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La halte-garderie, qu’est-ce que c’est ?


Publié le 17 novembre 2017 par Freesia

Tu te souviens peut-être, au bout de quatre mois, j’ai craqué, je me suis rendue chez une psychologue. J’adorais mon bébé mais il me fallait du temps. Du temps pour moi, pour pouvoir faire le point, m’occuper, dormir, aller à mes rendez-vous. Du temps sans ce petit être. Je suis donc allée dans la halte-garderie du quartier pour faire garder mon gigot.

La halte-garderie, qu’est-ce que c’est ?

C’est une structure d’accueil, souvent municipale, qui permet d’accueillir des enfants de manière occasionnelle, quelque soit la situation sociale ou professionnelle des parents. En bref, c’est des professionnelles de la petite enfance qui gardent des enfants dans des locaux de type crèche mais de manière ponctuelle. L’inscription se fait souvent sur place et les prix sont généralement assez bas (ils sont calculés à partir des revenus déclarés à la CAF, en fonction des ressources mensuelles, du nombre d’enfants à charge etc…).

J’ai choisi de me rendre dans une structure à moins de dix minutes à pied de chez moi. Cette halte-garderie était une structure itinérante. C’est à dire qu’elle n’est dans ces locaux-ci que deux après-midis par semaine. Le reste du temps, elle se trouve dans deux autres endroits. Cette structure pouvait accueillir jusqu’à huit enfants, de 3 mois à 3 ans, pour deux puéricultrices/éducatrices. Le temps d’accueil était limitée pour cette structure : quatre mois maximum de garde, afin de nous permettre de trouver une autre structure après.

C’était donc l’idéal pour moi : commencer par faire garder Cookie de temps en temps, pour une somme dérisoire (46 centimes de l’heure), dans un endroit sécurisé, avec peu d’enfants et d’agitation.

J’ai commencé par l’y mettre une demie-heure. Puis une heure. Jusqu’à deux heures par après-midi, après sa sieste. Il restait collé à sa référente constamment mais appréciait ces moments avec d’autres. Il observait ce qu’il se passait et s’amusait. C’est comme ça que j’ai appris qu’il A-DO-RAIT la piscine à balles ou qu’il lorgnait carrément sur les biscuits des copains. Le personnel faisait des comptes rendus réguliers, photos à l’appui des moments passés. C’était vraiment cool de recevoir des MMS  ou photos papier de Cookie en train de jouer. Ca nous permettait de lâcher du lest, à nous parents stressés (ou pas, j’ai de suite adoré le laisser *mère indigne*).

La seule chose qui déplaisait à Cookie c’était le fait que la structure se trouvait au cœur des locaux du troisième âge. Régulièrement, ils organisaient des rencontres inter-générationnelles, autour d’un goûter, avec les personnes âgées et les petits. Cookie, lui, détestait. Bon et bien, s’il n’y a que ça comme point négatif, c’est plutôt pas mal, non ? Effectivement. Seulement, petit à petit, j’ai eu besoin de plus de temps pour moi et voyant le terme du contrat arriver, j’ai cherché une place en crèche pour une ou deux journées par semaine. C’est comme ça que j’ai atterri ailleurs…

Crédit photo : Caio Vinícius Reis de Carvalho

Les halte-garderies se suivent mais ne se ressemblent (presque) pas

Nous sommes fin mars; finalement Cookie est resté plus de six mois dans sa première halte-garderie mais le peu de créneaux disponibles ne me convenait plus et nous avons donc transféré Cookie dans la deuxième structure de ce type de la ville.

Cette fois-ci, elle accueille pour cinq ou six professionnelles jusqu’à vingt enfants, de 3 mois à 6 ans, par demi journées, tous les jours; ou par journée entière le mercredi et vendredi.  On avait le droit à 4 demi-journées par semaine, plus s’il restait de la place. Il y avait plusieurs salles, beaucoup de jeux, une petite cour. L’intégrale pour se dépenser correctement quand on est petit.

Relativement vite, Cookie s’est bien adapté à cette « foule » grouillante autour de lui, même s’il était beaucoup moins téméraire qu’à la maison, plus dans l’observation que dans l’action les premiers mois. Je le mettais là-bas le matin en priorité pour éviter la sieste. Au bout d’un mois et demi, il a enfin accepté d’y dormir et ça a été un vrai soulagement. Je le laissais de 13h30 à 17h30 non stop, sans compter quelques matinées par ci, par là. Youhou ! J’avais du temps pour moi, pour le ménage, pour lire, pour écrire, pour me faire des copines et … pour chercher du travail ! De temps à autre, je le laissais la journée du mercredi de 9h30 à 17h30 histoire de pouvoir bouger dans d’autres villes, ou juste m’octroyer un vrai temps de pause (préparer mon mariage).

Ici, pas de contrainte de temps pour le contrat. Il fallait juste que je laisse Cookie au minimum deux heures par semaine. On avait un cahier sur lequel on inscrivait notre enfant les demi-journées (ou journées) qu’on voulait; mais si jamais, au dernier moment, on avait besoin de le faire garder, il suffisait que j’appelle pour vérifier qu’il y avait bien de la place (généralement oui; sauf les journées entières, très prisées).

Tout était fourni par la structure : les couches, les repas … Je devais juste penser à le prendre lui ainsi que des changes. J’avais donc plus d’heures de garde mais aussi une plus grosse structure avec plus d’enfants et de personnels. L’accueil en était donc moins familial, plus « collectif » mais après avoir passé plus de six mois dans la première structure, Cookie s’habituait vite.

Bilan

Cookie est donc resté de septembre à mars (de 5 à 11 mois) dans une première petite halte-garderie puis quatre mois (de 11 à 16 mois) dans une autre avant de rentrer définitivement, à temps plein dans une crèche municipale.

J’ai aimé cette possibilité progressive de laisser son enfant à des étrangers, de l’habituer petit à petit à d’autres règles et environnement. J’ai aimé le fait qu’il ait commencé à être gardé dans une toute petite structure (en pratique, ils n’ont jamais été plus de cinq en même temps, pour deux adultes). Ca permettait à mon petit pot de colle de se sentir rassuré et pourtant d’évoluer avec d’autres enfants. Puis, quand il a été un peu plus grand, de rester avec plus de monde, d’apprendre à dormir et à manger quand il y a beaucoup d’enfants. De plus, j’ai pu le faire garder de plus en plus longtemps de façon très progressive et surtout de manière non-obligatoire. Si un jour, je le sentais mal, je ne déposais pas. Si au contraire, le lendemain, je sentais qu’il serait mieux à la garderie, je l’y emmenais. Certains jours, il y restait le matin seulement, d’autres l’après-midi; certaines journées étaient complètes alors que d’autres, il restait seulement avec nous.

Cette souplesse a été très pratique pour l’habituer à être garder, à comprendre les rouages de l’accueil collectif, voir de reconnaître certains visages. Ainsi, quand il a fallu faire l’adaptation dans sa crèche officielle (oui, si toi aussi tu as l’impression que Cookie a testé toutes les structures de la ville, tape dans tes mains *clap clap*), Cookie a géré comme un pro, et ce malgré les quelques  3 petits jours d’adaptation avant les journées entières de plus de dix heures.

De plus, j’imagine que le fait qu’il soit inscrit dans cette première structure municipale lui permettait de se faire connaître et donc d’être « prioritaire » sur d’autres structures. C’est comme ça qu’on a réussit à avoir une place au dernier moment dans notre crèche actuelle.

Cela nous permettait également de lui faire faire les activités des enfants de crèche gratuitement (comme les spectacles de Noel, les foires, les visites de ferme pédagogiques, l’éveil musical …). Le tarif, avantageux par rapport à une baby-sitter, était aussi un point positif pour nos petits revenus : je n’ai jamais payé plus de 40 euros par mois au maximum, ce qui me semble bien peu pour un accueil sécurisé qui convenait bien à mon fils.

En bref, si tu as la possibilité de mettre ton enfant en halte-garderie avant de le faire garder pour la reprise du travail, je ne peux que te conseiller cette alternative !

Et toi ? Est-ce que tu connaissais les halte-garderies ? Est-ce que tu y as déjà laissé ton ou tes enfants ? Raconte-moi ton expérience !

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Commentaires

3   Commentaires Laisser un commentaire ?

Gwen

C’est top, je connaissais de nom mais je ne savais pas que les bébés pouvaient y être gardés. Mon fils va sur ses 1 an et il n’a encore jamais était gardé par des inconnus, c’est moi qui est encore du mal à le laisser chez quelqu’un. J’ai beau me dire que pour avoir quelques heures pour moi, pour mon couple, ce serait bien mais non, je n’y arrive pas ! Je garde l’idée de la halte garderie dans un coin de ma tête, pour dans quelques mois !

le 17/11/2017 à 09h23 | Répondre

Margot

Idem, en congé parental ici et bébé y passe deux matinées par semaine. Une graaaande respiration pour maman qui n’en est que plus aimante et enjouée après!

le 17/11/2017 à 10h07 | Répondre

Madame Vélo

Je ne peux que valider la halte garderie !! Après 18 mois chez une ass mat Crapouillou a adoré la halte garderie (même si les 2 premières semaines ont été difficiles). Et puis pour moi : quel soulagement ! Je ne l’ai jamais laissé à la sieste là bas par contre, et maintenant il est de nouveau chez une ass mat. Je me demande comment il va s’habituer à la sieste collective quand il rentrera à l’école du coup.

le 17/11/2017 à 13h52 | Répondre

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