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J-1, j’ai peur


Publié le 20 février 2019 par Clémence

Aujourd’hui nous avons pris le temps de traîner au lit, puis je suis allée au marché pour nous chercher de quoi bruncher. Nous avons ensuite fait un peu de rangement (les dernier cartons de notre déménagement sont enfin vidés !) et nous sommes sortis nous balader avec notre Poilu. Le temps d’un petit goûter réconfortant et il est maintenant quasiment 17h . Cette fin d’après-midi dominicale aurait pu être des plus ordinaires si demain matin à 8h30 je n’étais pas attendue pour un rendez-vous très spécial, probablement le rendez-vous de ma vie. Il n’y a, à présent plus qu’une soirée et une nuit qui me séparent du déclenchement de mon accouchement. A l’image de cette dernière semaine de presque maman, je me sens fébrile et pas totalement sereine. J’ai peur.

Crédits photo : PxHere

J’ai peur de l’accouchement

Lorsque j’étais en terminal, notre professeure de SVT nous a fait visionner un accouchement en mode « caméra entre les jambes ». Autant ma voisine était émerveillée (et c’est peu dire puisqu’elle est devenue sage-femme), autant moi j’ai été choquée. Je me suis promis que ça ne m’arriverait JAMAIS (ne jamais dire jamais) ! Depuis, ces images me hantent et ça ne s’est pas vraiment atténué avec le début de ma grossesse.

Bien sûr j’ai fait les séances de préparation à l’accouchement avec ma sage-femme. Celles-ci étaient d’ailleurs très éprouvantes pour moi, je devais retenir des larmes de panique tout du long. Heureusement que Chéri, conscient de mes craintes, était présent à chaque fois. Je me suis aussi beaucoup renseignée de mon côté, beaucoup grâce aux copines et aux chouettes blogs qui peuplent la toile.

Mais j’ai beau en connaître maintenant les moindres détails, l’accouchement me terrorise.

J’ai peur de la douleur. En fait la plus grosse douleur qu’il m’a été donné de ressentir, c’est cette fois où je me suis cognée le petit orteil dans un coin de porte. J’imagine bien que ça n’est rien à côté de ce qui m’attend. Surtout que la légende dit que lors des déclenchements, comme il n’y a pas d’étape de pré-travail il n’y a pas d’augmentation progressive de l’intensité des contractions et le cerveau n’a alors pas la possibilité de s’y accoutumer, les contractions seraient donc ressenties comme plus douloureuses dès le départ. Je sais que j’aurai la possibilité d’avoir une péridurale, mais si celle-ci ne fonctionnait pas ?

J’ai aussi peur la longueur de cette épreuve et de ne pas tenir dans la durée. Quand j’entends des copines raconter leurs accouchements ayant duré jusqu’à plus de 24, 36 ou même 48 heures je me dis que je n’en serais jamais capable. Mais il paraît que notre corps nous réserve bien des surprises, et je pense qu’il va falloir que j’arrive à lui faire confiance, au moins pour cette fois, pour qu’il me guide et m’aide à franchir cette épreuve.

Et puis, j’ai peur de mourir. C’est une peur irrationnelle, probablement, mais c’est malheureusement arrivé à une collègue il y a quelques années. Elle est décédée d’une embolie pulmonaire suite à son accouchement. C’est extrêmement rare, mais ça arrive, et ce film où Chéri et Mininous rentrent sans moi à la maison tourne en boucle dans ma tête.

 

J’ai peur du retour à la maison

Que vais-je faire de ce bébé une fois que nous serons à la maison ?

Je le clame haut et fort depuis mon arrivée sur ce blog : les bébés, je n’y connais pas grand-chose ! Alors j’ai de grandes difficultés à me projeter dans notre nouvelle vie à trois (ou à quatre si on compte notre joyeux poilu).

Cet enfant devrait dormir et manger, être changé et lavé. Jusque là je visualise plus ou moins, c’est mécanique. Mais que faire lorsqu’il sera réveillé ? Quoi que, ne dit-on pas qu’un bébé « ça ne fait que dormir au début » ? Mais c’est jusqu’à quand le « début » ? Une histoire de jours ? de semaines ? de mois ? Il faudra bien qu’il s’éveille à un moment ou un autre et je n’ai pas la moindre idée de ce que je nous allons faire. Mon petit doigt me dit toutefois qu’il faudra attendre un peu pour les après-midis bricolage ou les ateliers pâtisserie.

 

La peur de la mauvaise mère

Et forcément dans ce méli-mélo d’émotions qui s’emparent de moi au moment ou j’écris ces lignes il y a l’angoisse d’être une mauvaise mère.

J’ai lu des dizaines de fois qu’il ne faut pas se mettre la pression et qu’aucune de nous n’est parfaite, mais que nous sommes parfaites pour NOS enfants. En fait mon angoisse est un peu différente. Je sais que, même si ce soir je ne suis techniquement pas encore au point, j’apprendrais et je saurai m’occuper de notre bébé. Je n’ai aucun doute sur le fait que dans une semaine je saurai changer une couche et très probablement même en dormant à moitié. Je sais aussi que Mininous s’accoutumera à moi et qu’il saura dès le départ que je ferais mon maximum pour lui.

Mon angoisse c’est de ne pas m’épanouir dans ce rôle de maman. N’ayant jamais rêvé d’être une maman, ne m’étant jamais projeté dans ce rôle, je redoute de me retrouver à effectuer toutes les tâches qui entourent notre bébé et notre famille de manière routinière et sans aucun plaisir. Juste parce qu’il le faut pour maintenir ce petit monde en vie. Et si je n’aimais pas être maman ? Et si je n’aimais pas notre famille ? Et si je n’aimais pas notre enfant ? Je serai coincée dans ce rôle de maman de manière irrémédiable.  Oui, c’est ce côté définitif qui m’effraie le plus, j’ai vraiment peur d’être coincée dans un cauchemar pour la vie (j’ai peut-être un peu trop regardé Inception). Heureusement Chéri semble mieux préparé psychologiquement que moi et surtout, il a confiance en moi et cela n’a pas de prix…

L’heure tourne et il faut que je te laisse car nous avons réservé une table pour un dernier dîner à deux avant le début de notre nouvelle grande aventure, parce que « Demain est le premier jour du reste de notre vie »…

 

Et toi ? Quelles étaient tes craintes à la veille de ton accouchement ? Raconte-moi tout !


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Commentaires

22   Commentaires Laisser un commentaire ?

Jubijoba

L’angoisse des derniers jours / heures, que j’ai eu aussi le jour après l’accouchement : « Qu’est-ce que j’ai fait ? C’est irréversible ? Et si ça ne me plaît pas finalement ?!! » Et j’ai eu une angoisse dans le même genre pour le deuxième, même si elle etait beaucoup moins forte. C’est le moment où il faut mettre le cerveau sur off et laisser couler ( surtout les hormones !), pas une fois par la suite même dans les pires moments et les crises de nerfs je ne me suis reposée la question !!

le 20/02/2019 à 07h47 | Répondre

Clémence (voir son site)

Mettre mon cerveau sur off ? un sacré défi (lol)
Dans mon cas ça ne s’est malheureusement pas passé aussi bien que pour toi dans la suite immédiate, je reviendrais en parler très bientôt (#teasing 😉 )

le 28/02/2019 à 12h32 | Répondre

Doupiou

J’ai connu exactement les mêmes peurs que toi. Sauf pour l’accouchement, mais c’est parce que je suis passée par des multiples fractures dans ma jeunesse alors la gestion de la douleur ne me faisait pas vraiment peur.

Mais oui, la peur de l’après : celle de regretter, celle de se sentir complètement dépassée dans ce nouveau rôle, celle de ne pas être à la hauteur. Et puis après on se rend compte qu’on est pas plus bête qu’un autre ! Comme toi, la première couche que j’ai changé de ma vie c’était celle de ma fille ! Qu’Est-ce que j’étais gauche !
Finalement je pense que ces peurs sont bénéfiques et nous préparent à ce nouveau job !

le 20/02/2019 à 08h24 | Répondre

Clémence (voir son site)

C’est vrai que j’étais aussi gauche, mais Mininous à maintenant 4 mois et je m’occupe de lui comme si j’avais toujours eu un bébé.

le 01/03/2019 à 14h31 | Répondre

Madeleine

On attend le prochain épisode avec impatience 😊😊. J espère que la rencontre avec ton bébé s est passée au mieux. Et puis, n hésite pas à te faire chouchouter par d autres et d autres femmes qui sont passées par là.

le 20/02/2019 à 09h08 | Répondre

Clémence (voir son site)

C’est Chéri qui m’a le plus chouchouté, et qui me chouchoute toujours d’ailleurs 😉

le 01/03/2019 à 14h32 | Répondre

Raphaelle

Le fait d’avoir un déclenchement doit donner une sensation tellement bizarre : savoir réellement à quel moment ça va arriver! en même temps j’imagine que sentir qu’un travail spontané se met en place doit aussi être bien paniquant.. De mon coté j’ai surtout deux grandes peurs : tout ce qui est déchirure/épisiotomie et d’avoir une césarienne en urgence où je doit être mis en anesthésie générale et du coup « loupe » la naissance.. Si je me plonge un peu plus dans l’irrationnel j’ai aussi la peur d’un enfant mort-né.. la douleur et la durée ne me paniquent pas vraiment mais par contre (allez savoir) la fatigue oui!.. J’ai la hantise d’un travail qui commencerait le soir et où je me retrouverais à devoir vivre ces dizaines d’heures éprouvantes avec une nuit blanche dans les pattes!.. ça me parait insurmontable…

le 20/02/2019 à 09h57 | Répondre

Christelle

Même si on est déclenchée, on ne sait pas quand cela va arriver… J’ai été déclenchée et finalement mon bébé est arrivé plus de 24h après le déclenchement.
Pour la nuit blanche, je ne peux que compatir car j’ai eu un accouchement de 60h au total avec 3 nuits blanches mais le corps a des réserves insoupçonnées ! De toute façon, on n’a pas trop le choix, il faut bien que bébé finisse pas sortir 😉
Mais tu peux tout à fait accouché en 2h et ne pas avoir le temps de dire ouf !
Pour l’épisiotomie, tu as le droit de dire non, il faut que tu en informes l’équipe médicale qui sera en charge de ton accouchement.

le 20/02/2019 à 10h37 | Répondre

Raphaelle

Merci pour ta réponse! 3 nuits blanches oh mon dieu quelle warrior!.. je dois probablement me dire que ce que mon esprit pense impossible, mon corps, lui, est capable.. Pour l’épisiotomie j’ai peur qu’il y ait une bonne différence entre la théorie (je préviens ma gynéco que je n’en ai pas envie) et la réalité (je suis complètement épuisée et vulnérable et je n’arrive pas à dire non sur le moment si l’équipe me mets la pression pour en accepter une).. Je trouve ça particulièrement difficile de faire confiance au personnel médical sur ce qui est « vraiment nécessaire » ou pas concernant ce sujet..

le 20/02/2019 à 13h25 | Répondre

Viviane

Pour te rassurer, j’ai eu trois accouchements avec trois episiotomies (forceps sur le premier, têtes au 95ème percentile deux fois) et je n’ai jamais eu le moindre souci après, reprise de la vie sexuelle à un mois, aucune conséquence tardive.

le 20/02/2019 à 18h25 | Répondre

Christelle

Quelle chance ! 10 mois après j’ai toujours mal à ma cicatrice…
Je ne sais pas quoi faire pour qu’elle guérisse

le 21/02/2019 à 10h36 |

Clémence (voir son site)

Christelle, il existe des huiles de massage pour aider à la réparation du périnée après l’épisiotomie. Je n’ai pas testé personnellement mais ma sage-femme me parlait d’une huile de la marque Weleda.

le 01/03/2019 à 14h42 |

Clémence (voir son site)

Pour ma part j’a finalement été bluffé car le corps à des ressources incroyables pour ce qui est de la gestion de la fatigue lors de l’accouchement et des jours qui suivent.

le 01/03/2019 à 14h41 | Répondre

Mamichiko

Moi j’avais décidé de ne penser à l’accouchement qu’à partir de nos séances de préparation à l’accouchement et à la parentalité. Durant ces séances on posait toutes les questions qui nous venaient, on etait dans un groupe de 5 autres parents donc à la fin y avait une bonne émulation et chacun pensait à quelque chose à laquelle les autres n’avaient pas pensé. Mais on a beaucoup parlé de l’accouchement, fais des exercices. On n’a pas vraiment parlé de la parentalité… Et une fois revenus de la maternité à 3, je me suis dit « mais ?? comment on occupe les journées d’un bébé ? » heureusement, mon mari, en plus de son congé paternité, a posé 15 jours de congé (vive les vacances d’été !) et on est resté 1 mois à trois, tous les jours, pour trouver notre rythme, nos nouvelles habitudes, nos repères. Quand papa a repris le travail (avec le plus gros pincememt au coeur du monde et le sentiment de nous abandonner), avec ma fille on ne s’est pas sentie trop trop perdue, même si toute seule c’etait plus difficile, et on a avancé au jour le jour. Enceinte de BB2, j’essaie de me rappeler qu’on a su faire avec le 1er, normalement avec le 2e, ça ira aussi…
Alors j’espère que pour toi aussi, les premières semaines et premiers mois avec ton enfant t’ont permis de construire une bonne confiance en toi en tant que maman (tu le vois h24, tu le connais le mieux et tu sais ce que veux dire telle mimique ou tels pleurs, même si tes proches ont toujours une meilleure idée que toi bien sûr de ses problèmes – surtout ceux qui n’ont jamais eu d’enfant…), et que tu as pu commencer à construire une vraie relation de confiance avec Minivous pour qui, vous, ses parents, et comme me le répète souvent mon mari,  » toi, sa maman », êtes le centre de son monde pendant encore un bon moment 🙂

le 20/02/2019 à 10h21 | Répondre

Clémence (voir son site)

Après avoir vécu une préparation en tête à tête avec ma age-femme, je pense qu’en effet une préparation en groupe est beaucoup plus efficace. J’aurai surement préféré.
Et je pense qu’aujourd’hui je ne m’en sors pas trop mal, en tout cas c’est comme cela que j’interprète tous les sourires de mininous (au final c’est pas plus mal que les bébés ne sachent pas parler, on peut leur faire dire ce qu’on veut 😉 )

le 01/03/2019 à 14h48 | Répondre

Charlotte - Enfance Joyeuse (voir son site)

Je pense que toutes ses craintes et ses peurs sont légitimes. Vous plongez dans l’inconnu et c’est bien normal que de ressentir cela.
Ayez confiance en vous, vous allez vous débrouiller comme une chef 😉

le 20/02/2019 à 11h36 | Répondre

Workingmutti (voir son site)

Ayant eu une césarienne programmée pour mes premiers (des jumeaux en plus!) je comprends tout à fait tes angoisses.

Ce que je vais te dire n’est pas forcément très politiquement correct, pas forcément hyper joyeux, mais je trouve que ça se finit bien. Je me suis toujours imaginée maman, mais le premier bébé que j’ai tenu dans mes bras c’était mon fils.

J’ai mis des mois et des mois à commencer à m’épanouir dans mon rôle de maman. C’est venu très progressivement à partir de ce moment là. Aux 2 ans de mes grands je me suis sentie pleinement maman. Maintenant je suis à fond dans ce rôle et je ne savais pas que c’était aussi bien en fait d’être maman.

Bref, tout ça pour dire: pour la plupart des femmes ça vient assez vite, mais ce n’est pas parce que ça ne vient pas au début que ça ne viendra jamais ;).

Ps: le coup de l’accouchement en vidéo en cours de SVT c’est hardcore quand même !

le 20/02/2019 à 14h52 | Répondre

Clémence (voir son site)

Je crois qu’en fait il y a deux type de personnes, celles qui rentrent directement dans le rôle de maman et qui s’y plaisent d’emblée, et celles à qui il faut un peu plus de temps. Je pense toutefois que les souffrances plus ou moins prononcées des nourrissons vont y jouer pour beaucoup (je pense aux RGO, coliques, et autres joyeusetés)

le 01/03/2019 à 14h50 | Répondre

Choupichette (voir son site)

Pour le coup je fais + partie de la catégorie « plus j’en vois, plus je suis rassurée ». J’aime savoir toutes les choses possibles ou pas pour avoir toutes les cartes en main. Mais je comprend tout à fait le point de vue des personnes qui préfèrent en savoir le moins possible.

Sinon astuce : quand j’avais/j’ai un doute sur ma capacité à être une bonne maman, je me dis « je suis pas plus bête qu’une autre » et ça m’aide à relativiser. On s’en sort toujours, même dans les moments difficiles il faut se dire qu’il y a une fin !

Hâte de lire la suite !!

le 20/02/2019 à 15h13 | Répondre

Clémence (voir son site)

Le plus dure dans les moments difficiles c’est de ne pas savoir quand est la fin …

le 01/03/2019 à 14h51 | Répondre

Maud (voir son site)

Courage…..Tes peurs sont légitimes c’est l’inconnu, je te souhaite une belle rencontre et une merveilleuse vie ensemble….. Le métier de maman ça s’apprend chaque jour… bisous

le 20/02/2019 à 18h24 | Répondre

Clémence (voir son site)

Mininous à maintenant 4 mois et en tant que scientifique j’ai envie de dire qu’être maman est ma plus grande expérience ! C’est fabuleux de voir son bébé progresser, et de progresser avec lui.

le 01/03/2019 à 14h54 | Répondre

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