quand je commence à dire autour de moi que je n’aime pas être enceinte et que mon cher coloc’ me tape sur le système, on me regarde avec des gros yeux, on me dit qu’il ne faut pas dire ça, qu’il ne faut pas que je me plaigne car je suis enceinte, moi… Et que je vais regretter tout ses charmants mouvements une fois la bestiole hors de mon utérus.

*Attention, ceci est un message officiel*

Je déclare, moi Mme Irbis, saine de corps et d’esprit, ne pas du tout regretter la présence et les mouvements de mon fils aîné, dit l’héritier ou le coloc’ en mon sein.
Déclaration faite en l’an de grâce 2015.

*Fin du message officiel*

Et la dépossession de son corps, on en parle ? Oui, je sais, aujourd’hui, je balance tout !

Au cours de ce deuxième trimestre, je me rends compte petit à petit que mon corps n’est plus vraiment le mien, mais deviens le réceptacle géant de la huitième merveille du monde. Les gens sont plus intéressés par l’évolution du coloc’ que par moi. Et puis le pire du pire : je prends conscience que mon corps peut tout à fait me faire mourir pour faire vivre mon bébé. OK, c’est violent comme phrase, mais c’est la vérité, ce que je mange ou bois par en priorité dans le cordon ombilical et je peux me retrouver carencée, mais pas le coloc’ !

Et ça, c’est encore plus dur à accepter que ses coups. Zut, je veux rester maîtresse de mon corps et je ne peux pas !

Comme tu peux t’en rendre compte, pas super cool cette deuxième partie de grossesse. J’attends avec impatience le jour où je pourrai accoucher sans que le coloc’ ne soit trop petit. Je guette chaque semaine qui passe en me disant que je me rapproche de la délivrance.

Au niveau suivi médical, il est assez light. Je vois la sage femme une fois par mois pour mesure de la hauteur utérine, contrôle de ma tension, mon poids (ah ah le poids, c’te blague…) et pour écouter le coeur du coloc’. À rajouter, la traditionnelle prise de sang pour toxo et compagnie, et puis c’est tout !

Ce peu de suivi me va très bien. Mes rendez-vous mensuels durent moins de 20 minutes, à chaque fois la sage femme me demande si j’ai des questions, et je réponds toujours par la négative.

Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir eu pleins de petits frères ou d’avoir une nature assez relax, mais je n’angoisse pas du tout. Quand je dépasse la barre des 22 SA (moment à partir duquel, en cas de fausse couche, l’enfant est inscrit sur le livret de famille), je pousse un grand soupir. Je suis rassurée, quoi qu’il arrive, cette grossesse aura une existence « légale » malgré tout.

Et c’est ainsi que petit à petit, et assez lentement, je rentre dans le troisième trimestre. Celui de tous les changements !

Et pour toi ? Est-ce un bonheur d’être enceinte ou un fardeau ? Tu as trouvé que ta grossesse était passée vite, ou qu’elle traînait en longueur ? Tu as eu beaucoup de soucis de santé ou rien du tout ? Raconte-moi tout !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

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Commentaires

30   Commentaires Laisser un commentaire ?

Marie B

Je viens de rentrer dans mon 5ème mois et je crie haut et fort à qui veut bien l’entendre que je déteste être enceinte et que j’ai déjà hâte d’accoucher!
Oui, je suis heureuse d’être bientôt maman, mais non je n’aime pas avoir mon bébé dans mon ventre! Et plus j’en parle, plus je me rends compte que je ne suis pas la seule, loin de là!
Je pense que ces C*NNERIES de femmes enceintes épanouies ont été inventée par une gang des caisses de retraite pour nous faire faire plein de bébé!

le 28/05/2015 à 08h45 | Répondre

Madame Irbis

Nan mais en vrai il y a des nanas qui adorent être enceinte ! Bon, je n’en ai pas encore rencontrée une 😉

le 28/05/2015 à 16h51 | Répondre

Lisa

Félicitations pour la naissance de ton Baby boy !! Tout comme toi, mon suivi de grossesse se passe exactement pareil, visite 1 fois par mois, test toxo… Mais je trouve que c’est déjà beaucoup moi qui n’aime pas aller chez le médecin et les prises de sang. Mais j’ai quand même hâte chaque mois d’avoir ce rendez- vous afin de me rassurer sur le bien être du bebe et d’entendre son petit cœur. Je suis également pressée d’arriver au 3ème trimestre et que les soldes d’été arrive pour commencer les achats. Profites bien de ces instants magiques avec ton bebe et à très vite pour que tu nous raconte la suite

le 28/05/2015 à 08h49 | Répondre

Madame Irbis

Ah oui les prises de sang, c’est une galère ! J’ai zappé celle du dernier mois, je sais c’est mal mais je n’en pouvais plus !

le 28/05/2015 à 16h52 | Répondre

Banane

Contente des nouvelles, je pensais bien que la naissance avait eu lieu. Bienvenue à l’héritier!
J’ai déjà commenté pour dire que je détestais la grossesse, sur le post sur ce thème alors je n’approfondirai pas ici. 🙂

le 28/05/2015 à 09h42 | Répondre

Madame Irbis

Merci ! L’héritier est parfait !

le 28/05/2015 à 16h53 | Répondre

Madame D

Oui le retour de Mme Irbis ! J’ai dévoré tes chroniques chez Melle Dentelle !
Moi aussi j’ai été au chomage dès le 2eme trimestre. Au début ça allait, c’etais l’été, les vacances. Pour moi le pire ça été le 3ème. En hiver, au chomage … J’ai fais une petite depression !
J’ai hate que tu nous raconte ton accouchement, je suis curieuse de ce type d’accouchement.

le 28/05/2015 à 10h08 | Répondre

Madame Irbis

Le 3ième trimestre n’a pas été évident mais entre les fêtes de fin d’années, les achats et l’arrivée plus tôt que prévue du coloc il est passé assez vite enfin de compte

le 28/05/2015 à 16h54 | Répondre

Croco

Je trouvais justement que ça faisait longtemps que nous n’avions pas eu de tes nouvelles ! Et bien, félicitations pour ce petit bonhomme, j’espère que tout va bien pour vous trois maintenant.
Je suis actuellement dans mon deuxième trimestre, et je suis soulagée d’en avoir fini avec les nausées, même si je suis parfois réveillée au milieu de la nuit par bébé qui décide de jouer au punching-ball. En même temps, j’imagine que ce doit être long quand on est seule à la maison. Ma plus grande hantise actuellement est d’être arrêtée jusqu’à la fin de la grossesse (j’ai eu quelques contractions violente lundi, mais rien depuis, donc j’attends la prochaine visite pour en parler… il faudrait d’ailleurs que je prenne RDV, je suis en retard, je n’aime pas les RDV médicaux).
Et pour les achats, on commence le week-end prochain les vide-poussettes (avant on a été trop occupé par un déménagement et divers événements familiaux), on attendra les soldes d’été pour le neuf !

le 28/05/2015 à 10h09 | Répondre

Madame Irbis

Ah les soldes ! C’est parfait pour se faire un trousseau pour pas trop cher.
J’espère que tu ne sera pas arrêtée trop tôt.

le 28/05/2015 à 16h55 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Ahhhh j’attendais ton retour. Contente de lire que tout va bien et que tu profitez de ton ex-coloc. Cela ne doit pas être évident le chômage et la grossesse en même temps. Je n’ai été au chômage que très peu de temps (si peu que je n’ai même pas eu d’alloc) et j’ai cru que jamais le temps ne passerait assez vite.

le 28/05/2015 à 10h31 | Répondre

Madame Irbis

Oui c’est le problème du chomage, on est dans l’attente d’un truc qui n’arrive jamais (soit un nouveau boulot soit un petit bébé dans mon cas ^^)

le 28/05/2015 à 16h56 | Répondre

Urbanie

« J’attends avec impatience le jour où je pourrai accoucher sans que le coloc’ ne soit trop petit. Je guette chaque semaine qui passe en me disant que je me rapproche de la délivrance. »
J’aurais pu écrire cette phrase! Globalement, hormis les coups que j’aime bien parce qu’ils me rassurent (« c’est bon, elle bouge, OUF »), j’aurais pu écrire cet article!

le 28/05/2015 à 11h43 | Répondre

Madame Irbis

Au début des mouvements du coloc’, j’adorais. Cela me rassurait comme toi. Et puis quand il a commencé à être à l’étroit ce n’était pas la même chose !

le 28/05/2015 à 16h56 | Répondre

Pivoiline

Le pire, c’est la nuit (Coucou, il est 3h du matin mais moi ‘j’ai envie de faire des pirouettes dans ton ventre ! Et comme tu dors profondément, je vais te mettre des petits coups de pieds pour que tu puisses jouer avec moi! » ) 😀

le 05/06/2015 à 11h23 | Répondre

Miss Chat

Oh Mme Irbis, bon retour et félicitations !!
Alors je fais partie de ces femmes qui ont eu une belle grossesse, sans désagrément ou inactivité (au contraire, j’ai commencé à travailler au début de mon 2e trimestre, ça m’a bien crevée…), qui adore sentir ce petit bout bouger en permanence et on m’a dit que j’avais l’air épanouie et bien et heureuse et etc. MAIS je n’ai pas aimé être enceinte non plus 😉
Etre enceinte, ça voulait dire ne plus pouvoir manger et boire ce que je voulais, devoir faire attention à mes mouvements, déplacements et autres exercices physiques, subir le regard des autres, l’intrusion permanente dans ton intimité… Bref que des contraintes donc oui je suis heureuse d’avoir pu sentir porter ma puce pendant 9 mois mais franchement, je préfère qu’elle soit dehors ! 😉

le 28/05/2015 à 12h01 | Répondre

Madame Irbis

Ah oui, le pire reste les gens qui veulent te dire comment manger. Je ne supportais pas !

le 28/05/2015 à 16h57 | Répondre

Croco

Je reconnais que l’un des trucs qui m’a le plus énervé pour le moment, c’est quand, le jour où j’ai officiellement annoncé ma grossesse, un de mes collègue (homme éidement car je travaille dans un milieu très masculin) s’est permis de faire une réflexion sur ce que je mangeais (une banane comme goûter) alors qu’à 3 mois de grossesse, j’étais contente d’avoir enfin réussi à retrouver mon poids d’avant grossesse après avoir perdu plus de 2kg !

le 28/05/2015 à 18h53 | Répondre

Tata Régina

Je vais être celle qui va sans doute jeter un pavé dans la mare, mais cela fait plusieurs articles sur le thème de la grossesse que je ronge mon frein… ce n’est pas forcément lié à celui-ci en particulier mais j’ai eu envie de sortir de ma réserve…

Je peux tout à fait comprendre que chacune vive sa grossesse de manière différente et l’exprime, surtout quand ça ne se passe pas très bien… Pour autant, j’ai vraiment l’impression que revendiquer haut et fort qu’ on déteste être enceinte, que ça ne rend pas épanouie, que c’est souvent atroce avec tous ces maux etc etc, c’est devenu le nouvel étendard de la nana enceinte/jeune maman « in » et par extension de tout blog lifestyle, magazines, bouquins (il y’en a bien un qui s’appelle « j’aime pas être enceinte! ») et j’en passe…

Je suis moi-même enceinte de 8 mois et je ne me retrouve pas dans ce que je peux lire… je n’ai pas eu une grossesse catastrophique, mais elle n’a pas été idyllique pour autant. J’ai eu des moments de gros stress que je ne souhaite à personne, de doutes, mais aussi des moments réellement émouvants et heureux, des attentions qui m’ont fait sourire ou m’ont agacée… au quotidien, ça a changé pas mal de choses, c’est sûr, il a fallu s’adapter mais comme on dit « c’est le jeu ma pauv’ Lucette! » et au final, ben on apprend et on s’adapte… Rien n’a été réellement tout blanc ou tout noir, j’ai vécu 8 mois tout en nuances et la dernière ligne droite s’annonce sur le même mode : la normalité en somme.

Et je pense qu’il est bon de le rappeler, comme toutes les choses d’une vie en définitive. Y’a t’il d’autres lectrices dans mon cas ou suis-je vraiment la seule à avoir cette opinion? Et si après s’être accordées le droit de pousser des coups de gueule contre ce stéréotype de la grossesse parfaite, on s’accordait aussi le droit de dire tout haut qu’une grossesse c’est 9 mois d’une vie, qu’on peut assumer un juste milieu entre le génial et l’horrible et que ça peut aussi être sympa au bout du compte? 🙂

le 28/05/2015 à 19h13 | Répondre

Alice la lutine

Bonjour Tata Régina,
Le but de ce blog est de donner la parole à toutes les mamans, et de refléter ainsi les diverses expériences que chacune peut être amenée à vivre. Nous publions donc autant des témoignages de lectrices épanouies par leur grossesse, que de celles qui l’ont plutôt mal vécu. (Et tous les intermédiaires.) Tu peux d’ailleurs apporter toi-même ton propre témoignage, si tu le souhaites : http://www.dans-ma-tribu.fr/proposer-billet/ 😉 Après, il y a parfois des « périodes », tout bêtement parce que nous n’inventons aucun témoignage, nous faisons donc avec ce qu’on nous propose, et il arrive ainsi que certains semblent s’enchaîner un peu.

Personnellement, je n’aime pas non plus lorsque la tendance tombe dans l’extrême inverse de ce qu’elle a montré pendant des années. (Je pense notamment à la mode des « mauvaises mères », qui recoupe sans doute celle de dire que la grossesse c’est tout pourri…) La réalité est entre les deux, car il n’y a pas UNE réalité, mais plusieurs ! C’est ce que nous souhaitons montrer sur ce blog. 🙂

le 28/05/2015 à 19h34 | Répondre

Urbanie

C’est marrant, j’ai plutôt l’impression au contraire de tomber sur des tonnes d’articles qui parlent de « grossesse épanouie »! 🙂

Je pense que la « tendance » dont tu parles est aussi liée à une réalité: on a pas le droit de dire aux gens qu’on aime pas sa grossesse.

Enfin, on a « techniquement » le droit, mais il faut ensuite assumer les regards en coin et les remarques qui vont avec. Du coup, pouvoir l’écrire sur un blog, c’est un réel défouloir pour bon nombre d’entre nous (je fais partie de celles qui vivent une grossesse pas épanouissante du tout – 9 mois à en baver tous les jours, c’est LONG, crois-moi!). C’est tout simplement le seul endroit où on peut se lâcher sans se prendre de remarques cinglantes ou de regards désapprobateurs, où on a aussi sans doute moins peur d’être jugées comme de futures « mauvaises mères ».

le 28/05/2015 à 19h57 | Répondre

Diana

Non, tu n’es pas seule, je pense comme toi.
Et la phrase « mon corps peut me faire mourir pour faire vivre mon bébé » … Euh oui…en fait enceinte on est déjà maman…
Et alors le passage sur le livret de famille … J’ai du mal comprendre…

le 29/05/2015 à 08h49 | Répondre

Madame Irbis

Je suis ravie pour toi que ta grossesse soit… normale ! Sincèrement.
Heureusement pour le devenir de l’espèce humaine qu’il y a pleins de nanas qui aiment être enceinte d’ailleurs ^^
Il y a peut être une mode pour la grossesse, je ne sais pas et en fait je m’en fiche !
Je suis tombée des nues pendant ces 9 mois, car tu vois je suis la fille qui rêve d’être enceinte et d’avoir un enfant depuis qu’elle a 10 ans. Alors, quand j’ai enfin réalisé le rêve de ma vie et que je me suis rendue compte que ce n’était pas aussi cool que ça, ça était très dur à gérer. D’où ce post un peu mélodramatique.
Mais je suis persuadée que mes prochaines grossesses (ça ne m’a pas dégoûtée, contrairement à une de mes cousines qui refuse le n°4 pour cause de grossesse…) seront différentes et qui sait, peut être que je vais aimer ça !

le 29/05/2015 à 14h19 | Répondre

Maud R.

Si si des grossesses épanouies ça existe ! Ma belle-mère qui n’a jamais été aussi bien que pendant ses 3 grossesses. Et moi, actuellement enceinte de 6 mois. Je suis d’un naturel angoissé et facilement déprimé. Depuis le début de ma grossesse, malgré les nausées, vomissements et inquiétude sur la santé du bébé, je ne me suis jamais sentie aussi bien et je n’ai pas déprimé une seule fois. Même lorsqu’on nous a annoncé un retard de croissance sévère qui pouvait être lié soit à du surmenage soit à une trisomie. Je suis donc en arrêt depuis 1 mois et jusqu’à la fin car il s’agissait d’un surmenage heureusement. Avoir des enfants cela ne m’a jamais tenté, en revanche, j’ai toujours rêvé d’être enceinte. Et la grossesse ça passe tellement vite ! Alors oui les nausées et vomissements n’ont pas été marrants au début, moi qui suis très gourmande je rêve de pouvoir manger les aliments interdits mais cela est moins dur que je le pensais, ma prise de poids risque de grimper sérieusement du fait de mon repos forcé, mes autorisations de sortie sont limitées, je commence à avoir mal au dos et des remontées acides désagréables… et pourtant je suis heureuse d’être enceinte et j’espère que les 3 mois restants ne vont pas passer trop vite. Mon entourage trouve aussi que je suis rayonnante. Peut être qu’à la fin je vais tirer la langue mais je tiens à dire que chaque grossesse est différente et chaque femme la ressent différemment. Nous avons été dégoûté d’avoir des enfants pendant de nombreuses années à cause de gens dans notre entourage qui se plaignaient sans arrêt de leur progéniture et on nous a quand même dit à plusieurs reprises « ne faites pas de gosse ! ». Et c’est une amie qui m’a fait changer d’avis. Sa fille est une grande prématurée, elle-même n’a pas du tout été suivie à sa sortie de la maternité le lendemain même de l’accouchement, ils ont des soucis financiers et je ne l’ai jamais entendue se plaindre et sa fille est juste adorable ! C’est bien de donner son témoignage mais chaque expérience est différente et je trouve que les gens se plaignent beaucoup trop et peuvent décourager ceux qui se posent des questions. Aujourd’hui je ne m’inquiète pas, on fera comme on le pourra mais je n’écoute plus que les avis positifs et pas ceux qui se plaignent sans arrêt. A part lorsque c’est pour nous conseiller de faire différemment. Je tiens à préciser que je ne vise personne dans mon commentaire, c’est simplement mon avis personnel après tout ce que j’ai pu lire et surtout entendre autour de moi.

le 28/05/2015 à 20h29 | Répondre

Alice la lutine

Et si tu venais nous raconter ton expérience dans un article ? 🙂 http://www.dans-ma-tribu.fr/proposer-billet/

le 28/05/2015 à 20h36 | Répondre

Madame Irbis

Tu as raison, les gens (moi la première) se plaignent beaucoup trop.
Mais, j’évite toujours ce sujet quand je suis face à des gens qui n’ont pas d’enfants, si la femme en face de moi n’a pas encore été enceinte je vais passer les détails et lui dire que la grossesse se déroule bien (ce qui est vrai après tout !). Je ne me suis permise ces réflexions qu’avec des mamans, qui sont donc passées par là. Bon, je me lâche aussi sur ce blog, c’est un peu mon défouloir. Et je comprends que cela peut faire peur à certaines personnes.

le 29/05/2015 à 14h22 | Répondre

Abdc

chouette, la suite des récits de madame lirbis !
Je te suis sur Instagram donc la naissance de ton petit B. Ne m’étais pas inconnue 😉
C’est toujours un plaisir de te lire. Je ne suis pas encore maman mais plutôt dans la phase préparation de mariage (M-2 … Ceci dit comme tu nous l’as montré ça peut aller vite après 😉 ), mais je m’imagine maman depuis mes 10 ans également. Pourtant j’ai jamais imaginé la grossesse comme quelque chose de merveilleux, l’idée de voir son corps changer (et pas vraiment en bien a mon sens), de devoir se restreindre sur beaucoup de chose, et surtout que l’on puisse toucher à mon précieux sommeil est plutôt une appréhension. Pourtant je reste très motivée par « l’après grossesse », et j’aime ce type d’article qui permet selon les lectrices de se préparer (pour éviter les déceptions) ou de déculpabiliser.
Je ne crois pas qu’il y ait une mode ou quoi que ce soit, je crois que la femme en même temps qu’elle se libère (car oui, c’est toujours en cours) se permet de dire de nouvelles vérités sur des choses qu’on a longtemps idéalisé. Car oui il y a des femmes qui adorent être enceinte et d’autre non, et il y a des femmes qui se sentent mère en 1 minute alors que d’autre mettent plus de temps à découvrir leur instinct maternel (et je pense notamment à ma grand mère qui a eu 4 enfants et qui parfois ne semble toujours pas avoir d’instinct maternel ni « grand maternel » et ca ne fait d’elle ni une mauvaise mère, ni une mauvaise grand-mère, juste une femme qui ne trouve pas son équilibre uniquement dans son rôle de mère/grand-mère, mais aussi dans celui de femme et de travailleuse).
Bref, j’ai hâte de lire la suite 🙂

le 29/05/2015 à 14h50 | Répondre

DrZaharai

Lectrice de ce blog en sous-marin, je sors de mon silence habituel à la lecture du commentaire de Tata Régina avec laquelle je suis tout à fait d’accord. Je précise tout de suite que mon commentaire n’est pas du tout en critique à Madame Irbis, que j’aime au contraire beaucoup lire!
Je trouve moi aussi qu’on lit beaucoup d’articles du type « je n’aime pas être enceinte », tous commençant en général par dénoncer les clichés de grossesse épanouie et idéale qu’on nous vanterait à longueur de magazines. Bizarrement je n’en voit pas tellement moi, de tels articles (peut-être que notre mémoire filtre et ne retient que ce qui nous agace!), à tel point que j’entend plus souvent clamer le droit à détester la grossesse que le contraire! Bien sûr, chacune son vécu, hors de question de nier que pour certaines cela ne soit pas une phase heureuse. Ce qui m’agace le plus en fait c’est de lire parfois (exemple dans certains commentaires) qu’à la limite la grossesse heureuse et épanouie serait un mythe, que personne ne le vivrait ainsi. Je proteste: ça existe bel et bien, j’en suis un exemple vivant, et j’ai parfois l’impression que c’est de cela qu’il est presque interdit de parler au risque d’être soupçonnée d’enjoliver les choses ou de se vanter… Comme dit plus haut, ça ressemble effectivement un peu à la tendance de se déclarer « mauvaise mère » qui a sévit un temps sur le net (ça se calme j’ai l’impression).
Pour laisser la place à tous les types de vécu de la grossesse il faudrait peut-être que j’envisage un article 😉

le 29/05/2015 à 21h03 | Répondre

Pivoiline

Ma grossesse s’est globalement bien passée, je l’ai raconté ici et j’avais pourtant le sentiment d’avoir était plutôt positive dans mon récit !
Mes deux premiers trimestres se sont passés sans soucis particulier, la fin du dernier a été un peu plus dure, mais j’en garde un bon souvenir !

le 05/06/2015 à 11h31 | Répondre

Caro007

Hello 🙂 pour répondre à Tata Régina, non ce n’ est pas une mode de revendiquer que l on déteste être enceinte. Pour ma part, 6 semaines et nausées (ou pire) de 7h à 19h tous les jours. Lorsque enfin je peux manger, tout ce que j aime m est interdit (crudités, sauces, bonnes viandes, tous sucres, poisson fumé, bon vin, mousse au chocolat, creme pâtissière, féculents le soir, bons fromages, café, coca…). Même mon homme est abasourdi par mon nombre de restrictions. Comme je ne peux rien avaler de la journée (dégout de tout et seulement des choses qui m indiffèrent ensuite), je suis claquée, je ne fais rien de la journée, me lever est une épreuve. Pourtant j ai 2 jobs et heureusement 2 jours de télétravail. Je prie pour que cet état constant s améliore à 14 semaines. Je ne peux même pas imaginer que cela dure 38 semaines… J ai toujours voulu beaucoup d enfants mais sans amélioration, je ne pourrai pas. Je me sens malade (absolument malade) et faible, sans espoir d un mieux vu que le hcg augmente jusqu’a 8 semaines. J adore mon futur bébé, mais je comprends que les gens s arrêtent à un après cet interminable fichu calvaire. Et je ne parle pas des réveils nocturnes où je dois me coucher sur le carrelage froid pour apaiser mes crampes de grossesse, ni de l altération totale du goût, le goût qui reste dans la bouche, la répulsion de sa propre odeur ! Je dois vous laisser pour aller vomir…Mais sincèrement, les maux psychologiques (doutes etc) me paraissent vraiment peu de choses comparés à ce terrassement physique. Pourtant j en ai aussi mon lot, mais s il pouvait n y avoir « que » ça (quand même double test génétique futur pouvant mener à img), je vivrais beaucoup mieux ma grossesse.

le 09/05/2017 à 15h18 | Répondre

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