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L’influence des problèmes de fertilité sur le couple


Publié le 31 janvier 2015 par Mamzelle

Je voudrais te parler aujourd’hui de la relation de couple au milieu des essais bébé et des programmes de PMA.

En général, tu penses à avoir un enfant lorsque que tu aimes ton mari, que tu as une maison, un boulot, un chat (je n’aime pas trop les chiens, question de goût)… bref, que tu es heureuse ! Prendre la décision de se lancer n’est pas chose facile (ni dénuée de conséquences), avant tout il faut être sur la même longueur d’onde, ce qui n’est pas forcément toujours le cas. Et puis, on se lance !

Les premiers mois furent très excitants, je pense que j’étais tellement heureuse qu’il était presque écrit sur mon visage « nous sommes en essais bébé ». On fait l’amour sans compter (enfin… presque), on part en weekend et en vacances, s’amusant à penser « Ho chouette, si on faisait un Italien ? Ou un Grec ? Ou un Espagnol ? ». Nous vivons une vie quasi normale pendant quelques mois, mais la conséquence désirée de tout cet élan d’amour se fait attendre…

coeur parmi les piques

Crédits photo (creative commons) : Caden Crawford

Les premières difficultés apparaissent un peu après 6 mois : on commence à se poser des questions, pourquoi ça n’a pas encore marché ? Ça va prendre encore longtemps ? Et s’il y avait un problème ?

Oui, je sais, « pas d’inquiétudes avant 1 an », mais ça, c’est le discourt des médecins ! Quand tu vis cette situation, c’est bien avant que tu commences à te poser toutes ces questions. D’autant que depuis quelques temps, j’ai des douleurs pendant les rapports sexuels, ce qui m’empêche de profiter pleinement de ce moment de complicité avec mon mari. J’ai du mal avec l’idée de concevoir un enfant dans la douleur, et pas dans la « jouissance partagée », tu sais, celles des comptes de fée ! Mon mari est très compréhensif, j’ai beaucoup de chance, mais comme ça ne se passe pas dans son corps, il est un peu perdu, et un décalage commence doucement à s’installer.

Après quelques mois supplémentaires, l’avis de différents gynécologues, une petite opération chirurgicale pour les douleurs, 18 cycles, un nombre incalculable de tests de grossesse et certainement autant de mouchoir pour sécher mes pleurs, voici l’heure des fameux tests de fertilité ! Nous sommes assis dans le cabinet du gynécologue pour nos résultats : « Tout est normal, rien ne justifie ni les douleurs, ni l’infertilité. »

Mon mari sort avec le sourire « Tu vois, il ne fallait pas t’inquiéter, tout est normal, ça prend du temps… ». Et moi, moi, je suis effondrée : pourquoi donc est-ce-que ça n’a pas encore marché ? Pourquoi ai-je mal pendant les rapports ? Et plein d’autre pourquoi encore…

Mon mari est un homme formidable : confiant, relax, qui vit au jour le jour et ne souffre pas de cette attente… Oui mais, ma tristesse l’épuise. Il s’énerve de me voir en crise de larmes, ne supporte plus cette pression.

Et voilà qu’il prononce ces mots : « Je ne veux plus de cette vie, je n’ai même plus envie de te faire un enfant ! ».

Ces mots me transpercent ! Où est notre couple ? Notre amour ? Notre complicité ? L’entraide ? Le respect ?… Nous sommes épuisés !

Alors à l’heure où j’écris, la seule chose dont j’ai envie, c’est de retrouver ma vie d’avant, celle avec l’homme que j’ai épousé ! Comment nous allons y arriver, je ne le sais pas encore. Par contre, je suis sûre que nous le voulons tous les deux.

Et toi ? Les essais bébé ont bouleversé ton couple ? Comment avez-vous réussi à surmonter cette épreuve ? Viens en parler…

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Commentaires

13   Commentaires Laisser un commentaire ?

Les Wikipodettes

comme je te comprends……
nous en sommes déjà au 8ème cycle d’essais et je suis dans le même état que toi. C’est exactement ça, à partir de 6 mois, le doute, la pression et l’inquiétude se sont immiscés dans ma tête et dans notre couple.
Comme toi mon mari est très compréhensif mais j’ai envie de rajouter : pour l’instant… !
que faire des crises de larmes, que dis-je, des hurlements de détresse dans la voiture un samedi après midi en rentrant des courses ?
Cela m’a étonné moi-même… mais dans état serais-je s’il faut gérer des examens, des soins, encore et encore de l’attente, de l’incertitude ??
Comment se reprendre ? Comment continuer à vivre « normalement »? Comment suivre ce fameux conseil qui m’agace déjà les tympans : comment ne pas « Y penser » ?
comme si c’était rien, une broutille, alors que nous on attend un tsunami !! Moi j’y pense à mon tsunami, je le veux, je l’espère, je fais tout pour !!
et pour l’instant, la mer est calme, trop calme…..

Je suis solidaire de ton attente et de tes espoirs, pour le bien être de ta tête et de ton couple, parce que oui, la conception, c’est compliqué !

le 31/01/2015 à 08h42 | Répondre

Madame Trilingue

Bonjour Mamzelle,
Quel témoignage poignant! Ici avec Monsieur Mesures, on a attendu les 6 mois de rigueur et comme mes cycles etaient très irréguliers, c était aussi un ascenseur émotionnel fort au moment des retards. Mais je savais que quelque chose clochait.
Il nous a fallu un an pour avoir un diagnostic posé par une spécialiste de l infertilité et un long parcours.
Je me suis toujours étonnée que cette épreuve ne nous ait pas éloignés mais renforcés.
Même pendant les phases lourdes du traitement, on sortait, on voyait nos amis, on faisait même des câlins couette.
Je sais que j ai un mari formidable mais je sais aussi ce que l attente peut nous faire à nous, femmes.
Le plus salutaire pour moi a été le projet mariage qui m a permis de relâcher la pression et d être sur un projet positif et pas une succession d échecs.

Je vous souhaite bien du courage.

le 31/01/2015 à 09h32 | Répondre

Mme Beebop

oh merci pour cet article… 11eme cycle… comme je te comprends…
la derniere fois, j ai eu mes regles au boulot, je me suis effondrée dans les toilettes, je ne pouvais m arrêter de pleurer… c est glauque… la solitude… faire bonne figure devant « les autres « … se consoler en disant qu il y a pire que soi, que les miracles existent, qu il suffit d être patient…
j adore la photo qui illustre l article, c est exacement ca !!!

merci pour tous les articles et les commentaires qui parlent de ce sujet !

allez, j attends mon as de coeur !!!

le 31/01/2015 à 13h41 | Répondre

isavoyage

C’est très dur ce que tu vis, Mamzelle. Je suis de tout cœur avec toi.
Souvent, les compagnons n’en peuvent plus de nos émotions exprimées, je crois que ça leur fait peur. Ils se sentent impuissants, submergés, étouffés. Pourtant, il leur suffirait souvent de nous dire « moi aussi, j’ai tellement mal » pour que tout s’allège un peu…

le 31/01/2015 à 16h42 | Répondre

two love

Bonjour à toi,
j’ai vécu la même chose que toi, 2 ans pour tomber enceinte, pas de cycle, pas d’ovulation et d’important saignement pendant les rapports. Et les interrogations, l’angoisse, la sensation de vide, les crises de larmes.
Mon mari, même si il était touché par la difficulté à concevoir, ne ressentait pas les choses de la même façon. Je crois que c’est un cas où les hommes et les femmes sont différents. Sans doute parce que c’est nous qui allons le porter ce futur enfant, alors je pense qu’on a tendance à culpabiliser et à se poser plus de questions.
Il m’avait avoué qu’il souffrait surtout parce que je souffrais, qu’il me voyait très mal et très triste et qu’il ne savait pas comment m’aider, mais pas vraiment parce que ce bébé n’arrivait pas.
Par contre, il est vrai qu’il m’a toujours soutenu et était prêt à faire tout ce qu’il fallait pour concevoir.
Est-ce que tu as essayé de lui expliquer calmement ce que tu ressens, à quel point tu souffres? Parfois, les hommes ne comprennent pas sans une bonne explication.
Peut-être qu’une petite pause pourrait être bénéfique, pour vous ressourcer, vous vider la tête, vous retrouver en tant qu’amoureux et amant,juste vous 2 sans penser à autre chose. Pour ensuite reprendre les traitements plus sereinement.
Je te souhaite en tout cas bon courage, je ne peux que te conseiller de parler avec lui ouvertement

le 31/01/2015 à 17h43 | Répondre

Fievez

Cela me rappelle bien des souvenirs… Nous avons mis 4 ans et demi avant de connaître le bonheur de la maternité. Il est vrai que nous réagissons différemment dans un couple. Et en prime nous vivons des choses différentes : c’est notre corps, ce sont nos symptômes, nos constats d’échecs mensuels, nos hormones qui jouent au Yo-Yo… Les examens et les visites chez le gynécologue sont aussi pour nous (même s’ils accompagnent). Eux se sentent dépassés et surtout impuissants face à cette situation. Du coup, ils subissent et se renferment. Il est important de continuer à instaurer le dialogue. Plus vous communiquerez et plus vous en sortirez renforcés. Croyez en vous, et vous serez plus forts. Bon courage, je vous souhaite à toutes de beaux résultats positifs…

le 31/01/2015 à 22h42 | Répondre

Mlle Zola

Je suis assez choquée..
J’ai cliqué sur le lien de votre site par curiosité et j’ai été stupéfaite de ce que j’ai vu.
Créer un business autour d’une telle souffrance, que vous avez vécu si j’ai bien compris, est franchement déplacé et maladroit.

le 02/02/2015 à 15h50 | Répondre

Mia Fievez

Bonjour Mlle Zola, c’est votre point de vue et je le respecte totalement. Vous savez, il y a d’autres professions qui travaillent sur le sujet de la fertilité (comme des sophrologues, des acupuncteurs et bien d’autres encore) et ne sont pas pour autant perçus comme faisant un « business déplacé ». Je pense sincèrement que des personnes ont besoin de se faire accompagner (comme ce fut mon cas à l’époque) et je suis ravie de le faire (et tant pis si certains perçoivent ça de façon négative, je prends le risque de ne pas à plaire à tout le monde). Ce qui m’importe c’est que les personnes que j’accompagne se sentent bien et réalisent leur rêve de parentalité. Et juste à titre d’information, je travaille actuellement avec deux hôpitaux, ce qui montre également la préoccupation du bien-être psychologique par l’univers médical.

le 02/02/2015 à 17h11 | Répondre

Mlle Zola

Ce qui me choque ce n’est pas du tout de travailler sur ce sujet-là, bien au contraire et heureusement qu’il y a des professionnels pour se pencher sur la question. Sinon adieu psychologue, psychiatre etc…
Ce qui me dérange, c’est votre approche. En tout cas en parcourant votre site, j’ai eu l’impression que vous surfiez sur la vague de l’infertilité pour vous faire de l’argent.
Si je le pense il doit y avoir d’autres personnes dans mon cas, alors faites attention quand meme.
Enfin, tant mieux si vous vous sentez utile dans ce que vous faites.

le 02/02/2015 à 21h49 | Répondre

Mamzelle

Merci à toutes pour vos gentils messages. Depuis que j’ai écris cet article nous sommes parti en vacances, reposés, retrouvés… et nous avons beaucoup parlé. Je me sens plus sereine et notre couple s’en ressent positivement ! Je pense néanmoins à rester vigilante : ce n’est pas le silence qui est d' »or » mais bien la parole !

le 01/02/2015 à 11h12 | Répondre

Mademoiselle Fleur

Je te souhaite vraiment de retrouver ton homme et d’avoir ce petit bébé tant attendu dans ton ventre.
Je compte commencer les essais bébé d’ici quelques mois et j’avoue que ma plus grande angoisse est également qu’il se passe énormément de temps avant que je tombe enceinte. Je sais que je suis quelqu’un qui se laisse souvent emporter par ses émotions. Bon courage à toi.

le 02/02/2015 à 11h12 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Nous sommes passés par là aussi, donc je te comprends parfaitement. Nous sommes déjà à presque 5 ans d’essai bb, 3 FIV ICSI + 1 arrêtée prématurément, 1 FC, des dizaines de tests de grossesse et des mouchoirs en pagaille. Au début, je n’ai pas compris, j’en ai voulu à mon conjoint. Puis quand nous avons commencé les FIV cela nous a rapproché un peu mais pas très longtemps. Notre couple a volé en éclat après ma FC. J’étais tellement mal dans ma peau et dans ma tête que j’étais à deux doigts de tout envoyer valser. Nous avons même prononcé le mot « séparation ». J’ai entamé notre avant dernière tentative FIV tout en me demandant si je voulais toujours de cet enfant et surtout de cet enfant avec mon conjoint. J’étais très angoissé et évidemment cela fut un échec. Nous nous aimions mais ce parcours nous avait détruit. J’étais au plus mal, puis il y a eu un déclic. Une engueulade avec l’une de mes collègues et mon chéri qui a été là pour moi et qui a su me réconforter. J’ai alors entamé un suivi psychologique, lui aussi et depuis (plus d’un an), je vais beaucoup mieux et j’arrive à gérer même si mes peurs de n’être jamais « parents » est toujours là. Nous avons laissé passer plusieurs longs mois avant de reprendre les traitements, notre dernier essai FIV aura certainement lieu en juin. Je te souhaite beaucoup de courage dans ton couple et dans vos essais bb. Si j’ai un conseil à te donner, c’est d’essayer de continuer à vivre à côté (chose que j’avais arrêté de faire) et que si tu en ressens le besoin, une aide psychologique, peut d’aider. J’espère sincèrement que votre couple va réussir à se relever de cette épreuve qu’aucun couple ne devrait avoir à affronter.

le 02/02/2015 à 16h19 | Répondre

Marie Obrigada

Ho dur… courage à vous deux dans cette période difficile.

le 05/02/2015 à 19h44 | Répondre

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