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Je n’aime pas être enceinte


Publié le 11 décembre 2017 par Doupiou

Bon, voilà tout est dit dans le titre. Je jette un sacré pavé dans la mare.

Avant ma première grossesse, je voyais mes amies et les femmes de ma famille tomber enceintes et devenir le stéréotype même de la future maman : une femme radieuse. Le sourire aux lèvres, les cheveux magnifiques, le ventre beau et tout rond qu’elles caressaient avec amour.

Je me suis jurée d’être pareil quand mon heure serait venue : une future maman épanouie avec la tête dans les nuages et une sérénité permanente.

Je m’étais fait une idée tellement fantasmée de la grossesse que quand mon tour est arrivé, la chute a été rude.

crédits photo : pexels

Dans ma tête

Le stress. L’angoisse. L’inquiétude. Tout cela en permanence.

Et si mon bébé était mort dans mon ventre sans que je m’en rende compte ? Et s’il naissait handicapé sans qu’on le voit aux échographies ? Je le sens moins que d’habitude là, non ? Mais je sens qu’il y a un souci, je le ressens. Je dois aller aux urgences c’est sûr.

En permanence.

Étrangement je n’ai jamais eu d’angoisses sur l’après-accouchement, comment m’occuper d’un bébé ou autre. Mais le fait de ne pas « voir » mon bébé m’inquiète énormément. Si je pouvais passer ma grossesse accrochée à un Doppler ou avec une sonde à échographie sur mon ventre toute la journée je le ferais. Même après une échographie ou une consultation lors de laquelle docteur Gynécologue va me dire que tout va bien, je ne peux pas m’empêcher de me dire : et si il s’était passé quelque chose de terrible entre le moment où j’ai passé la porte du cabinet pour rentrer chez moi et maintenant ? Oui je vire complètement déglingo…

Ensuite il y a ces restrictions alimentaires qu’il faut suivre à la lettre sous peine de stresser comme une malade parce que tu as mangé une tranche de fromage qui n’était pas pasteurisé alors que tu étais persuadée du contraire. Au début je continuais à aller au restaurant en faisant mon sergent-chef du contrôle alimentaire et en gonflant les serveurs de mes cascades de questions sur la cuisson de la viande ou du lavage de leurs légumes.

Et puis pour ne plus m’infliger tout cela, j’ai stoppé les repas en dehors de la maison (sauf si grand évènement bien entendu !). Au moins je n’avais plus l’impression de faire honte à ma famille !

Et puis la fatigue…  Pour ma première grossesse, c’était une fatigue en mode coma qui arrivait sans que je ne m’en aperçoive. Piquer du nez sur son bureau au milieu de l’après-midi ? Done ! Pour ma seconde grossesse, c’est plutôt comme si mon corps s’était mis en mode veille. Au ralenti, toute la journée. Et moi qui suis plutôt hyperactive, ça me gonfle terriblement de me voir dans cet état sans rien pouvoir y faire.

Dans mon corps

Il faut être honnête, je n’ai pas le genre de début de grossesse qui fait rêver : vomissements en continus et violentes douleurs ligamentaires.

Je ne peux pas dire que voir mon ventre grossir me dérange vraiment. Évidemment, je sais que c’est inhérent à la grossesse ! Non, en réalité ce sont tous les petits « à côté » que je déteste.

Mes seins, lourds, terriblement douloureux. Des douleurs qui me réveillent la nuit, qui me gênent même quand l’eau de la douche coule dessus. Je pourrais en faire un atout de séduction et me sentir bien avec, mais ils me complexent plus qu’autre chose. J’ai l’impression que les veines bleues écrivent « fragile : lactation en préparation ».

Les envies de faire pipi, tout le temps sans pouvoir se retenir. Une fois je me suis retenue un peu trop longtemps, ça m’a valu une jolie infection urinaire. Alors tant pis si je me lève quatre fois pendant la réunion pour aller aux toilettes !

Même mes magnifiques cheveux de grossesse me gonflent : les petits fils tout fins se sont changés en un amas de cheveux épais type crinière. Oui ils sont beaux. Mais oui je perds dix minutes de plus le matin à les sécher tellement j’ai gagné en masse capillaire.

Mes chevilles qui disparaissent sous une importante rétention d’eau, ces vergetures qui strient mon ventre de toute part, ces démangeaisons que je me freine de gratter sous peine d’arriver au sang, les douleurs au dos à la fin de la journée…

Et encore je m’estime heureuse puisque je n’ai pas connu les hémorroïdes ou autres problèmes gastriques.

Bon, et si je relativisais un peu ?

OK je n’aime pas être enceinte. C’est un fait. Je ne me retrouve pas dans cette image de la femme enceinte épanouie que j’ai tant vu chez des amies. Peut-être est-ce pour moi une forme de jalousie ou alors je leur en veux de n’avoir montré que la partie magique de la grossesse. M’aurait-on menti ? Je trouve ça tellement beau une femme enceinte qui respire la zénitude et le détachement. Alors que dans ma tête ça turbine à mille à l’heure et le moindre mouvement de mon corps me fait gémir.

Mais il y a quand même des moments sympas dans la grossesse comme voir toute ma famille aux petits soins pour moi, faire du shopping pour bébé ou sentir les mouvements de mon enfant.

Je n’ai pas eu de complications majeures dans ma première grossesse et à l’heure où j’écris cet article, ma seconde grossesse se déroule aussi sans encombre. Et juste ça, c’est drôlement chouette.

Parlons-en de l’heure où j’écris cet article : je commence mon quatrième mois mais les vomissements n’ont pas encore décidé de me ficher la paix. Des jours je pleure dans les toilettes tellement je n’en peux plus. Je croise les doigts pour que tout aille mieux rapidement.

Au début, je me suis dis que je ne pouvais pas publier cet article car je me plains de ne pas aimer la grossesse alors qu’il y a de nombreuses femmes qui aimeraient connaître ces désagréments ou des femmes pour qui la grossesse est un parcours du combattant. Des femmes qui doivent se dire : mais quelle suffisance cette Doupiou ! Elle fait son Caliméro alors qu’elle n’a pas eu difficultés à tomber enceinte (volontairement je n’ai pas dis « avoir un enfant » car pour moi cela représente aussi l’accouchement et dans cette matière, il n’y a rien d’idyllique chez moi). Je suis véritablement navrée pour toutes ces femmes, et si c’est ton cas, je te souhaite de connaître une grossesse la plus parfaite qui puisse être.

Mais c’est de MON ressenti dont il est question dans cet article et il était impossible pour moi de tronquer ou nuancer mon état d’esprit : non, je n’aime pas être enceinte.

 

Et toi ? Est-ce que tu as aimé être enceinte ? Ou alors ce n’est pas non ta tasse de thé ? Est-ce que tu as des conseils à donner aux futures mamans qui sont angoissées ? Dis-nous tout !

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Commentaires

38   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madeleine

Je te comprends. J ai eu difficilement mon bébé par FIV. Et je ne sais pas si ça marchera pour un petit deuxième (qu on souhaite de tout notre cœur) mais j appréhende plus la grossesse que les traitements de PMA. J ai juste eu l impression de 8 mois (il est né en avance, en parfaite santé, ouf !) d angoisses, de vulnérabilité, de douleurs, de perte de contrôle et de complications en tout genre.
Bref, je pense qu on a le droit de trouver la maternité difficile même si on n a pas eu de soucis pour être enceinte.
En fait, autour de moi, je ne connais quasi personne qui ait trouvé si génial que ça la grossesse.

le 11/12/2017 à 08h17 | Répondre

Doupiou

Je te souhaite aussi de tout coeur que tu puisse avoir un deuxième enfant et même, soyons fou, que tu vive bien mieux ta grossesse !
Contrairement à toi, je n’ai connu personne (pendant ma première grossesse) qui n’aimait pas être enceinte ! J’ai l’impression de passer pour une extra-terrestre !

le 11/12/2017 à 11h54 | Répondre

MmeExpat

Contrairement à toi, j’aime être enceinte. C’est pour moi un Moment hors du temps et qui me fascine (un enfant grandit en moi). Pourtant le 1e trimestre est difficile à gérer (nausées en permanence même la nuit, beaucoup de vomissements et l’angoisse de perdre le bébé, surtout quand on a déjà fait une fausse couche).
Mais pour cette 2e grossesse, je suis juste infiniment reconnaissante que notre enfant se développe bien et qu’on soit bientôt parents une 2e fois. Après 6 ans d’essai donc 4 en centre PMA, être enceinte n’a rien d’une évidence. Je suis consciente de la chance que j’ai (beaucoup de connaissances sont encore en plein parcours) et je la savoure. Même si je conçois tout à fait qu’on puisse détester être enceinte!

le 11/12/2017 à 09h15 | Répondre

Doupiou

Heureusement qu’il y a des mamans comme toi qui aiment la grossesse ! Sinon l’humanité serait en péril !
Ce sont des ouvertures d’esprit comme les tiennes qui font au chaud au coeur : malgré ton parcours, tu aime être enceinte mais tu respecte aussi celles qui n’aiment pas ! Merci

le 11/12/2017 à 11h56 | Répondre

Delphine

Comme je te comprend. J’ai l’impression qu’on m’a menti sur les symptômes si intense du 1er trimestre, sur les changements psychologiques autant que physiques. Le plus dur pour moi qui est dans mon premier trimestre c’est de ne pas pouvoir le dire au travail et donc devoir faire bonne figure à tout prix alors que rien ne va.
Le chemin est long et douloureux mais heureusement la cause est la plus belle, c’est ce que je me répète en boucle pour tenir bon encore les 30 semaines qu’il me reste!

le 11/12/2017 à 10h53 | Répondre

Doupiou

Je te souhaite plein de courage pour les 30 prochaines semaines ! J’espère que tu connaîtras le regain d’énergie du deuxième trimestre.
C’est vrai que les changements psychologiques ne sont pas évidents à vivre car on y est moins préparées…

le 11/12/2017 à 11h58 | Répondre

MamanDe4 (voir son site)

Je te rejoins sur le contrôle de ce sinon doit manger et le stress de ce qui pourrait arriver au bebe ! Et puis le dernier trimestre aussi, quand tu es limitée dans tes mouvements et que tu ne peux pas traité tout ce que tu veux. Je sais pas si je n’ai pas aimé mes grossesses mais ce ne sont pas non plus les belles périodes de ma vie. En revanche, dès que je réalise que je suis une petite usine à être humain, là je trouve cela merveilleux. Bon courage pour les prochains mois ! Pour moi, après 4 enfants, c’est terminé!!

le 11/12/2017 à 11h16 | Répondre

Doupiou

Merci ! Les restrictions alimentaires vont être difficiles en période de fêtes !

le 11/12/2017 à 11h58 | Répondre

Elodie

Ça fait plaisir de ne pas être la seule à ne pas aimer etre enceinte ! 😊 Entre la fatigue, les vomissements, la peau qui démange et j’en passe, je n’ai qu’une envie … Accoucher 😉 Bon courage à toi 😘

le 11/12/2017 à 12h39 | Répondre

Doupiou

Et bien merci et bon courage à toi aussi !

le 11/12/2017 à 13h49 | Répondre

Flora

Bien-sûr qu’on a droit de ne pas aimer être enceinte même quand on a douillé pour en arriver là ! Comme Pmette j’ai des fois l’impression d’avoir encore moins le droit de me plaindre de la grossesse mais merde, je n’aime pas et j’attends la délivrance avec impatience !
J’ai aussi des proches qui feraient 5 gosses rien que pour le plaisir d’être enceinte mais pour moi c’est plus un mauvais moment à passer, un mal pour un bien. Il en faut de tout pour faire un monde 😉
Je te souhaite bon courage pour les mois à venir.

le 11/12/2017 à 12h41 | Répondre

Doupiou

Un mal pour un bien c’est exactement ça ! Merci en tout cas !

le 11/12/2017 à 13h50 | Répondre

Elo (voir son site)

Je me reconnais vraiment dans les angoisses!!! J’avais l’impression d’avoir un poids immense sur les épaules car toute la responsabilité reposait sur moi (bien sûr que ce n’est pas la vérité mais c’était ce que je ressentais). Concernant les symptômes, j’ai eu beaucoup de chance car je n’ai vraiment rien eu de méchant (à part un décollement en début de grossesse, d’où mon angoisse d’ailleurs ensuite). J’espère que tes vomissements vont vite s’arrêter et que tu vas pouvoir profiter un peu plus sereinement de cette période unique. Bon courage pour la suite!

le 11/12/2017 à 13h07 | Répondre

Doupiou

D’une certaine façon la responsabilité n’est « que » sur la maman : l’alimentation, le repos…
Merci !

le 11/12/2017 à 13h51 | Répondre

Agathe

J’en suis à 18 sa et franchement pour le moment tout va bien 🙂 j’ai eu la chance de n’avoir que très peu de nausées (et je n’ai pas vomi !), pas de fatigue particulière pour le moment non plus. Et d’un naturel assez zen je ne me pose pas trop de question donc pour le moment je n’ai pas vraiment l’impression que grand chose change. Mais bien sûr, je peux comprendre ta mauvaise expérience !

le 11/12/2017 à 13h25 | Répondre

Doupiou

Je te souhaite bonne continuation dans ta grosssesse et que tu puisse rester toujours zen !

le 11/12/2017 à 16h05 | Répondre

Marjorie

Je trouve important au contraire de donner ton ressenti pour tes grossesses ! Ce n’est pas parce que des femmes n’arrivent pas à tomber enceinte que les autres ne doivent pas se plaindre… Je trouve ça aberrant et je sais que certaines du premier groupe refuse en bloc que nous autres qui n’avons pas de problèmes à procréer parle en mal de nos grossesses. On peut être heureuse d’attendre un enfant sans pour autant aimer être enceinte et c’est d’autant plus important de le faire savoir que ça peut être une source de dépression et de mal être, car on croit que la grossesse doit être épanouissante et qu’on est pas capable de le ressentir. Et à l’inverse c’est important aussi de dire quand les choses se passent bien. Nous sommes toutes différentes et cette diversité est normale.
En ce qui concerne le « dans ta tête » j’ai vécu tout pareil ma grossesse. L’accouchement ne me faisais pas peur du tout, et l’après je l’apréhendais avec une telle zénitude… Mais alors tant que mon bébé était dans mon ventre c’était l’angoisse ultime. Tout pareil que toi. Infernal.
Aller courage pour la suite, ce n’est qu’un mauvais moment à passer 😉

le 11/12/2017 à 14h33 | Répondre

Doupiou

Merci pour tes mots ! Ce que tu décris est très vrai : on est contente d’attendre un enfant mais on n’aime pas la grossesse ! Les deux ne sont pas incompatible !

le 11/12/2017 à 16h07 | Répondre

Floconnette

Pour ma part, je n’ai pas adoré ma première grossesse car j’ai eu mon lot de stress (diabète, alitement et pré éclampsie). Mais j’ai quand même apprécié cet état. Contrairement à toi j’adorais mes cheveux, et ma silhouette aussi d’ailleurs. Mais « grâce » au régime j’ai pris modérément de poids, aucune vergeture, un peu de rétention d’eau sans plus. Ce que je détestais le plus étaient comme toi les pauses pipi par contre!
Pour ma 2ème grossesse, j’étais super épanouie. J’avais bcp de douleurs car mon aîné était encore petit et très demandeur, + le boulot, mais je savais que c’était une petite partie de ma vie dont je devais profiter à fond. J’ai adoré cette connexion unique avec mes bébés à chaque fois, savoir qu eje n’étais jamais seule, les sentir bouger. J’étais stressée à chaque prise de sang de peur de voir mes plaquettes chuter et ma protéinurie monter mais ça allait encore. Même le régime très contraignant les piquages de glyécmie, associées aux injections d’insuline, ne m’ont pas vraiment gâché ma grossesse. Jétais toute fière avec mon gros bidou et mon premier à la main.
En ayant vécu l’alitement en fait et l’hospiatlisation je me disais que tant que j’étais à la maison avec mon grand, à pouvoir aller au yoga ou à la piscine, ca allait!
Mais ça dépend du ressenti et je trouve ça dommage de rendre tabou les témoignages en contresens. J’ai plusieurs amies dans ton cas et je l’étais moi même dans une certaine mesure pour ma première grossesse (mais c’était surtout l’alitement que je haïssais, pas la grossesse mais cette conséquence directe). Et c’est bien de lire toutes sortes de témoignages.
Après là où j’ai eu de la chance c’est d’accoucher 2 et 3 semaines avant et donc je n’ai pas eu les désagréments de la toute fin.
Bon courage j’espère que tu te sentiras mieux par la suite, et sinon, que ça passera vite 🙂

le 11/12/2017 à 16h20 | Répondre

Doupiou

Merci pour ton retour 😉

le 12/12/2017 à 08h37 | Répondre

Lumi

A 38 SA, j’arrive au bout de ma première grossesse… Et mon ressenti général est mitigé ! Le premier trimestre a été semblable à ce que tu as vécu : beaucoup, beaucoup de nausées et de vomissements (d’ailleurs je suis un peu abattue de me dire que, dans ton cas, le fameux « Chaque grossesse est différente » qu’on me sert pour me réconforter ne s’est pas vraiment vérifié…). J’ai eu également des angoisses liées à des spottings en début de grossesse.

Mais ensuite, tout est allé beaucoup mieux. J’ai eu peu d’autres symptômes désagréables (bon, de la fatigue, des tiraillements, quelques douleurs, mais comparé à la galère du premier trimestre ça m’a semblé peu de choses). J’ai vraiment aimé sentir mon bébé bouger. Je crois que cette sensation risque de me manquer, de même que mon ventre rond.

Du coup, c’est un peu moitié/moitié… Mais malgré tout, je trouve ça quand même long à vivre, et parfois un peu lourd psychologiquement (entre les angoisses, la fatigue, le corps qui ne permet plus les mêmes choses, les restrictions alimentaires…).

Hier encore, je disais à mon mari que je ne pensais pas vouloir vivre beaucoup de grossesses. Heureusement que nous n’avons pas envie d’avoir douze enfants ! Et pourtant cette grossesse a été très, très désirée, et a mis du temps à s’installer…

Bref, j’imagine qu’on est quand même nombreuses à se situer dans un entre deux, entre l’épanouissement béat et la franche détestation de cet état.

le 11/12/2017 à 17h19 | Répondre

Doupiou

C’est vrai qu’il y a beaucoup de sentiments contradictoires ! J’arrive doucement à la fin du deuxième trimestre et ce n’est pas encore la folie…

le 12/12/2017 à 08h38 | Répondre

Viviane

Je n’ai (presque) jamais été maladie enceinte : j’ai vomi deux fois ‘inopinément) à ma première grossesse, 1 fois à la seconde, 0 à la troisième, je n’ai jamais eu de nausées, j’ai préparé (et réussi) l’internat enceinte, j’ai fait des gardes jusqu’à 5 mois révolus… Je crois qu’on peut dire que j’ai bien aimé être enceinte et que j’étais faite pour ça ^^ (ceci pour rassurer les futures mamans : on n’est pas toujours malade enceinte !). Mais bon courage pour celles qui n’ont pas cette chance !).

le 11/12/2017 à 18h59 | Répondre

Doupiou

Merci pour ton commentaire !

le 12/12/2017 à 08h39 | Répondre

Elisa (voir son site)

Je suis comme toi, j’ai détesté être enceinte. J’ai été malade tout le long et l’accouchement a été une délivrance au sens figuré comme au littéral. Mon fils va avoir 6 ans et j’ai vraiment l’impression que personne ne disait ce genre de trucs à l’époque. Je me sentais seule et je culpabilisais beaucoup de ne pas être la femme enceinte super épanouie qu’on voit et surtout, qu’on nous décrit.

le 11/12/2017 à 23h16 | Répondre

Doupiou

Il me tarde d’accoucher aussi ! Je compte les jours alors qu’il me reste plus d’un trimestre complet ! J’ai aussi eu l’impression pendant ma première grossesse de ne pas avoir le droit de dire qu’on aime pas la grossesse !

le 12/12/2017 à 08h40 | Répondre

Maman Pavlova (voir son site)

Alors moi c’est tout l’inverse j’ai adorée être enceinte j’aurais voulu ne jamais accouché et pourtant j’ai souffert d’hypermes , et j’ai perdu 8K. Mais comme c’était magique de déjà communiqué avec mon bébé. Apres un Parcours PMA, c’était juste jouissif et une sacré revanche sur la vie ! Mais je comprend que l’on puisse ne pas aimer …

le 12/12/2017 à 10h43 | Répondre

Doupiou

Je suis très contente si tu aime la grossesse ! Heureusement qu’il y a des futures mamans comme toi ! Et puis après un parcours comme le tien, ça doit être une jolie victoire !

le 12/12/2017 à 15h37 | Répondre

Mylia (voir son site)

J’en suis au début de la grossesse encore, seulement le premier trimestre, pourtant moi aussi pour l’instant je DETESTE ça et je dois dire que ça fait un bien fou de lire que non, la grossesse ce n’est pas toujours un monde trop rose de paillettes et de licornes !

le 12/12/2017 à 14h14 | Répondre

Doupiou

J’espère que la suite de ta grossesse se passera très bien !

le 12/12/2017 à 15h38 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

J’ai mis 15 mois pour avoir Tess, c’était long et je m’étais promise de savourer ma grossesse. Mais si j’avais eu les mêmes désagréments de grossesse que toi, je pense que ça aurait été bien difficile de l’apprécier. D’ailleurs, je ne peux pas dire que cet état me manque. Oui, il y a des côtés agréables qui nous font aimer cet état mais comme toi, j’étais une grande stressée et n’ai jamais été zen. Je pense que ça m’a un peu terni l’image de ma grossesse finalement…
On verra ce qu’il en sera pour bébé 2 le temps voulu 🙂

le 12/12/2017 à 16h41 | Répondre

Doupiou

Personnellement je pensais qu’une deuxième grossesse me rendrait plus sereine car je savais à quoi m’attendre ! Mais je constate que ce n’est pas vraiment le cas !

le 12/12/2017 à 18h53 | Répondre

Folie douce

Je te comprends à 200%. J’ai passé quasi toute ma grossesse à vomir et pleurer que je ne voulais plus jamais être enceinte et culpabiliser de ne pas être une assez bonne future mère, que mon bébé serait enfant unique…(mode complément irrationnel ON). C’était d’autant plus dur que moi aussi j’avais une vision positive de la grossesse où la femme enceinte est un peu malade le premier trimestre puis ça s’arrête complètement et elle est heureuse, épanouie et resplendissante avec son gros ventre. J’ai vraiment eu du mal à accepter que pour moi ça ne se passe pas du tout comme ça mais c’est la vie! Heureusement mon entourage était plutôt gentil et me plaignait (faut dire que mon état et mon hospitalisation en ont fait flipper certains). Mais j’ai quand même des amies qui me disaient que malgré tout j’aurais la nostalgie de certains moments, sentir le bébé bouger toussa toussa. Ben ma fille va avoir 6 mois et je peux l’affirmer : non je n’ai aucune nostalgie de ma grossesse, j’ai détesté ça ! Ça n’empêche pas que j’adore être maman et que c’est un bonheur que je souhaite sincèrement à toutes les femmes qui le désirent (et je leur souhaite même une grossesse qui se passe bien mieux que la mienne).

le 12/12/2017 à 16h43 | Répondre

Doupiou

La nostalgie de la grossesse j’avoue l’avoir eu quand ma fille a eu 1an. Pas vraiment la nostalgie d’être enceinte mais plutôt l’espoir d’avoir une deuxième grossesse plus épanouissante que la première ! Raté !

le 12/12/2017 à 18h55 | Répondre

Élodie

Idem ici. Pourtant je ne me suis infligée aucune restriction alimentaire, j’ai fait des gardes de nuit jusque 35sa je n’ai pas été trop trop malade mais j’ai détesté l’état de grossesse. Je n’ose pas trop le dire. Heureusement que J adore être maman. Ça dure plus longtemps!

le 12/12/2017 à 17h37 | Répondre

Mamichiko

Moi aussi j’ai détesté être enceinte. Tous ces « maux sympathiques » ou « petits maux ». J’ai eu la nausee du matin au soir pendant 7mois. La fatigue, les vomissements, le super odorat qui t’empêche de vivre car ça augmente la violence des nausées, le fait d’avoir faim mais ne rien pouvoir avaler car tout me dégoutait. Quand enfin je parvenais à avaler quelque chose, c’était pour mieux le vomir. Les douleurs dans le dos, à l’estomac, les douleurs ligamentaires. Ajoutons à cela une map car des contractions douloureuses dès le début avec decollement du trophoblaste le premier mois… Je n’ai pas pris la voiture jusqu’à 36semaines. Ma famille habitant loin, mon mari travaillant, je suis restée seule pendant tout ce temps, ne pouvant voir personne, car je ne parvenais pas à suivre une conversation, sans parler d’une luminosité à peine trop élevée qui augmentait l’intensité de mes nausées. Ah oui, je crachais tout le temps à cause d’une monstruseuse hypersalivation aussi, glamour. Les 3 derniers mois j’ai pris 16kg. Pas grave, vu tout ce que j’avais perdu. Et autour de nous, toutes ces femmes enceintes radieuses, je ne comprenais pas pourquoi moi j’avais le teint vert et des cernes jusque dans les chaussettes. Et dans l’autre sens, ces femmes ne comprennent pas comment j’ai pu detester ma grossesse, elles qui ont même pu continuer à travailler jusqu’à leur congé mater. Moi j’ai mis 8mois de ma vie entre parenthèse, à vivre seule et dans le noir.
Après ma fille est arrivée, un accouchement très traumatisant. Mais un immense soulagement quand je l’ai enfin tenue dans mes bras.
Et là, enfin le bonheur !

le 13/12/2017 à 14h59 | Répondre

Simily

Je te comprends tellement! Je commence tout juste mon 3e trimestre de grossesse et j’ai vraiment du mal à apprécier cette période… C’est dur d’en parler à notre entourage parce que la plupart des gens ne comprennent pas! Avant d’être enceinte je m’attendais tellement à vivre quelque chose de merveilleux et d’épanouissant que lorsque la réalité est arrivée je suis tombée de haut… Le pire pour moi ce sont les nausées du premier trimestre, la fatigue extrême et les douleurs ligamentaires qui me handicap réellement au quotidien. Évidemment ça ne m’empêchera pas d’avoir d’autres enfants et donc de vivre d’autres grossesses mais c’est un fait: Je n’aime pas être enceinte!
Pour moi le réel épanouissement sera le jour où j’aurai mon bébé dans les bras!

le 19/12/2017 à 11h45 | Répondre

Doubi

Merci pour ton témoignage !

Je suis dans le même cas enceinte du deuxième à 5 mois de grossesse et définitivement je ne suis pas de celles qui sont touchées par la grâce divine lors de leurs grossesses.

J’avoue être peut être un tout petits peu plus sereine cette fois-ci, mais je suis de nature angoissée donc on ne se refait pas, ( faut que j’anticipe ou projette le pire pour avoir l’impression de maîtriser les événements ). Comme toi je suis toujours sceptique et à l’affût d’un soucis alors que pour le moment je pense être plutôt chanceuse de ne pas avoir de problèmes significatifs durant mes grossesses (je touche mon front..)
Bon et puis j’ai moins le temps de me regarder le nombril avec l’aîné qui a 18 mois.

Il y a une forme de culpabilité à avoir, à annoncer clairement sa position sur la grossesse qui ne va pas dans le sens que tout le monde veut croire, car ça choque ou alors cela blesse …
bref … c’est un sujet très sensible la maternité//condition féminine tout ça tout ça … tout le monde finis par s’approprier ton état et parle à ta place …

Et en tout cas je partage entièrement ton ressenti !! (et ça fait du bien 🙂
Je voudrais rajouter pour ma part que ce que je supporte le moins ce sont ces foutus hormones, que j’assimile a une forme de drogue qui est injecté de manière très anarchique dans ta grossesse et qui te fais des trucs … ou dire des choses ou péter des plombs … impression d’être complètement dépossédée de toi même …. comme un pantin manipulé !!!

Et comme toi j’adore être maman et préfère partager en directe avec son bébé en face de sois ou dans les bras que par l’intermédiaire du ventre opaque.

En tout cas merci et j’espère que tes vomissements s’estompent et que ta grossesse se passe (médicalement parlant) toujours bien !

le 28/12/2017 à 16h33 | Répondre

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