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La fertilité et moi


Publié le 12 avril 2018 par Melimelanie

Sur la blogosphère on parle souvent de problème de fertilité.

Fertilité absente ou bien trop présente. On en parle souvent pour le côté négatif.

Moi même j’en ai déjà parlé en disant que je ne voulais plus que ma fertilité fasse partie de ma vie.

Radical non?

Alors non je ne viens pas t’annoncer que je reviens sur ma décision. Je pense toujours que notre vie à quatre est parfaite. J’ai rarement été si heureuse dans ma vie (et au cas ou l’idée saugrenue d’un troisième m’effleurait l’esprit mes deux tornades me rappellent pourquoi c’est la pire idée du siècle).

Non c’est plus que depuis quelques temps je me pose beaucoup de questions sur la fertilité.

Une phrase anodine en entretien d’embauche

Pendant que j’étais enceinte de Petit Excité, suite à de gros soucis dans mon travail, j’ai passée des entretiens d’embauche pour ne pas avoir à retourner dans mon poste actuel une fois le congés maternité terminé.

Je me suis donc pointé avec mon ventre de femme enceinte de huit mois à des entretiens (et j’en ai fait juste après la naissance donc je prenais les rendez-vous en mentionnant que je devais voir avec mon assistante maternelle pour garder mon bébé tout neuf).

Durant les entretiens la question des enfants arrivait forcément étant donné ma situation particulière.

Et il y a eu cet entretien. Quatre jours avant que j’accouche. La recruteuse me demande si tout se passe bien et si c’est le premier. On commence à en discuter (on attendait pour le deuxième entretien) et je lui dis tout naturellement : « Je veux pouvoir profiter de mon diplôme et avoir une « carrière » qui me convienne donc je me suis dépêchée de faire mes enfants ».

Elle m’a regardée avec un sourire en demi-teinte et m’a répondu « C’est surtout que vous avez pu le faire ».

Cette phrase ça fait plus de 9 mois que je l’ai entendu et pourtant elle résonne encore en mois.

J’ai pu.

Crédit Photo: Morgan888 (Creative Commons)

L’entourage

Alors oui il y a pleins de raisons pour lesquelles les gens n’ont pas deux enfants avant leurs 30 ans.

Par choix, ou non.

Effectivement on a été rapide avec Monsieur Génial et 18 mois entre les deux c’est court on le sait.

Mais au final malgré mon accident de parcours on n’a pas vraiment eu de soucis et nos deux enfants ont été conçu sans trop de problèmes (oui ok mes grossesses ne sont pas terribles mais bon ce n’est pas non plus la fin du monde c’est juste 8 mois à passer).

Et j’ai de plus en plus l’impression d’être l’exception à la règle.

Je croise de plus en plus de couples qui ont du mal à avoir des enfants (voir qui n’ont pas pu du tout et ont abandonné).

Alors je pourrais très bien laisser couler. Ne pas m’intéresser. Ne pas essayer de soutenir ces couples.

Mais je n’y arrive pas.

Pendant huit mois mon ventre a hurlé « bébé » après ma GEU.

Ce cri du ventre diffusait dans tout mon corps.

Ça m’empêchait de réfléchir, de dormir, d’avancer.

Et quand je parle a ces couples qui ne confient qu’un petit bout de leur parcours cette voix se remet à crier.

Pas pour moi mais pour eux.

Se sentir inutile

Et ça me met tellement en colère.

Je croise tellement de gens qui feraient des parents merveilleux et qui ont de l’amour à revendre.

Pourquoi moi j’y ai eu le droit et pas eux?

Comment je peux les aider?

J’ai réfléchi sérieusement à donner des ovocytes mais ça met Monsieur Génial très mal à l’aise et je ne veux pas le faire sans son accord. Peut être que quand nos enfants seront plus grands, il sera moins réticent (il a peur que nos fils puissent tomber sur la moitié de leur patrimoine génétique et en tomber amoureux. Peut être qu’avec un écart plus important j’arriverai à le rassurer la dessus).

Alors j’ai décidé.

Pour le moment avec les enfants je n’ai pas le temps, mais dès qu’ils seront un peu plus autonomes (dans maximum cinq ans), je m’engagerai dans une association.

Je n’ai finalement pas grand chose à offrir à par mon soutient.

Alors pour le moment je soutiens mon entourage en essayant de les aider avec le peu d’infos que j’ai et dès que j’aurai le temps pour faire plus je proposerai mon aide aux associations que j’ai déjà repéré. En attendant de pouvoir peut être un jour faire plus.


Tu en as marre de courir les magasins pour les fringues des enfants ? Et ce tous les mois, vu à la vitesse à laquelle ils grandissent ? Et je ne parle pas du petit qui hurle (que ce soit le tien ou celui d’une autre, grrr) parce qu’il ne veut pas essayer ce pull-là… Et si tu recevais directement chez toi de jolis looks (du 1 mois au 14 ans !) à essayer TRAN-QUILLE-MENT. Ça va ? Tu gardes et tu payes. Ça ne va pas ? Tu renvoies gratuitement. Bref, viens vite tester Little Cigogne !

Commentaires

41   Commentaires Laisser un commentaire ?

Corentine (voir son site)

La phrase de la recruteuse n’est tout de même pas bien délicate je trouve…
N’ayant eu absolument aucun problème pour concevoir, je me suis beaucoup mise à la place des parents qui galèrent des mois et des années… Je ne sais pas ce que c’est que l’attente du petit +, la déception de voir les règles arriver, etc. La nature est comme ça, généreuse avec certains, radines avec d’autres… Je ne crois pas qu’il faille culpabiliser pour autant. Apporter ton soutien à des proches qui vivent ce calvaire est déjà énorme. De quelles associations tu parles ? Je ne savais pas que ça existait !

le 12/04/2018 à 07h52 | Répondre

Corentine (voir son site)

Oups *radine

le 12/04/2018 à 07h54 | Répondre

Charivari

Je crois qu’il est bien plus facile de se dire que la « nature est comme ça » quand on est du bon côté de la barrière. Quand on vit l’attente, on vit ça comme une terrible injustice (« pourquoi pas nous? »)…et bien sûr qu’il ne faut pas se sentir coupable, aucune personne infertile ne souhaite aux autres couples de vivre la même chose qu’eux. Mais essayer de comprendre ce que l’on ressent, écouter nos peines, montrer qu’on nous soutient, c’est déjà beaucoup…

le 12/04/2018 à 08h27 | Répondre

Corentine (voir son site)

Sur d’autres sujets que fertilité, me dire que malheureusement « la nature est comme ça » m’a quelque part aidée. Je sais bien qu’il est plus facile de le dire quand on ne connaît pas cette souffrance… Je parlais de culpabilité car il me semblait, dans le ton de l’article, que la personne en ressentait une pointe et je trouvais cela dommage. Comprendre et soutenir, oui, culpabiliser, non.

le 12/04/2018 à 09h36 | Répondre

Melimelanie

Je pense que c’est effectivement plus simple de se dire que « la vie est comme elle est » quand on a ce qu’on « veut ». Mais j’aurai plutôt tendance à être du côté : « la vie est une sacrée connasse ». Et pourtant on ne peut pas dire que je soit à plaindre.

le 12/04/2018 à 13h58 | Répondre

Melimelanie

Pas délicate je ne sais pas. Je pense qu’elle a réagit par rapport à se situation personnelle (on venait juste d’en discuter avant) et c’est ce qui m’a fait mal au cœur.
Et pour ce qui est de m’engager je voulais essayer de me rapprocher du collectif BAMP. Je sais qu’il manque de visibilité (quand j’en ai parlé à des couples avec qui je discutais d’infertilité souvent il ne connaissait pas ce collectif), après je sais aussi que c’est un collectif de personnes qui sont passé par là donc je ne sais pas ce que moi à mon échelle je pourrais apporter mais je verrais avec eux!

le 12/04/2018 à 13h55 | Répondre

Melimelanie

ils ne connaissaient*

le 12/04/2018 à 13h55 | Répondre

Charivari

Eh bien sache qu’en tant que femme infertile, je suis très très touchée par ton article et ta sensibilité à ce sujet. J’ai eu la chance d’avoir une (merveilleuse) petite fille sans trop de difficultés finalement (pour une infertile j’entends…il a quand même fallu attendre un an et gober tout plein de médicaments qui te rappellent chaque jour ton statut d’infertile pour tomber enceinte …mais un an, dans le monde des « infertiles », ce n’est rien)…
Mais la souffrance de l’attente est tellement dure, et, surtout, on se sent si seuls. Je me rappelle avoir eu l’impression que personne ne comprenait ce manque, cette douleur presque physique du ventre vide. Et avoir quelqu’un qui essaie de comprendre, c’est déjà énorme.
Il n’y a en effet pas à se sentir coupable, mais c’est vrai que j’ai l’impression que les couples fertiles ne se rendent souvent pas compte de leur chance (car oui, c’est vraiment une chance).
Alors merci. Vraiment.

le 12/04/2018 à 08h23 | Répondre

Melimelanie

Et merci pour ton commentaire!! J’avais très peur que cet article soit mal reçu ( du style : « Parce qu’elle pense nous comprendre elle qui a réussi à avoir deux enfants sans problèmes!? ») donc merci beaucoup! J’ai visiblement réussi à faire passer ce qui me tenait à cœur et je suis confortée dans ma démarche de m’impliquer!

le 12/04/2018 à 14h01 | Répondre

Sarah

Je trouve cela très généreux de ta part. Tu as beaucoup à offrir : ton empathie et ton écoute, des choses dont les personnes infertiles manquent souvent et qu’elles ne trouvent pas souvent dans leur entourage. Je parle en tant qu’infertile : pouvoir vider son sac sans être jugée fait beaucoup de bien.

le 12/04/2018 à 09h05 | Répondre

Marjorie

Bonjour ! J’espère ne pas mal m’exprimer et ne pas animer de mauvaises choses, je ne comprends juste pas votre dernière phrase. Évidemment j’imagine bien combien c’est difficile de vivre l’infertilité et combien c’est difficile d’en parler. Mais à quel moment les gens en face jugent ? Qui fait ça ? Faut vraiment être sans cœur et terriblement abruti pour juger quelqu’un à ce sujet ? Ça arrive vraiment ? J’ai du mal à le croire…
Désolée si c’est malvenu mais vraiment je ne comprends pas votre commentaire.

le 12/04/2018 à 13h58 | Répondre

Miss Chat

Je ne suis pas dans ce cas mais j’ai déjà vu des parents « infertiles » à qui on a dit « pourquoi vous vous acharnez en PMA alors que vous pourriez adopter, c’est égoïste » ou « ça vaut vraiment la peine de se faire ch*er autant ? vous préféreriez pas garder vos nuits ? »
Moi, j’appelle ça juger et je suis d’accord avec toi, ces gens sont terriblement abrutis 🙂

le 12/04/2018 à 14h28 | Répondre

Melimelanie

Malheureusement oui… ou « non mais la PMA c’est contre nature. S’ils ne peuvent pas avoir d’enfants ils n’en font pas et puis c’est tout »

le 12/04/2018 à 14h44 | Répondre

Sarah

Non ce n’est pas malvenu ! Par juger, je veux parler de certains cas où on dit qu’on a de plus en plus de mal à encaisser les annonces de grossesse, ou qu’on ressent le besoin de s’éloigner un peu des femmes enceintes de notre entourage, et où on nous répond qu’on est égoïstes de ne pas se réjouir pour les autres sans arrières pensées. C’est un exemple parmi d’autres.

le 12/04/2018 à 15h36 | Répondre

Marjorie

Merci d’avoir répondu ! Oui je vois du coup de quoi on parle. Je comprends mieux du coup.

le 12/04/2018 à 16h05 | Répondre

Melimelanie

Je ne trouve pas que ça soit beaucoup, je me sens même plutôt inutile à chaque fois… mais ce que tu me dis m’aide à réaliser que parfois on n’imagine pas que ce qui manque peut être si « simple ». Tu m’encourages encore plus à essayer de m’engager dans l’associatif!

le 12/04/2018 à 14h04 | Répondre

Margaux

J’ai trouvé ton article touchant et plein de sensibilité.
J’ai une interrogation quant à la fin de ton article : tu parles d’engagement associatif… Peux tu nous en dire un peu plus ? Quel type d’associations envisages tu ?

le 12/04/2018 à 10h11 | Répondre

Melimelanie

Merci. J’ai actuellement un collectif que je « suis » (pour le moment un peu de loin). BAMP.
Je sais qu’il manque de visibilité alors j’essaie déjà à mon petit niveau de parler d’eux un maximum, je signe les pétitions,… mais j’espère vraiment pouvoir faire plus à l’avenir.

le 12/04/2018 à 14h06 | Répondre

Doupiou

C’est marrant parce qu’avec Mari Barbu on discutait de cela le week-end dernier en se disant qu’on avait l’impression qu’il y avait de plus en plus de couples de notre entourage qui avait des difficultés à avoir des enfants.
Concernant le don d’ovocytes, mon chéri a exactement le même discours que le tien !

le 12/04/2018 à 10h13 | Répondre

Melimelanie

Je sais que pour le don d’ovocyte c’est souvent un discours qui revient… je ne peux pas lui en vouloir, on ne contrôle pas ses peurs.

Et toi aussi tu as cette vision que de plus en plus de couples ont des problèmes? Je me demandais si c’était mon âge qui me donnait cette impression là, mais quand j’y réfléchi, en prenant en compte les générations d’avant, je me dis de plus en plus que non ce n’est pas que ça…

le 12/04/2018 à 14h08 | Répondre

Chaperon Rouge

alors, c’est pas une impression: confirmé par ma gynéco à l’époque où on commençait les essais bébés (donc il y a… 5 ans !?), il y A de + en + d’infertilité. Les ondes, la malbouffe, els perturbateurs endocriniens, c’est la cata. Et de + en + masculine, d’ailleurs. peut etre juste que c’est mieux « décrypté ». C’est pas plus juste pour autant.. Moi aussi je suis une PMette chanceuse, avec ma prise en charge ultra rapide et mon unique FIV en full success. Ici, on donnera nos embryons si on a du rab’, Mr Loup donnera ses paillettes, et je referai des raitements pour donner mes ovocytes. On se rend compte de la chance qu’on a eue, on veut aider les autres. Ah, et il y a aussi le fait que les langues se dénouent. Il y a peut etre de + en + d’infertilité, mais il y a surtout… de + en + de gens qui osent en parler ! merci internet !! (et l’hyperfertilité, c’est pas non plus le pied… :/ )

le 12/04/2018 à 11h02 | Répondre

Melimelanie

Les langues se délient oui mais au final j’ai l’impression que notre génération se retrouve avec beaucoup plus de couples qui finissent sans enfant qu’avant. Donc il y a effectivement une augmentation de ces situations.

Et tu as effectivement eu de la chance dans ton parcours c’est vrai! J’ai été estomaqué par les derniers pourcentages que j’ai entendu sur la PMA… 1 couple sur 4 ressort sans enfant?! C’est énorme.

le 12/04/2018 à 14h12 | Répondre

elodie

J’ai beaucoup aimé ton article, et c’est super si tu souhaites t’engager auprès du BAMP 😉 Si tu as du temps à donner, c’est très précieux et il y’a sûrement plein de façons de les aider (communication, secrétariat etc)

En tant que professionnelle de santé qui suit des couples infertiles, on note en effet un peu plus d’infertilité mais pas tant que ça, à vrai dire on en parle beaucoup plus, les gens osent plus consulter etc
On note aussi que le désir d’enfant apparaît plus tard qu’avant, et on sait qu’à compter de 30 ans la fertilité commence à diminuer, et qu’à 35 ans elle diminue sacrément. Je pense que c’est aussi à nous, professionnels de sensibiliser les couples, les femmes lors du renouvellement de contraception par exemple, en expliquant gentiment, que si le projet est d’avoir des enfants un jour, il faut commencer à y penser etc

le 13/04/2018 à 01h12 | Répondre

Melimelanie

Merci pour ton commentaire du côté professionnel de santé. Je pense qu’effectivement notre mode de vie actuel est aussi responsable en partie de ces problèmes de fertilités. Études longues, envie de faire « carrière » avant de devoir s’arrêter, recherche du bon compagnon… On oublie parfois que le corps a son propre timing…

le 16/04/2018 à 07h57 | Répondre

Caro - WonderMumBreizh (voir son site)

Cet article a une résonance particulière en moi. Je suis dans ton cas, j’ai réussi à faire un bébé sans soucis, alors que je stressais parce que j’avais 30ans et je voyais se multiplier autour de moi les copines qui après quelques mois d’essai se faire diagnostiquer un soucis.

Alors en arretant la pillule je me suis dis que je n’y couperai pas non plus à ces problème et non en 2-3 mois zouh mini-Doudou était la. Heureuse de ce bonheur, mais tellement angoissée de l’apprendre a ces copines qui avaient arreté avant moi et qui voyaient chaque mois les échecs s’enchainaient. J’ai essayé d’avoir le plus de bienveillance possible mais je ne peux que comprendre leur peine.

Depuis je me pointe au soirée, avant mon ventre naissant. Je fais tout pour que la discussion ne tourne pas autour de la maternité. mais je vois leur regard… Ca me rend triste d’être inutile face a leur tristesse et je me rend coupable car elles doivent faire face à tout cas.

j’essaie de prendre soin de tous, j’ai même reçu l’ami d’une d’entre elle hier au café « et toi comment ça va ? » il m’a regardé et m’a juste répondu « merci de me le demander, tout le monde me demande de ces nouvelles a elle, mais moi aussi je « subis » tout ça ». On a discuté une bonne heure et demi … Ca nous a fait du bien a nous deux, on ne parlait plus de mon ventre ou de la FIV, on parlait simplement de LUI…

le 12/04/2018 à 11h08 | Répondre

Melimelanie

C’est toujours délicat ces situations.
D’un côté on s’attend à ce que nos amis se réjouissent pour nous. De l’autre on ne peut pas ignorer qu’à chaque annonce de grossesse ils reçoivent un coup de poignard dans le cœur.
Ce qui a de plus difficile pour ces couples souvent c’est d’être mis complètement à l’écart des grossesses : « non mais on ne voulait pas vous faire du mal en vous mettant notre bonheur sous le nez ». Oui sauf que les mettre à part à cause de ça les stigmatise encore plus. Ça les réduit au couple qui ne peut pas avoir d’enfant et c’est terrible.
Du coup je ne peux que te conseiller de rester naturelle. Peut être que certaines de tes amies (certains de tes ami) te détesteront parfois. Peut être que d’autres seront juste réellement heureux pour toi. Tout ce que tu as a faire en fait c’est continuer à être leur amie et je sais que c’est très difficile!

le 12/04/2018 à 14h18 | Répondre

La Comtesse Bleue (voir son site)

Merci pour cet article plein de sensibilité… J’ai connu les deux côté de la barrière (et oui, c’est possible…) et quand je pensais que nous ne pourrions jamais avoir d’enfant, je trouvais effectivement cela très injuste mais je me demandais aussi souvent si les couples qui pouvaient concevoir sans difficulté étaient conscients du don qu’ils recevaient, s’ils en saisissaient l’aspect miraculeux. Après qu’un couple qui n’avait eu aucune difficulté pour avoir des enfants (et bien plus que 3 d’ailleurs) m’ait demandé de « faire preuve de tact » par rapport à la grossesse d’une jeune femme qui était enceinte depuis deux mois et qui en avait mis 6 pour concevoir parce que je cite « on ne savait pas si elle pourrait avoir des enfants un jour », alors que nous attendions depuis presque 3 ans, j’avais un peu perdu la foi…
Ton article me montre que certains comprennent ou du moins essayent de comprendre ceux qui galèrent à avoir des enfants et ça me fait chaud au coeur. Merci encore !

le 12/04/2018 à 12h22 | Répondre

Melimelanie

C’est amusant comme certains savent voir la souffrance des uns et pas des autres…
C’est là aussi qu’on voit que certains n’ont aucune conscience de ce qu’est un temps « normal » pour faire un enfant. 6 mois c’est complètement dans la norme….
Bref c’est le genre de remarque à mettre de côté…

Merci pour ton commentaire! J’essaie de comprendre oui. A ma petite échelle je tente de comprendre et d’aider.

le 12/04/2018 à 14h39 | Répondre

Miss Chat

Je me reconnais tellement dans tout ce que tu viens de dire… Je regarde mes deux zouaves plein de feu et d’énergie, la facilité avec laquelle on les a eu, les grossesses relativement parfaites que j’ai eues… et j’ai l’impression d’avoir égoïstement bénéficié de trop de chance.
Donc, comme tu le sais, je pointe actuellement au don d’ovocytes ! Me retrouver au milieu de la salle d’attente du centre PMA, avec ces dizaines de couples (!) dans l’attente, ça m’a juste estomaquée. Si j’avais encore une petite hésitation, elle a disparu à cet instant.

le 12/04/2018 à 14h36 | Répondre

Melimelanie

Super héroïne <3 <3 <3

le 12/04/2018 à 14h44 | Répondre

Flora

Tu nous raconteras ? 😍

le 17/04/2018 à 13h03 | Répondre

Aurélie

Merci pour ton article. Je fais partie de ces couples infertiles (c’est monsieur ici qui n’est pas au top) qui n’a pas de bébé passé 30 ans car la nature n’en fait qu’à sa tête…
Dans notre malheur nous avons attendu « seulement » un peu plus de 2 ans pour voir enfin apparaître un petit + la semaine passée après un transfert d’embryon congelé. Et sur ces 2 ans les annonces de grossesse n’ont pas manqué parmi mes amies proches notamment… C’est assez ambivalent comme sentiment d’être heureuse pour eux tout en subissant à chaque fois un nouveau coup de poignard. On ne peut pas leur en vouloir évidemment, mais parfois on souhaiterait que certains soient un peu plus délicats pour nous l’annoncer (quand ils sont au courant de nos difficultés j’entends!)…
Ici aussi le spécialiste nous a confirmé que les problèmes de fertilité, plus spécialement des hommes, augmentaient de plus en plus, probablement à cause des perturbateurs endocriniens…
Avant notre première FIV, on a du signer des documents pour préciser ce qu’on voulait faire du matériel génétique qu’on aurait « en trop ». Si le don d’embryon nous semble difficile à concevoir (car il n’y a pas d’échange entre hôpitaux en Belgique – je ne sais pas en France, du coup il y a un risque de tomber sur « notre enfant » au coin de la rue…), nous sommes par contre complètement pour le don de notre matériel génétique individuel et je pense personnellement repasser par la ponction d’ovocytes le jour où nous aurons réussi à compléter notre famille!
Merci d’être sensible à la question en tout cas… <3

le 12/04/2018 à 15h26 | Répondre

Melimelanie

Si je comprends bien ta phrase on croise les doigts pour vous pour les mois à venir c’est ça?

Oui les perturbateurs endocriniens, les hormones féminines dans l’eau du robinet… beaucoup de choses peuvent influer sur la fertilité. C’est un peu le revers de la médaille de l’évolution. On n’a pas forcément encore une vision globale sur les problèmes qu’entraînent les avancés extraordinaires du siècle dernier.

le 16/04/2018 à 08h10 | Répondre

Madeleine

Les hommes ont 30%de spermatozoïdes en moins qu il y a 20ans. Et personne ne fait rien…

le 12/04/2018 à 19h24 | Répondre

Melimelanie

Je ne pense pas que personne ne fasse rien. Je pense que l’identification du problème et sa résolution n’est pas si simple malheureusement.

le 16/04/2018 à 08h11 | Répondre

Amandine

La question de la fertilité, de la grossesse, et du fait d’avoir des enfants est vraiment … Cruciale.

Je ne veux pas d’enfants. Passé 30 ans, mariée et avec une maison, ce sujet devient vraiment brûlant. On me reproche souvent ce « gâchis », étant donné qu’a priori, je n’ai pas de problème de fertilité (on n’en sait rien mais dans la tête des gens, c’est comme ça !).

Un jour, je parlais de ça au travail et une collègue m’a rétorqué : « C’est horrible, toi tu as la chance de pouvoir en avoir naturellement et tu la jettes par la fenêtre, et nous, on va galérer pour peut-être ne jamais réussir. »

Ca m’a brisé le coeur. Je ne lui en ai pas voulu de sa colère, c’est une émotion forte et je l’ai comprise.

Elle était en couple avec une femme. En France, elles n’ont pas droit à la FIV donc elles sont allées en Espagne. Trois ans après les premiers essais, toujours rien …

La question de la descendance, j’ai l’impression que peut importe où on se trouve, nos avis et nos chances sur le sujet, ce sera toujours … Difficile.

le 13/04/2018 à 12h28 | Répondre

Melimelanie

Je trouve ça très dur d’être capable de te reprocher de ne pas vouloir d’enfants.
C’est comme si parce que j’adorais les animaux je te reprochais de ne pas vouloir de chien chez toi avec tous ces chiens abandonnés dans la rue.

C’est plutôt elle qui est égoïste de vouloir calquer sur toi ses désirs à elle.

Je connais pleins de gens qui doivent me trouver égoïste d’avoir fait des enfants. Ba oui avec tous ces enfants sans parents j’aurai pu adopter si j’en voulais non? Et puis vu comme on détruit le monde c’est nul de vouloir faire des enfants pour leur laisser un monde sur le déclin.
L’égoïsme on peut le voir ou on veut.

Et si on essayait seulement d’être tous plus tolérant avec les autres? (Surtout que dans sa situation: la tolérance envers elle, elle doit aussi en manquer souvent…)

le 16/04/2018 à 08h18 | Répondre

Blanche

Alors , voir passer un article comme ça, j’en suis ravie, étant moi même dans la case des « infertiles ». Je posais la question il n’y a pas très longtemps à une fertile sur ce site, en lui demandant si parfois vous, les fertiles, pensiez à nous ceux qui galèrent.
Je suis ravie de lire que ça vous touche aussi, et que certaines aimeraient aider.
Donner ses ovocytes, son sperme, c’est sûr qu’il n’y a rien de plus « aidant ». Après c’est très très personnel comme démarche, et je suis pas sûre d’en avoir le courage (bon chez nous la question ne se pose pas, je produis même plus assez juste pour moi donc bon…).

Autour de moi il y a les deux tendances: j’ai soit affaire à des copines hyper fertiles, qui peuvent décider précisement de où et quand elle vont tomber enceintes, soit j’ai des expériences pour le moment pas heureuses de PMA, avec des couples qui attendent leur tour depuis…de nombreuses années.
J’ai la chance d’avoir déjà une fille, arrivée après « seulement » un an d’attente. Mais pour ce 2ème les choses sont plus corsées et je pense que nous ferons plutôt partie des 1 couple sur 4 qui quitte la PMA sans enfant au bout…enfin pour nous sans 2ème au bout (dire qu’on aurait aimé 3 à 4 bébés…!).

Bref, j’espère que tu continueras en effet ta réflexion en ce sens et que ton mari sera un jour sensible à tes arguments concernant le don.

Belle journée.

le 13/04/2018 à 13h45 | Répondre

Melimelanie

Oui je me souviens de ton commentaire. Et donc je peux te répondre que oui on y est sensible. Oui forcément on y pense. Oui forcément on aimerait aider.

Les enfants c’est un sujet tellement délicat. Ça touche notre cœur, notre corps, notre tête. Et j’imagine bien comme on doit haïr celle qui est encore tombée enceinte « sans le vouloir » quand ça ne marche pas pour nous. Mais tout comme celle qui est encore tombée enceinte en se protégeant envie celles qui peuvent faire l’amour avec leur conjoint sans avoir peur de tomber enceinte.

Sur un site parlant de maternité et de famille on est forcément beaucoup plus à être du côté PMA « réussie » ou essais naturels concluants. (Bien que si tu nous suis tu dois savoir qu’on a accueilli parmi nous une chroniqueuse en démarche d’adoption.) Et j’imagine que parfois ça peut être pesant quand ça ne fonctionne pas.

Je te souhaite vraiment de tout cœur de faire partie de ces 3 couples sur 4. Et essaie de ne pas trop nous en vouloir quand même quand on parle de nos problèmes de « fertiles ».

le 16/04/2018 à 08h29 | Répondre

Rose

Les aléas de la vie sont à tous niveaux : rencontrer son conjoint +/- jeune (celui avec lequel on a envie de faire des enfants !) n’est pas aussi une chance égale « dans la nature ». J’ai rencontré mon mari à 35 ans. Nous avons attendu seulement un an avant d’essayer de faire un bébé. Nous avons fait une première FIV sans réussite au bout d’un an et demi, puis je suis tombée enceinte naturellement au bout des 2 ans d’essais mais j’ai fait une fausse-couche, puis une 2ème FIV sans réussite, puis une grossesse naturelle qui enfin à permis la naissance de notre bébé après 3 ans d’essais. Je mesure chaque jour la chance inouïe qu’il soit là et le miracle de la vie qu’est sa présence parmi nous. Maintenant j’ai 41 ans et j’espère avoir encore au moins 1 enfant (même si au fond de moi j’espère en avoir encore 3, je me doute que ce n’est pas très réaliste…). J’ai fait une fausse-couche le mois dernier. Et dans mon entourage je côtoie une femme qui a mon âge et qui attend son 10ème enfant… oui 10ème ! Elle a rencontré son mari à 25 ans et leurs enfants ont maximum 2ans et demi d’écart. Et elle m’a dit qu’aucune de ses grossesses n’avait été « programmée », juste « ils ont laissé faire la nature »…

le 13/04/2018 à 18h37 | Répondre

Melimelanie

Oui tu mets le doigt sur un problème important. Je l’évoquais dans un de mes commentaires plus haut. Nos modes de vies influent sur notre fertilité. Forcément en trouvant son conjoint a 35/40 ans on a moins de chance d’avoir un enfant qu’en le trouvant a 20 ans.
Je sais que c’est aussi une de mes chances. D’avoir trouvé Monsieur Génial à 20 ans nous a permis de nous lancer dans le projet bébé alors que nous étions au top de notre fertilité.
J’espère que tu pourras vite agrandir ta famille comme tu le souhaites.

le 16/04/2018 à 08h35 | Répondre

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