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Toutes les questions que tu te poses (ou pas) sur le don d’ovocytes


Publié le 22 septembre 2015 par Madame Arwen

Très méconnu en France, notamment à cause d’une législation archaïque et d’un manque de communication de la part des organismes, le don d’ovocytes permet pourtant à des femmes qui n’ont plus d’ovocytes, ou qui ont des ovocytes mais de mauvaise qualité, de porter un enfant.

Faire un don d’ovocytes, c’est permettre à une autre femme de vivre une grossesse. C’est lui permettre de concevoir un enfant, à l’aide des gamètes de son conjoint. C’est offrir l’opportunité à un couple d’être parents.

Sur les forums spécialisés, les donneuses d’ovocytes sont appelées les fées ! Parce qu’elles apportent un peu de magie dans une vie chamboulée par la stérilité, qu’elles apportent de l’espoir et le plus magnifique des cadeaux : la vie.

Donner son coeur

Crédits photo (creative commons) : Sean McGrath

Aujourd’hui, quatre cents femmes par an font ce geste incroyablement généreux. Il en faudrait trois fois plus pour les besoins, et c’est pour cette raison que les délais d’attente sont effroyablement longs.

Pourtant, être donneuse est loin d’être inaccessible. Il suffit :

  • d’être âgée de moins de 37 ans,
  • d’avoir eu un enfant (la législation a évolué sur ce sujet, mais le décret d’application se fait attendre depuis 2012 !),
  • et d’être en bonne santé.

Idée reçue n°1

« Je préfère conserver mes ovocytes pour avoir mes propres enfants. Une fois que je n’en voudrai plus, alors je ferai peut-être un don. »

Le corps féminin ne fonctionne pas de cette manière. Tous les mois, que tu prennes ou non la pilule, tes ovaires préparent un certain nombre d’ovocytes pour l’ovulation. Si tu ne prends pas la pilule, un seul devient l’élu qui se transforme en ovule, et tous les autres sont perdus. Si tu prends la pilule, aucun n’arrivera à maturation, et tous seront également perdus.

La stimulation hormonale du don d’ovocytes ne fait que porter à maturité des ovocytes qui auraient été perdus de toute manière. Il n’influence donc en aucun cas tes possibilités de grossesses ultérieures.

Idée reçue n°2

« Ça fait mal ! »

Non, ça ne fait pas mal à proprement parler. Plusieurs examens sont nécessaires pour déterminer si le don est possible. Ces examens sont des examens courants, que tu peux avoir à faire à n’importe quel moment de ta vie (prise de sang, échographie).

En revanche, la stimulation hormonale peut être pénible. Elle dure une dizaine de jours. Le processus implique des piqûres d’hormones quotidiennes à faire soi-même (comme le font les personnes diabétiques), puis une opération d’environ quinze minutes pour la ponction des ovules. Les effets secondaires varient évidemment d’une femme à l’autre, mais c’est plutôt minime.

Voici un témoignage de M., qui a fait un don :

« Le processus est un peu long (j’ai contacté l’hôpital un an avant le don !). Il y a quelques rendez-vous à prendre au début. Le traitement en lui-même ne dérange en rien (sauf qu’il faut prendre doublement ses précautions pour ne pas tomber enceinte, mais il peut se faire même avec un stérilet, c’est pratique…). Il demande de la rigueur, un peu de disponibilité pendant les quinze jours de traitement, et bien sûr, il ne faut pas avoir trop peur des piqûres (une infirmière peut passer les faire à la maison). L’opération se fait sur une journée (arrivée à l’hôpital à 6h30, partie à 15h, avec un arrêt de travail pour une petite semaine). »

Idée reçue n°3

« Ça coûte cher. »

Non. Le don n’est pas rémunéré en France, mais il est entièrement gratuit.

Une demande de prise en charge à 100% des frais est à adresser à la sécurité sociale avant de débuter les examens. Ensuite, tous les frais seront pris en charge. La loi prévoit même une autorisation d’absence à destination de l’employeur.

Idée reçue n°4

« J’ai des antécédents médicaux/familiaux, je ne peux pas donner. »

Si certains antécédents familiaux peuvent conduire les médecins à refuser une donneuse, ce n’est pas le cas pour tous. Certaines maladies génétiques peuvent effectivement t’exclure, mais le mieux est de prendre contact avec un médecin du CECOS (centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme), qui te renseignera sur ta possibilité de donner ou non.

Il faut savoir qu’un gène défectueux n’entraînera pas forcément un refus, car lors de la conception, ce n’est pas la présence d’un seul gène défectueux qui est un risque, mais la combinaison de ce gène avec un autre défectueux venant du père.

Idée reçue n°5

« Il y aura quelque part un enfant de moi que je ne connaîtrai pas… »

Oui, il pourra y avoir un enfant qui portera une partie de tes gènes.

Cependant, des chercheurs ont découvert depuis peu qu’il y a une influence de l’environnement sur l’expression des gènes : ça s’appelle l’épigénétique. Ça signifie que cet enfant, créé à partir de tes gènes, ne sera pas, au final, le même que celui que tu aurais pu porter.

De plus, le microchimérisme a montré que la mère qui porte l’enfant transmet également des petits fragments d’ADN à son fœtus lors de la grossesse. Ainsi, l’enfant n’aura pas complètement le même ADN que celui transmis initialement par la donneuse !

Il faut enfin savoir que le CECOS limite le nombre d’enfants qui pourront naître de chaque donneuse. Ceci afin d’éviter les risques de consanguinité pour les enfants à venir.

Comment donner ?

  • Il faut que tu prennes contact avec un CECOS.
  • Dans un premier temps, ils vont t’envoyer un dossier avec les ordonnances des examens à réaliser (en particulier si tu habites assez loin du centre, car dans le cas contraire, tu peux réaliser les examens directement là-bas). Ils t’envoient également le formulaire de prise en charge à 100%.
  • Puis, ils examineront ton dossier et détermineront si tu es apte à donner.
  • Un rendez-vous avec l’équipe médicale, ainsi qu’avec un psychologue sont obligatoires, pour te permettre de poser toutes les questions qui te préoccupent.
  • Enfin, ils mettent en place la stimulation, la surveillance régulière pendant la stimulation et le prélèvement.

Que deviennent mes ovocytes ?

  • Le principe est celui de l’anonymat en France. Tu ne sauras donc pas si un enfant a pu être conçu grâce à ton don.
  • Certains militent pour que l’enfant puisse lever l’anonymat à ses 18 ans, mais ce n’est pas encore le cas. D’autres militent pour une levée partielle de l’anonymat : c’est-à-dire pour que l’enfant puisse avoir accès à certaines informations (profession, études, passions de la donneuse, etc.).
  • Les CECOS préfèrent également ne pas dire à la donneuse combien d’ovocytes ont pu être prélevés. En effet, le don étant un acte généreux, se voir répondre après toute la stimulation : « Ah ben merci, mais ça n’a rien donné ! », c’est un peu frustrant !
  • Selon les centres, il est possible que, si les médecins arrivent à prélever un nombre suffisant d’ovocytes, ils les répartissent entre deux receveuses.
  • Les ovocytes sont fécondés avec le sperme du conjoint de la receveuse, puis les embryons obtenus sont transférés dans l’utérus de la receveuse. S’il y en a suffisamment, ils peuvent également en congeler afin de pouvoir les réutiliser pour un second enfant.

Si, après cet article, tu es intéressée par le don d’ovocytes, voici le site sur lequel tu trouveras tous les renseignements, ainsi que les coordonnées des centres que tu peux contacter.

Et j’en profite pour remercier du fond du cœur toutes les fées qui font ce geste magnifique et permettent à des personnes comme moi de pouvoir goûter aux joies de la grossesse et de la maternité !

Et toi ? Tu es intéressée par le don d’ovocytes ? Tu avais des a priori le concernant ? Te sentirais-tu prête à faire un don, à présent ? Viens nous dire !

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

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Commentaires

57   Commentaires Laisser un commentaire ?

Virginie

hum… je suis partagée, je comprends tous les points de vue et je suis tentée mais, d’une part, je n’ai pas encore d’enfant, donc a priori pour les critères ça ne colle pas, d’autre part, il y a quelques maladies transmissibles de mère à fille dans ma famille que je ne suis pas sûre de vouloir transmettre à un enfant (donc à ses parents) qui ne serait du coup pas informé des risques à surveiller. Qu’en est-il de ces cas-là ? Ce ne sont pas des maladies hyper graves mais elles peuvent le devenir si elles ne sont pas surveillées. Je croise donc pour ma part les doigts pour avoir un petit garçon afin d’arrêter ce cercle de transmission.

Ensuite, il y a le conjoint. Je ne sais pas si le mien serait pour… nous n’avons jamais abordé la question et j’avoue que, sans tes articles, ce genre de don ne me serait jamais venu à l’esprit.

Bref, tu ouvres un abîme de perplexité 🙂 mais, effectivement, chapeau bas aux fées !

le 22/09/2015 à 08h38 | Répondre

Madame Arwen

Je comprends tellement ton hésitation! Et effectivement s’il y a le moindre risque de transmission de maladie génétique grave ils n’acceptent pas la donneuse. Car les receveurs n’ont en effet pas accès aux informations sur la santé de la donneuse donc il faut avoir confiance dans les CECOS, qu’ils fassent bien les examens et surveillent les antécédents.
Et je comprend toute la complexité de la question de ce don, qui rejoint le don de sperme.

le 22/09/2015 à 10h41 | Répondre

Madame Nounours

Je ne suis pas encore maman mais si j’ai la chance d’être mère, je souhaite si il m’est encore possible de faire un don d’ovocytes à un centre CECOS lorsque j’aurai eu des enfants car ayant lu différents blogs de couples infertiles, ça me sensibilise et si c’est pour aider son prochain, c’est encore mieux . J’en ai parler avec mon époux qui trouve l’idée très bonne. J’ai une amie qui est déjà maman de deux enfants qui compte le faire car elle a eu quelques petits soucis pour concevoir son premier enfant et souhaite aider les autres à devenir parents.

le 22/09/2015 à 09h04 | Répondre

Madame Arwen

Ce sera un très beau geste <3

le 22/09/2015 à 10h45 | Répondre

pitch

Merci pour cet article! j’avais une autre question: il y a t-il des risques pour la donneuse lors de l’opération, en plus des risques ‘normaux’ lors d’une opération?

le 22/09/2015 à 09h22 | Répondre

Madame Arwen

Je ne suis pas médecin, donc je réponds sous toute réserve, mais de ce que j’en ai lu, les « seuls » risques sont effectivement les mêmes que pour n’importe quelle opération. Cependant il y a également quelques risques durant la stimulation, notamment en cas de sur-stimulation. C’est pour ça que les donneuses sont très suivies par les médecins sur le cycle de stimulation. Je suppose que lorsque les femmes s’informent auprès du CECOS ils les informent précisément des risques

le 22/09/2015 à 10h50 | Répondre

Chaperon Rouge

Coucou, je me permet d’intervenir, il ne s’agit pas réellement d’une « opération », dans le sens où tu ne garderas pas de cicatrices ni rien. En fait, al seule chose en commun, c’est l’anesthésie!

Moi, j’ai fait en local, et ça s’est très bien passé (et du coup, je peux t’expliquer concrètement comment ca se passe vu qu’on est réveillé pour tout voir!) C’est un petit spoil d’un prochain article mais, grosso modo, tu es en position gynécologique, et le médecin fait passer un tube par voie naturelle, un assistant échographie ton ventre pour regarder tout ça, et tu vois les ovocytes se faire aspirer par le tuyau. C’est tout!

le 22/09/2015 à 18h48 | Répondre

pitch

Merci à toutes les 2 pour vos réponses, je me demandais justement si c’était une « opération » par voie basse ou une technique comme la célioscopie avec juste 2 trous dans le ventre… j’avais peur qu’il y ait des risques pour les ovaires de la donneuse, mais je vois que ce n’est pas la cas… comme je ne peux pas donner mon sang (phobi toussa…) mais que j’aimerais vraiment faire quelque chose pour tous les gens qui e ont besoin, je garde cette option bien au chaud dans ma tête 🙂 et sinon, c’est possible de se mettre directment en contact avec une receveuse afin de lui permettre de profiter du systeme de parrainage?

le 23/09/2015 à 09h37 | Répondre

Madame Arwen

Merci pour la réponse Chaperon Rouge!
Et oui Pitch tu peux te rapprocher d’une receveuse pour la parrainer. Il y a des annonces sur internet où des receveuses exposent leurs difficultés dans l’espoir qu’une fée vienne les parrainer.
Il existe également un forum (http://ombredufiguier.do-forum.com/forum) dans lequel il y a deux parties privées, l’une consacrée aux receveuses et l’autre aux donneuses. Il est possible d’y trouver les receveuses en attente de marraines et également de partager les expériences entre donneuses.

le 23/09/2015 à 13h47 | Répondre

Étoile (voir son site)

Super article ! J’ai vraiment appris plein de choses notamment l’idée reçue n°5. Pour ma part, je ne me pose pas la question, car je suis automatiquement exclue. Je ne suis pas apte à donner. Mais je trouve que ton article est vraiment chouette pour sensibiliser et nous faire réfléchir. Pour vivre dans mon entourage proche l’attente d’un don justement (d’une autre nature), je sais à quel point c’est important et vecteur d’espoir pour toutes les familles qui attentent.

le 22/09/2015 à 09h43 | Répondre

Madame Arwen

Merci pour ton commentaire 🙂 Et je trouve justement que réfléchir à la question, tout en sachant qu’on ne pourra pas faire ce don, permet une réflexion plus « neutre » et sans affects

le 22/09/2015 à 10h55 | Répondre

Madame D

Merci pour cet article. Je pense que la plupart d’entre nous n’y connaissent rien. Je croyais un peu bêtement que c’était aussi simple que pour les hommes.
Je pense qu’après le deuxième j’en parlerais à mon mari.

le 22/09/2015 à 11h04 | Répondre

Madame Arwen

Ce qui est plus compliqué pour les femmes c’est surtout le don en lui-même. Les questions « éthiques » restent les mêmes que pour les hommes, mais j’ai l’impression qu’on s’en pose moins pour les hommes. Que le sperme est plus « éloigné » du bébé final dans les esprits que les ovules, et donc soulève moins d’interrogations. Je ne sais pas si je suis très claire lol

le 22/09/2015 à 11h09 | Répondre

Nilith lutine

C’est n’importe quoi ce décret d’application qui tarde depuis 3 ans ! 😮
Je serais pour ma part favorable à ce que l’enfant ait le choix de la levée de l’anonymat. Le fait que ce soit impossible m’a, dans un premier temps et pour cette raison uniquement, fait décider que je ne souhaitais pas faire de don. Je suis revenue sur cette décision il y a 2-3 ans (néanmoins je continue de souhaiter que cela devienne possible !).
Il ne faudra pas que j’oublie ! (Pris par la routine on a vite fait d’oublier des choses très importantes… 🙁 )

le 22/09/2015 à 11h28 | Répondre

Madame Arwen

Effectivement cette question d’anonymat divise pas mal. Personnellement je ne suis pas sûre que j’aurais été à l’aise à l’idée que mon enfant puisse un jour retrouver cette donneuse. Il y a déjà un travail énorme à faire dans notre situation pour intégrer que l’on sera sa mère quoi qu’il en soit, que le voir un jour partir à la recherche d’une autre femme me ferait beaucoup de peine (enfin j’imagine, encore une fois c’est dur d’anticiper dans ces situations). Et certaines femmes ne feraient pas non plus le don si elle savait que l’enfant pourrait les retrouver. Ce sont des questions en effet très délicates, j’arrive à comprendre les pour et les contre, mais comme je suis trop concernée je ne suis pas objective dans mon avis final 🙂

le 22/09/2015 à 12h39 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

C’est marrant comment les avis peuvent être différents. Je suis plutôt sensibilisée à la question car une amie travaille en labo de PMA mais plus du côté des spermatozoïdes.
De mon côté, je ne me sens pas encore prête à donner, je préfère avoir mes enfants avant. Par contre, si un jour je me décide à le faire, j’espère que cet anonymat ne sera pas levé. Je donne une cellule et non pas un enfant, j’ai du mal avec l’idée que 18 à 20 ans après on vienne à ma rencontre pour me dire que je suis « la mère biologique ». D’ailleurs, je pense que si le choix n’est pas laissé à la donneuse et que l’anonymat est levé, je ne donnerai pas. A mon idée, cela va à contre sens de l’idée du don de gamètes.

le 23/09/2015 à 10h05 | Répondre

Madame Arwen

Je suis plutôt d’accord. Pour ma part, je pense qu’un anonymat « partiel » pourrait être intéressant. C’est à dire ne dévoiler que quelques éléments, insuffisants pour retrouver la personne mais qui permettent à l’enfant (et aux parents) de ne pas fantasmer la donneuse, avoir quelque chose de plus réel (quelques caractéristiques physiques, ses passions…). Mais effectivement je ne suis pas sûre d’accepter un don si l’anonymat n’est plus garanti. Le « cadeau » est tellement énorme, comment on est censé se comporter 20 ans plus tard avec la femme qui nous a aidé à concevoir notre enfant? C’est d’ailleurs pour cette raison que les dons d’organes sont anonymes, tu ne pourrais jamais assez remercier les personnes qui l’ont fait pour toi.

le 23/09/2015 à 13h56 | Répondre

Nilith lutine

Pour ma part, je trouve important, si un jour l’enfant (devenu adulte) ressent le besoin de rencontrer la/les personnes qui ont fait ce don, que ce soit possible. Mais uniquement par lui, le but n’est pas que les parents de l’enfant aillent envoyer des fleurs ou que sais-je !
Il y a des périodes de l’existence où on est en quête de son identité, et pour certains, l’impossibilité de savoir peut être une souffrance. En revanche il est évident que ça impose que le donneur soit bien au clair avec le fait qu’il n’est en aucun cas un parent de l’enfant ! Mais il me semble que c’est déjà un élément bien vérifié lors des entretiens préalables au don. 🙂 Simplement, voilà : tu veux savoir de qui proviennent une partie de tes gènes, ok, c’est moi. Rien de plus. D’ailleurs pour beaucoup d’enfants, le seul fait de connaître le nom de la personne est suffisant. (C’est le cas pour des enfants adoptés, qui ont pourtant un lien plus important avec leur mère biologique que les enfants qui sont nés suite à un don de gamètes.)

Je crois que c’est surtout une histoire culturelle finalement : dans certains pays voisins, le don n’est pas anonyme, or il n’y a pas moins de donneurs qu’ici. 😉 (Enfin, il ne me semble pas, j’avoue ne pas m’être penchée sur la question !)

Cela étant je comprends parfaitement qu’on puisse préférer l’anonymat, hein ! Il y a de bonnes raisons à chaque. 🙂

le 26/09/2015 à 19h42 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Merci pour toutes ces informations qui ne pense manquent à beaucoup de femmes pour faire ce choix.
À titre personnel, je pense que c’est plus la procédure qui me ferait peut. Mais je suis quelqu’un d’angoissé par les examens médicaux et les procédures médicales en général.
Cependant, je pense qu’il est important d’y réfléchir, il y a tellement de couples qui mériteraient un enfant.

le 22/09/2015 à 11h49 | Répondre

Madame Arwen

Je comprends bien la peur des examens (même si ce n’est pas une peur que j’ai personnellement, on s’habitue vite à ces choses là). C’est, je pense, l’un des plus gros freins à ce don, avouons que les mecs ont quand même plus de chances sur la procédure de don de gamètes 😉

le 22/09/2015 à 12h41 | Répondre

Dja

Un de tes derniers articles avait déjà commencé à y réfléchir. Et tu as répondu à mes principales interrogations donc c’est génial !

Je donne mon sang et j’ai déjà voulu donner plus (moelle osseuse, et cie). Le don d’ovocytes m’avait alors interloqué. Et j’en avais même parlé à mon conjoint haha Ce ne serait evidemment pas pour tout de suite car je suis actuellement enceinte mais j’y réflechis sérieusement…
J’appréhende tout de même la stimulation étant donné que je suis très fertile (apparemment)…

Juste par curiosité, pourquoi faut il avoir déjà eu un enfant pour donner ?

le 22/09/2015 à 11h51 | Répondre

Madame Arwen

C’est déjà une bonne chose d’y penser, et je pense que les médecins sauront te rassurer sur les risques de la stimulation. Après en qualité de personne qui a du profiter d’une transfusion, je te dis merci 🙂
Un médecin du CECOS nous a expliqué que lorsque les règles du don de sperme ont été édictées (à l’époque ce n’était que le don de sperme), il avait été décidé que ce serait un geste altruiste venant d’un couple ayant la chance d’avoir un enfant envers un autre couple infertile. Je pensais qu’il y avait des considérations du type: faites vos enfants pour ne pas regretter ensuite si un jour il y a un soucis, ou encore prouver que l’on est fertile car on a déjà eu un enfant en bonne santé. Mais apparemment c’est plutôt la nature du don en elle-même qui a défini cette règle.

le 22/09/2015 à 12h46 | Répondre

Mme Creamy

Très bel article Mme Arwen.. comme la lectrice plus haut, je suis d’emblée exclue car j’ai fait une embolie pulmonaire il y a quelques temps mais je trouve ca bien que les femmes et les hommes ( ben oui, c’est mieux quand le mari est au courant de la façon dont ca se passe quand même ) soient sensibilisés au don d’ovocyte !
Merci à toi 🙂

le 22/09/2015 à 14h25 | Répondre

Madame Arwen

Merci pour le compliment 🙂

le 22/09/2015 à 21h40 | Répondre

emma

Pour moi le point 5 va bien au dela de la notion de patrimoine génétique. Tout le débat autour de lever l’identité de la donneuse montre bien qu une forme de filiation donc de responsabilité s’établi entre le donneur et l enfant Bien sur rien à voir avec les parents qui vont concevoir, porter et éduquer mais en même temps pas du tout aussi neutre q’un don de sang. Franchement de tout ce qui est abordé, cette c’est surtout cette notion qui m interroge.

le 22/09/2015 à 14h55 | Répondre

Madame Arwen

En fait ce débat montre bien que les avis divergent justement sur ce point. Après, je pense que ce débat touche une part très intime de nos réflexions et qu’il n’est justement pas réellement possible d’en mener un. C’est pour cela que je respecte effectivement les personnes qui pensent qu’une responsabilité ou filiation s’instaure, même si ce n’est pas mon avis. Et ce seront ces personnes qui du coup ne se sentiront pas de faire ce don, ce qui est totalement compréhensible et surtout pas condamnable 🙂

le 22/09/2015 à 21h42 | Répondre

Madame Violine

En lisant le titre de ton article, je me suis dit « Tiens, je serais bien tentée » car cela fait un petit moment (et surtout depuis que je « découvre » sur ce site les nombreuses personnes qui ont du mal à avoir un enfant) que j’y pense.
Malheureusement, à la lecture, je m’aperçois que je ne suis plus éligible, j’ai 38 ans ; et je suis porteuse d’un gène porteur de la maladie de la spondylarthrite ankylosante. Je vais en parler à des proches et essayer de les convaincre…
Merci Madame Arwen

le 22/09/2015 à 17h40 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je ne suis pas sûre que le gène (HLA B27 si je ne me plante pas) soit limitant dans la mesure où le fait de posséder ce gène prédispose à la maladie et à d’autres sans forcément la développer. J’en suis moi même porteuse. Je pense que les gènes de la myopathie, de la mucovicidose ou d’autres maladies doivent être recherchés en priorité ?
Ça m’intéresserait de savoir et où trouver ces infos.

le 22/09/2015 à 18h38 | Répondre

Madame Violine

Oui, c’est bien HLAB27 🙂

le 23/09/2015 à 17h19 | Répondre

Madame Arwen

Effectivement je ne sais pas si être porteuse de ce gêne peut poser problème (même si du coup la question ne se pose plus pour toi). C’est pour cela que je précise que cela vaut le coup de se renseigner au sein d’un CECOS, ils sauront dire ce qui fait partie des contrindications ou ce qui est accepté. Car dans le cadre du don d’ovocyte, ils réalisent un caryotype du père, ce qui permet de ne pas conjuguer deux gênes qui pourraient s’activer. Ainsi on peut parfois donner mais pas à n’importe quel couple.

le 22/09/2015 à 21h45 | Répondre

Chaperon Rouge

Précis, concis, bien écrit, merci pour cet article très inspirant qui, je le vois, suscite intérêt et interros! merci mme Arwen! 🙂

Il me semble avoir déjà évoqué le sujet en commentaire d’un article, ici, on est même carrément partants pour le don d’embryon, dans la mesure où nous sommes parents FIV et que donc d’autres mini-nous attendent au frais leur heure… Pour l’instant, on a pile le nombre qu’on veut. Mais si l’un ou l’autre échoue, toute la démarche sera à refaire, et on n’envisage pas de « jeter » ceux qui ne seront pas réimplantés.
Pour le don d’ovocytes, je m’y plierai forcément, re-fiv ou pas. J’ai extrêmement bien vécu la stimulation et la ponction, je ne m’inquiète donc pas du tout des risques pour moi de ce type de « pratique ». En tous cas, ici, on est très très ouverts sur le sujet et on en parle autour de nous aussi souvent que possible!

le 22/09/2015 à 18h31 | Répondre

Madame Arwen

oh, je suis heureuse de ton compliment sur l’article. Ca fait un bon moment qu’il me trotte dans la tête!
Je me souviens effectivement que l’on avait évoqué le don d’embryon, qui est également un geste incroyablement généreux et entraine des interrogations supplémentaires.

le 22/09/2015 à 21h48 | Répondre

Louna

Merci pour cet article très instructif pour les gens comme moi qui ne se sont jamais posé ces questions.
Et comme les autres lectrices, l’idée reçue no 5 est clairement celle qui me fait hésiter à franchir le pas. Mais ce que tu expliques sur l’épigénétique est extrêmement intéressant et, dans mon cas, me rassure et me motive.
Cela dit, les effets secondaires de la stimulation me font un peu peur: mes hormones sont déjà tellement détraquées depuis ma grossesse !

En tout cas, merci pour cet article en particulier et les autres aussi d’ailleurs, Mme Arwen, j’apprécie beaucoup le ton bienveillant et serein que tu emploies pour nous conter votre parcours semé d’embûches vers le bonheur.

le 22/09/2015 à 22h25 | Répondre

Madame Arwen

Oh merci pour ton commentaire sur l’article qui me touche beaucoup!

le 23/09/2015 à 13h57 | Répondre

Weirdbreizh

Comme d’autres je trouve que le point 5 n’est pas « résolu » par l’addition de quelques brins d’ADN de la maman puisque sans donneuse pas d’enfant donc il y a bien un lien causal direct si je puis dire (même si c’est effectivement formidable que la nature crée un lien biologique en plus bien sûr du lien d’attachement affectif entre la maman et son enfant lors de la grossesse, c’est très beau symboliquement). ça n’empêche pas que j’ai un vrai questionnement sur la responsabilité vis à vis de ces potentiels enfants, et notamment vis à vis de leur possible questionnement identitaire. C’est donc très lié à la question du secret ou non (en tous cas c’est comme ça que je le ressens). Je me suis déjà posé la question du don et j’imagine que si quelqu’un proche de moi étais dans ta situation je pourrais sauter le pas pour l’aider (je sais qu’il y a une réduction du délais si une donneuse se présente de la part d’un couple qui attend). Ce pendant pour moi qui ai eu une adolescence troublée je serais plus à l’aise en laissant la possibilité à cet enfant potentiel de découvrir l’identité de sa donneuse s’il en ressent le besoin. Je conçois très bien que l’idée soit difficile à envisager pour la maman mais je me dis que lire une simple lettre expliquant la raison de son don, présentant ses origines (région des ancêtres etc.), son parcours, une photo pourquoi pas, pourrait être un grand soulagement pour certains de ces enfants qui, même s’ils aiment leurs parents, ont un besoin impérieux de savoir. En tous cas je trouve ça très bien de pouvoir y réfléchir sur le long terme avant même d’être soi même parent (et donc de pouvoir devenir donneur). Ce serait intéressant de lire les interrogations et le cheminement de femmes ayant donner.

le 22/09/2015 à 23h56 | Répondre

Madame Arwen

Je vais essayer de répondre sans être trop brouillonne dans mes idées, c’est pas gagné lol
Je suis en effet d’accord sur la notion de « pas de don/pas de bébé », ce qui rend la donneuse indispensable dans la procréation. Cependant je ne partage pas la notion de responsabilité. Contrairement à une adoption, qui est subordonnée à un moment par un abandon, qui cause donc un traumatisme, conscient ou non. Je ne pense pas que la donneuse ait une responsabilité quelconque vis à vis de l’enfant à naître. Je ne serais pas contre effectivement avoir quelques détails sur la vie de la donneuse (passions, motivations à la limite) mais rien qui permette de la retrouver. La dette est trop importante, comme pour n’importe quel don. Qui peut garantir qu’il n’y aura pas d’abus ensuite? Une mère biologique jalouse qui a peur que son enfant lui échappe et qui cache donc toute la réalité à son enfant qui sent le malaise et fantasme sur une réalité bien différente? (j’avais lu un témoignage d’une fille née grâce à un don de sperme, ses parents ne lui en ont jamais parlé, elle a toujours senti une gêne et avait imaginé 1001 scénarios catastrophe sur elle ou sa famille. Elle a été soulagée d’apprendre la vérité, mais elle arrivait trop tard). Ou qui sait une donneuse dans une situation délicate 20 ans plus tard qui rappelle aux parents ce qu’elle a fait pour eux et leur demande des services en contre partie. C’est pour ces raisons également que les dons d’organe sont anonymes, l’énormité de la dette des receveurs.
J’en parle dans un prochain article sur nos interrogations, mais j’ai beaucoup épluché les témoignages d’enfants nés par dons. La plupart de ceux qui l’ont mal vécu, qui ont un manque et ressentent le besoin de trouver le donneur/donneuse sont ceux où les parents ne leur ont pas raconté la véritable de suite. ils ont senti un tabou et se sont forgé ce manque. Les psychologues conseillent de plus en plus aux parents de ne pas cacher cette histoire à son enfant, qui est son histoire. Notre enfant apprendra que Maman n’avait pas de petite graine, alors une gentille dame lui en a donné une, puis dans son ventre Maman l’a nourrie et fait grandir pour devenir un petit enfant.

le 23/09/2015 à 14h12 | Répondre

Weirdbreizh

Je pense comme toi qu’un enfant qui connait ses origines, dans le sens de comment papa et maman m’ont conçu, ont eu recours à un don parce qu’ils me désiraient très fort etc. a beaucoup plus de chances de se construire de manière équilibrée qu’un enfant élevé dans le secret (quel qu’il soit d’ailleurs, comme tu le dis si bien il a toutes les chances de s’imaginer qqchose d’horrible). Dans ce cas une jolie lettre expliquant son geste et donnant des détails utiles à ce que l’enfant conforte son identité en se servant de détails qu’il peut intégrer dans son histoire familiale pourrait effectivement suffire (ma donneuse avait telle origine, elle aimait telles et telles choses, elle a choisit d’aider un couple pour x raison etc.) Une lettre à travers laquelle il puisse « entendre » cette personne qui est liée à lui en étant toutefois étrangère pourrait justement permettre d’établir clairement la place de cette donneuse. Je me verrais tout à fait écrire par exemple: « Je ne suis pas ta mère même pas ta mère biologique car je n’ai pas donné un enfant mais la possibilité d’un enfant. Tu n’es pas là grâce à moi mais grâce à l’amour et la volonté sans faille de tes parents qui t’ont désiré si fort. je suis sûre que ce sont des parents formidables même si parfois ils t’énervent peut être, ce qui prouverait par ailleurs que tu es un adolescent tout à fait normal et équilibré! j’espère que ce que je vais te raconter répondra aux questions que tu te pose peut être….. ». Et l’enfant aurait aussi la possibilité de ne rien lire du tout s’il n’en a pas envie. Cependant en acceptant de donner en ‘état actuel des choses rien ne m’assure que le potentiel enfant qui naitra de ce don aura la chance de connaître l’histoire de sa conception (puisque tous les parents ne font pas le même choix que toi et ton mari) et donc d’avoir (à mon sens) plus de chances de bien la vivre. C’est sur ce point que j’ai l’impression d’engager ma responsabilité. Je pense que le secret des origines peut être très mal vécu par un enfant et je prends le risque que mon don donne lieu à cette grande souffrance d’un individu, qui certes ne sera aucunement lié à moi par la filiation mais dont j’aurais indirectement provoqué la souffrance. C’est une préoccupation et un sentiment de responsabilité « humaniste » pas lié à un sentiment de parentalité car effectivement si un jour je suis donneuse et que l’enfant né de ce don est un ado mal élevé ou au contraire très serviable et bourré d’humour je ne m’en sentirais aucunement responsable. En tous cas c’est un sujet important et j’attends tes nouveaux articles car ils me permettent d’étoffer ma réflexion personnelle (j’ai encore le temps je n’ai pas d’enfant).

le 23/09/2015 à 22h17 | Répondre

Madame Arwen

Je comprends mieux ce que tu entends par responsabilité, je ne le comprenais pas de cette façon. J’aime ta manière de penser et suis plutôt d’accord du coup.

le 24/09/2015 à 11h10 | Répondre

Nilith lutine

Je te rejoins sur cette notion de responsabilité. 😉

J’aime bien l’idée d’avoir la possibilité d’écrire une lettre, je trouvais l’alternative du « questionnaire » (couleur de cheveux, métier) trop impersonnelle pour que ça puisse satisfaire pleinement un enfant qui ressent le besoin de connaître le donneur/la donneuse.
Une lettre manuscrite dans laquelle on pourrait se présenter, sans dire son nom, le prénom de proches, des lieux précis ni rien, mais en ayant la possibilité de parler de plein d’autres choses, c’est plus personnel. 🙂

le 26/09/2015 à 19h55 |

Weirdbreizh

Oups…désolée pour les coquilles orthographiques… il est tard 😉

le 22/09/2015 à 23h58 | Répondre

Miss Chat

Le bonheur d’être maman m’a récemment donné envie de faire partager cette expérience et d’offrir à un autre couple la joie d’être parents 🙂 Alors je réfléchis au don d’ovocytes.
J’avoue que ce qui me dérangeait initialement était le fait d’avoir peut-être un enfant quelque part sans savoir qui, où, comment… Mais au final, comme tu dis, tu ne partages que quelques gènes de cette personne, cela n’en fait un enfant que de très loin. Maintenant que ma fille est née, ce qui me dérange, c’est l’anonymat. En Belgique, la réglementation sur le don d’ovocytes est différente et il n’est a priori pas anonyme. J’aime tellement ma fille que je ne supporterais pas de voir débarquer 20 ans plus tard une jeune personne qui serait au final un enfant que je n’aurai jamais aimé, ni vu, ni aidé. C’est vraiment un sentiment insupportable, que je ne pourrais pas surmonter. Si j’ai la possibilité de garder cet anonymat, dès que j’aurai deux ou trois enfants, je ferai ce don. Mais pas en l’état, vu la législation actuelle…

le 23/09/2015 à 10h54 | Répondre

Madame Arwen

Apparemment la Belgique permet d’avoir le choix, de faire le don de manière anonyme ou non:
http://www.dondovocytes.fr/pourquoi-faire-un-don-dovocytes/questionsreponses/ 🙂

le 23/09/2015 à 14h20 | Répondre

Miss Chat

Oui mais comme c’est le centre de don qui gère l’anonymat ou non (je veux dire que c’est lui qui s’occupe de « cacher » les informations), j’avoue que ça ne me rassure pas, même si c’est probablement irrationnel.

le 23/09/2015 à 18h33 | Répondre

Madame Arwen

Je suppose qu’en effet c’est bien géré, mais si tu as le moindre doute tu as raison d’y réfléchir et de prendre ton temps, ce n’est pas un acte anodin 🙂

le 24/09/2015 à 11h11 | Répondre

SwissGirl

Un immense merci pour cet article qui éclaire et questionne, Madame Arwen ! Aujourd’hui je ne sais pas bien quelle est ma position sur le sujet, mais je te promets d’y réfléchir très sérieusement et d’en parler autour de moi, à mon mari, évidemment, mais aussi à mes proches. Le sujet est vraiment important et je regrette qu’il n’y ait pas plus d’informations diffusées à large échelle, pour sensibiliser…
En tout cas merci pour ton regard positif et bienveillant !

le 24/09/2015 à 10h29 | Répondre

Madame Arwen

Merci, j’apprécie que tu souhaites en parler autour de toi. En effet, le manque de communication sur le sujet est très préjudiciable, la plus grande majorité des donneuses le sont parce qu’elles connaissent quelqu’un dans cette difficulté qui les a sensibiliser. Alors n’hésitons pas à partager, même si l’on n’est pas concernées 🙂

le 24/09/2015 à 11h22 | Répondre

Mme Au Conditionnel

Il ya déjà pas mal d’années ma belle-mère a fait un don d’ovocytes. Aujourd’hui elle n’est plus auprès de nous (un cancer l’ayant emporté en quelques mois en 2012 à l’âge de 57 ans) et j’aime penser que quelque part il y a peut-être un enfant qui vit un peu grâce à elle.
Cette question du don ne me laisse pas insensible, j’envisage de plusieurs années de m’inscrire sur la liste des donneurs de moelle osseuse (je n’ai pas encore sauté le pas, sûrement des craintes encore qui me freinent). Je n’ai pas d’enfant mais lorsque j’en aurai eu, je pense que cette question du don d’ovocytes (et de lait maternel) refera surface et me trottera dans la tête.

le 24/09/2015 à 10h35 | Répondre

Madame Arwen

C’était un geste magnifique de la part de ta belle-mère <3 J'espère que ta réflexion te mènera sur son chemin (que ce soit pour un don de moelle ou d'ovocytes ou autre) 🙂

le 24/09/2015 à 11h20 | Répondre

Weena (voir son site)

Dans l’absolu, je serais tenté par le don d’ovocyte … Déjà parce que phobique, je ne donne pas mon sang et que pour des causes organisationnel, je n’ai pas pu donner mon lait (alors que j’en avais à revendre)!!
Même si finalement ma mère a pu nous avoir par simple stimulation ovarienne, elle aurait pu avoir besoin de se don …
Mais mon mari n’est pas très partant …. pour des raisons éthiques : il s’inquiète de savoir à qui/quoi ce don va servir … Aider un couple hétéro a avoir un enfant oui, mais une femme seule ou un couple homosexuel (sans aucune homophobie) lui pose plus question :s
D’ailleurs sur le site, il n’en parle pas … il me semble qu’une femme seule peut faire appel à un don de sperme, mais qu’en est-il si cette même femme a des ovocytes défaillants?

le 24/09/2015 à 10h58 | Répondre

Madame Arwen

Pour pouvoir bénéficier d’un d’ovocyte il faut obligatoirement être en couple. En effet, ils nous demandent parmi les démarches, de justifier d’au moins deux années de vie commune et de passer devant un notaire ou un Tribunal d’Instances qui atteste cette relation de couple et qui établit sans contestation possible la filiation de l’enfant né par PMA avec tiers donneur 🙂

le 24/09/2015 à 11h19 | Répondre

Weena (voir son site)

Merci pour les précisions, je pourrais rassurer mon mari quand je remettrais le sujet sur le tapis 😉
Mais pour l’instant, on souhaite un deuxième enfants, donc ce sera pour plus tard

le 24/09/2015 à 11h50 | Répondre

AudreyOz

Merci pour ce super article qui me permet de réfléchir sur mon envie de faire un don. Je ne peux pas donner mon sang étant phobique et à 2 doigt de tomber dans les pommes à chaque prise de sang… J’aimerai pouvoir aider autrement et aillant plusieurs amies qui ont eu recours à des parcours PMA je suis plutôt sensibilisée sur les problèmes de fertilités. Je suis actuellement enceinte de mon 2ème enfant (surement le dernier) donc j’y pense de plus en plus ! J’attends tes prochains articles avec impatience 🙂

le 02/10/2015 à 11h14 | Répondre

Poussinette

Merci Madame Arwen pour avoir pris le temps d’expliquer ce qu’est un don d’ovocyte et comment cela est pratiqué en France, car en effet ce n’est pas bien connu.
En lisant d’autres posts sur le site, je me rends compte que tu as enfin réussi à concrétiser ton rêve, toutes mes félicitations !!!
J’ai accouché il y a quelques mois d’une petite fille née par don d’ovocyte en France et le bonheur que nous éprouvons mon mari et moi est indescriptible ! Merci donc aux fées qui ont accepté de faire un don :-).

Concernant la législation, elle vient enfin de changer et désormais, les femmes de – de 37 ans sans enfants peuvent également faire un don d’ovocyte. Et dans ce cas, la donneuse peut congeler des ovocytes pour plus tard, comme suit :
– 5 ovocytes récoltés ou moins = tout les ovocytes sont donnés à la receveuse
– de 6 à 10 ovocytes récoltés, 5 sont donnés à la receveuse et les autres sont congelés pour la donneuse
– au delà de 10, répartition moitié/moitié
Ainsi, les donneuses peuvent parfois aussi y trouver leur compte.
Je sors du Cecos de Paris en prévision de BB2, d’où ces informations toutes fraîches.
Je suis agréablement surprise car ils ont remis à jour leur système de liste d’attente et désormais, si une donneuse réalise un don croisé, nous attendrons 3-4 mois pour bénéficier nous même d’un don :-). Pour BB1, après les 5 années de FIV « classiques », nous avons du attendre 1 an et demi après le don d’une amie pour à notre tour en recevoir un.
Donc tous les espoirs sont à nouveau permis !!!
Malheureusement pour nous, les copines ont vieillie en même temps que nous… ce sera donc plus dur de trouver une donneuse.

Madame Arwen, pourrais-tu me donner le nom de la clinique en Rép-tchèque ? Nous envisageons également cette solution si nous ne trouvons pas de donneuse. Merci beaucoup !

le 29/06/2016 à 23h02 | Répondre

V

Merci pour ce bel article 🙂
J’ai moi même fait un don d’ovocytes il y a 3 ans et je suis très heureuse aujourd’hui d’imaginer que j’ai peut être donné à des couples la possibilité de fonder une famille… Parce que pour moi c’est ca que j’ai donné, certainement pas des enfants 😉
À toutes celles qui y réfléchissent, je vous encourage ! Ce n’est pas un parcours de tout repos pour être honnête, il faut s’accrocher, mais c’est pour la bonne cause après tout 🙂
Bonne journée à toutes !

le 23/11/2016 à 14h17 | Répondre

Audrey

Bonjour,
J’envisage depuis longtemps de faire un don, mais je pensais que c’était rapé pour moi faute d’avoir eu l’occasion de faire des enfants, or j’apprends en lisant par hasard le journal de ma mutuelle santé, que c’est désormais possible. Problème: je vais avoir 37 ans fin février 2017. Le secrétariat du centre spécialisé où je me suis renseignée dit que c’est jusqu’à 37 ans révolus, alors que sur le site officiel du don d’ovocytes ils disent « moins de 37 ans ». Bref, ils m’ont donné un RDV pour début mars mais je me dis que je vais peut-être y aller pour rien car ce sera trop tard (c’est moche mais je fais moyennement confiance aux personnes de l’accueil, il faut voir comment j’ai été traitée, je ne demande pas le tapis rouge en tant que donneuse potentielle, mais un minimum d’écoute et d’attention me semble normal, quelle que soit la raison pour laquelle je contacte ce centre). Bref, il y a aussi une autre chose qui m’interroge: les donneurs de spermatozoïdes ont-ils droit au même entretien psy? J’espère que oui parce que sinon c’est discriminatoire selon moi, et on est en plein cliché sur le besoin de maternité de la femme, alors que l’homme peut disperser ses graines à tout vent sans aucun scrupules, voir avec fierté, c’est bien connu…(clichés débiles selon moi)Dernier point, j’apprends en lisant vos échanges que la procédure va plus vite si on se fait parrainer par un couple de receveurs? Je ne comprends pas la logique… Sinon ça peut prendre plus d’un an!? En clair, il faut une sacrée motivation, cela va au-delà de l’acte de générosité, et confine au dévouement. Je comprends que l’on ne trouve pas plus de donneuses en France. Pour ma part, je n’ai pas besoin de cette année de réflexion, je suis une adulte responsable et cela fait des années que je réfléchis. Je comprends bien que cela ne puisse pas être aussi simple et rapide que de donner son sang, et que cela soit un peu plus engageant physiquement (et donc psychologiquement) qu’un don de sperme, mais il se trouve que je ne peux plus donner mon sang car je fais moins de 50kg (modif de la réglementation depuis qqes années). Bref, ce n’est pas si simple de donner un peu de soi…
Bonne continuation à toutes en tous cas, quel que soit votre chemin.

le 26/12/2016 à 19h41 | Répondre

Poussinette

Bonjour Audrey,

Je ne pensais pas que cela était également le parcours du combattant pour la donneuse !
Pour info, nous sommes suivis à Cochin et recherchons une donneuse pour tenter notre chance pour BB2. Donc, si cela peut t’aider à avoir un RDV plus proche qu’en Mars et que cela peut aussi nous aider à remonter dans la liste, pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups ? Et si cela ne fonctionne pas avec nous pour obtenir un rdv plus tôt, peut-être qu’en contactant une association comme Enfant Kdo ou Maya, ils pourront te mettre en relation avec un autre couple,

Quoiqu’il en soit, bon courage pour tes démarches et un grand merci de la part de la communauté des receveuses 🙂

PS : mon adresse email au cas où ^^ : familia4ever chez fr**.fr

le 28/12/2016 à 15h03 | Répondre

volel

Bonjour ! Je suis diabetique est ce que possible de faire ce don (d’ovulation )

le 26/02/2018 à 22h49 | Répondre

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