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Comment être une bonne mère alors que la mienne ne l’était pas ?


Publié le 5 septembre 2016 par Chacha d'avril

C’est un article assez difficile que je vais tenter d’écrire aujourd’hui. Il ne sera pas drôle, ni joyeux, et encore moins plein d’espoir. Je vais te révéler l’une de mes peurs les plus profondes, faite de doutes et de manque de confiance en moi.

J’ai peur de ne pas être une bonne mère. Comme toutes les mères, tu me diras. Mais ici, c’est différent. J’ai peur d’échouer, comme ma mère a échoué. J’ai peur de ne pas réussir à créer un lien comme ma mère n’a pas su le faire. J’ai peur de ne pas être la mère dont ma fille aura besoin, comme la mienne n’a pas su l’être.

Pas une bonne mère

Crédits photo (creative commons) : Bridget Coila

Tu l’auras compris, ma mère et moi, c’est une grande histoire de (dés)amour. Et chaque fois que je m’occupe de ma fille, une petite voix dans ma tête me chuchote : « Pourquoi insister, tu n’y arriveras pas, de toute façon ! Tu es la fille de ta mère, tu vas reproduire le même schéma, tu vas tout rater ! »

Bon, ok, je vais te raconter. Parce que là, tu dois penser : « Mais quel est le monstre qu’elle a eu pour mère ??? »

Détrompe-toi, ma mère n’est pas un monstre. Elle n’a pas su s’adapter à ses enfants, c’est tout. Mes frères et moi avons eu une belle enfance, avec de grands Noëls et de belles vacances. Mais ma mère n’a pas su faire avec nos personnalités différentes, elle a tenté de respecter un schéma type d’éducation qui ne convenait ni à moi, ni à mon frère aîné. Elle n’a pas tenté d’ajuster son éducation à nos personnalités.

Pour elle, ce n’était pas sa pédagogie qui ne convenait pas, c’était nous qui n’étions pas de bons enfants modèles. Et tout au long de notre enfance et de notre adolescence, elle a su nous faire comprendre que nous n’étions pas les enfants dont elle rêvait.

Nous avons eu très peu de câlins de sa part. Très peu de mots doux ou d’encouragements. Nous avions chacun notre surnom : moi j’étais sa « poussinnette» et mon frère son « poussin ». Mais ce n’étaient que des mots. Jamais nous ne faisions assez bien. Tout ce que nous faisions l’énervait. Elle n’était satisfaite que quand nous ramenions d’excellentes notes à la maison, comme si c’était tout ce qui comptait.

Mon frère est une personne très intelligente, limite surdouée, avec les inconvénients que ça comporte : refus de l’autorité, émotions difficilement contrôlables (surtout la colère…). Il était la terreur de l’école, personne ne l’invitait aux anniversaires. Plutôt que de s’encombrer avec ce fils qui ne lui convenait pas, ma mère l’a envoyé en internat à l’autre bout du département, dès la 5ème.

Ça n’a rien arrangé, au contraire ! Il est devenu encore plus enragé, a arrêté de travailler à l’école, a eu de mauvaises fréquentations, et a sombré très jeune dans des abus peu recommandables. Ma mère l’a envoyé voir plusieurs psys, qui n’ont rien changé. Elle n’a jamais pris mon frère à part pour lui dire qu’elle l’aimait, qu’elle avait confiance en lui et qu’elle allait l’aider à sortir de cette spirale infernale. Au contraire, elle l’a accablé de reproches, et l’a même insulté en public…

Mon frère s’est éloigné de moi. Il passait de moins en moins de temps à la maison. Quand mon frère et ma mère se croisaient, ce n’était qu’insultes et cris. Ma mère a décidé de mettre fin à tout ça en prenant la pire décision de sa vie : elle a porté plainte contre lui. Contre son fils. Sous un motif faux, mais qui nous a tous emmenés devant le tribunal.

J’ai vu les flics débarquer chez nous pour emporter mon frère. Et à à peine 20 ans, mon frère a été interdit de vivre chez mes parents. Il a vécu pendant des années chez la mère d’un copain, qui l’a ramassé à la cuillère et a été une véritable mère pour lui, comme la mienne ne l’a jamais été.

Aujourd’hui, il va mieux. Il est parti vivre à l’étranger. Il ne parle plus à mes parents et recommence tout juste à reprendre contact avec moi. Il n’a jamais vu sa nièce.

Et avec moi, comment s’est comportée ma mère ? Ça n’a pas été aussi violent, rassure-toi. Mais tout de même assez pour que je lui en veuille beaucoup. Elle ne m’a jamais appris à me coiffer, à bien m’habiller ou même à mettre un tampon. Ce sont des amies qui m’ont appris tout ça.

Plus tard, j’ai fui la maison pour mes études. J’ai vécu ma vie, rencontré mon Homme à l’époque du lycée, et nous nous sommes mis en ménage quand j’étais encore étudiante. Ça n’a pas du tout convenu au modèle que ma mère s’était imaginé pour moi.

Déjà, l’Homme n’est pas le gendre idéal. Elle l’a détesté dès le premier regard. Il n’était pas assez bien pour sa fille. Alors, elle a décidé de tout tenter pour nous séparer : elle a tenté de le discréditer à mes yeux, l’a insulté en face à face, a tenté de retourner toute ma famille contre lui. Ça n’a pas fonctionné.

Ça a été une période très difficile pour notre couple, nous avons été au bord de la rupture plusieurs fois. Mais au final, ça nous a rendus plus solides. Plus tard, nous nous sommes mariés, et ma mère a tenté de saboter le mariage. Tout ça a beaucoup touché mon mari. Aujourd’hui, il la déteste et refuse de la voir plus de deux fois par an.

Bref, tu l’auras compris, je ne suis pas proche de ma mère. Lors de ma grossesse, je me suis posé beaucoup de questions sur ma capacité à être une bonne mère pour ma fille : est-ce que je saurais la comprendre, la soutenir quand elle en aurait besoin ? Est-ce que je saurais être affectueuse et douce ? Est-ce que je serais la mère dont elle a besoin, et non une mère bloquée dans ses principes comme l’avait été la mienne ?

Aujourd’hui que Petite Fleur est là, je me découvre une fibre maternelle que je ne soupçonnais pas. Tu comprends, je croyais que je serais comme ma mère, indifférente et froide, et je me découvre attentionnée et affectueuse, inquiète à chaque cri de douleur, fière de chaque progrès, emballée par chaque sourire, déchirée par chaque sanglot…

Et pourtant, je reste pétrifiée à l’idée de reproduire les mêmes erreurs que ma mère. Je veux construire une vraie relation avec ma fille, je veux qu’elle se sente proche de moi et en confiance. Je veux qu’elle ressente tout l’amour que j’ai pour elle, quels que soient sa personnalité et ses choix futurs.

Je veux qu’elle m’aime et qu’il y ait toujours une place pour moi dans sa vie future. Je ne veux pas qu’elle souffre d’avoir eu une mère inadaptée comme j’ai pu en souffrir.

Et je me demande chaque jour si je réussirai…

Et toi ? As-tu une histoire particulière avec ta mère ? As-tu peur de la reproduire avec ton enfant ? Comment ça se manifeste au quotidien ? Viens en parler…

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Commentaires

40   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Nounours

En lisant ton récit j’en ai les larmes aux yeux. Je trouve triste que ta mère n’a pas su se remettre en question et s’adapté à ton frère et toi. As tu pensé à consulter un spécialiste pour t’aider à vaincre ta peur de reproduire le schéma de ta mère? . C’est peut être un peu fort ce que je dis mais parfois l’aide d’un psy peut être salutaire et peut t’aider pour l’avenir.

le 05/09/2016 à 08h14 | Répondre

Chacha d'avril

Merci.
Non, je n’ai jamais sauté le pas et je me suis toujours dit que je pourrais me débrouiller sans.
Mais c’est vrai que je pourrais y penser.

le 05/09/2016 à 12h33 | Répondre

Madame Nounours

Oui je te comprends, j’espère que tu n’as pas mal pris mon conseil?, c’était absolument pas mon but. D’après ce que j’ai pu lire dans tes précédents articles, je pense que tu es tout le contraire de ta mère et tu sembles être une bonne maman pour ta petite fille et que tu as réussie à vaincre tes vieux démons.

le 05/09/2016 à 16h22 | Répondre

Chacha d'avril

Non pas du tout !! Je ne vai pas me vexer parce que tu me donnes un conseil, au contraire !
Merci de me dire ca, c’est vraiment très gentil à toi !

le 05/09/2016 à 17h52 | Répondre

alizea

d’abord, bonjour, je compatis à ta douleur j’ai un peu vécu la meme chose, ma mere n’a pas su gerer mes èmotions étant enfant, elle faisait des crises d’hystéries et réagissait en criant, elle ne me l’a pas clairement expliquée, mais je l’ai compris quand moi meme je n’arrivais pas à canaliser mes émotions et que j’ai commencé à hurler sur ma fille, que je ne supportais pas ses pleurs: ce n’est pas du tout ma conception de l’ education mais je ne me controle plus rien face à ses cris. au début quand elle était bébé, j’arrivais à gérer, j’étais caline et attendrissante, j’y suis toujours, maintenant elle a 3 ans, ma soupape de sécurité a explosé,j’ai décidé de me faire aider, car la crise des 3 ans est violente, tu ne pourras pas tout assumer, alors fais-le tout de suite, avant que ta soupape n’explose aussi. sur ce bon courage… biz

le 20/09/2016 à 14h11 | Répondre

Virginie

je ne porterai aucun jugement sur quoi que ce soit car il me semble difficile de le faire sans vraiment connaître les gens. En revanche, ton article me fait penser à ma relation avec mon père, qui est aussi violente à sa façon. Or, je me suis beaucoup construite en me disant « contrairement à mon père, je fais comme ça, je réagis ainsi etc. » une construction un peu contre ou à l’inverse de. ça me rassure je crois.
Après, pour avoir parlé avec des gens ayant connu de gros traumatisme enfants, je les ai toujours entendu me dire « ah non ! je ne reproduirai jamais le schéma de mon enfance malgré ce que les psy disent, etc. » lol un peu comme si les adages « ton père boit, tu boiras » ou « tu étais maltraité, tu maltraiteras » étaient de véritables insultes à leurs yeux.
Du coup, je me dis que, si tu as conscience des erreurs que tu ne veux pas commettre, tu ne les commettras pas. En revanche, tu en feras d’autres dont tu n’auras pas forcément conscience. c’est compliqué la parentalité. En tout cas, je trouve ton raisonnement très sain et te souhaite bon courage.

le 05/09/2016 à 08h20 | Répondre

Chacha d'avril

Oui, j’essaye de tout faire à l’inverse de ce que faisait ma mère mais parfois, j’ai l’impression de la voir en moi, sur de tous petits détails et ça me gêne beaucoup.
Pour les grandes lignes, ça n’a rien à voir, heureusement !
Je te souhaite beaucoup de courage dans ta relation avec ton père.

le 05/09/2016 à 12h34 | Répondre

Charlotte

Chère Chacha d’avril,
Ce matin, en lisant ton article, des larmes sont montées dans mes yeux. Je me suis sentie si triste pour toi, j’ai eu tant de compassion et je t’ai trouvée si digne, tu relates une relation difficile avec justesse et sans sentiment de vengeance. Tu sembles forte et portée sur le ressenti de l’autre.
Et c’est sans doute cette empathie qui te distingue fondamentalement de ta maman qui semble n’en avoir aucune.
Cette capacité à te mettre à la place de ta louloute, de te demander ce dont elle a besoin (et non, toi), cette capacité à te remettre en question, à interroger ton cadre et ton histoire…
Ce sont des forces que tu as et que ta maman n’a pas.
Ses manques t’ont sans doute aidée à te construire, toi, différente d’elle.
Je suis sûre que tu feras des bêtises, comme tous les parents, mais je suis surtout certaine que tu sauras relire tes erreurs avec la volonté de faire mieux la prochaine fois : et ça, c’est le plus beau cadeau que tu puisses donner à ta petite louloute.
On les éduque mais eux aussi nous font grandir. Ta fille t’apprendra beaucoup de choses.
Plein de belles pensées.

le 05/09/2016 à 09h19 | Répondre

Chacha d'avril

Merci beaucoup !
Ton message me touche profondément !

le 05/09/2016 à 12h35 | Répondre

Madame D

Oh c’est dure ce que tu racontes. Et comment est ce qu’elle régit par rapport a ta fille ?
Pleins de courage et je suis sure que tu vas être la meilleure des mère pour Petite Fleur !

le 05/09/2016 à 10h06 | Répondre

Chacha d'avril

Tu sais, on a tous nos blessures qu’on traîne tout au long de notre vie. Celle-ci est plus importante que les autres.
Elle s’intéresse un peu à elle mais pas plus que ça, elle n’a pas prévu de passer noël avec nous par exemple. Petite Fleur a 10 mois et ne l’a vu que cinq fois, alors que nous vivons pas très loin d’elle. Ca me rend triste pour ma fille parce que même si ça ne va pas avec moi, j’aimerai qu’elle puisse construire une relation avec sa grand mère… Et c’est plutôt mal parti…
Merci beaucoup pour tes encouragements !

le 05/09/2016 à 12h41 | Répondre

Doupiou

Ton récit est teinté de tristesse mais surtout d’espoir. Tu as déjà mis le doigt sur les comportements inappropriés qu’a eu ta mère et sur le manque de tendresse. Tu sais donc que tu devras faire « tout » l’inverse pour que ta fille ne manque de rien.
Petite Fleur a beaucoup de chance d’avoir une maman comme toi, combattante, aimante et respectueuse. Je ne me fais aucun souci pour toi !

le 05/09/2016 à 10h20 | Répondre

Chacha d'avril

Merci beaucoup, c’est très gentil à toi de m’encourager, et ça me fait du bien ^^

le 05/09/2016 à 12h44 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

C est vraiment un article difficile, triste et très personnel que tu nous livres aujourd hui, alors merci de ta confiance. Dans un autre ordre, il y a aussi beaucoup de choses que je ne veux pas reproduire et c est vrai que parfois cela m interroge. Mais j ai pris le parti de me dire que ma relation avec mon fils etait toute neuve et unique, une page blanche. Et je suis sure que nous allons, toi comme moi, y arriver ainsi 🙂 .

le 05/09/2016 à 12h48 | Répondre

Chacha d'avril

Oui nous allons y arriver !! Il ne faut pas lâcher, et nous serons des mères géniales pour nos enfants !
Merci pour ton commentaire

le 05/09/2016 à 17h31 | Répondre

Claire (voir son site)

Effectivement, ton histoire difficile ne te donne pas de modèle a suivre. Mais du coup, tu sais ce dont tu as manqué et tu pourras en faire profiter ta fille.
Il y a beaucoup de modèle éducatif différents et chacun fait bien comme il peut.
Mais il me semble que la chose la plus important est l’amour que tu porte à ton enfant et lui manifester cet amour. Le reste peut toujours se réparer.
De toute manière, tu es une personne différente de ta mère et tu n’es pas seule. Ton mari est présent et saura te rappeler à l’ordre si tu prends une mauvaise route.
Bon courage à toi mais je ne doute absolument pas de tes capacité à être une super maman pour ta fille 😉

le 05/09/2016 à 13h09 | Répondre

Chacha d'avril

Merci beaucoup !
Et oui mon mari sait comment me remettre dans le droit chemin lorsque je dévie. Il suffit qu’il me dise « on dirait ta mère » pour que j’arrête ce que je faisais et que je réfléchisse à ce que j’ai fait. Je déteste quand il me dit ça parce que je sais qu’il y a un fond de vérité…

le 05/09/2016 à 17h33 | Répondre

Hermy

Merci beaucoup pour cet article très personnel et sans doute assez douloureux.
Je pense que le fait que tu te questionnes, montre bien que tu ne veux pas reproduire le même schéma que celui que tu as vécu avec ta mère.

le 05/09/2016 à 13h25 | Répondre

Chacha d'avril

Merci à toi d’avoir pris le temps de le lire et de le commenter.
J’espère que tu as raison…

le 05/09/2016 à 17h33 | Répondre

Camille

Bonjour

Merci pour votre article.
Il m’a bcp touchée. J’ai aussi eu une relation difficile avec ma mère mais pas de la même façon.
Bref, je ne voulais pas être comme elle avec ma fille. Mais je m’apercois que parfois je le suis même si j’essaie de faire de mon mieux et cela me terrifie et cela m’attriste.
Alors j’ai sauté le pas grace à une amie qui avait une psy tres bien. Et cela a fonctionné avec elle meme si les resultats ne sont pas encore la car j’ai bcp de travail à faire.
Mais cela m’a pris du temps pour la trouver.
J’espère y arriver car je veux juste que ma fille soit epanouie et arrive à attraper le bonheur qd elle le peut. Ce que je n’arrive pas à faire.
Merci pour votre courage, je suis sure que vous êtes une tres bonne maman car on sent tout l’amour que vous portait à votre fille.
Ce nous n’avons pas ressenti avec nos mamans respectives.
Je vous souhaite beaucoup de bonheur

le 05/09/2016 à 13h33 | Répondre

Chacha d'avril

Oui, il m’arrive aussi d’avoir l’impression de lui ressembler et je déteste ça…
Je n’ai pas sauté le pas pour le psy et je ne sais pas si je le sauterai un jour. Je ne saurais pas quoi lui dire, je pense avoir réussi à me détacher de cette situation par mes propres moyens.
Courage à vous également ! Et soyons de merveilleuses mères ! ?

le 05/09/2016 à 17h35 | Répondre

Lilenok

Je pense aussi sincèrement que cela pourrait être une bonne idée d’en discuter avec un psy. Le psy ne t’aidera pas à être une bonne mère, l’effet ne sera pas de te donner des clés, des indications pour ta manière d’élever ta fille.
En revanche, il pourra surement t’aider à être plus zen vis à vis de la parentalité,à t’apaiser, et à gagner confiance en toi. Si ça peut t’éviter du stress, ça vaut le coup d’essayer, non? 🙂
J’ai consulté un psychologue quand j’étais ado – ce sont mes parents qui m’y ont emmené, suite à un événement traumatique, ce n’était pas mon choix réfléchi, et effectivement, c’était pas agréable au début, et j’avais aussi ce sentiment de gêne, mais qu’est ce que je vais bien pouvoir lui dire? Et au final, c’était inconfortable au début, mais j’ai gagné en sérénité, et donc ça valait le coup 🙂

en tout cas bon courage, et je te souhaite beaucoup de bonheur avec ta fille 🙂

le 06/09/2016 à 15h35 | Répondre

Étoile (voir son site)

Ton article est très touchant. Je peux comprendre tes craintes, mais utilise les comme une force. Ma maman a été très rigide avec moi, dans sa façon de m’éduquer : jamais assez bien, toujours à me comparer avec les autres… Pendant l’adolescence, je lui en ai parlé ouvertement. Ma mère malgré ses défauts a un cœur en or. Elle s’est remise en case et j’ai compris pourquoi. Aujourd’hui c’est pardonné et j’ai adapté l’éducation que je veux donner à Petit Prince en conséquence. Je sais ce que je ne veux pas faire et ma maman me soutient à 300%. Alors c’est peut-être différent pour toi, mais une fois qu’on est maman, nous ne sommes plus l’enfant de. Fais-toi confiance et donne toi des lignes directrices. Pense à ce que tu aurais aimé avoir. Bon ce n’est que mon avis et mon expérience 😉

le 05/09/2016 à 13h43 | Répondre

Chacha d'avril

Tu as de la chance que ta mère ai pu t’entendre. J’ai essayé avec la mienne, ça n’a pas du tout fonctionné…
Je suis d’accord avec toi l’éducation doit s’adapter à l’enfant et non l’inverse.
Merci pour tes encouragements, pour ma part j’ai appris à me détacher de la situation, elle ne me blesse plus, mais j’ai tout de même du mal à oublier lorsque je pense à mon propre rôle de mère.

le 05/09/2016 à 17h39 | Répondre

Étoile (voir son site)

Et j’oubliais. Voici ce que je retiens de mon histoire personnelle : chaque enfant a sa personnalité. Il n’y a pas une éducation, mais plusieurs en fonction du caractère de l’enfant !

le 05/09/2016 à 13h45 | Répondre

Moustik (voir son site)

Bonjour,

Cet article est très touchant. Les questions que tu te poses prouve que tu es et seras une bonne mère car le bien être de ta fille prime sur le reste. Même si ta peur est compréhensible ; le recul que tu as pour admettre cette angoisse montre que tu as très certainement appris des erreurs de ta mère. Toutefois si écrire ici ne suffit pas ; aller voir un psychologue ou participer à des groupes de paroles ne pourront qu’être salutaire et te rendre cette confiance que tu n’as pas.

Bien à toi.

le 05/09/2016 à 13h52 | Répondre

Tamia (voir son site)

Tu nous livres un article très personnel et très touchant. Ton histoire avec ta mère t’a permis je pense de te construire et d’appréhender la vie avec une certaine force de caractère qui va te permettre de créer une relation unique avec ta fille.

le 05/09/2016 à 14h20 | Répondre

Chacha d'avril

Merci beaucoup, ça me touche beaucoup !

le 05/09/2016 à 17h39 | Répondre

Madame Vélo

Wahou c’est poignant ! Surtout que j’ai bien failli écrire un article sur le même thème… m’enfin, à te lire, ma mère n’était pas si terrible. Des fois je suis rassurée d’avoir eu un garçon en premier, je me dis que ça a peut-être cassé ce lien mère-fille compliqué que j’ai eu avec ma mère, et que peut-être ma mère a eu avec sa propre mère (mais ça je ne l’ai compris qu’après être devenue mère moi-même). Il y a certains de ses comportements que je comprends désormais, même si je ne les approuve pas et que j’ai peur de les reproduire. Pour moi il y a eu 2 choses très dures à accepter :
1) tous mes faits et gestes pendant la toute petite enfance de mon bébé auront une répercussion directe sur son bien être physique et mental, sa confiance en lui et en les autres, sur l’adulte qu’il sera plus tard.
2) quelques soit la façon dont j’agis, les décisions que je prendrais, mon (et mes) enfant(s) aura (auront) toujours quelques chose à me reprocher plus tard.
C’est dur de devenir parent ! Et j’ai énormément réfléchis à ma relation avec ma mère pendant les premiers mois de Crapouillou. J’ai, depuis, accepté des choses, et même le fait que j’ai des failles et des limites. Mais j’essaye, du mieux que je peux, de ne pas reproduire les choses qui m’ont déplu chez ma mère.
Je suis sure que tu ne seras pas comme ta mère, le fait d’en être consciente et d’avoir réfléchit à ta situation montre bien que tu es capable d’agir autrement.

le 05/09/2016 à 14h51 | Répondre

Chacha d'avril

Merci beaucoup !
Oui, chaque action modèle notre enfant et son avenir. Ma mère n’en a pas été consciente je pense. Et je sais bien que Petite Fleur trouvera toujours quelque chose à me reprocher, surtout pendant l’adolescence. Mais quand ce jour arrivera je pense que ce sera très dur pour moi.
Je suis contente pour toi si tu as réussi à comprendre et accepter les actions de ta mère. Tout se guérit, promis. Mais c’est plus ou moins long.
Merci pour ton gentil mot !

le 05/09/2016 à 17h43 | Répondre

Floconnette

ohlala j’ai failli pleurer en te lisant! Je me suis toujours demandé comment on pouvait être tellement hermétique à l’amour pour son enfant. Je ne peux pas comprendre, quand j’ai l’un de mes enfants dans les bras j’ai envie de pleurer de joie parfois tellement je suis heureuse (bon parfois ils me gonflent hein ^^ mais je les aime à la folie).
Je pense que réaliser tout ça te fera éviter de le reproduire. Et à la lecture de tes articles je pense sincèrement que tu es la meilleure maman pour ta fille.

le 05/09/2016 à 15h08 | Répondre

Chacha d'avril

Oh merci beaucoup !! Ça me touche beaucoup !
Oui, je ne comprends pas non plus comment en tant que mère, on puisse agir de la sorte sans se soucier des conséquences et surtout sans amour.
Comme toi, chaque geste de ma fille me remplit d’amour, de tendresse et de fierté?

le 05/09/2016 à 17h46 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Le fait que tu te poses ces questions et que tu es conscience des erreurs de ta mère, m’amène à penser que justement tu es déjà dans un autre schéma. Peut être que ton mari peut également t’aider à gérer ces angoisses.

le 05/09/2016 à 15h09 | Répondre

Chacha d'avril

J’espère que c’est le cas.
Oui, il m’aide. Il a traversé avec moi tant d’épreuves, il sait à quel point j’ai été blessée par cette histoire. Il me soutient et me remet parfois dans le droit chemin. Et c’est un père formidable !

le 05/09/2016 à 17h48 | Répondre

Viviane

Ta propre mère a sans doute eu une enfance difficile d’autant qu’il était bien plus fréquent à l’époque d’avoir une relation parents enfant basée exclusivement sur l’autorité. Elle vous a certainement aimé, mais mal, pas comme vous en aviez besoin. Je pense que voir un professionnel pourrait être d’une grande aide, pour toi en tant que mère mais aussi… pour toi en tant que fille car apaiser cette relation entre vous deux serait certainement bon pour tout le monde.
Après il y a des personnes toxiques et il faut parfois avoir la sagesse de s’en protéger.

le 05/09/2016 à 15h17 | Répondre

Chacha d'avril

En effet, l’enfance de ma mère n’a peut être pas été idyllique mais de ce que j’en sais elle a plutôt eu une enfance heureuse.
Je pense que tu as raison, elle nous aimé à sa façon, quand nous étions enfants. Mais je ne suis pas sure que ce soit toujours le cas.
Voir un psy serait en effet sûrement salvateur mais j’ai peur de tomber sur quelqu’un qui ne m’aidera pas et je me dis que je m’en sors très bien toute seule ^^

le 05/09/2016 à 17h50 | Répondre

Maud R.

Je suis triste de lire ce témoignage, de lire ce que vous avez vécu ton frère et toi… ma maman n’a pas été un bébé désiré, elle pense même avoir gâché la vie de sa mère. Ma grand-mère l’a mise chez une nourrice à plein temps de ses 2 mois à 12 ans ! Et même ensuite après être rentrée chez sa mère, celle-ci ne lui a jamais rien appris et démontré une once d’affection. Et pourtant, ma maman a été une maman aimante et toujours très présente pour ma soeur et moi. Elle a eu la chance d’avoir une nourrice qui a été sa 2e maman et qui lui a donné tout l’amour que sa propre mère a été incapable de faire. Ma mère n’a pas reproduit le schéma de sa mère et mon papa, qui a eu un père difficile avec ses enfants et petits enfants ne reproduira pas la même chose avec sa petite fille. Mais il est des blessures difficile à réparer. Peut être que te faire aider pour te permettre d’avoir confiance en ta capacité à élever ta fille du mieux possible

le 06/09/2016 à 07h28 | Répondre

Chacha d'avril

Je suis vraiment désolée pour ta maman et j’espère qu’elle a réussi à construire une belle vie malgré ces blessures.
Je n’ai pas consulté et je n’ai jamais envisagé de le faire, j’ai l’impression que je m’en sors bien toute seule.

le 06/09/2016 à 16h08 | Répondre

Miss Chat

Oh Chacha d’avril, comme ton article résonne douloureusement en moi… Cette horrible sensation qui est tapie dans un recoin et qui te rappelle toujours que tu reproduiras les erreurs de ta mère, que ta fille s’éloignera de toi et te sortira un jour de sa vie, comme toi tu l’as fait…
Les raisons et la situation sont différentes chez nous mais nos ressentis sont identiques. Ma mère est schizophrène, mère poule et négligente à la fois : rien n’était jamais assez bien pour elle, elle est intrusive et inquisitrice, elle mentait et nous faisait mentir, elle nous a fait vivre dans des conditions où je ne mettrais même pas un chien, elle hurlait tout le temps… J’ai essayé de renouer un contact plus régulier quand Croquette est née, pour qu’elle voit sa grand-mère, pour que ma mère voit sa petite fille. N’ayant plus d’emprise sur ma vie, elle est moins toxique mais j’ai constaté qu’elle n’est toujours pas capable d’être une mère, ni une grand-mère…
Est-ce que tu as aussi parfois ce sentiment que tu voudrais (re)trouver ta maman ?… que cette figure maternelle que j’imagine bienveillante te soit accessible comme elle l’est à d’autres ?…
C’est tres difficile d’envisager la maternité quand on vient d’une relation mère-fille pareille, SURTOUT quand on a une fille soi-même. On se remet tellement en question et on doute tellement de soi…

le 06/09/2016 à 10h09 | Répondre

Chacha d'avril

Oh Miss Chat !! Je ne savais pas du tout que tu vivais avec une telle blessure.
Oui, j’ai très peur du jour où elle sera adolescente/jeune adulte et où elle partira en me faisant peut être des reproches.
J’ai tenté de renouer moi aussi à l’arrivée de Petite Fleur mais un coup elle s’en fiche, elle coup elle m’accuse de ne pas lui amener assez souvent sa petite fille…
Oui, j’ai des amies qui sortent avec leur mère, ou qui leur confient tout et les appellent tous les jours. Moi, je n’ai pas ça. Alors oui, j’envie parfois ces amies, mais non ça ne me manque pas, puisque je n’ai jamais connu ça. Et puis ma merveilleuse belle-mère compense très largement ce vide.
Je te rejoins sur la difficulté à envisager une relation mère-fille quand la notre a été si difficile. J’ai très peur de mal faire, chaque jour, sur des détails que je suis seule à voir souvent. Mais cette peur m’habite chaque jour et ne me quittera jamais. C’est peut être ça être une bonne mère (ou tout du moins correcte) ?

le 06/09/2016 à 16h14 | Répondre

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