Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Notre parcours PMA : la troisième FIV était la bonne


Publié le 31 octobre 2015 par Madame Lucette

Cette fois-ci, promis, on parle grossesse !

Ma deuxième FIV, en janvier 2015, je l’ai faite en n’y croyant pas du tout. Je ne sais pas pourquoi, dès le départ, je n’y croyais pas. C’était une période difficile, en plein hiver, j’avais de moins en moins d’espoir.

Cette FIV aurait pu simplement ne pas fonctionner du tout, mais non, pourquoi faire simple ? J’ai eu mes règles, j’ai fait le test de grossesse quand même, comme exigé par les médecins, et celui-ci s’est révélé… positif. Faiblement, mais positif quand même. Nous avons donc eu droit à dix jours de prises de sang, d’échographies et donc d’espoir, pour finalement apprendre que c’était une fausse-couche très précoce.

Après ça, j’ai été très abattue. En PMA, plus le temps et les tentatives passent, plus on se rapproche de l’éventualité tant redoutée de finir le parcours sans enfant. La FIV, en France, c’est quatre essais pris en charge. Ce qui veut dire, en gros, que la médecine renonce après quatre échecs.

Quand les tentatives s’enchaînent sans succès, l’espoir diminue proportionnellement au nombre d’essais auxquels on a encore droit. Et ça, c’est pire que tout.  Tant qu’il reste des possibilités offertes par la science, on a des raisons d’espérer : stimulations, inséminations, FIV… Mais quand la solution la plus radicale, la FIV, ne fonctionne pas une fois, deux fois…  on sait que la fin des solutions médicales approche, et avec elle, la fin de nos espoirs.

Après ce nouvel échec, on a envisagé de changer d’hôpital, pour consulter dans un autre où les résultats pour les femmes de 40 ans étaient meilleurs. Mais refaire des tests, changer d’équipe, tout ça sans délai, pour cause de f*cking horloge biologique, je n’avais tout simplement pas la force. J’aurais vraiment eu besoin de faire un break, mais à 39 ans et demi, tu ne fais pas de break de PMA.

Alors on a continué dans le même hôpital, seule solution pour ne pas perdre de temps. Et moi, je suis allée voir un psy. Pas à cause de la PMA  – nan, nan, ça, je gérais, mais à cause de mon boulot. Parce que j’étais totalement débordée de travail, et que je me sentais au bord du burn-out.

Sauf que bien sûr, j’ai dû parler boulot au psy environ vingt minutes, et toutes les autres séances ont été consacrées à ce désir d’enfant et à ces démarches qui n’aboutissaient pas.

J’en ai versé, des larmes, chez ce psy. Toutes celles que j’avais retenues pendant des mois, pour ne pas accabler mon entourage, et particulièrement mon mari, et pour ne pas m’enfoncer dans la tristesse. Mais elle était bien là, cette tristesse, bien tapie, bien maîtrisée.

La reconnaître enfin, l’exprimer, a été une libération. J’avais un endroit où j’avais le droit de pleurer. Un endroit pour déposer ma tristesse. C’est ce qui m’a permis de continuer à avancer avec ce poids en moins sur les épaules. Chaque semaine, j’allais le déposer dans ce cabinet.

Depuis deux ans, je vais aussi voir une masseuse qui pratique le massage énergétique chinois. Fatigue, colère, tristesse, elle fait disparaître tous les maux en une heure. Ça ne dure pas éternellement, mais dans les jours qui suivent, quel bien-être !

Juste avant ma troisième FIV, elle m’a proposé une nouvelle technique qu’elle apprend : la fasciapulsologie. Moins agréable qu’un massage, ça doit néanmoins être efficace, puisqu’elle a réussi à me faire mal à l’estomac juste en laissant sa main au-dessus pendant plusieurs minutes, quasi sans me toucher ! Il y avait pas mal de tensions là-dedans, et la douleur que j’ai ressentie correspondait à ces tensions qui partaient.

J’avoue que ce massage n’était pas spécialement agréable et que je n’ai pas spécialement ressenti de mieux-être juste après.

massage

Crédits photo (creative commons) : gaelx

Mais deux jours plus tard, brusquement, un dimanche matin, je me suis mise à croire dur comme fer à notre prochaine tentative.

Impossible d’expliquer pourquoi, c’était brutalement devenu évident : cette fois-là serait la bonne ! Je l’ai dit à mon mari, à ma mère, à ma sœur, à une amie, c’était certain, ça allait marcher ! Aucune raison spéciale d’y croire plus qu’avant, c’était comme ça, c’est tout. Et j’avais besoin de le dire à des gens, comme une sorte d’engagement. Je n’avais jamais ressenti ça auparavant.

Je suis aussi allée voir le médecin de mon mari, qui pratique l’acupuncture, et une ostéopathe pour préparer la ponction. Ça en fait des « médecines parallèles »… Peut-être qu’en cas de nouvel échec, j’en serais arrivée au marabout…

Je ne te dis pas que la réussite de cette troisième FIV a un rapport avec ces « à côté » de la médecine pure, ou bien que c’est parce que j’y croyais que ça a fonctionné. Je peux très bien avoir eu une intuition, plutôt qu’une influence sur le résultat. Peut-être que mon esprit, grâce au psy et au fascia, était libéré, peut-être que j’étais enfin prête… Ou peut-être que tout ça n’est que bullshit, et que c’est un hasard complet, on ne le saura jamais.

Toujours est-il que, comme tu le sais depuis le début, cette troisième fois a été la bonne.

Deux jours après le replacement des deux seuls embryons obtenus, nous sommes partis en vacances à Istanbul. Contrairement à la tentative précédente, où nous étions aussi partis en vacances à l’étranger, je n’avais pas emporté de test de grossesse : je voulais éviter de trop me prendre la tête en comptant sans arrêt les jours avant de pouvoir le faire. Pas de test = pas de réponse avant de rentrer = tête à peu près sereine (j’ai bien dit « à peu près »).

Les jours ont passé, entre espoir et découragement (au gré de ce que j’essayais de sentir dans mon corps, notamment au niveau de la tension de ma poitrine, baromètre personnel de l’approche de mes règles). J’ai quand même tout fait pour profiter de mon séjour, avec relativement de succès.

Et puis, deux jours avant de rentrer, en prenant le bateau pour remonter le Bosphore, j’ai senti mon ventre se serrer un tout petit peu quand le moteur et ses vibrations ont démarré. Tiens, bizarre… Prendre le bateau, à Istanbul, on fait ça tout le temps, et jusqu’ici, je n’avais pas ressenti ça. C’était peut-être dans ma tête ?

Rebelote, pourtant, à chaque fois qu’on prenait le bateau, soit au moins deux fois par jour. J’étais de plus en plus sûre qu’il se passait quelque chose. Heureusement, le retour approchait, et avec lui, le fameux test !

Dans l’avion, c’est devenu évident :  la tension dans ma poitrine était repartie à la hausse et ça, ce n’était strictement jamais arrivé juste avant la date prévue de mes règles !

À l’aéroport, nous avons récupéré nos valises et, arrivés dehors, j’ai lancé à mon mari : « Bon, si tu veux, en arrivant à la maison, je fais un test, mais crois-moi, je suis certaine qu’il sera positif ! »

Il a effectivement préféré que je fasse un vrai test, celui de « J’ai le ventre qui se serre quand je prends le bateau » ne lui paraissant pas fiable à 100% (je ne comprends pas ??).

Un trajet en RER, un passage à la pharmacie et un aux toilettes plus tard, on y était ! La petite barre s’est affichée fièrement : c’était officiel, j’étais enceinte ! (Comme quoi, le test du bateau est très fiable, finalement. Mais bon, c’est moins facile à faire, faut reconnaître.)

Et toi ? En dehors de la médecine traditionnelle, as-tu tenté des méthodes pour t’accompagner dans tes essais bébé ? Massage ? Acupuncture ? Psy ? Autres ? À quels signes t’es-tu rendu compte que tu étais enceinte ? Raconte !

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !


Porte le bracelet Ava chaque nuit et obtiens sans effort des informations sur ton cycle, ta fertilité, ta grossesse et ta santé. Alors, pour mettre toutes les chances de ton côté pour avoir un petit bébé, je te propose 10% de réduction sur le bracelet Ava avec le code : DansMaTribuXAva ! Commande-le dès maintenant par ici !

 

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !

Commentaires

14   Commentaires Laisser un commentaire ?

Chaperon Rouge

haha, « le test du bateau », j’adore!!! ZEnfin du positif dans toutes ces difficultés.. 3eme FIV, il était temps… même si pour nous ca a été bon du premier coup, je comprend la pression… l’âge n’aide pas non plus à favoriser la grossesse, meme fiv… mais j’ai de nombreuses amies pour lesquelles la 4eme tentative a été la bonne… arrivé là, c’est l’artillerie lourde qui est sortie, avec IMSI etc…

le 31/10/2015 à 16h54 | Répondre

Madame Lucette

et non, l’âge n’aide pas, en effet, pour le nombre et la qualité des ovocytes et par conséquent celle des embryons. C’est notre miracle à nous qu’ils aient choisi tous les deux de rester là et de grandir.

Je ne connaissais pas la technique « IMSI », je ne sais pas s’ils la pratiquent là où nous étions suivis. Je découvre quelque chose, merci !

le 01/11/2015 à 07h27 | Répondre

Madame l'Abeille

J’adore ton état d’esprit , partir en vacances, qui plus est sans test de grossesse, juste après la FiV. Tu devais avoir tellement de pression, sans possibilité de quelconque contrôle, puisque contrairement à ce qu’on peut parfois s’imaginer , rester aliter après la FiV ne favorisera pas l’implantation.

le 01/11/2015 à 11h35 | Répondre

Madame Lucette

non, en effet, ça ne sert strictement à rien (à part s’ajouter une épreuve supplémentaire et n’avoir rien d’autre à faire qu’y penser !). Les équipes de l’hopital étaient très claires sur ce point :ne RIEN changer à sa vie !
Partir en vacances est quand même un peu un challenge : l’attente peut quand même gâcher un peu le plaisir faut reconnaître. C’est pour ça que forte de mon expérience l’année d’avant j’ai pensé que ce serait mieux de ne pas pouvoir faire de test là bas, histoire de bien séparer les choses.

le 05/11/2015 à 14h29 | Répondre

Madame D

Un état d’esprit positif pour moi ça fait beaucoup. Heureuse pour toi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

le 01/11/2015 à 15h25 | Répondre

Madame Lucette

alors cette histoire d’état d’esprit positif, j’avoue que je m’en méfie un peu… un médecin m’avait dit que c’était super important d’être positif, que ça jouait beaucoup sur le résultat. Moi je veux bien mais ça culpabilise quand même pas mal celles pour qui ça ne fonctionne pas. ca veut dire quoi ? qu’elle ne sont pas assez positives ? Du coup c’est pour ça que j’ai écrit que c’était peut être le mental qui avait joué ou bien une intuition ou bien un total hasard…

le 05/11/2015 à 14h32 | Répondre

Madame D

Oui ne t’inquiète pas je pense juste qu’un etat d’esprit positif en général aide juste le corps à suivre. C’est loin de marcher pour tout mais je le vois comme par exemple quand tu as un rhume et que edt négatif tu te laisse aller sous la couette à mourir (je parle en connaissance de cause) mais quand tu t’oblige à bouger finalement tu vas mieux. Dans etre guéri pour autant.
Apres je me dit que ça marche au début mais si j’avais dû faire des essais aussi compliqué et long que pour certaines d’entre vous je ne sais pas si j’aurais réussi à rester positive.

le 05/11/2015 à 17h36 | Répondre

issabill (voir son site)

Mon « test du bateau » personnel ça a été… « être malade après avoir un peu trop bu » (oui ça craint) (à ma décharge, mes « règles » avaient débarquées le jour de la beuverie, pour finalement s’arrêter quelques heures plus tard!).
Ton témoignage est très joli. C’est fou comme certaines personnes arrivent à avoir de l’intuition… ça me rend admirative!

le 01/11/2015 à 20h02 | Répondre

Madame Lucette

J’ignorais qu’être malade après avoir un peu trop bu était signe de grossesse 😀

le 05/11/2015 à 14h35 | Répondre

Mia (voir son site)

Félicitations! J’adore ton témoignage. Il est parlant à plusieurs niveaux :
– qu’on le veuille ou non l’état d’esprit est incroyablement puissant (il m’est arrivé la même chose que toi). Tout le monde s’accorde sur le fait que le négatif (appelé stress) a un impact sur l’organisme. Il est temps de se rendre compte que le positif en a aussi!
– la nécessité de se faire accompagner. Aujourd’hui, notre société valorise le culte de la performance où le droit à l’échec et aux déceptions n’est pas admis. Résultat : on serre les dents et on affiche un masque (sourire) en société même lorsqu’on est au plus mal. Il est essentiel de se poser et d’accepter qu’on a le droit d’être triste, en colère, etc. Et de se faire accompagner pour surmonter tout ça.
Belle lueur d’espoir, je partage l’article sur mon blog histoire d’inspirer celles qui en ont besoin!

le 02/11/2015 à 08h47 | Répondre

Madame Lucette

Merci Mia !
Comme dit un peu plus haut, je fais état de ma propre expérience mais je ne veux pas pour autant culpabiliser celles pour qui ça ne marche pas en leur laissant entendre que ça pourrait être parce qu’elles ne sont pas assez positives 🙁
Pour le reste, oui, je crois qu’il faut prendre soin de soi et ne pas hésiter à aller parler de son chagrin et sa douleur chez un professionel.

le 05/11/2015 à 14h37 | Répondre

Melimelanie

J’essaye toujours de faire attention avec cette façon que j’ai de penser (par égard pour ceux qui n’y arrivent pas et pour ne pas les culpabiliser) mais je pense qu’effectivement l’état d’esprit est très important.

Alors oui cela ne fait pas tout mais comme je l’ai mentionné dans mon parcours j’ai eu besoin de faire une thérapie pour pouvoir a nouveau envisager un peu sereinement une grossesse. Qui est arrivée pile après que j’ai lâché prise sur le sujet et adopté l’état d’esprit : advienne que pourra.

J’adore la façon dont tu as su que tu étais enceinte. Que cette fois ci c’était la bonne. Et tu vois je trouve que le fait que tu sois partie détendue en vacances à ne pas scruter le moindre signe montre que ce n’est pas parce qu’on fait pipi sur un bâton a pile dpa+10 que ça a plus de chance de marcher 🙂

le 02/11/2015 à 09h43 | Répondre

Madame Lucette

hi hi non, le pipi test précoce n’est pas gage de réussite 🙂
C’est marrant c’est en lisant que tu aimes bien ma « méthode bateau » que je me rends compte à quel point ça me plaît de m’en être aperçue comme ça. J’aurais quand même eu droit à un tout petit morceau de « poésie » dans ce parcours ultra médicalisé ! (c’est quand même plus poétique de dire « j’ai su que j’étais enceinte à Istanbul dans un bateau sur le Bosphore » plutôt que « dans les toilettes en faisant pipi sur un bâton » ! 😀 )

le 05/11/2015 à 14h44 | Répondre

Loan

Bonjour
Je viens de finir ton article et je voulais te remercier : tu m’as fait sourire et être optimiste ?.
Viens de subir ma deuxième fiv : transfert de 2 embryons samedi .
Depuis j’essaie de prendre de la distance, me balader , me changer les idées !
Pas simple car moi aussi j’ai 39 ans et demi , et mes embryons ont été qualifié de qualité moyenne .
J’essaie de pas y penser mais c’est rude .
Je n’ai pas eu recours à des médecines parallèles mais j’ai pris contact avec une thérapeute qui travaille sur les énergies.
Le protocole étant bien entamé je me demande si ça vaut le coût de commencer maintenant .

le 26/07/2016 à 15h06 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?