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La naissance de Petite Merveille


Publié le 26 septembre 2018 par Mlle Mora

Troisième grossesse, je m’apprête à accoucher pour la 3ème fois. Mes deux premiers accouchements ont été très différents : un déclenchement à J+4 qui finit en césarienne en urgence et un accouchement par voie basse 12 jours avant le terme prévu. Je m’attends donc à tout pour cette 3ème expérience de rencontre avec mon bébé.

Crédits photo (creative commons) : rawpixel

Le travail commence

Il est minuit et demi, je suis à J+4 quand je me réveille saisie par la douleur caractéristique d’une contraction.

Une vraie.

Je me lève avec une envie de faire pipi, et je réalise que je perds du liquide transparent. Je crois à tort qu’il s’agit du bouchon muqueux, mais ça n’y ressemble pas.

Je retourne dans la chambre et réveille Chouchou en lui disant que je crois que ça y est, le travail a commencé. Je mets en route l’application pour calculer l’espacement entre les contractions, et très calme, je dis à Chouchou qu’on va attendre une heure, histoire de pas être recalés à la maternité.

Chouchou est impressionné par mon calme, je gère les contractions facilement, il souffle avec moi, ça m’aide beaucoup.

Nous sommes fin juin, il fait très chaud, Chouchou veut prendre une douche avant de partir, je lui dis de le faire maintenant car après il n’aura plus le temps. Pour ma part, j’avais pris ma douche avant de me coucher une heure plus tôt.

Finalement, au bout de 30 minutes, les contractions sont de plus en plus fortes et je me dis que tout de même pour un 3ème, je ferai mieux de ne pas faire la maligne si je veux avoir la péridurale…

Et puis, je sens que je perds plus de liquide, pas bon de rester à la maison.

Ni une, ni deux, j’enfile une robe et mes sandales, (l’avantage d’accoucher en été, eh eh!) je mets une serviette entre mes jambes, dans un souci de préserver le siège de notre voiture… On dit au revoir à ma mère, arrivée la veille au soir, qui dort sur le canapé. Elle veillera sur nos deux filles.

C’est parti pour la maternité, à 15 minutes de chez nous.

Arrivée à la maternité

A cette heure-là, il n’y a personne sur le chemin, on met encore moins de temps de d’habitude. Entre deux contractions, on plaisante, on est heureux, c’est cool, on va bientôt rencontrer Petite Merveille. On n’a toujours pas choisi son prénom : il reste deux prénoms en compétition.

Chouchou se gare aux urgences de la maternité, on arrive juste après un couple. La fille marche encore normalement, entre deux contractions, je plaisante avec Chouchou en lui disant qu’on va leur passer devant, car elle n’a pas l’air d’être prête à accoucher.

J’ai du mal à sortir de la voiture, et une fois levée, splash, je perds les eaux. Il fait vraiment très chaud, les urgences maternité sont saturées, mais la sage-femme, de son prénom Olivia, m’emmène tout de suite en salle.

Elle est très douce et agréable, elle me dit que je gère très bien le travail, que je dois continuer à respirer comme je le fais. L’auxiliaire de puériculture dit à mon mari que sa voiture va gêner si les pompiers arrivent, et elle lui demande les clefs pour la déplacer. « Vous avez autre chose à faire que de déplacer votre voiture » qu’elle lui dit. La classe, franchement.

La sage-femme m’examine : « Bon, vous êtes à 8. On va en salle d’accouchement tout de suite. »

Là, je panique un peu : comment ça à 8 ? Je vais quand même avoir la péridurale, hein ? Parce que je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout prête psychologiquement à accoucher dans la douleur…

Mon mari, qui sait très bien ce que je ressens, pose la question pour moi qui peut désormais à peine parler tellement les contractions sont fortes et rapprochées.

La sage-femme nous dit qu’elle va appeler l’anesthésiste mais que rien ne garantit qu’il y aura le temps de poser la péridurale.

Salle d’accouchement

Je suis emmenée en salle d’accouchement, elle me réexamine, je suis désormais à dilatation complète, mais il y a encore du temps car le bébé est encore haut.

La sage-femme me demande d’essayer de pousser lors de la prochaine contraction. Mais je souffre trop, je n’ai pas l’énergie de pousser en plus de la douleur. Je commence à perdre pied et à dire que je ne vais pas y arriver.

Chouchou continue de respirer avec moi et essaye de me rassurer. La sage-femme comprend que je suis psychologiquement bloquée et me dit que l’anesthésiste va arriver, que tout va bien se passer et de ne pas perdre pied. Le bébé est encore haut.

Elle a très bien compris que je voulais la péridurale à tout prix. Elle le dit d’ailleurs à l’anesthésiste quand elle arrive.

Évidemment, je n’ai plus de contraction pendant tout le temps nécessaire à la pose de la péridurale. J’ai dû mal à faire le dos rond étant donné que je ne sens plus trop ces parties de mon corps, mais avec l’aide de Chouchou et de la sage-femme j’y arrive.

La péridurale est posée, l’anesthésiste m’a mis le produit qu’ils mettent pour les césariennes, afin qu’elle fasse effet plus rapidement (autrement, ça n’aurait pas fonctionné a priori).

L’effet se fait ressentir rapidement, je me sens soulagée. Je ressens encore les contractions, mais plus cette douleur intense. Je remercie infiniment l’anesthésiste et la sage-femme.

Bébé est encore haute, il faut attendre un peu qu’elle descende. La sage-femme veut vérifier sa position et fait une échographie : la dernière fois que nous verrons Petite Merveille à travers un appareil !

Comme la sage-femme le soupçonnait, Petite Merveille se présente les yeux vers le ciel (comme ses sœurs…), une position pas vraiment idéale pour l’accouchement. Elle me dit qu’elle peut encore se retourner d’elle-même, étant donné que c’est une 3ème grossesse, c’est possible.

On attend.

Je sens que j’ai un côté bien plus engourdi que l’autre, et je tremble beaucoup alors que j’ai très chaud.

L’anesthésiste revient : les tremblements sont dûs au produit, et elle me dit que la péridurale n’est pas toujours symétrique. Ah d’accord.

Derniers obstacles avant la délivrance

Bébé descend, il est temps de pousser. A la première poussée, je sens que j’ai mal. Bien trop mal pour quelqu’un sous péridurale. L’auxiliaire a beau me remettre une dose, ça ne change rien, je ne suis anesthésiée que d’un seul côté.

Les poussées sont efficaces, mais bébé se présente trop mal, ça s’annonce compliqué. La sage-femme me dit que je ne dois pas lâcher, mais je souffre tellement, j’ai juste envie que ça s’arrête.

Elle veut m’éviter la venue du gynéco qui va sortir les outils et me faire mal, alors elle appelle une de ses collègues qui sait bien tourner les bébés, pour pouvoir m’aider à la sortir facilement.

Je crie de douleur à la première tentative en sentant ses mains autour de la tête du bébé pour la tourner. C’est vraiment indescriptible comme douleur. Pour ne pas perdre pied, je me concentre sur le regard bienveillant de l’auxiliaire qui me dit de continuer de respirer profondément. La sage-femme s’excuse de me faire aussi mal.

Chouchou me tient la main, impuissant.

J’ai l’impression que ça dure éternellement. Enfin, elle a réussi à tourner Petite Merveille.

Je dois reprendre les poussées, maintenir l’effort, reprendre mon souffle, recommencer… avec cette douleur intense.

La délivrance !

Et finalement, la sage-femme m’ordonne d’arrêter de pousser.

Il y a comme un instant de grâce où les deux sage-femmes et l’auxiliaire regardent mon bébé sortir en disant que c’est merveilleux.

Petite Merveille pleure immédiatement au contact de l’air. Et hop, la voilà sur moi deux secondes plus tard. Je l’accueille avec un soulagement et une joie immense. J’ai instantanément oublié la douleur des secondes précédentes, c’est incroyable comme tout s’efface d’un coup.

Petite Merveille est enfin là, et son prénom est enfin choisi, comme une évidence.

L’expulsion du placenta se fait juste après, sans douleur, et pas d’épisiotomie (heureusement, vu que je ressentais la douleur…).

Nous faisons connaissance avec notre adorable fille pendant deux heures avant de monter en chambre. L’avantage d’avoir eu une péridurale ratée, c’est que je peux remarcher dès mon arrivée dans la chambre et je me suis remise bien plus vite que pour mon précédent accouchement.

Trois accouchements totalement différents les uns des autres, c’est tout de même pour celui-ci que j’aurai le plus souffert. Au final, je ne regrette pas d’avoir insisté pour la péridurale, la sage-femme m’a dit que si je ne l’avais pas eue, même si elle n’était pas totalement efficace, elles n’auraient pas pu retourner le bébé, et ça aurait peut-être fini en césarienne.

Et toi, péridurale ou pas ? As-tu connu une moitié de péridurale, comme moi ? Comment as-tu ou vas-tu gérer la douleur des contractions ?

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Commentaires

16   Commentaires Laisser un commentaire ?

Chacha d'avril

Quel accouchement…éprouvant ! Bravo d’avoir géré une douleur aussi intense et un accouchement si rapide.
J’espère que lorsque j’aurai un bébé 2 mon accouchement sera un peu moins douloureux.

le 26/09/2018 à 08h31 | Répondre

Mlle Mora

Merci ! T’inquiète pas, tous les accouchements sont différents, il faut juste être bien préparée, et j’avoue que je n’avais absolument pas envisagé ce cas de figure…

le 26/09/2018 à 17h13 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Ouah! Quel accouchement sportif mais finalement si joli également 🙂 Félicitations pour votre petite merveille! J’espère qu’elle se porte bien et qu’elle vous apporte beaucoup de bonheur 🙂

le 26/09/2018 à 11h50 | Répondre

Mlle Mora

Merci beaucoup !
Elle se porte à merveille justement, et s’intègre parfaitement à la famille !

le 26/09/2018 à 17h14 | Répondre

WorkingMutti (voir son site)

Un accouchement difficile avec une péridurale mal posée, je ne peux qu’admirer ton courage !

le 26/09/2018 à 13h57 | Répondre

Mlle Mora

Merci ! Disons que quand il n’y a plus le choix, faut le faire et c’est tout…
Ce qui m’a impressionné c’est vraiment le fait de passer d’une douleur intense à plus rien du tout, absolument rien une fois qu’elle était sortie…le corps humain est extraordinaire !

le 26/09/2018 à 17h16 | Répondre

Weena (voir son site)

Et ben quel accouchement … bon, par contre, je note de ne pas trop attendre avant de partir à la mater … vous avez mis combien de temps? 6h pour mon deuxième accouchement après une rupture de la poche des eaux, sachant qu’on habite à 30 minutes de la mater, autant dire que je serais dans les starting bloc pour le troisième 😅
Bon, j’ai fais sans péridurale pour LutinCoquin, j’espère pouvoir refaire pareil dans quelques mois 😉

le 26/09/2018 à 14h30 | Répondre

Mlle Mora

J’ai accouché à 4h30, donc 4 heures entre les premières contractions et la délivrance… heureusement on n’habite pas loin de la maternité ! Je pense que j’aurai peut-être accouché un peu plus vite sans la péridurale, donc effectivement, ne perds pas de temps !

le 26/09/2018 à 17h18 | Répondre

Nala

Olala quel accouchement Mlle Mora ! Ton récit prend aux tripes, j’avais l’impression d’être à tes côtés en salle de naissance 😉
Tu as assuré comme une chef en tout cas, bravo à toi.

Après 2 césariennes je me prends encore à espérer une voie basse pour cette troisième (et dernière) grossesse… 🙂

le 26/09/2018 à 14h33 | Répondre

Mlle Mora

Merci beaucoup !
J’espère que tu pourras accoucher par voie basse pour ta dernière grossesse, et si ce n’est pas le cas, ça n’enlève en rien la magie de la rencontre !

le 26/09/2018 à 17h19 | Répondre

SarahCoteOuest

Un accouchement avec un bébé en position occipito-sacrée pour moi aussi, du coup je ressentais les contractions dans le dos. J’ai eu la péridurale dans la soirée et heureusement parce que j’accouchait 5 heures après… Les sages-femmes m’avait demandé de mobiliser les bassin pour le faire tourner mais ça n’a qu’à moitié marché… Je croyais que c’était assez rare comme position, ça ne me rassure pas si tes 3 étaient comme ça !!!

le 26/09/2018 à 16h37 | Répondre

Mlle Mora

Je ne sais pas si c’est rare, j’avoue que dans le feu de l’action, je n’ai jamais pensé à demander 😀
Mais en tout cas, effectivement, mes trois filles étaient dans cette position, et ça n’a pas eu l’air d’étonner la sage-femme quand je lui ai dit…
Si ça peut te rassurer, pour ma deuz, ils ne l’ont pas tournée (ou alors ils l’ont fait pas j’ai rien senti vu que j’avais une péridurale qui fonctionnait) j’ai accouché comme ça, mais avec épisio…

le 26/09/2018 à 17h23 | Répondre

SarahCoteOuest

Moi je crois qu’il avait fini par tourner mais pas complètement ! Du coup ventouse (et episio…)

le 27/09/2018 à 07h17 | Répondre

Doupiou

Oh quel bel accouchement ! Ton histoire est magnifique !

le 26/09/2018 à 18h42 | Répondre

Madame D

J’ai eu mal en te lisant ! Bel accouchement !

le 27/09/2018 à 11h42 | Répondre

Chaperon Rouge

Ca m a mis la larme a l oeil. Cest toujours émouvant un récit d accouchement mais le tien est particulièrement intense et chargé en sensations!

le 28/09/2018 à 08h23 | Répondre

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