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Mon accouchement d’un bébé en siège : les premières contractions


Publié le 16 décembre 2015 par Madame Vélo

Nous sommes le lundi 11 mai, et le terme est prévu pour le 15 mai. Ça fait déjà deux semaines que j’attends avec impatience que le travail se mette en route.

Bébé étant en siège, ma sage-femme m’a expliqué qu’il n’était pas possible de faire un déclenchement, et qu’il était donc préférable que j’accouche avant le terme, car sinon, la césarienne serait inévitable. Et comme tu le sais, j’ai un objectif ultime : éviter la césarienne à tout prix ! Ma sage-femme m’a donc proposé une séance d’acupuncture pour aider le travail à se déclencher. Le rendez-vous est fixé le lundi matin, à 8h45.

En sortant de la séance d’acupuncture, je m’arrête au marché avant de rentrer chez moi. Il fait beau, je suis en pleine forme, et mes petits commerçants me font remarquer une énième fois que bébé n’est pas encore arrivé (euuuuh, pourquoi, ça se voit tant que ça ?!) !

Vers midi, je ressens des contractions. Je ne m’en inquiète pas : ça fait presque dix jours que j’ai des fausses alertes quotidiennement, avec des contractions régulières pendant une heure, et puis plus rien. Je sens bien que la « sensation » (je ne peux pas encore parler de douleur à ce moment-là !) est un peu différente, mais bon ! Je n’en parle même pas à mon mari.

Il me semble que ça continue comme ça tout l’après-midi, mais étrangement, je ne me souviens absolument pas de ce que j’ai fait cet après-midi-là ! Je me souviens juste avoir fait la vaisselle et, a priori, j’ai aussi fait une sieste au soleil dans le jardin.

C’est aux alentours de 16h30-17h que je me dis : « Tiens, j’ai toujours des contractions, avec cette sensation différente, et elles ont l’air assez régulières. Faudrait peut-être que je vérifie le temps qui s’écoule entre chaque, pour voir… »

Horloge

Crédits photo (creative commons) : insansains

J’hésite à envoyer un sms à mon mari pour lui dire (sur le ton de la blague) que peut-être, il n’ira pas au boulot le lendemain. Mais il est 17h15, il termine à 17h30, et comme je ne suis vraiment pas sûre de mon coup, je ne veux pas nous faire de faux espoirs.

Peu avant 18h, on s’installe devant une série, et je commence à regarder ma montre pour compter le temps entre chaque contraction. Je me rends compte qu’elles ont lieu environ toutes les sept à huit minutes. Elles ne sont pas « douloureuses » – enfin, je ne les ressens pas comme ça, en tout cas –, mais suffisamment intenses pour que je commence à appliquer la technique de respiration par le ventre dès que la vague monte.

Une heure plus tard, une copine m’appelle pour me raconter son accouchement, qui a eu lieu onze jours plus tôt. Je m’installe sur mon ballon durant tout le temps de la conversation, et je fais mine de rien au téléphone ! Je ne veux pas laisser paraître que le travail a sans doute commencé, et je m’arrange pour souffler discrètement (mais comme il faut) à chaque contraction.

Nous restons presque une heure au téléphone, et vers 19h45, quand nous raccrochons, je décide d’aller prendre une douche chaude. D’après ce qu’on m’a expliqué, soit c’est du faux travail et les contractions vont s’espacer ou s’arrêter, soit c’est du vrai travail et dans ce cas, les contractions vont s’intensifier.

Verdict : ça semble être du vrai travail ! Je dis à mon mari de commencer à préparer à manger, et lui précise que c’est mieux de faire des pâtes plutôt que des croque-monsieur : il me faut quelque chose qui tienne au corps, si je dois y passer la nuit !

Nous passons donc à table un peu après 20h. Je note toujours la fréquence des contractions : elles durent trente secondes, toutes les trois minutes. La douche chaude a bien fait effet : je suis passée de sept à trois minutes d’intervalle !

Je prends un spasfon pour la forme, en sachant bien qu’il n’aura pas d’effet. Je m’assois sur le ballon, car c’est plus supportable que la chaise, mais je dois me lever toutes les trois minutes pour gérer la vague qui monte et souffler comme il faut. Je dirais que c’est à partir de ce moment-là que mes contractions ont commencé à être douloureuses. Même si c’était encore largement gérable.

On prend le temps de finir le repas, sans manger trop lentement, mais sans trop se presser pour autant. Puis on s’active un peu pour finir les valises et se préparer. Je suis habillée n’importe comment (chemisier, pas de soutien-gorge, short de pyjama), mais je m’en fiche. Mon mari installe la bâche sur le siège avant de la voiture, au cas où je perdrais les eaux pendant le trajet.

Quand on prend la route, il est 21h50. Je réalise enfin ce qu’il se passe, et me dis que lorsque je repasserai le seuil de la maison, je ne serai plus enceinte, mais je serai maman. Je serai accompagnée de notre enfant, un tout petit bébé dont il faudra prendre soin.

Le trajet est un peu difficile : notre voiture a une finition « sport », et les suspensions ne sont pas des plus douces : je ressens chaque bosse, creux ou imperfection de la route, et c’est fou comme il y en a ! Il faut une bonne demi-heure d’autoroute pour se rendre à la maternité, mais j’insiste auprès du futur papa pour qu’il ne prenne pas de risques inutiles : on a le temps, ça ne sert à rien de rouler plus vite que la vitesse autorisée. Il m’assure qu’il fait attention (mais je découvrirai deux semaines plus tard qu’il a quand même roulé plus vite !). Je me dis qu’étant donné l’intensité des contractions et mon ressenti sur la route, il n’aurait pas fallu partir plus tard.

Nous arrivons à la maternité à 22h25, et trouvons une place juste devant l’entrée : l’avantage d’arriver à cette heure-là. Je mets un peu de temps à traverser la route, car je dois m’arrêter lorsqu’une contraction arrive, pour la gérer. Je m’accroche à ce que je trouve : en plein milieu du carrefour, c’est le bras du futur papa. Entre chaque contraction, j’essaye d’avancer le plus vite possible, pour avoir un point d’accroche à ma portée avant la prochaine vague.

Je me souviens vaguement des instructions pour trouver le chemin de la maternité, mais j’ai oublié de relire mes notes. Nous trouvons un ascenseur, arrivons au premier étage et nous arrêtons devant une porte vitrée, comme prévu. Sauf que nous ne trouvons pas le bouton pour appeler, afin qu’on nous ouvre la porte. Heureusement, une aide-soignante passe dans le couloir à ce moment-là. En fait, nous nous étions trompés d’ascenseur : cette porte-ci n’est pas ouverte la nuit !

Nous sommes accueillis par une sage-femme, qui nous fait attendre dans le couloir qu’une des deux salles de pré-travail se libère. Enfin, je vais savoir à combien je suis ouverte ! J’espère vraiment que le travail est déjà bien avancé. La sage-femme m’annonce que je suis ouverte à 4. Je suis contente, je ne voulais vraiment pas arriver trop tôt à la maternité.

Nous sommes donc installés en salle de travail : il est 23h. La sage-femme, Juliette, est vraiment super : elle a lu mon dossier et a bien compris mes particularités : ma peur des piqûres et de la pose du cathéter, mon refus de perfusion et de péridurale, ma volonté d’être le moins médicalisée possible.

Mais je n’ai pas le choix : elle doit quand même me poser un cathéter dans la main, même si la perfusion n’est pas branchée. Je panique un peu, refuse pour la forme, mais je sais très bien que je dois l’accepter : on m’avait prévenue et je m’y étais préparée. Heureusement, mon mari est là pour m’apaiser, et Juliette est une vraie pro : elle n’a pas besoin de s’y reprendre à plusieurs fois, et une fois le cathéter posé, je n’ai pas mal. Elle me fait même un pansement, de manière à ce que je ne voie rien.

Elle m’installe ensuite le monitoring pendant trente minutes. Je suis soulagée quand elle me l’enlève : la ceinture me gênait, et j’avais encore plus mal à chaque contraction.

Puis, vers minuit et demi, une femme entre dans la salle et m’annonce qu’elle est là pour préparer le matériel. Je ne comprends pas de quoi elle parle, elle ne s’est pas présentée, je lui demande qui elle est. Elle me dit qu’elle est l’assistante anesthésiste et qu’elle prépare le matériel pour la pose de la péridurale. Là, je panique : quoi, déjà ?! Mais non ! Pas maintenant, je ne suis pas prête ! Ça ne peut pas être fait plus tard ? Je ne veux pas !

La suite… au prochain épisode !

Et toi ? As-tu attendu longtemps avant de te rendre à la maternité ? Comment as-tu ressenti les premières contractions ? T’a-t-on imposé une certaine médicalisation pour l’accouchement ? Viens nous raconter !

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Commentaires

18   Commentaires Laisser un commentaire ?

Miss Chat

Je déteeeeste les articles en plusieurs parties !! :’) Bon, je vote pour tu as eu une péridurale finalement !
Depuis les premières contractions jusqu’à notre départ à la maternité, il s’est écoulé 5 heures, pendant lesquels j’ai essayé de dormir (perdu), chronométré les contractions et discuté avec monsieur. Au moment du départ, il y avait encore 7-8 minutes entre chaque contraction mais elles commençaient à faire suffisamment mal pour m’obliger à arrêter ce que je faisais (et j’ai bien fait de ne pas attendre encore sinon j’aurais tué mon mari dans la voiture hihi !)

le 16/12/2015 à 14h05 | Répondre

Madame Vélo

Moi aussi je déteste ça 😀 !!
Ah oui je me suis toujours demandée si c’était possible de dormir au tout début du travail ! Quand ça fait mal c’est qu’il faut y aller 😉

le 17/12/2015 à 10h01 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Moi aussi je déteste 🙂
Que dire à part bientôt le suite, j’espère ?

le 16/12/2015 à 16h30 | Répondre

Madame Vélo

Oui la suite arrive, avant noël !

le 17/12/2015 à 10h01 | Répondre

Camomille (voir son site)

Manger alors que tu étais en plein travail… chapeau ! Je savais même pas qu’on pouvait avoir envie d’avaler quoique ce soit 🙂

le 16/12/2015 à 16h53 | Répondre

Madame Vélo

Oh bah je ne me suis pas posée trop de questions : c’était l’heure habituelle de passer à table, je savais que j’y passerais la nuit et que j’avais besoin d’énergie, alors j’ai mangé !! Mais j’avoue que je n’ai pas fini mon assiette 🙂

le 17/12/2015 à 10h03 | Répondre

Claire (voir son site)

Ahhh, tu vas nous en faire combien des épisodes ! Trop hâte de lire la suite. ça deviens additif 😉

le 16/12/2015 à 18h15 | Répondre

Madame Vélo

C’est que mes articles sont trop long ! Mon mari qui a lu l’article hier m’a dit que je met trop de détails :p

le 17/12/2015 à 10h04 | Répondre

Mlle Moizelle

Je contredis ton mari: je ne trouve pas qu’il y ait « trop de détails », au contraire, on s’y croirait, c’est super! 😉

le 18/12/2015 à 11h55 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Oh la la ton courage et ta détermination m’impressionnent ! J’ai accouché sans péridurale mais dans des conditions optimales et si un bébé en siège se présentait, je crois que je choisirais plutôt une césarienne avec anesthésie !!

le 16/12/2015 à 20h50 | Répondre

Madame Vélo

Avec le recul je m’impressionne moi-même, et je ne suis pas sure d’avoir le même état d’esprit pour un 2ème ! Enfin qui sait ? les hormones nous font faire des choses insoupçonnées 😉

Ben tu sais, on en fait toute une histoire des bébés en siège, mais finalement c’est pas si terrible. Et c’est un peu le message que j’ai voulu faire passer dans mes récits. Ceci dit je ne peux pas comparer avec un bébé en position optimale, je te dirais ça quand j’aurais accouché d’un hypothétique 2ème bébé qui serait hypothétiquement bien placé comme il faut !!

le 17/12/2015 à 10h08 | Répondre

Madame l'Abeille

ah enfin ton récit d’accouchement! comme tu le sais, pour l’instant j’ai l’impression de lire le mien, détails inclus (le coup de fil, le ballon, le diner, la voiture ;-)! sauf que si le bébé avait été en siège je pense que j’aurai pas trop attendu pour y aller. Tu as vraiment confiance! On dirait qu’on a voulu t’imposer la péridurale, je me demande comment tu l’as refusée 😉

le 18/12/2015 à 10h02 | Répondre

Madame Vélo

Oui je me souviens du récit de ton accouchement et des détails similaires 🙂 (jusqu’à l’heure de naissance du bébé !)
Oui on voulait m’imposer la péridurale, pour des raisons médicales (évoquées dans l’article précédent) dues au bébé en siège.
Je pense que si le bébé n’avait pas été en siège j’aurais attendu bien plus longtemps pour partir à la maternité, car comme toi je voulais en faire le maximum à la maison. Mais c’est vrai que là je ne pouvais pas me permettre de trop abuser quand même !

le 18/12/2015 à 14h19 | Répondre

Madame D

Oh un article en plusieurs parties !!!! J’aime ! Ça veux dire plus de détails !!!
J’aime les récits d’accouchement ! J’ai hate de lire la suite !!!

le 18/12/2015 à 21h41 | Répondre

Madame Vélo

Moi aussi j’aime bien, j’en cherchais beaucoup quand j’étais enceinte – comme si ça pouvait m’aider à savoir ce qui m’attendait !

le 19/12/2015 à 14h04 | Répondre

MELOU

Encore un article que j’attendais! Comme je n’ai pas pu vivre mon accouchement comme toi avec un bébé en siège comme déjà évoqué, je suis contente de lire que tout peut bien se passer normalement sans césarienne…et peut-être sans péri??!!lol! hâte de savoir la suite! Les gynécos sont toujours craintifs quant à un accouchement par voie basse en siège je trouve.
Tu as été très forte de gérer cette situation. Comment as tu fait? J’avais vraiment peur que le travail commence comme toi avant la date de ma césarienne, car j’avais très peur de pas gérer la douleur.. sachant qu’il faut laisser bébé descendre tranquillement.

le 18/12/2015 à 22h59 | Répondre

Madame Vélo

Oui les gynécos sont toujours plus prudent quand bébé est en siège. Et ceci dit c’est vrai que pour certaines femmes c’est important. D’ailleurs les sage-femmes sont obligées de passer le relais quand le bébé est en siège, elles ne peuvent plus faire le suivi et l’accouchement.
Je ne sais pas comment j’ai fait ! Je crois vraiment que ma peur du « médical » (aiguilles, sang, produits chimiques introduits dans l’organisme, etc.) a été plus forte que tout et j’avais la certitude au fond de moi que je pouvais le faire et que tout se passerait bien. Mais oui la descente du bébé dans le bassin (les 2 dernières heures en somme) ont été très douloureuses, mais je ne peux pas comparer avec un bébé bien positionné, j’imagine que c’est pas une partie de plaisir non plus 😉

le 19/12/2015 à 14h09 | Répondre

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