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La GPA : toute une histoire


Publié le 11 avril 2016 par dad75

Je tenais à laisser un petit témoignage. Peut-être va-t-il m’attirer quelques commentaires haineux ? De l’incompréhension ? Je ne sais pas… Les gens ont l’air adorables, ici. Ça m’attirera certainement des questions : je comprends, quand même, que ce sujet peut susciter de la crainte, due au manque d’informations, à l’inconnu et aux mensonges véhiculés par les médias et certaines associations dont je vais taire les noms. Je vais essayer d’être clair et bref.

Je suis gay. Je l’ai toujours été, je pense, et c’est loin d’être un choix. Je fais partie de ces gays invisibles, la partie immergée de l’iceberg, ceux pour qui ce n’est pas marqué sur le front. Je suis écolo, je ne suis pas efféminé, je me fiche de la mode et autres frivolités. Mes amis hétérosexuels ont certainement fait plus de conquêtes que moi durant leur folle jeunesse.

Je dirais que, vivant à Paris, je n’ai jamais souffert de discrimination (sauf lors des manifestations sordides contre le mariage pour tous). Je suis un homme bien dans ses baskets. D’ailleurs, je ne me suis jamais perçu comme différent : je suis juste unique, et tous les êtres humains sont uniques.

Pour moi, être gay, ça a été à la fois facile et difficile :

  • Facile, car j’aime quelqu’un depuis quinze ans. J’ai la chance de connaître cet amour parfait, celui qui transcende tout et qui rend heureux.
  • Difficile, parce que depuis toujours, j’ai un désir d’enfant vissé au cerveau, et qu’homosexualité masculine est trop souvent synonyme de deuil de la paternité.

Mais voilà, mon désir était fort, obsédant. Je crois qu’en quinze ans, il ne s’est pas écoulé un jour sans que je n’y pense. Est-ce un désir égoïste ? Certainement, mais comme celui de tous les couples, homosexuels ou pas. J’ai envie de transmettre, envie d’aimer, envie de protéger, d’éduquer, de faire grandir, de faire découvrir le monde, la nature…

Un jour, j’ai découvert la coparentalité. Une amie m’avait dit que si elle ne se casait pas, je ferais un père idéal pour ses enfants. Ça a fait tilt en moi. Depuis ce jour, j’ai cherché un coparent. Une femme lesbienne ou une femme hétérosexuelle célibataire voulant avoir un enfant. Pour faire un peu comme un couple divorcé, les disputes et la haine (potentielles) en moins.

Voyant mes amies trouver des compagnons peu à peu, j’ai intensifié mes recherches. Je t’épargnerai les récits de mes rencontres, car finalement, ce n’est pas le sujet, mais j’ai découvert des femmes qui, pour X raisons, n’avaient pas trouvé le prince charmant à 40 ans, des femmes lesbiennes en couple, pleines d’amour, des femmes des fois un peu perdues, écrasées par la pression sociale… mais toujours des femmes touchantes, qui avaient comme moi un désir si fort d’être parent qu’elles envisageaient toutes les solutions.

Pour certains, avoir un enfant coule de source. C’est facile, les doigts dans le nez. Pour d’autres, c’est un chemin de croix. Une blessure à vif. C’est la vie. Mon ami, quant à lui, disait qu’il serait là, présent, mais comme un beau-père, un peu mis de côté.

J’ai failli avoir des enfants au moins quatre fois durant ces quinze années, mais je ne sais pas pourquoi, j’étais freiné. Ou plutôt, si, je sais pourquoi, maintenant. Il me manquait l’amour. Je crois qu’au fond de moi, un enfant ne pouvait être que le fruit d’un amour, d’une osmose sentimentale et intellectuelle. Je voulais un enfant pour mon ami et moi. Je ne voulais pas le partager, être un père du weekend, des vacances scolaires, je voulais être père à plein temps.

Et puis, un jour, mon ami m’a parlé de gestation pour autrui. (Je rentre dans le vif du sujet, maintenant.) Ayant travaillé aux USA, mon ami a l’esprit bien plus ouvert que moi. C’est un progressiste sans idées reçues, un esprit pur (c’est rare). Pour moi, la GPA n’était pas envisageable, mais alors pas du tout. Comment priver un enfant d’une maman, moi qui adore ma mère ?

Puis, j’ai vu des amies lesbiennes avoir des enfants par PMA, des enfants heureux, qui grandissaient dans des familles épanouies. Ça m’a fait réfléchir. J’ai aussi vu un couple d’amis hétérosexuels avoir recours à un don de sperme et d’ovocytes à l’étranger. J’ai vu mes amis garçons avoir des enfants, et finalement, être aussi doux, tendres, attentionnés que des mamans (bon, en même temps, ce sont des hommes évolués).

En parlant de la GPA à tous mes amis hétérosexuels, en couple classique, je n’ai reçu que de l’enthousiasme et des encouragements. J’ai alors découvert la GPA éthique des USA (90% des gays qui veulent des enfants passent par les USA ou le Canada, où les GPA sont éthiques et encadrées).

Gestation pour autrui

Crédits photo (creative commons) : Jeremy

Pour moi, l’éthique est une priorité. Une condition première. Là-bas, les mères porteuses, qui sont appelées « surrogates », font ça avant tout pour aider, par choix (ça peut paraître bizarre pour nous Français), et elles sont sélectionnées avec une grande minutie par des agences.

Elles ont toujours des enfants et sont toujours accompagnées, jamais seules. Elles voient un psychologue et un travailleur social. Elles doivent bien gagner leur vie, et donc appartenir au minimum à la classe moyenne. Elles ne portent pas leurs propres ovocytes (ça veut dire que les couples doivent faire appel à une donneuse de gamètes). Elles décident si elles acceptent un couple gay ou pas. Elles décident si oui ou non, elles acceptent l’avortement en cas de problème ou de grossesse multiple. Elles peuvent même choisir un couple selon sa religion. Elles n’ont pas de casier judiciaire (logique). Pas de problèmes de santé. Elles sont épaulées par une agence et un avocat.

Bien entendu, rien n’est laissé au hasard, aux USA, et on est loin de l’esclavage. Les surrogates décident, ne subissent pas, et surtout, elles savent que l’enfant qu’elles portent n’est pas le leur. En Californie, même avant la naissance, il est déjà officiellement aux parents d’intention. Elles n’ont pas honte d’être des mères porteuses. Elles organisent des fêtes où elles arborent des t-shirts disant qu’elles sont fières d’être des surrogates. Aux USA, il est facile de parler d’altruisme et d’argent dans la même phrase. Il n’y a pas de complexes. Tout est fait pour créer de bonnes relations.

Les donneuses de gamètes sont, quant à elles, ultra nombreuses aux USA. C’est une pratique très répandue, car rémunérée. Il y en a des non anonymes et des anonymes. Mais ça n’a rien à voir avec l’anonymat total des donneurs de gamètes en France, en Espagne ou en Belgique. Les parents choisissent (je sais, c’est bizarre) sur photographies, CV, texte descriptif, évaluation psychologique, questionnaire, et peuvent même les rencontrer. L’anonymat total n’est pas de mise. D’ailleurs, il existe un registre qui met en relation donneurs et parents.

Nous voilà lancés dans l’aventure GPA. Mais il nous a fallu un long moment pour comprendre, accepter l’idée. Des rencontres avec des couples gays d’associations homoparentales, des couples hétérosexuels infertiles qui sont passés par des FIV à répétition, des femmes sans utérus, des femmes qui ne peuvent pas porter d’enfant pour des raisons médicales. Ça chemine en moi, et je comprends que la souffrance de ne pas avoir d’enfant est partagée par beaucoup de gens.

Nous finissons par trouver une donneuse. Elle accepte une rencontre avec l’enfant dans le futur. Elle est belle, douce, sensible, mais surtout intelligente. Blonde, brune, yeux clairs ou foncés, on s’en fichait. On voulait une fille que l’on aurait aimée si nous avions été hétérosexuels. On est loin de l’eugénisme, hein… Elle a d’ailleurs des cancers dans sa famille, comme il y en a dans les nôtres.

Puis, nous rencontrons une super fille : notre mère porteuse de 33 ans. Elle est mariée, a trois enfants, est propriétaire de sa maison. Elle travaille, son époux aussi. Elle gagne bien sa vie (pour dire la vérité, mieux que nous). Elle est dynamique et adorable, et si elle veut aider un couple gay, c’est parce qu’elle a été touchée de près dans sa famille par des questions d’infertilité. Au début, timides, on se téléphone tous les jours, on s’envoie des photographies, on se raconte un peu nos vies, on rigole beaucoup. Une vraie et belle rencontre !

Nous trouvons une clinique américaine, qui s’occupera de la partie médicale. Nous avons aussi notre propre avocat. L’agence de notre mère porteuse nous fait passer un bilan psychologique. La clinique aussi. Nous voilà sur les rails… C’est allé très vite, finalement.

Alors, certes, c’est très cher, une GPA éthique. Ça fait hurler les opposants, d’ailleurs. Mais un enfant, ça n’a pas de prix, et un encadrement juridique strict est essentiel pour éviter les dérives. Je connais des couples qui se sont endettés, ont fait des crédits, vendu une maison, demandé de l’argent à leur famille, des couples qui ont économisé sur des années…

En France, la PMA coûte très cher aussi, mais elle est remboursée par l’État. Aux États-Unis, non. Notre surrogate touche 25 000€. Et il y a des extras, bien évidemment. Finalement, je trouve ça peu cher payé. Tout notre argent va à la clinique, à l’avocat et aux agences. Le prix est énorme, mais pas exagéré. Des avocats français prendraient aussi beaucoup pour ces services. Les médecins aussi. J’ai une amie française qui a fait des FIV avec un traitement lourd, et elle a reçu une facture de 45 000€. Évidemment, c’est la sécurité sociale qui a payé. En tout, nous, nous arrivons à un montant de 150 000$.

Depuis le début de notre parcours, nous avons rencontré des hauts et des bas, trop longs à raconter. Niveau émotions, c’est très difficile. Il y a des doutes, des attentes, des peurs… La distance n’arrange rien. Mais tous les intervenants sont très humains et sensibles, et ils nous aident beaucoup.

Serons-nous de bons papas ? L’enfant souffrira-t-il de l’absence de mère ? Notre mère porteuse gardera un lien avec nous (comme une tata), notre donneuse n’est pas anonyme, et nous avons beaucoup d’images féminines autour de nous. L’avenir nous dira comment ça se passe, mais si nous avons sauté le pas, c’est que nous savions au fond de nous que nous aimerions notre enfant et saurions le guider pour qu’il devienne un adulte heureux.

Voilà, je voulais être rapide, expliquer mon parcours, et montrer que la GPA était une aventure humaine. Aux USA, c’est loin d’être une vente d’enfant et une location d’utérus, une « commande », comme disent certains. Je sais que nous allons rencontrer des difficultés en France, mais nous les surmonterons. Je ne suis pas stérile par choix, car mon homosexualité n’est pas un choix.

Enfin, je terminerai par dire que j’ai rencontré beaucoup de couples, aussi bien hétérosexuels qu’homosexuels, qui passaient par une GPA, et qu’aucun d’eux ne passait par l’Inde ou d’autres pays pauvres. La GPA éthique n’a rien à voir avec la « GPA low cost » des pays pauvres. Rien du tout. Elles sont incomparables.

Merci de m’avoir écouté !

Et toi ? Comprends-tu ce désir d’enfant qui prend aux tripes ? Pourrais-tu envisager de passer par une gestation pour autrui ? Viens en parler ! 

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Commentaires

44   Commentaires Laisser un commentaire ?

virginie

Coucou ! Super idée cet article quand on ne vit tout ça que de très loin, on n’en reste au débat théorique, donc parfois de beĺles idées qui ne tiennent pas debout face à la réalité. Il est donc très très bien d’en parler.
Ayant en plus une tante stérile, je comprends parfaitement jusqu’où on peut aller pour avoir un enfant.

Sincèrement, au debut je comprenais l’idée de la femme qui doit disposer de son corps, etc. J’imaginais la pauvre nana sans le sou qui a besoin de payer ses études/ sa coke/ nourrir ses enfants et qui ne trouve que cette alternative.
Puis, j’ai entendu parler de la GPA éthique avec son cadrage juridique, psychologique et légal. A partir de là, je n’ai plus trouvé de problème à cette pratique . D’ailleurs, ne parle-t-on pas du droit de chacun à disposer de soi même ?

Je vous souhaite une très belle vie à tous les trois … tant que j’y suis, étant en essai bébé ^^, je suis preneuse d’un prochain article sur les débuts avec bébé, hein ? N’hésite pas à revenir nous voir 😉 😉

le 11/04/2016 à 07h57 | Répondre

virginie

Par contre, tu ne parles pas de l’apparente non-implication de ton conjoint au départ, comprenait-il ton besoin ? Est-ce que ça ne te dérangeais pas ? C’est compliqué quand le mari/la femme ne suit pas ce désir de parentalité, qu’on soit couple homo ou pas !

le 11/04/2016 à 08h20 | Répondre

Madame D

Bah j’ai toujours tendance à croire que si on devais se mettre à controlé les naissances autant le faire pour tous, y compris ceux qui arrivent naturellement. En quoi un couple qui arrive à avoir des enfants naturellement serait des meilleurs parents que ceux qui ne peuvent pas. Je ne parle même pas du pseudo débat sur l’homoparentalité qui m’écœure.
En tout cas Dad75, c’est une histoire très touchante que tu nous raconte la. J’espère que vous avez accueilli votre bébé apres ce long parcours. Et je vous souhaite tout le bonheur du monde !

le 11/04/2016 à 07h57 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Dad75, je te remercie vraiment beaucoup pour ce témoignage. Je ne connaissais pas la gestation éthique. Et ton témoignage montre bien les difficultés liées à l’infertilité pour toutes les sources que cela peut avoir.
J’ai des excellent amis, en couple depuis des année, adorables, aimants et qui feraient j’en suis certaine, des parents formidables pour un bébé. Tout comme je ne comprends pas le parcours du combattant que cela peut être en France de bénéficier d’un don d’ovocytes ou de sperme, je ne comprends pas non plus pourquoi s’opposer à pouvoir offrir à des personnes désirant un enfant, autant de souffrance. Je vous souhaite d’arriver à accueillir ce petit enfant.

le 11/04/2016 à 08h28 | Répondre

Mlle Moizelle

Je suis contente de lire un article de papa, homo ou pas. 🙂
J’imagine la difficulté et la longueur du parcours… Comme Virginie, je n’étais pas vraiment au courant de la GPA « éthique », mais je trouve ça assez beau comme « don de soi » (parce que bon, même si on est rémunérée, une grossesse, c’est des risques et un vieillissement du corps irrattrapable…). En revanche, même si je comprends sa légitimité, je suis assez choquée par le prix!!! C’est juste enooooooooooooooorme… 😮
Et donc absolument pas accessible pour tout le monde hélas.
En tout cas, je vous souhaite une belle famille et de doux et riches moments tous les 3! Et je plussoie, n’hésite pas à revenir nous raconter! 😉

le 11/04/2016 à 08h44 | Répondre

issabill (voir son site)

Merci pour ce témoignage. Je ne connaissais pas le concept de GPA éthique. Je ne connaissais que la GPA « low-cost » comme tu l’appelles… Ici, le don de soi que tu décris est très beau, et me semble effectivement plus correspondre à la culture américaine qu’à la notre, beaucoup plus individualiste.
Comment se passe la reconnaissance de l’enfant en France? J’imagine que ce n’est pas forcément évident, quand je vois les difficultés que peuvent avoir des femmes lesbiennes à adopter leur propre enfant, uniquement parce que leur compagne est passée par la case « PMI à l’étranger non autorisée »…

le 11/04/2016 à 08h55 | Répondre

Nathalie

C’est bien d’avoir fait cette article, cela « force » les lecteurs à se poser des questions plutôt que de ranger cela dans un coin en se disant que l’on n’est pas concernés.

De mon côté, j’avoue avoir un avis partagé sur la question.

Concernant le mariage et l’adoption, c’était parfaitement clair pour moi : bien sûr que c’est une avancée ! Et même si je ne suis pas en accord avec tous les choix du gouvernement, j’étais vraiment heureuse qu’enfin cela se fasse.

Pour la PMA, je me suis posée un peu plus de questions. J’en suis arrivée à la conclusion que c’était quand même aberrant : une femme seule pouvait en bénéficier (j’ai un cas dans mon entourage), rien n’empêche n’importe quelle femme de trouver un « coup d’un soir » pour avoir un enfant… Mais par contre un couple de femmes n’aurait pas d’accès à la PMA ? Bref : c’était absurde d’interdire la PMA.

Pour la GPA enfin, j’ai beaucoup changé d’avis. D’abord je me suis dit : de toutes façons ceux qui veulent un enfant iront à l’étranger donc cela pénalise l’enfant qu’il ne soit pas reconnu. Ensuite je me suis dit : si on légalise, alors il y aura une « filière propre » et les gens ne seront plus obligés d’aller dans des pays où les filles subissent ces pratiques, donc c’est bien. Mais ensuite je suis tombée enceinte… Et quand à quelques semaines de grossesse j’ai appris que j’avais peut-être eu la toxoplasmose récemment (finalement non, ouf!) j’ai fondu en larmes et c’est là que j’ai pris conscience que ce petit être dans mon ventre je l’aimais déjà de tout mon coeur (et ça a aussi bien remis mes idées en place sur l’avortement d’ailleurs), alors je me suis dit que c’était horrible de prendre son bébé à une maman.

J’en suis restée là de mes réflexions, mais ton témoignage m’apporte une nouvelle piste. Je ne peux pas encore dire si je trouve que c’est bien ou non, mais cela me fait réfléchir !

Dans tous les cas, je n’ai jamais eu de doutes sur les capacités d’un couple homosexuel à aimer et éduquer un enfant. Cela ne m’a jamais posé de problèmes surtout vu les questionnements pour y arriver : si tous les hétérosexuels les avaient, je pense qu’il n’y aurait plus d’enfants maltraités…

J’ai une question : la surrogate est aux Etats-Unis. Envisagez-vous, toi et ton conjoint, de vous y rendre de manière prolongée et de passer du temps avec elle ? Notre sage-femme dit qu’à la naissance le bébé reconnait parfaitement la voix de son (ou ses!) père(s), mieux que la voix de la mère qu’il entend plus déformée. Elle dit qu’à l’accouchement et par la suite c’est quelque chose de rassurant pour le bébé. Si vous en avez les moyens (pas évident de se libérer sur de grandes périodes comme cela…) bien sûr.

Du coup si cela existait plus près, en France ou dans l’un des pays frontaliers, cela permettrait de faire ce genre de choses plus facilement…

le 11/04/2016 à 08h56 | Répondre

pitch

Très beau témoignage! j’avais regardé il y a quelques mois un reportage sur une grande chaine du service public ou l’on suivait un couple homosexuel qui faisait une GPA aux USA, et ca m’avait beaucoup touché tout cet amour des 2 côtés! Je vous souhaite plein de bonheur !

le 11/04/2016 à 08h56 | Répondre

Miss Chat

Merci pour ce témoignage vibrant d’émotions qui me met un peu les larmes aux yeux (c’est pas gentil pour un si beau lundi matin !). Je rejoins virginie, ce serait super que tu reviennes nous parler de comment cela se passe pendant la grossesse et avec bébé 😉
Je ne connaissais pas non plus la GPA éthique mais c’est génial en fait ! Dans ces conditions, il n’y a aucune différence entre ça et une adoption pour moi.
Ce qui importe pour un enfant, ce n’est pas d’avoir ses deux parents biologiques et hétéros… c’est d’être aimé ! Si ton enfant est aimé, il sera épanoui peu importe la situation 🙂

le 11/04/2016 à 09h45 | Répondre

Hermy

Merci pour ce témoignage très touchant qui me permet de connaître la GPA « Ethique ». Je vous souhaite beaucoup de bonheur pour la suite.

le 11/04/2016 à 09h53 | Répondre

sabine

Merci dad75 pour ce beau témoignage.
Une leçon d’humanité, de compréhension, de vie. Je ne connaissais pas la gpa ethique mais cela me parait une excellente alternative a la gpa « classique » de chez nous.
Merci a toi d’avoir partagé avec nous et j’espère que tu viendras nous raconter la suite très vite.
Bon courage a toi et ton ami

le 11/04/2016 à 10h05 | Répondre

Cacy

Bien sûr que tu seras un bon papa. Ce qui compte le plus pour un enfant c’est quand même d’être désiré et aimé. Il aura probablement un peu plus de questions que la moyenne vue que sa situation familiale sera un peu atypique, mais rien qui ne me paraisse insurmontable.

N’as tu jamais pensé à l’adoption ? Tu n’en parles pas dans ton texte et ca me parait pourtant plus facile, moins cher et très bien pour un enfant d’avoir finalement une famille.
(Et il me semble qu’avec la nouvelle loi, les familles homoparentales peuvent adopter, non?)

Pour la GPA, je ne suis toujours pas d’accord avec le processus. Et pas vraiment d’accord sur le terme « éthique » non plus. (Et le fait de le répéter aussi souvent dans ton texte, comme une justification, m’a fait penser à ces « républiques démocratiques » qui n’avait de démocratiques que leur nom. :-).
Le prix est indécent et rend la pratique inégalitaire (un couple de smicard ou de chômeur) ne pourra jamais y accéder non plus. Je suis probablement cynique mais j’ai du mal à imaginer que les agences et les médecins ne soient pas intéressés par le côté financier. C’est devenu un marché. Il est aussi difficile de quantifier le dédommagement de la maman (25000 dollars pour quoi dédommager de quoi? C’est trop pour les vergetures et les nausées matinales, pas assez si elle a un accident/problème lors de l’accouchement).
Je conviens cependant que l’encadrement juridique est nécessaire et me parait bien plus approprié que pour les fillières des pays en voie de développement.

La question n’est pas facile à trancher. Pour le moment ma position reste: on devrait l’interdire mais il est hors de question que les enfants payent pour les décisions de leur parents, donc il faut les reconnaître.
Et je n’ai pas de solutions autre que l’adoption pour les couples d’hommes.

le 11/04/2016 à 10h22 | Répondre

Yaelle

Il aurait pu adopter seul avant s’il le souhaitait puisque visiblement son conjoint n’était pas concerné par la parentalité a ce moment là … donc j’imagine qu’il ne voulait pas passer par là

le 11/04/2016 à 10h34 | Répondre

pitch

ce que j’avais vu dans un reportage c’est que les désagréments pour la ‘mère porteuse’ sont bien plus génants et violents que lorsque c’est un bébé naturel puisque le corps reconnait l’embryon comme un corps étranger. Ces femmes sont donc obligés de prendre des traitements assez lourds (et parfois douloureux) pour éviter la fausse couche. De plus les agences vérifient justement que le mode de vie des gens est assez aisé pour éviter que ce soit l’argent seulement qui les motivent. moi j’y vois un geste totalement altruiste de la part d’inconnu. Certains font des dons en argent à des associations, d’autres font des dons de gamètes et d’autres prêtent leur ventre pour 9 mois.

le 11/04/2016 à 11h33 | Répondre

Yaelle

Il n’y a que l’amour qui compte dans une famille 🙂

le 11/04/2016 à 10h34 | Répondre

Banane

Intéressant point de vue, merci.
Il n’y a pas de parent parfait. Se poser la question est déjà une belle preuve d’amour.
Vivement la naissance, maintenant! 🙂

le 11/04/2016 à 10h58 | Répondre

Fanny

Très bel article, et très intéressant! je vous soutiens à 100% et j’espère avoir la suite de cette jolie histoire bientôt!
Je crois qu’on se pose tous la question d’être ou non un bon parent, mais ça viendra progressivement et naturellement, j’en suis certaine!

le 11/04/2016 à 11h57 | Répondre

Claire Gezillig (voir son site)

D’abord, merci d’être venu témoigner, ce n’est pas une démarche facile sachant qu’on risque d’être jugé, critiqué sur un sujet polémique.

Ensuite, moi aussi je voudrais bien suivre l’histoire pour en savoir plus : comment ça se passe dans les détails, comment vous le vivez, etc.

Et enfin, je n’ai pas un avis tranché sur la GPA, je pense bien qu’il existe des femmes qui le font avant tout par altruisme. Mais je me demande si on peut vraiment prendre cette décision en connaissance de cause : peut-on être sûre qu’on ne s’attachera pas à ce futur enfant avec qui on passe 9 mois ? Peut-on prévoir ses réactions futures pendant la grossesse et l’accouchement ? N’y-a-t-il pas une souffrance forte (non prévue) pour certaines mères porteuses, une impression de déchirement ?

Je ne veux pas condamner ceux qui ont recours à la GPA, je ne sais pas ce que je ferais si j’étais dans leur situation. Je m’interroge juste sur l’éthique (comme beaucoup).
Mais bien sûr, il y a aussi une réalité à prendre en compte : si on l’interdit totalement dans nos pays, on peut difficilement empêcher une économie parallèle dans les pays pauvres… Et alors, on se dit qu’il vaut mieux autoriser et encadrer…

le 11/04/2016 à 12h41 | Répondre

Fleur

je suis d’accord et je pense que je vais me faire lapider sur la place publique 🙂

je m’interroge également (sans juger!)

pour moi la GPA éthique n’existe pas. Je suis contre la Location d’un Corps peu Importe le but. Parler de GPA éthique pour moi c’est justifier la GPA dans les ‘pays pauvres’.

pourquoi une femme louerait son Corps à des inconnus pour porter un enfant Avec tous les risques que cela comporte et en ayant elle même une famille? la Motivation ne serait pas du tout financière… un peu quand même, même si la femme est ‘propriétaire’ de sa maison et travaille. Souvent aux USA la mère porteruse est mère aux Foyers et n’a pas de revenus propres. Je n’arrive pas à croire que la motivaiton ne soit pas du tout financière. Et vu les coût, c’est un maché juteux (je ne parle pas que pour la mère porteuse, je parle des cliniques, avocats….) qui surfe sur la détresse des gens en mal d’enfant (dont je fais partie)
que faire si la femme s’attache à l’enfant et veut le garder? que faire en cas de malformation de l’enfant? et en cas de malformation non décelée? et si les Futurs parents changent d’avis (je parle en général pas dans votre cas précis)? et si l’enfant meurt peu après la naissance, comment ça se passe au Niveau de l’exécution du contrat ?
pour moi avoir un enfant n’est pas un droit, je sais de quoi je parle car moi même touchée par l’infertilité.

en tous cas votre cas semble ‘rêvé’ mais j’imagine que c’est pas non plus la totalité des naissances par GPA…

‘Mais un enfant, ça n’a pas de prix’ je crois que tout est dit, comment font les couples sans moyens?

en tous cas, vu ce que tu écris, je pense que tu seras un très bon père, pas de doutes là dessus 😉

le 11/04/2016 à 13h49 | Répondre

Célia

Très touchant témoignage. Cependant, j’émets une grosse réserve, non pas envers toi ou envers tous les couples homos, mais envers l’état…
Ma grande soeur ne peut pas avoir d’enfants. Elle est née avec une malformation génétique, et n’a pas d’utérus. Des ovaires oui, des ovules aussi donc.. Mais pas d’utérus… Du coup, bien évidement, la seule solution possible pour elle, s’est la GPA. Mais voilà, en France, c’est interdit.
Les états-unis, ça coute cher! Ton témoignage le prouve! Et ma soeur n’a pas la somme que tu as, impossible donc. Reste la Belgique, où il faut venir avec sa mère porteuse sous le bras. J’étais volontaire. Mais nous avons dû tout arrêter, car ma soeur s’étant renseignée auprès d’un juriste, les peines encourues l’ont fait reculer : pour l’état français, il s’agirait de « trafic d’enfant »… Donc, ma soeur en taule, moi en taule, le gynéco « complice » en taule… et le petit à la DDASS… Elle n’a pas supporté l’idée que son petit se retrouve à la DDASS… Elle en taule, elle s’en moquait, mais pas ça…
Du coup j’ai un petit goût amer quand je vois que les homos ont limite plus de chance : en tant qu’homos, l’état comprend (d’un autre coté s’est évident) que vous ne pouvez pas avoir d’enfants, et assouplit progressivement la loi pour vous permettre d’être parents légalement.
Je trouve ça très bien pour vous, et d’un côté c’est bénéfique car du coup les pensées s’élargissent sur la PMA et se « déradicalisent » sur la GPA… Mais c’est quand même fort que ce soit la cause gay qui fait avancer le truc, et pas les parents hétéros ne pouvant avoir d’enfants…
Je suis ravie pour toi, vraiment.. mais ce genre de témoignage me fait presque pleurer de tristesse quand je pense à ma soeur qui, à bientôt quarante ans, a abandonné tout espoir d’avoir un enfant… Et qui ne peut s’empêcher de pleurer quand on lui annonce la grossesse d’un proche…
En tout cas toutes mes félicitations, je le répète mon amertume ne s’adresse ni a toi ni aux homos en général, mais envers l’état français qui se soucie comme une guigne de la souffrance de certains couples…
En tout cas effectivement j’espère te voir revenir pour nous raconter en détail cette aventure merveilleuse!!!

le 11/04/2016 à 13h14 | Répondre

Anne

Tout d’abord, merci pour ce témoignage très touchant. Je pensais être la seule homo sur ce blog, je vois que non ! (ouf !)
Je tiens à rectifier une petite chose : non, la mère porteuse n’a pas obligation d’avoir un traitement lourd pour éviter la fausse couche, c’est le même traitement que lors d’une FIV classique, et on administre cela aux femmes car on considère que ce sont des grossesse précieuses et que l’on veut préserver le plus possible. L’accueil d’embryon est justement la seule greffe qui prend très bien dans le corps humain (même un embryon issu de l’ovocyte de la femme elle-même est une sorte de greffe puisque la moitié du patrimoine génétique ne lui appartient pas !). Ma compagne a porté l’embryon issu de mon ovocyte et de celui d’un donneur et elle n’a pas subi de « traitement lourd » après la réimplantation…
La GPA éthique existe, bien sûr, elle est encadrée et « morale ». Effectivement, la seule chose injuste, c’est le prix, car elle est loin d’être accessible à tout le monde, qu’on soit homo ou hétéro. C’est ce que je trouve le plus injuste. En ce qui nous concerne, notre parcours PMA à l’étranger nous a aussi coûté très cher, malgré les traitements remboursés par la sécu en France. Là aussi c’est injuste car de nombreuses filles font des inséminations artisanales avec des donneurs qu’elles ne connaissent pas forcément très bien et prennent de gros risques sanitaires.
Le désir d’enfant est toujours très fort et je crois que les gens qui veulent un enfant feront toujours le maximum pour y parvenir, donc moi je suis pour la GPA éthique qui ne lèse personne. Il faudrait encadrer aussi les prix, et ce serait parfait !
Concernant l’adoption en France par les couples homos, oui elle est possible dans les textes mais la réalité est toute autre : peu d’enfants adoptables en France, et à l’étranger très peu de pays sont près à confier un enfant à des homos, donc quasi mission impossible. De plus, je voudrais rappeler que l’adoption est un projet en lui-même, cela n’a rien à voir avec le fait de faire un enfant « biologiquement », c’est différent, et je trouve cela très blessant de dire « tu ne peux pas avoir d’enfant, pourquoi tu t’escrimes, tu n’as qu’à adopter ». Non, ce n’est pas le même projet, pas le même cheminement psychologique. Certaines personnes, stériles ou déclarées comme telles, finiront pas accepter ce cheminement et demander une adoption, d’autres ne le feront jamais et c’est très personnel. Certaines personnes aussi ne sont pas stériles et adoptent parce que tel est leur projet de vie. Personne ne peut juger de ce qui est bon pour les autres. Cela vaut aussi pour les mères porteuses des US qui choisissent de l’être : qui est-on pour juger qu’elles vendent leur corps et que ce qu’elles font n’est pas moral ?
Je pense que personnellement je n’aurais pas réussi à être mère porteuse, par contre ma compagne dit qu’elle aurait pu… Chacun son ressenti et sa vision des choses… Certaines femmes donneront leurs ovocytes de manière anonyme tout à fait facilement, pour d’autres ce n’est pas envisageable… Pour moi c’est la même chose…
En tout cas tu vas être un super papa, j’espère que tu viendras nous raconter la suite de tes aventures. Merci encore de ton témoignage.

le 11/04/2016 à 14h24 | Répondre

Cacy

Anne, je pense que tu as mal compris ceux qui, comme moi, demandent à dad75 pourquoi il n’a pas choisi d’adopter.
Ce n’est pas parce que l’on met la GPA et l’adoption sur le même plan, bien sûr que ce sont des projets très différents.
C’est juste que l’on voudrait savoir/comprendre pourquoi il a choisi un projet plutôt que l’autre. Voir dans ce sujet si, pourquoi il n’a même pas eu l’air de considérer cette option comme possible.
Et tu donnes probablement une partie de la réponse.

Et tant que vous êtes tous les deux là, je rajoute une question.
N’est il pas plus « juste » dans un couple homo d’adopter pour que les deux parents soient à égalité plutôt que d’avoir un enfant avec la procréation médicalement assisté ?
Le parent qui n’a pas donné ses gamètes mais adopté l’enfant ne se sent il pas plus « beau-parent » que parent ? Alors qu’en cas d’adoption, les deux parents ont la même relation génétique avec leur enfant.
Je ne parle pas de manière juridique mais dans la vie de tous les jours.
J’ai dans mon entourage des personnes ayant eu des enfants seules qui se sont mariées et ont eu leur enfant adopté, jeune (1 an et 5 an). Et il y a eu une période d’adaptation pour le nouveau parent et l’enfant avant que les deux se sentent une famille.
Est ce différent pour vous, car vous élevez l’enfant depuis les premiers jours de sa vie ?

Ce n’est pas un jugement, juste une interrogation sur la création de la famille. (Vu que je pense que l’amour compte plus que les liens du sang.)

le 12/04/2016 à 06h45 | Répondre

Anne

Bonjour,
Je vais parler de ce que je connais bien, c’est-à-dire mon histoire et celle de couples de femmes qui sont mes amies. En ce qui nous concerne mon épouse et moi, nous n’avons jamais été dans un projet d’adoption, parce que cela ne nous convient tout simplement pas. Je suppose que c’est exactement pareil que pour un couple hétéro qui a un désir d’enfant : la plupart n’ont pas un désir d’adoption mais un désir d’enfant tout simplement. Vivre une grossesse à deux, vivre les rendez-vous d’écho, vivre la naissance, vivre les tous premiers instants, vivre son éveil au monde et à la vie, nous voulions vivre tout cela. J’ajoute que l’adoption pour un couple homo n’est permise que depuis 2013, mais je répète que c’est dans les textes, car en réalité, très très peu d’enfants sont adoptables en France et très très peu de pays étrangers acceptent de confier un enfant à un couple homo. L’adoption est de toute façon un projet qu’il faut savoir porter, mener, et nous ne nous sentions pas capables de cela, nous n’en éprouvions pas l’envie. Cela s’explique difficilement, j’espère avoir été claire.
Quant à la génétique… Mon fils est issu de mes gènes (mon ovocyte + le sperme d’un donneur anonyme) et a été porté par ma compagne. Contrairement à tes amies célibataires qui se sont mariées après avoir eu un enfant, nous avons désiré notre enfant ensemble, bien avant sa conception (qui a duré 4 ans, si tu lis mes récits sur ce blog). Notre famille est le résultat de notre désir et de notre projet à toutes les deux. J’ai vécu la grossesse de ma compagne à ses côtés, je l’ai espérée avec elle, je l’ai ressentie avec elle, de l’autre côté du ventre, j’ai eu peur pour elle, je l’ai « couvée », je faisais « ma part du boulot » en faisant les courses, le ménage, en prenant soin d’elle et du bébé le mieux possible… Quand notre fils est né, c’est moi qui l’ai pris dans mes bras en premier, moi encore qui ai donné le premier biberon, le premier bain… Il est mon fils, il est notre fils, autant qu’il est le sien. Et ce n’est pas parce qu’il est issu de mes gènes, cela aurait été exactement la même chose s’il avait été issu des siens. Je connais beaucoup de couples de femmes qui ont des enfants, pour la plupart les enfants sont portés par celle qui a donné ses gènes (contrairement à chez nous). Parfois, chacune des femmes a porté un enfant, que l’autre a pu adopter grâce à la loi de 2013 autorisant le mariage pour tous. Je peux vous assurer que les deux femmes se sentent mamans à part entière, l’une comme l’autre, de chacun de leurs enfants, qu’elles l’aient porté ou non. Ce qui compte est le désir commun d’avoir et d’élever l’enfant, le quotidien, l’amour que l’on se porte… Mon fils est bien mon fils, c’est certain, il l’est autant que si je l’avais porté, je n’ai aucun doute là-dessus, et il est autant le fils de ma compagne que s’il était issu de ses gènes à elle. Aucune de nous ne se sent « beau-parent », comme aucune maman de couples de femmes que je connais.
Quant à l’expression « droit à l’enfant », j’avoue qu’elle commence à me sortir par les yeux. Personne n’a particulièrement un « droit à l’enfant », et je n’ai pas l’impression d’avoir usé de ce genre de « droit », parce que je peux vous dire qu’on a bien galéré à avoir cet enfant, donc pour un droit, il me semble bien durement acquis !!! Blague à part, pourquoi un couple hétéro lambda (pas forcément aimant, pas forcément bon parent) aurait-il plus le droit d’avoir un enfant en se regardant dans le blanc des yeux qu’un autre couple plus en difficulté pour concevoir ?
Voilà ce que je peux répondre, merci de m’avoir lue, j’espère que cela vous aura éclairés…

le 12/04/2016 à 09h37 | Répondre

Cacy

Je crois que tu as mis le doigt sur la réponse que je cherchais. Un projet commun, choisi et qui se met en oeuvre petit à petit.
C’est probablement, la progression de l’idée et la préparation de la venue du bébé à 2 qui fait que les deux peuvent se sentir parents de la même facon et aussi rapidement.

Pour ceux qui préfèrent adopter, j’espère que petit à petit le nombre de pays acceptant des adoptions de familles homoparentales croîtra pour que chacun ait sa chance.

Ta réflexion sur le droit à l’enfant m’a fait un peu sourire. Tu sais que même pour un couple hétéro, la femme ne tombe pas enceinte « en se regardant dans le blanc des yeux ». :-p

le 12/04/2016 à 10h34 | Répondre

Anne

Eh bien cela dépend des gens, crois-moi. L’expression « dans le blanc des yeux » est exagérée, mais dans tous les couples, homos comme hétéros, certains réussissent à concevoir au premier essai, et pour d’autres c’est beaucoup plus long… Certains couples hétéros vont galérer et aller en PMA, voire ne jamais parvenir à avoir un enfant (à part en adoptant pour certains d’entre eux), quand d’autres concevront un enfant chaque mois où ils le décident… Et pour les femmes homosexuelles c’est pareil : certaines font une insémination qui fonctionne du premier coup, pour d’autres cela prendra énormément d’essais et de temps, d’autres encore ne réussiront jamais. Le « droit à l’enfant » n’existe pour personne, en réalité.

le 12/04/2016 à 10h56 |

Bibichu

Juste pour rectifier, la GPA n’existe pas au « Canada ». Il n’y a pas de loi fédérale encadrant ce processus.
Chaque province à ses propres lois concernant les mères porteuse. Par exemple, au Québec les contrats de mère porteuse ne sont pas reconnus.
Si vous souhaitez le faire au Canada, renseignez-vous bien avant, car les contrats sont facilement « cassables » en cour de justice. Voilà.

le 11/04/2016 à 15h54 | Répondre

Doupiou

J’ai une question qui va paraître un peu bête mais tant pis : pourquoi l’ovocyte utilisé est celui d’une donneuse et non celui de la femme qui porte le bébé ?

le 11/04/2016 à 17h07 | Répondre

Cacy

Je pense que c’est justement pour ne pas que ça soit son bébé, pour qu’elle risque moins de s’y attacher.

le 11/04/2016 à 17h42 | Répondre

Madame Vanille

Merci pour ce témoignage, je te trouve très intéressant et émouvant, j’ai d’ailleurs versé une petite larme…
Tu confirmes le fait que je suis pour la GPA, j’aimerais que ça existe e France. D’ailleurs si ça existait je me proposerait tout de suite comme mère porteuse (pour l’instant donneuse c’est impossible..).
Je vous souhaite beaucoup de bonheur avec ce bébé tant attendu. J’espere que vous viendrez nous raconter la suite : la naissance, le retour à la maison, les premiers jours/mois avec bébé, etc…

le 11/04/2016 à 19h56 | Répondre

Flora

Merci pour ton article, il m’a fait réfléchir toute la journée. Je reste dubitative sur le coté éthique de la GPA comme tu l’expliquer sans même parler des inégalités que ça génère parce que c’est le système américain dont on parle…
Je trouve aussi injuste et injustifié d’interdire la GPA mais j’ai un problème avec le coté payant de l’histoire. L’encadrement médical et juridique oui, mais pour moi dire que les mères porteuse sont de la classe moyenne me fait plus penser à de la discrimination qu’à un moyen d’éviter que les gens le fassent pour l’argent.
Je ne voudrais choquer personne mais je me demander sincèrement où est la ligne entre « louer » son corps pour 25000 $ ou vendre un rein. Je crois que ce sont de problématique très complexes et que l’argent rend la limite floue. Je trouverais ça plus éthique si c’était fait sur une base volontaire et non rémunéré (avec prise en charge de frais engagés et de pertes de salaire par exemple), comme le don d’organes en l’occurrence.

le 11/04/2016 à 21h06 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Je trouve que c’est courageux de ta part d’être venu témoigner ici, et j’ai beaucoup aimé la façon dont tu l’as fait, en étant clair et évitant la polémique. A priori je ne suis pas favorable au « droit à l’enfant » mais je dis à priori car je trouve qu’il s’agit de thèmes complexes que je ne suis pas sûre de pouvoir juger sans être dans la situation, ni avoir fait d’études poussées sur le sujet. Du coup j’aime faire avancer ma réflexion grâce à ce genre de récit 🙂 . Ce qui me semble positif dans ton histoire c’est le non anonymat de la donneuse et de la porteuse. Je me dis que ton enfant ne sera pas coupé de son histoire, de son origine biologique, et ça me semble plus sain finalement. Je me pose encore une question : quid de la reconnaissance de l’enfant en France ? Je parle au niveau juridique, livret de famille, nationalité etc. Il me semble que tu n’en parles pas dans ton article, je serais intéressée de savoir comment ça se passe.

le 11/04/2016 à 21h34 | Répondre

E

Je vis en Nouvelle-Calédonie, donc en partie en France car pour le moment le territoire est encore français, et je suis sage-femme. Ici, on ne parle pas de GPA, on se voile la face, mais l’adoption coutumière permet exactement la même chose. Les femmes font un enfant, pour quelqu’un. Gratuitement. Au nom de la coutume, pour préserver le clan, pour transmettre un nom, pour plein de raisons que je ne maîtrise pas totalement. Lorsqu’elles ont choisi, elles mêmes d’y avoir recours, ça se passe plutôt bien. Les enfants savent qui est la femme qui les a mis au monde, ils la voient parfois, parfois non, ça dépend de ce qui est décidé au départ. Ca se fait depuis toujours ici, et les enfants vont bien. Par contre, là où ça devient difficile c’est quand ce processus est imposé à la mère ( bien souvent en cours de grossesse) là on assiste à des drames…

Mais quand c’est un choix délibéré ( ici le clan, son bien être prime sur l’individu, c’est un autre mode de vie) les choses se passent bien. Les femmes et les enfants vont bien 😉

Bon courage pour cette aventure, et merci d’avoir osé témoigner!

le 12/04/2016 à 10h10 | Répondre

CodiePasRond

Merci pour cet article Dad75. Je ne vous connais pas, mais je suis fière de vous, car vous aidez à briser un tabou. J’espère que l’aventure se passera bien, et que cette vie à 3 arrivera très bientôt pour votre famille.
Mon avis perso sur le sujet de la GPA : quelque soit le motif de l’infertilité du couple, si le seul recours pour vivre une grossesse et accéder à la parentalité est la GPA, je suis 100 % pour. Comme certains commentaires l’exprime, si demain je souhaite mettre en route un « projet bébé » avec mon compagnon : j’arrête juste ma contraception. Il y a quelque part, un problème d’équité qui me choque selon les couples, certains devant presque prouver leur volonté et capacité à devenir parent (homo/hété).
Comme Madame Vanille, si demain la GPA existait en France, je ferai parti des volontaires (heu bon, d’abord il faut j’ai moi-même un enfant…il faudra déjà commencer par cela ^^).
Pour l’indemnité perçu par le mère porteuse, oui grosse polémique, que je peux comprendre. Mais ceci dit, lorsque je donne mon sang, on me paie bien le repas à l’EFS. Et honnêtement sans cette facilité, non, je ne le donnerai pas aussi souvent.
La grossesse comporte beaucoup d’enjeu, et du moment que c’est bien encadré, et qu’être « mère porteuse » ne devient pas une activité lucrative, l’indemnité n’a rien de bien choquant.
Je pense que comme beaucoup de chose, c’est avant tout une décision (très) personnelle, une histoire de ressenti, de valeur et d’Histoire personnelle/familiale.
Et si le cœur vous en dit, venez nous raconter la suite de votre aventure.

le 12/04/2016 à 11h31 | Répondre

Anne

Moi je trouve cela normal que la mère porteuse reçoive une indemnité (après tout elle doit pouvoir vivre correctement, peut-être quitter un travail etc, et tout service mérite contrepartie), mais pas que ce soit les couples demandeurs qui supportent tout, car à ce moment-là cela voudrait dire que si on a un cancer par exemple, on doit supporter le coût de tous les traitements ? Je ne trouve pas cela équitable…

le 12/04/2016 à 11h38 | Répondre

CodiePasRond

Je comprends ta réflexion dans ce parallèle infertilité du couple / maladie. Le simple sujet de la GPA est compliqué à aborder. Le jour où nous serons en train de légiférer sur ce sujet, j’espère bien que toutes les dimensions de l’accès à la GPA seront prévues.

le 12/04/2016 à 14h15 | Répondre

Hellodie

Bonjour Anne. J’ai trouvé le témoignage de Dad75 très intéressant, et les différents commentaires tout autant. Cependant, je trouve ta comparaison avec le cancer très déplacée. Maman d’un petit garçon touché par le cancer à l’âge de 5 mois, tu comprendras que ce type de comparaison ne me convient pas. Et pour ce qui est du coût des traitements, saches que tout n’est pas pris en charge, et oui même pour un bébé de 5 mois! L’opération pour retirer la tumeur à eu un coût de 3500 euros non pris en charge par l’assurance maladie, mais heureusement par notre mutuelle (et si nous n’en avions pas eu?). Notre bébé doit porter suite à ses traitements un dispositif orthopédique d’un coût de 4500 euros, intégralement a notre charge. A partir de juin il sera porteur d’un dispositif d’aide à l’audition (il a perdu 50 pour cent de l’audition à cause de la chimio) dont une grande partie sera à notre charge. De plus, j’ai dû arrêter de travailler pour le garder (toute garde à l’extérieur est interdite tant qu’il est porteur de sa chambre implantable, même en rémission) et la compensation financière pour moi n’est que de la moitié de mon salaire. Bien sûr, cette compensation financière n’est que pour un parent, la deuxième doit s’arrêter sans indemnités, heureusement, les collègues de mon mari lui ont fait un dont de rtt pour rester avec nous. Donc oui, un cancer engendre des frais, et pour nous cela a signifié stopper notre projet immobilier, pour avoir les fonds pour soigner notre bébé et etre à ses côtés tant qu’il y aura de l’espoir.

le 12/04/2016 à 15h00 | Répondre

Anne

Je suis désolée de t’avoir heurtée, ce n’était pas mon but (c’était sûrement maladroit), et je sais que tout n’est pas pris en charge dans le traitement de maladies lourdes (ce que je déplore). Je te prie de m’excuser. Je voulais tout simplement souligner que la PMA ne devrait pas être à deux vitesses, ni fonction du sexe des gens, ni fonction de leurs revenus. Dans le cas de la GPA qui nous occupe ici, même si elle est faite de manière « éthique », tout est supporté financièrement par le couple demandeur, et je ne trouve pas cela du tout juste. Les traitements de santé et/ou de médecine devraient être le plus possible pris en charge par la collectivité, et je me félicite de payer une mutuelle et la sécu pour contribuer à la prise en charge des traitements tels que ceux que doit subir ton petit. Il est profondément injuste que les individus doivent en arriver à ce que tu décris pour réussir à se soigner ou soigner leurs enfants. L’égalité pourrait aussi en passer par là.
Je vous envoie toutes mes pensées de soutien, à toi, ton petit loup et à son papa.

le 12/04/2016 à 15h08 | Répondre

Sophie

Bonjour Dad75!
Et merci pour ton témoignage! J’attendais depuis longtemps un témoignage comme le tien, un « vrai », pas un de ceux que l’on peut voir au hasard du zapping sur une chaîne de télé à sensations.
Je suis pour une GPA éthique en France. Voilà, je crois que tout est dit, dans ton article comme dans les commentaires.
Je rebondis juste sur autre chose lue dans les commentaires: personnellement, je n’ai plus aucun désir d’enfant. Je suis même devenue sciemment stérile (et je suis juste libre et heureuse!!!) Mais honnêtement, ma fille n’aurait pas été handicapée, j’aurai fait mes démarches pour donner mes ovules. Si demain la GPA est légalisée et bien entourée en France, je n’aurai pas ma malformation utérine, j’aurai signé de suite le papier pour « louer mon corps » à une personne qui désire plus que tout avoir un enfant. Même sans un chèque à la fin.
Parce que l’on sait toutes ici à quel point le désir d’enfant nous bouffe les tripes. On ne peut qu’imaginer, quand on a aucun problème de fertilité, à quel point l’attente est dure, à quel point tout est dur, quand on veut un enfant et qu’il ne vient pas. Parce qu’on sait toutes que le jour où le regard de notre bébé se pose sur nous, plus rien ne sera jamais aussi fort et aussi beau. J’aurai bien aimé « offrir » ça à quelqu’un.
Mais peut être que je suis juste trop bizarre, je ne sais pas.
Je suis du genre à donner mon sang dès que je peux, à faire du don de plaquettes et je suis inscrite pour le don d’organes. J’ai même donné mon lait pour les autres bébés prémas, à l’époque où je tirais mon lait pour ma fille. Pour moi, ça me semble naturel, de « donner ». Je suis peut être trop bisounours, je ne sais pas.

le 14/04/2016 à 16h33 | Répondre

cyclone

Je vais peut être passer pour une rabat-joie complètement à côté de la plaque, mais les GPA, pas plus que les PMA « légales » pour les couples homosexuels ne me semblent souhaitables en France.
Je ne met absolument pas en question la capacité d’un couple homosexuel à élever aussi bien des enfants qu’un couple hétérosexuel ou un parent seul. Je me doute bien que le désir d’enfant, comme pour tous les autres couples, est très puissant, et qu’en quelque sorte, l’enfant à venir est une sorte de concrétisation de l’amour. Néanmoins, et il me semble que de nos jours, on l’oublie beaucoup, avoir un enfant n’est pas un droit. Je n’irai pas plus loin dans l’exposé de mes convictions éthiques qui ne vont pas dans le sens de ce que j’ai précédemment lu pour aborder le problème financier.
La médecine a permis à de nombreux couples de parvenir à obtenir ce que la nature leur refusait. Dans le cas de couples homosexuels, l’obstacle pour avoir un enfant est lié à une préférence sexuelle, pas à un problème médical. Dans ce cas, je ne vois pas pourquoi l’assurance maladie, qui pour le coup porte bien son nom et est une assurance contre la maladie, devrait permettre à chacun d’obtenir ce qu’il ne peut avoir du fait de son orientation sexuelle. Pour la PMA, si le don de sperme est gratuit, les kits de prélèvement, la conservation des paillettes, le salaire du personnel médical ne l’est pas. Pour la GPA, on reprend les mêmes éléments que précédemment, on y ajoute le prélèvement des ovocytes (et leur conservation), plus les frais induits pour la mère porteuse (suivi de la grossesse, échographies, frais de l’hospitalisation pour l’accouchement, frais pour le congé maternité éventuel). Quand on voit l’état des finances de notre système de santé, je ne comprendrai pas le financement de telles interventions qui seraient destinés au confort affectif de certains couples, alors que des éléments d' »amélioration de la vie » tels que les lunettes de vue, les prothèses auditives, les prothèses orthopédiques, les fauteuils roulants sont très peu remboursés.

le 15/04/2016 à 22h46 | Répondre

Codie Pas Rond

Merci de prendre le temps de donner ton regard sur cette question. Je conçois que ce n’a pas ete facile, étant donné que tu ne vas effectivement pas dans le sens des autres commentaires (ni du mien ^^).
Mais en parlant d’orientation sexuelle pour justifier ce point de vue (il me semble que l’aspect financier n’est d’ailleurs déjà plus de mise), je me dis que sur le même raisonnement un couple hétéro dont une personne est stérile…pourquoi avoir recours à la médecine qui coûte si chère ? Pourquoi ne pas choisir un(e) autre partenaire avec un système reproducteur qui pète le feu ? Ça serait plus simple et moins coûteux pour la société ? Tu l’auras donc compris, car non, je ne vois pas la différence, vraiment. On ne choisi pas la personne qu’on aime, pas plus que d’être hétéro/homo/bi/trans etc. Par ailleurs, en quoi être stérile relève d’une maladie au même titre que le myopie /le cancer/ une allergie… ? Ça n’empêche pas de vivre au sens physique du terme, l’espace de vue, et la bonne qualité du vieillissement n’est pas impactée par le fait d’être sterile. Il s’agit du même « confort affectif », et le service public étant fondé sur un principe d’équité, refuser à un couple ce soutien relevant de la solidarité nationale pour un couple hétéro, relève à mes yeux d’un manque d’équité, pour ne pas dire de discrimination.
Est-ce que la société y gagne plus (économiquement parlant) à aider un couple, grâce aux avancées médicales, à devenir parents, qu’a ne pas les aider ? Je ne sais pas. En tout cas, je me félicite d’être dans une société qui essaie de donner une réponse à la souffrance et au difficultés des personnes qui la composent. Et je m’en féliciterai encore plus lorsque nous auront tou(te)s accès au même droit, au même soutien national, sans condition excluant de fait une partie de la population sur des critères qui me semblent infondés.

le 16/04/2016 à 00h16 | Répondre

cyclone

@ Codie Pas Rond
Merci d’avoir pris le temps de me répondre 🙂
La stérilité d’un couple hétérosexuel résulte d’une pathologie (absence d’utérus, trompes bouchées, faible mobilité ou absence de spermatozoïdes…). Pas celle d’un couple homosexuel.
Le fait d’être homosexuel (ou hétérosexuel, ou bi, ou trans, ou asexuel) est du même ordre que d’être petit, grand, gros ou mince. Est-ce que je dis parce que je suis petite et dodue « c’est injuste ! Je ne peux pas être mannequin parce que je ne suis pas grande et mince. Je souhaite donc, pour pallier à ce manque d’équité, que la société paye pour des opérations de chirurgie esthétique, pour me permettre de participer à des castings ». Évidemment, c’est caricatural (et j’espère que personne ne sera heurté par la comparaison) mais du même ordre. On ne choisit pas ce que l’on est, mais si les pathologies doivent être prises en charge par la société, je ne vois pas pourquoi le reste devrait l’être.

le 16/04/2016 à 11h37 | Répondre

Codie Pas Rond

Erratum : à « espace de vue » comprendre « espérance de vie ».

le 16/04/2016 à 00h19 | Répondre

Laura

dad75, merci pour ce très bel article. Ça me donne envie de me porter volontaire pour être mère porteuse, si un jour cela devait être légal en France. Je pense qu’on a toujours intérêt à légaliser ces pratiques … pourquoi se voiler la face ? Quoi qu’on en pense, ça existe et on ne pourra pas l’en empêcher. Autant légaliser, cela permet de poser des limites, de protéger les plus faibles (mères porteuses en besoin d’argent ? couples fauchés mais en mal d’enfant et prêts à accepter des conditions dégradées ?) et surtout de protéger les droits de l’enfant à naître (parce qu’on fait tout ça pour lui, ce serait dommage de lui préparer des galères administratives en plus !). La prohibition ne mène à rien … à part à se garder sa bonne conscience.
Je vous souhaite plein de bonheur en famille et je ne doute pas une seconde que vous ferez de bons parents.

le 26/04/2016 à 10h13 | Répondre

Rom132a

Bonjour dad75, merci pour ce témoignage que je cherche désespérément depuis des semaines sur internet. En te lisant j’ai l’impression que c’est moi qui ai écrit ces lignes.
Avec mon ami, nous sommes à la recherche d’informations sur ce sujet. Des questions pragmatiques / pratiques qu’il est presque impossible à avoir.
Aurais tu la gentillesse de nous aider sur ces quelques questions? Par messages privés ou par téléphone ou autour d’un café (nous sommes à Paris également).
Car nous tenons à entamer des démarches sur la base de vraies expériences d’autres couples. Mais je t’avoue que tu es le premier qui est exactement dans notre état d’esprit. Incroyable.
Bref ce serait vraiment genial si tu donnais suite à ce message.
D’avance un immense merci pour ton aide précieuse.
(Désolé pour le tutoiement il m’est venu naturellement)

le 17/07/2016 à 23h16 | Répondre

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