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La grossesse surprise – Et après ?


Publié le 1 juin 2018 par Freesia

Si tu te souviens de mes premiers articles, tu te rappelles peut-être que ma grossesse n’était pas désirée, ni attendue. Je suis tombée enceinte sous contraception. Surprise ! Bon, la pilule avait été difficile à avaler mais j’avais fini (mieux vaut tard que jamais) par apprécier la grossesse et par avoir hâte qu’elle prenne fin.

La relation parent-enfant

Quand Cookie est né, je n’ai pas ressenti d’amour intense, juste un sentiment de protection. Ce petit truc était bien trop petit et trop faible pour que je puisse l’abandonner. Je devais donc tout faire pour le protéger et le nourrir. Appelle ça instinct si tu veux, j’appelle ça « miracle de la nature » (les bébés sont trop mignons pour qu’on ait envie de les laisser seuls ou de leur faire du mal, c’est magique quoi). Petit à petit, je me suis faite à lui. Qu’on m’appelle « maman », j’ai mis beaucoup plus longtemps pour m’y faire mais j’estime qu’on a réussi à construire une belle relation.

J’aime mon fils. Plus que tout. C’est ancré en moi. Mon cœur fait des bonds quand il me court dans les bras, s’arrête de battre au moindre bisou… Mon corps se tend malgré moi vers ce petit bout d’homme qui nous use jour après jour. Mais j’ai eu beaucoup de mal à m’y faire.

J’ai commencé une thérapie, j’ai vu une psychologue. J’ai bâillonné mes peurs et mes incompréhensions. J’ai eu besoin de faire un énorme travail sur moi. J’avais l’impression qu’on me l’avait imposé. Pourquoi cet enfant, que je ne voulais pas, m’épuisait à ce point ? Pourquoi, quand certains sont des bébés parfaits, le mien est-il un koala agrippé à mes bras? J culpabilisais énormément. Pourquoi moi ? Pourquoi nous ? Pourquoi lui ? Il y avait peut-être une peur de sa part, inconsciente, que je l’abandonne, que je le laisse. J’avais peut-être aussi besoin de me rendre compte que même si ce n’était pas mon projet, un enfant était là, dépendant de moi, tout comme j’étais maintenant dépendante de lui.

Je suis restée presque un an en thérapie, à gérer mes doutes, ses nuits, ma déception, ses pleurs, mes besoins, ses besoins. Pendant un an, j’ai eu besoin de m’en occuper exclusivement. J’avais besoin de m’y mettre, corps et âme pour pouvoir m’approprier cet être qui n’avait rien demandé. Une fois les tensions relâchées, une fois que j’ai repris le contrôle de ma vie, que je sentais capable d’aimer et d’accepter sans détour mon fils, une fois que j’étais apaisée, j’ai enfin pu m’ouvrir à lui. Lui parler.

C’est peut-être bête dit comme ça. Mais pendant un an, j’ai eu énormément de mal à communiquer avec lui, à m’exprimer. Je ne me sentais pas capable, je n’en voyais pas l’intérêt. je palliais à ses besoins, quels qu’ils soient mais je n’arrivais pas à me livrer. Il ne pouvait pas comprendre de toute manière, ça ne servait à rien. Grand bien m’a pris quand j’ai enfin réussi.

On est repartis sur des bases saines. Une histoire d’amour, entre une mère et son fils, comme il en existe des centaines.

Crédit photo : Fabien Couderc

La relation de couple

Avec l’amoureux, on a dû apprendre à gérer l’autre en tant que parent, gérer la vie familiale au même titre que la vie amoureuse. Et clairement, ça n’a pas forcément été une réussite. On s’est pris la tête très souvent, pour des broutilles. On s’est oublié, en tant qu’individus et en tant que couple. Heureusement, nous avons toujours été sur la même longueur d’ondes en ce qui concerne notre éducation. Il me suivait dans mes délires, dans mes envies. Il prenait des initiatives. Je n’avais donc pas à m’inquiéter à ce sujet. Je pouvais me préoccuper seulement de notre vie à tous les deux.

J’ai mis longtemps avant de vouloir reprendre soin de moi; il a mis quelques temps à refaire attention à moi en tant qu’individu. Mes complexes me bouffent, mon corps m’horripile. Mais l’amoureux a percé ma carapace et peu à peu, je retrouve confiance.

On a subi de grosses tensions, des semaines houleuses où les remises en question étaient plus fréquentes que les heures ensemble, où l’idée de se séparer était presque une bonne idée. On s’est déçus, on s’est éloigné, on ne faisait plus attention.

Mais on a réussi, petit à petit, à reprendre du poil de la bête. Malgré notre bébé très demandeur et très peu dormeur. On a refait attention, on a recommencé à se parler. On profitait d’une sieste de vingt minutes pour un moment tendre, sans rien faire, juste l’un et l’autre dans le canapé. On a lâché prise. On a tenté de prendre du recul avec le monde virtuel, les réseaux sociaux et les jeux vidéos. On a pris du temps pour nous. Chaque soir, on s’oblige à manger ensemble, sans télévision, sans téléphone. On sort de temps en temps (rarement sans le troll du coup). On a recommencé à se regarder des films ou des séries, à retrouver des activités communes (autre que changer des couches). On se retrouve. En tant que couple à la fois parental et amoureux.

On a pris des vacances, tous les trois. En Bretagne, en Normandie, au Pays Basque ou sur l’île d’Oléron. Du temps précieux pour nous retrouver, loin du train-train. D’ailleurs, nos cadeaux respectifs de Noel cette année, c’est un voyage à l’étranger (à 3) et un week-end (en amoureux). Je crois qu’on a compris la leçon. On en a besoin, comme avant.

Et on a recommencé à faire des projets. On a préparé un baptême. On s’est marié courant 2017, l’amoureux a démissionné de son travail (après un burn-out fin 2016), a trouvé un nouvel emploi qui l’enthousiasme et chez qui il a signé un CDI il y a quelques semaines. Cookie a commencé la halte-garderie  avant d’aller à la crèche. J’ai retrouvé du travail. Puis, un autre. On a déménagé. On a une foule de projets en cours. Et ça nous permet, à nous deux, de repartir sur de nouvelles base. Saines et sereines. Presque détendus.

La sexualité

J’ai eu envie de reprendre les rapports très tôt, pendant le premier mois post-partum. C’est l’amoureux qui était réticent (le sang, la peur de faire mal, tout ça tout ça…). J’ai pris mon mal en patience. Quand il a de nouveau eu envie, j’étais prête mais au moment de la pénétration, mon corps s’est bloqué. Je ne pouvais plus. S’en est suivi deux mois d’abstinence au cours duquel j’ai pu faire ma rééducation périnéale tranquillement (sans pôle dance malheureusement). Et on a réessayé, doucement, patiemment, avec beaucoup de lubrifiant. Et j’ai repris plaisir. Alors on a recommencé. Plein de fois. Quand on en avait envie, quand on était pas TROP fatigués…

Jusqu’à mon retour de couche. Le vilain est survenu près de neuf mois après l’accouchement. Et il m’a fait l’effet d’une bombe. Si mes règles étaient de retour, cela signifiait que ma fertilité aussi. Mes cycles étaient chaotiques. Tous les dix ou quinze jours, j’avais mes règles. Je n’en pouvais plus et ma libido n’a pas chuté, non. Elle a tout simplement disparu. Je n’avais pas envie, ça me répugnait même. Je me forçais mais non, désolée, je ne peux pas…

Entre temps, mes cycles passaient de dix à plus de quatre-vingt jours. Mais même, mon corps, mon esprit était fermé. J’avais très très peur d’un autre bébé surprise. J’avais peur à la moindre caresse. Cette pensée était omniprésente, indissociable de chaque câlins et me stoppait indéniablement. Pendant des mois.

J’ai fini par arrêter la pilule, par décider de ne plus vouloir poser de stérilet et par attendre que mon corps reprenne ses droits. Calmement. Honnêtement, je ne sais pas pendant combien de mois l’amoureux n’a pas pu me toucher (et je lui suis reconnaissante d’avoir patienter sans rien dire). Six mois ? Un an ? Surement dans ces eaux-là. Depuis quelques mois, ça va mieux. Ce n’est clairement pas l’orgie, on est d’accord. Je suis intransigeante sur le préservatif mais ça passe. Et j’aime de nouveau (un peu) ça.

Envie d’un deuxième ?

Non. Vraiment pas. Surtout pas.

Je me sens encore fragile après ces deux premières années plutôt mouvementées. J’ai besoin de stabilité. De prendre du temps pour moi, pour nous, pour Cookie aussi. Je ne veux pas risquer de chuter encore une fois. Je commence juste à être « là », entièrement là. Je commence juste à reprendre goût à la vie. On recommence enfin à dormir. On recommence à avoir des projets, des envies. Un bébé, là, tout de suite, ça ne serait pas une bonne idée.

J’ai aimé la grossesse. J’en suis parfois nostalgique. Mais non, je ne veux pas d’un deuxième enfant. Ni moi, ni l’amoureux.

Je ne dis pas qu’on en aura pas envie dans quelques années. Après tout, je voulais trois enfants au départ. Mais l’amoureux est catégorique : pas d’enfant. Et je le suis : pas de deuxième avant disons… Cinq ans minimum ? Cinq ans grand minimum même.

Je veux que la prochaine fois que j’attendrai un enfant, si prochaine fois il y a, je veux l’avoir attendu, souhaité, voulu. Je veux faire ce projet. Je veux prévoir mes cycles, prévoir d’arrêter une contraception. Je veux avoir ces conversations déchirantes sur « le bon moment ». Je veux me dire « allez, on tente, ok ! ».

Je ne veux plus avoir du mal à me projeter. Je ne veux plus me laisser surprendre. Je ne veux plus me retrouver spectatrice d’une grossesse, d’un nouveau-né. Je ne veux plus me sentir dépossédée. Je veux vouloir. Et aujourd’hui, je ne veux pas. On ne veut pas.

Crédit photo : Fabien Couderc

Non, aujourd’hui, je doute, je pleure, je m’épuise, je déprime. Je m’extasie et je rigole. Je découvre et je range. Je fais des projets et je suis débordée. Je l’aime intensément tout comme il m’agace énormément. Comme n’importe quelle autre maman j’imagine. Fréquemment, on rêve et réfléchit à la vie « si… ». Si on avait pas un bébé surprise, si on avait avorté, si on avait pas gardé cet enfant. Qu’est-ce qu’on ferait ? J’aurai sans doute continué mes études, ou on aurait déménagé à l’étranger. On aurait surement fait plus de voyages et de sorties. On aurait pas chercher une maison avec trois chambres et un jardin mais plutôt un T2 cosy avec terrasse dans une grande ville. On penserait sûrement à faire un enfant dans les prochains mois et non pas à inscrire notre enfant à l’école pour sa première rentrée. On aurait surement une vie un chouia différente. Ou peut-être pas.

Et toi ? As-tu vécu des débuts difficiles avec ton bébé ? N’hésite pas à partager avec nous autour du début de la parentalité. 

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Commentaires

38   Commentaires Laisser un commentaire ?

Melimelanie

Si tu n’avais pas eu cette merveilleuse surprise qui a tout chamboulé tu ne serais pas là. Tu ne nous aurai pas nous. Et on aurai toutes raté (sans le savoir) une magnifique rencontre.
Du coup je remercie cookie mille fois, parce que grâce à lui je te connais toi.

Et après cette article qui fait que ma vue est très légèrement embuée – heureusement à cette heure matinale le bureau est quasi vide je peux pleurer peinarde – j’ai juste envie de te serrer dans mes bras et de te redire quelle mère merveilleuse, forte et courageuse tu es!

le 01/06/2018 à 07h56 | Répondre

Freesia

<3 ma "petite" Mélimélanie …

Oui, sans Cookie, je n'aurai pas cette plate-forme pour discuter de tout et de rien, je n'aurai pas des lectrices super et des copines chroniqueuses en or. Finalement, il est bien ce Cookie 😀

le 01/06/2018 à 10h35 | Répondre

Albertine (voir son site)

Tout pareil que Mélimélanie ! Tu es une maman si exceptionnelle <3 ll a bien de la chance de t'avoir comme Maman ton cookie, et nous on a bien de la chance de t'avoir comme copine <3 <3 <3

le 01/06/2018 à 11h16 | Répondre

Madame confettis

Ton article est super touchant et deculpabilisant…
Malgré se ce soit une grossesse surprise, en lisant tes articles j’ai toujours ressenti l’amour que tu portes à cookie.
Je pense que c’est vraiment le plus dur, que l’enfant soit désiré ou non, de se dire qu’on peut l’aimer à folie et en même temps qu’il peut nous épuiser au point qu’on se demande ce qu’on a fait… ce sont des sentiments difficiles à accepter et culpabilisants (pourquoi je pense ça alors que je l’aime? Je suis une mauvaise maman…). Je travaille encore là dessus certains jours… on a tous des bonnes et des mauvaises journées où la patience manque mais au fond l’amour lui il reste toujours intense et un sourire ou une caresse peut illuminer une journée grise… ce qui est certain c’est que je ne voudrais plus d’une vie sans lui, même quand je suis crevée et même quand je voudrais mettre pause. Après avoir connu cette intensité d’amour, je ne voudrais plus vivre sans!
J’adore te lire. Merci pour tes articles! J’espère que celui ci n’était un article pour dire au revoir.

le 01/06/2018 à 07h59 | Répondre

Freesia

Ne t’inquiètes pas, il y a encore moult articles de Freesia à venir (faut juste que les écrive quoi), je n’ai prévu de vous lâcher tout de suite 😀

Mais c’est adorable, ça me touche énormément.

le 01/06/2018 à 10h54 | Répondre

la comtesse Bleue (voir son site)

Quel bel article… Tu es une maman merveilleuse, même si tu en as douté. Un enfant est un chamboulement, ou plutôt un tsunami en temps normal alors quand il n’est pas prévu … Et pourtant, même si ça a été difficile pour vous, plus probablement que pour des parents qui l’ont choisi et attendu parce que vous avez en plus dû gérer les peurs du départ, l’adaptation, l’acceptation, je trouve que vous pouvez donner des leçons à bien d’autres couples. (Et toi, tu peux en donner à d’autre mamans !). L’abstinence de l’amoureux est un effort, une preuve d’amour que tous les hommes ne sont pas capables de donner et les efforts que vous faites l’un pour l’autre m’émeuvent beaucoup.
Et surtout, si cookie n’avait pas été là, comme le dit Melimelanie, nous aurions été privées de toi et le monde de lui. Je ne sais pas conclure autrement que comme ça : <3

le 01/06/2018 à 09h45 | Répondre

Freesia

Merci pour ce commentaire qui me va droit au coeur. Je n’ai pas pour but de donner des leçons mais ce que tu me dis signifie tout simplement qu on a plutôt bien géré donc ça rassure 🙂

Et moi aussi je vais finir par ❤

le 04/06/2018 à 11h16 | Répondre

WorkingMutti (voir son site)

Ton récit me touche beaucoup. Moi aussi je suis tombée enceinte des jumeaux sans vraiment que ce soit prévu. Le tsunami a été compliqué à gérer. J’en ai même fait une dépression du post partum. J’ai eu aussi besoin d’aide. aujourd’hui je pense que ça a participé à me définir en tant que maman.

le 01/06/2018 à 09h57 | Répondre

Freesia

Tous les virages que l’on prend contribue à faire ce qu’on est maintenant. Au final, qu’importe si c’était des virages serrés, des épingles ou presque des lignes droites, on doit savourer le fait d’être arriver là où on est. Et voyons le bon côté des choses (en restant dans l allégorie de la conduite), ça nous a bien aidé à savoir conduire en toutes circonstances er avaries 😛

Bravo à toi !

le 04/06/2018 à 11h19 | Répondre

Junelte

Quel bel article! Comme toujours, plein de sincérité et d’empathie.
À l’inverse de toi, nous avons désiré notre Crapaud et pourtant je me suis reconnue dans tellement de tes phrases aujourd’hui! Oui, tu es comme toutes les mamans, et je pense même que tu es une merveilleuse maman car tu as eu le courage de dire tes doutes, tes angoisses, de crier « mais pourquoi? ». Il a beaucoup de chance ce petit Cookie! Bravo à toi pour la sincérité de tes mots, cela fait beaucoup de bien de lire qu’on est pas seul avec nos angoisses et nos difficultés à être un couple tout en étant parents. Et c’est tellement la base! Notre mantra aujourd’hui: une famille heureuse c’est d’abord un couple heureux.
Merci, chère Freesia, je lis toujours tes billets avec un immense plaisir, tu m’as beaucoup émue aujourd’hui, je t’en suis reconnaissante.
Plein de merveilleuses choses à vous trois!

le 01/06/2018 à 10h46 | Répondre

Freesia

Effectivement, ce n’est pas tant le fait de le désirer ardemment ou d’être surpris de cette grossesse qui va influer sur le reste ke pense… Mais tu as raison, votre mantra est fabuleux !

Merci pour ces compliments qui me touchent énormément.

le 04/06/2018 à 11h22 | Répondre

Madame D

❤️❤️❤️ (oui je sais c’est pas très constructif comme commentaire mais je pense tout comme Melimelanie ) ❤️❤️❤️

le 01/06/2018 à 11h15 | Répondre

Folie douce

Ton récit m’a beaucoup touché et remué. Je comprends bien ce que tu as ressenti, ce que tu ressens. Je me souviens du début, l’envie de partir et surtout cette horrible impression d’être une mère « en carton », pourtant ma fille était voulue, désirée et en plus super cool mais justement ça ne faisait qu’accentuer mon sentiment d’imposture. Maintenant ça me paraît fou d’avoir pensé ça mais l’arrivée d’un bébé c’est vraiment un chamboulement. Je crois aussi comprendre ce que tu veux dire sur l’impression d’être dépossédée. Mais d’un point de vue plus societal je me demande si on ne va pas finir par devenir dingue dans ce monde où on nous fait croire qu’on peut tout contrôler, maîtriser même les grossesses, les bébés, la vie…alors qu’en fait non! Après tout un enfant c’est toujours une surprise et j’ai l’impression que c’est impossible d’être prêt(e) à 100%.

le 01/06/2018 à 11h25 | Répondre

Freesia

Ton commentaire est si juste ! La société a sûrement une grosse part dans ces chamboulements :tout est rose et les bébés font leurs nuits a deux mois sans colique ! Ahahahah
On oublie un peu trop que pendant des siècles, la jeune mère était entourée de toute sa famille/tout son village pour gérer l’enfant juste né. On la conseillait, entourer, épauler, on co eduquait.
Aujourd’hui on est un peu dans l’optique de « Tu peux le faire seule » sauf qu on occulte le fait que m***e, c’est difficile ! Et pas de Tout repos.

Non, on ne peut pas toujours contrôler la date a laquelle on va tomber enceinte, l’évolution de la grossesse, l accouchement, la date, les premiers jours de bébé. .. c’est presque prétentieux de le penser quand j’y pense … Je voulais absolument qu’il laisse le 7 avril, ça avait été un gros coup au moral qu’il ne naisse que le 24 … alors que, zut, il naît quand il est prêt et ça n’aurait pas dû m’angoisser autant par exemple.

Sinon, ton commentaire met le doigt sur une expression qui me touche :le sentiment dimposture de la jeune mère. 👍

le 04/06/2018 à 11h30 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Ton article me touche et je me suis reconnue dans plusieurs de tes passage. Pourtant ici, pas de grossesse surprise, une planification puis une attente… longue, beaucoup trop longue…
Juste pour te dire de ne pas culpabiliser des sentiments que tu as pu ressentir… Tout n’aurait peut-être pas été différent si cette grossesse ne t’avait pas prise par surprise.
Je suis certaine que tu fais une adorable maman… Ta vie serait sûrement différente aujourd’hui si ça n’était pas arrivé mais rien n’arrive par hasard, j’en suis persuadée 🙂

le 01/06/2018 à 11h28 | Répondre

Freesia

Je ne culpabilise plus vraiment a l heure actuelle mais c’est vrai que ça m’a valu quelques heures de thérapie 🙂

le 04/06/2018 à 11h32 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

C’est un magnifique article, et merci de ne pas nous cacher les moments sombres, c’est souvent un peu plus compliqué d’en parler.

le 01/06/2018 à 13h16 | Répondre

Freesia

Oui, on a toujours tendance à répondre « ça va » laconiquement quand on nous demande si ça va bien…

le 04/06/2018 à 11h33 | Répondre

Chacha d'avril

❤❤❤
Ton article est beau. Ton parcours est beau. Ton bébé est beau. Ta famille est belle. Et tu es une belle personne.
Pour le reste, comme Melimelanie, je suis heureuse de te connaitre grâce à Cookie.
Merci pour cet article touchant et intime. ❤❤ (oui, ça fait beaucoup de coeurs je sais 😅 mais c’est plus facile par écrit de te dire ce que tu m’inspire 😘)

le 01/06/2018 à 14h24 | Répondre

Freesia

Ooooh *ton mielleux*
J’ai juste envie de te faire un câlin ma Chacha !

le 04/06/2018 à 11h33 | Répondre

Mlle Mora

Quel article touchant et sincère… Quel beau parcours et cheminement, tu es très forte, et Cookie, malgré lui, t’a apporté cette force aussi.
Les premières années d’un couple avec un enfant désiré sont souvent difficiles, alors vous avez merveilleusement bien géré tous les deux, même si ça a été difficile, bravo en tout cas.
Tu es une femme extraordinaire, n’en doute jamais !
Je sais pas faire les coeurs sur mon clavier, mais gros coeur et gros câlin pour toi !!

le 01/06/2018 à 16h29 | Répondre

Freesia

*câlin virtuel* en attendant d’en faire un vrai !

C’est adorable. ..

le 04/06/2018 à 11h34 | Répondre

Chaperon Rouge

Bravo a papa cookie pour l abstinence, le mien aurait pété un plomb sur un si long temps je pense ^^ pour le reste, ton article est très émouvant et superbement écrit 🙂 je suppose que les débuts fatigants n’ont pas aidé a « s’investir » dans cette relation si particulière, mais je ne peux que supposer vu que je suis treeeees loin de vivre et ressentir la même chose 🙂 merci en tous cas pour toutes les mamans qui doivent se sentir démunies avec ce genre de sentiment, elles doivent apprécier de ne pas être seules 🙂

le 01/06/2018 à 17h07 | Répondre

Freesia

Je transmettrai les encouragements au papa alors !
Merci de ce si gentil commentaire.

le 04/06/2018 à 11h35 | Répondre

Madame C

Merci d exprimer la vie de couple, la sexualité, les craintes :

le 02/06/2018 à 00h36 | Répondre

Freesia

De rien.
(Et mon petit doigt me dit que tu risques d’apprécier quelques articles estivals. .. #teasing )

le 04/06/2018 à 11h38 | Répondre

Madame itinérante

Merci beaucoup pour cet article très complet plein de sincérité. Moi aussi même si c’etait Très attendu j’ai eu du mal à me faire à ce petit inconnu qui débarquait dans nos vies. Il a 16 mois et je me sens enfin prête à envisager une autre grossesse ( avec la pression de l’horloge Biologique en plus…). Biz

le 03/06/2018 à 08h16 | Répondre

Freesia

C est souvent compliqué le passage de 2 à 3 (dont une personne dépendante qui prend BEAUCOUP de place).
Je te souhaite très vite un petit + alors !

le 04/06/2018 à 11h40 | Répondre

Lumi (voir son site)

Très touchée par cet article si sincère. Je crois que ce n’est jamais facile de devenir maman, mais les circonstances particulières dans lesquelles tu t’es confrontée à la maternité ont forcément eu des répercussions pour toi. J’ai l’impression que malgré ces hauts et ces bas vous avez su vous construire une jolie famille, tous les trois : bravo à vous.

le 03/06/2018 à 22h06 | Répondre

Freesia

Merci beaucoup lumi !
J’essaye d’être la plus sincère possible mais certains sujets restent délicats c’est vrai.

le 04/06/2018 à 11h41 | Répondre

Nala

Que dire de plus à part un grand MERCI ! Merci pour ton article dans sa globalité Freesia, merci de t’être dévoilée de cette façon et surtout d’avoir su mettre des mots sur le ressenti de bon nombre de femmes je pense…

Etre mère d’un enfant désiré et attendu, est déjà fort difficile en soit. Mes deux filles ont été des bébés « surprises » comme tu l’as titré, elles étaient chacune voulues mais pas attendues à ce moment-là de ma vie.
J’ai eu davantage de difficultés à m’attacher à mon aînée. Pour autant, nous sommes toutes les 3 très fusionnelles aujourd’hui 🙂

6 ans après la naissance de ma cadette, je suis à nouveau enceinte… cette fois d’un bébé « planifié » (je n’aime pas ce terme, mais je n’en trouve pas d’autre). Nous nous sommes lancés dans les essais avec Chéri, une nouveauté pour moi mais un vrai bonheur !
J’ai l’impression de contrôler davantage ma vie, mes envies… J’ignore si je m’attacherai différemment de cet enfant par rapport à ce que j’ai pu ressentir pour ses sœurs. A vrai dire pour le moment, je ne me pose pas (encore ?) cette question 🙂 Je ne sais pas non plus si je vivrai différemment cette troisième grossesse.

En tout cas malgré les épreuves que vous avez traversées tous les 3, vous avez su vous montrer les plus forts et vous formez aujourd’hui une belle famille. L’unité et l’amour, il n’y a rien de plus beau <3 Beaucoup de bonheur à vous 3 !

le 04/06/2018 à 14h49 | Répondre

Mydie Coquelicot

<3 c'est beau la manière dont tu te livres dans cet article. Plus que dans aucun des précédents. Tu te livres et c'est beau. J'ai toujours été admirative de toi et je le suis peut etre encore plus aujourd'hui. Tu es merveilleuse, Cookie est merveilleux et Ben l'est tout autant également.

le 06/06/2018 à 09h24 | Répondre

Antifraizia

Pour ma part nous avons les relations des la semaine après l’accouchement. Tout ceci est donc possible il faut simplement le vouloir

le 05/08/2018 à 19h34 | Répondre

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