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De la question de laisser pleurer bébé


Publié le 11 février 2016 par Madame chat patate

Entendons-nous bien : non, je ne laisse jamais pleurer Petite Patate sans avoir vérifié que ses besoins de base (nourriture, propreté, chaleur, câlins) étaient comblés. Et non, je ne la laisse pas non plus pleurer des heures et des heures en me faisant dorer la pilule à l’autre bout de mon appartement. De toute façon, je vis dans un 40m² à Paris, donc ce serait difficile.

Mais oui, il m’arrive tous les jours de laisser pleurer Petite Patate sur des périodes de cinq à quinze minutes. Et tu sais quoi ? Elle ne semble pas s’en porter plus mal ! À 2 mois et quelques jours, c’est un bébé calme, très observateur, qui commence à faire ses nuits et de grands sourires spontanés.

Bref, tout semblait aller pour le mieux, jusqu’à ce que, par curiosité, je cherche des témoignages sur internet de gens qui laissaient un peu pleurer leurs petits. Eh bien, je n’en ai quasi pas trouvé, et je n’ai rien lu de bienveillant sur le sujet.

Les commentaires ne sont pas tendres avec la mère qui cherche une autre voie que le maternage proximal à plein temps (que je respecte, mais qui ne me correspond pas). De son côté, la presse pseudo-médicale prédit un avenir bien sombre à ma Petite Patate, entre risque suicidaire, hypertension et diabète.

Alors même que je me sentais épanouie dans ma relation avec mon bébé, alors même que je voyais bien qu’elle se développait harmonieusement, ces écrits m’ont, dans un premier temps, autant touchée que culpabilisée. Aucune maman n’a envie de lire qu’elle mène sciemment son bébé au mal-être et à la maladie.

Puis, j’ai pris un peu de recul, j’ai constaté que bébé n’allait pas si mal aujourd’hui. C’était quand même un signe que ma façon de faire n’était pas si mauvaise ! Du coup, j’ai décidé de venir te raconter mon expérience !

Laisser pleurer bébé

Crédits photo (creative commons) : Yoshihide Nomura

Septembre 2015, le compte à rebours avant l’arrivée de notre Petite Patate est lancé. C’est l’occasion du dernier cours chez la sage-femme, centré sur l’arrivée de bébé. La position de notre sage-femme est claire : un bébé, ce n’est pas que du bonheur magique rose à paillettes, ça passe (beaucoup) de temps à pleurer. Or, moins bébé pleure seul, plus il pleure entouré, dans les bras, mieux il construit une relation de confiance avec le monde extérieur.

Je suis assez déstabilisée par cet avis, amplement relayé par les blogs et les journaux féminins, ma famille ayant par ailleurs des positions très claires et absolument contraires sur le sujet (la fameuse angoisse du bébé crampon).

Entre ces deux visions très tranchées et tout aussi culpabilisantes, mon cœur balance. J’ai tendance à bien entendre l’avis des médecins d’aujourd’hui, et le besoin de sécuriser bébé, mais j’ai aussi quelques exemples autour de moi de mamans dont la vie a été complètement engloutie par des bébés très demandeurs, qui à 2 ou 3 ans ne font toujours pas leurs nuits, et ne supportent pas de s’éloigner du cocon familial…

En outre, l’image de la mère modèle qui sacrifie tout pour son enfant, de sa santé à sa personnalité, me rebute profondément. D’une part, je suis probablement trop égoïste. D’autre part, être enfant d’une mère sacrificielle ne me semble pas forcément un cadeau.

Donc je gamberge, j’échange des points de vue avec d’autres jeunes parents, et au sein d’une marée d’avis, j’en retiens trois qui me paraissent pertinents.

Celui de la psy de notre maternité : « C’est vrai, un bébé a besoin d’être accompagné dans ses pleurs, dans les bras, dans les odeurs de la maman le plus possible. Mais il n’a pas besoin non plus de sentir votre lassitude/énervement/désabusement. Donc quand les émotions produites par les pleurs du bébé deviennent trop négatives, vous posez bébé, en sécurité, et vous faîtes autre chose. »

Et ceux de ma maman : « Bébé a le droit de pleurer aussi, c’est son seul moyen de communication. Les larmes, les cris, ça a parfois besoin de sortir sans être empêché, tout simplement. »

Et aussi : « C’est à toi de tracer ta route de parent et de voir ce qu’il y a de mieux pour ton enfant. Écoute-toi et sois pragmatique. » (Ben oui, ma maman, elle n’a besoin que de deux mots pour me remettre les idées en place : c’est pour ça qu’elle est trop forte !)

Octobre arrivant, Petite Patate pointe le bout de son joli nez, et après deux jours de grand calme à la maternité (aurait-on tiré le lot du bébé-magique-qui-fait-ses-nuits-tout-de-suite ? Ha ha, nan.), les pleurs démarrent. Autant d’occasions d’examiner bébé et d’essayer de trouver ma propre voie.

Premier constat, bien évidement, elle a besoin de câlins, de proximité, et elle est loin, très loin de faire des caprices. C’est le moment des portages en écharpe, des dépôts dans le berceau quand elle est bien endormie…

Je ne me fixe que trois limites :

  • Je ne vais pas aux toilettes avec bébé (entre deux maux, les pleurs ou bébé avec soi sur le trône, il faut savoir choisir le moins pire).
  • Je termine ma douche si je suis dessous quand les pleurs démarrent (foutu pour foutu)…
  • Elle passe automatiquement un moment sans moi dans la journée. Si je l’ai eue contre moi depuis 8h le matin, à 8h du soir, je n’ai plus grand-chose à donner : mes émotions sont chamboulées, et en outre, j’ai mal au dos. Bref, une pause s’impose, et Papa prend le relais dans la demi-heure qui suit.

Il me faut quand même préciser que Petite Patate a un caractère plutôt sympa. Et si elle confond encore le jour et la nuit, elle n’a pas de problèmes de coliques. Il y a des jours sans, avec beaucoup de pleurs, mais aussi des jours cools, où elle peut rester un peu sur son transat ou son tapis, dans le calme, en découvrant le monde avec de grands yeux.

Mais si bébé évolue gentiment de son côté, mes premières semaines de mère sont entachées de culpabilité. Quoi que je fasse, j’ai l’impression de materner beaucoup trop, ou pas assez, et c’est épuisant.

Et puis, Petite Patate prend ses marques. Ses siestes s’allongent, ses yeux s’éveillent de plus en plus. Bref, elle va bien. Je n’ai certainement pas la solution universelle, mais j’ai trouvé ce qui nous convenait le mieux, à mon petit et à moi.

Au fur et à mesure qu’un petit rythme s’installe, je vois que beaucoup de blogs proposent d’accompagner les pleurs de l’enfant, sans chercher à l’empêcher :

  • En théorie, ça paraît aussi beau qu’efficace : bébé peut s’exprimer sans se frustrer, ni se sentir abandonné.
  • En pratique, si je suis fatiguée ou stressée, il m’est à peu près impossible d’accompagner bébé dans la sérénité (sérieusement, les pleurs de bébé ont quand même plus tendance à prendre aux tripes qu’à inciter une sereine bienveillance, non ?).

Quand je suis dans un marasme d’émotions, entre désolation et agacement, je n’ai pas spécialement l’impression de faire du bien à bébé par ma présence. Donc retour à la case berceau, le temps que chacun reprenne ses esprits.

Mais parfois, je suis suffisamment zen, et donc en mesure d’accompagner bébé dans ses pleurs. Et bon, honnêtement, après avoir essayé plusieurs fois, je ne suis pas sûre que ça change grand-chose. Quand ma fille est occupée à hurler, elle est occupée à hurler, et elle n’a pas l’air plus épanouie par le fait de pleurer en ma présence.

Dans la mesure où Petite Patate est sacrément sensible et sait parfaitement bien entrer en communication avec moi, j’ai tendance à penser que quand elle ne le fait pas, ben c’est qu’elle ne veut pas. Il n’y a pas d’apaisement caché, elle est juste pleinement occupée par le fait de pleurer, et s’en tamponne un peu de savoir qui l’accompagne. Alors, dans le doute, je suis présente quand je le peux, mais je ne me mets pas martel en tête quand je ne peux pas.

Bref, en conclusion, j’ai l’impression qu’on donne à cette affaire de pleurs un poids démesuré : la relation avec bébé se construit par une multitude de petites interactions, de biberons et de tétées, de couches et de bains, de balades en ville ou au parc, de sourires, de regards, de discussions et de babillages, de doutes et d’essais… Il est peu probable que la seule question de la gestion des pleurs détermine complètement la relation avec bébé, ainsi que l’ensemble de son futur médical.

Et la prochaine fois que l’internet mondial me fera culpabiliser, je commencerai par regarder ma fille rigoler avant de me dénigrer !

Et toi ? Comment gères-tu les pleurs de ton bébé ? Penses-tu qu’il est nécessaire de les accompagner, ou non ? Trouves-tu parfois internet trop culpabilisant pour les mères ? Viens en discuter…

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Commentaires

23   Commentaires Laisser un commentaire ?

Die Franzoesin (voir son site)

C’est un témoignage très intéressant et courageux en effet. Je trouve notamment l’avis de la psy très pertinent. Personnellement je me suis au debut un peu enfermée dans une envie de trop bien faire et il m’est arrivée de m’agacer aux côtés de mon bébé hurlant. Dans ces cas là je crois qu’un peu de calme pour chacun vaut mieux finalement !
En fait je crois que c’est une question personnelle et que chacune doit aussi faire selon ses limites. Personnellement je ne pratique pas le laisser pleurer comme technique d’éducation décidée. Je le vois plutôt comme le truc ultime quand je n’en peux plus ou que mes besoins vitaux (manger, me laver en font partie) sont en jeu 😉 .

le 11/02/2016 à 08h42 | Répondre

Mamzelle

Ha! La fameuse question des pleures… Très très culpabilisant en effet! J’ai toujours été pour le maternage (et paternage aussi d’ailleurs) proximal, que cela soit avant et après la naissance de mon Crapaud. Je n’ai donc jamais, jamais! laisser pleurer mon Crapaud les premiers mois… et je suis devenue complètement folle (oui j’ai un enfant qui à énormément pleuré!). Et puis, pour finir, je me suis aperçue que nos bercements perturbait l’endormissement de notre Crapaud, à presque 4 mois, il se réveillait 8 à 12x sur la nuit!!!! Pour nous c’est le pédiatre et la sage femme qui nous ont conseillé de le laisser pleurer, tout en l’accompagnant, en revenant régulièrement lui dire qu’il n’était pas seul. Et ce fut une révélation… pour lui surtout! Il pleur moins et dort mieux. Il n’en reste pas moins que c’est encore très difficile pour moi de laisser pleurer mon enfant chaque jour pour qu’il s’endorme, ça me tord les tripes… mais par dessus tout, le plus difficile est d’admettre que quand il pleure de fatigue, je ne peux pas le soulager, je ne peux rien pour lui…

le 11/02/2016 à 08h51 | Répondre

Mlle Moizelle

Oui, en fait le bercement (mouvement) et les paroles la nuit (berceuses ou mots d’amour ou autre) stimulent le cerveau (le néocortex) et donc empêchent le calme de l’endormissement… Moi qui suis pro-maternage (à fond! ^^) j’ai plutôt lu qu’il valait mieux juste poser sa main sur le bébé qui pleure la nuit, ce qui le rassure tout en le laissant « dans sa bulle »… sans rien dire ni rien faire d’autre (bon bien sûr, sauf s’il faut le changer ou l’allaiter!)

le 11/02/2016 à 12h06 | Répondre

Virginie

C’est un article très pertinent. J’ai beaucoup de jeunes mamans autour de moi… et j’ai tout entendu sur le sujet !

Je trouve que les trois arguments que tu as retenus sont très pragmatiques et, si tu le permets, je les prends pour moi pour quand j’y serai ^^ Remercie donc ta mère et la psy, leur esprit pratique me correspond parfaitement.

Par ailleurs, ton idée de te fixer certaines limites n’est pas mal non plus. Après tout, on ne devient pas superwoman le jour où on accouche.

Quant aux futurs névroses de bébé, si toutes nos névroses venaient de là… le monde serait bien meilleur 😉

le 11/02/2016 à 08h57 | Répondre

Madame Vélo

Oh oui, ton article est pertinent et courageux ! C’est délicat comme question. Personnellement je ne voulais pas le laisser pleurer, je l’accompagnais toujours, ou essayais de le calmer. Aussi parce que les pleurs énervaient mon mari. Mais également parce que l’entendre pleurer me prend au tripes. Mais un jour, au bout de 6 ou 7 mois, on en a eu marre de se lever X fois par nuits, alors on a essayé la méthode 5-10 (je ne suis pas allée jusqu’à 15 !!) et bien, comme Mamzelle, je me suis rendue compte que notre intervention prolongée l’empêchait de se rendormir et que bien souvent il se calmait et s’endormait seul en 5 minutes. Mais malgré tout je m’en voulais, car je me mettais à sa place : et si c’est moi qui hurlais et que personne ne venait m’apaiser ?
Je ne sais pas comment je réagirais avec le deuxième enfant, peut-être qu’on se prend moins la tête ? Peut-être qu’on est moins sensible ? Peut-être qu’on relativise un peu plus, comme tu le fais ? Bref, ça reste une période compliquée, et heureusement qu’elle finit par passer !

le 11/02/2016 à 09h24 | Répondre

Camomille (voir son site)

Un article qui fait du bien, merci !
Pour ma part, je l’ai laissé beaucoup pleurer à 6 mois. Marre qu’elle ne dorme que sur moi un sein dans la bouche… ça a été salvateur.

le 11/02/2016 à 09h34 | Répondre

Hermy

J’ai eu la chance d’avoir un bébé qui ne pleurait pas beaucoup sauf la nuit de minuit à 3h du matin où là il hurlait (sans doute pour se décharger de sa journée). Là il n’y avait rien à faire à part attendre patiemment que ça passe et alterner entre mon mari et moi pour rester zen. Une fois qu’il a été plus grand, il y a eu des périodes où on l’a laissé pleurer (bon en général cela n’a jamais dépassé le quart d’heure) mais seulement parce que je sentais que le choupi n’était pas angoissé. Encore maintenant, j’essaye de voir si les pleurs sont de l’angoisse ou juste des appels et après j’avise.

le 11/02/2016 à 09h39 | Répondre

Floconnette

Merci pour cet article.
Comme toi, je ne suis pas « maternage proximal » et comme toi, je culpabilise dès que je lis des choses sur la toile à cause de ça. Non le portage, l’allaitement exclusif et le cododo ne sont pas pour moi. Est-ce que cela fait de moi une mauvaise mère? Je ne pense pas, quand je vois à quel point mon fils de quasi 2 ans a l’air épanoui.
Comme toi j’ai vu des mamans s’engluer dans trop de fusion et avoir du mal à s’en défaire, je ne sais pas du tout si c’est lié mais cela m’a fait peur. Mon fils a l’air heureux, il réclame notre présence mais aime aussi jouer seul et est plutôt indépendant.
Bref, merci, ça décomplexe cet article 😀

le 11/02/2016 à 09h47 | Répondre

Miss Chat

J’aime beaucoup ce qu’a dit la psy, c’est quelque chose que j’avais lu également 🙂
Je crois surtout que quand on parle de « laisser pleurer bébé », il faut distinguer le type de pleurs… et le type de bébés ! Un bébé n’est pas l’autre, il exprimera ses besoins différemment et ceux-ci ne seront pas forcément identiques non plus ! Notre fille avait besoin d’un contact permanent les premiers mois par exemple donc on ne l’a jamais laissée pleurer pendant cette période (ou alors juste pour terminer ma douche et aller aux toilettes justement !)
Depuis lors, elle a pris un peu d’indépendance donc on a adopté la technique des « 10 minutes », qui marche très bien.
Pour le type de pleurs, c’est peut-être plus difficile de savoir quand il y a lieu d’agir ou non. Mais bon, quand ma fille pleurniche juste parce que je viens de la laisser dans son parc pour une tâche et qu’elle veut être dans mes bras … ben je laisse pleurer et je lui dis ‘non’ en expliquant que maman doit faire quelque chose, que je viendrai la chercher après, etc. Efficacité limitée pour le moment mais elle doit comprendre qu’on ne peut pas être tout le temps avec elle et que ça ne veut pas dire qu’on l’abandonne 😉

Bref, ne culpabilise pas, Madame chat patate ! L’idéal en matière de pleurs d’enfant, c’est de faire ce qui te semble le meilleur pour ton bébé et pour toi 🙂 Et si ta fille va bien, que votre relation va bien … alors, je trouve que tout va bien et que tu t’en sors admirablement !

le 11/02/2016 à 09h51 | Répondre

Madame D

J’aime beaucoup ton article. Un beau caillou dans la mare ! Et merci !
J’avoue qu’en fait j’ai fait selon mon instinct. C’est cliché peut être mais j’ai toujours a peu près su quand il fallait la laisser pleurer et quand il ne fallait pas.

le 11/02/2016 à 10h18 | Répondre

Étoile (voir son site)

Elle est bien cette psy 🙂 Je suis entièrement d’accord, et je pense que chaque parent s’accorde aussi à son enfant. Chez nous, ça pleure surtout lorsqu’il y a une raison physique : j’ai soif, j’ai mal au ventre… J’ai plutôt un râleur spécialisé. Notre technique, c’est de venir le soulager si c’est un soucis physique sinon on vient lui parler, lui faire un bisou, lui caresser les cheveux. On ne le prend pas systématiquement dans les bras (sauf si je pense que c’est nécessaire pour câlins et bercements). Très honnêtement, ça marche pas mal. Quant il faisait ses coliques, j’essayais d’apaiser ses pleurs, mais surtout de lui montrer que j’étais là même si je n’avais pas forcément le médicament magique pour faire passer son mal de ventre. Des réactions très instinctif comme Madame D 🙂 Par contre, j’ai essayé de laisser pleurer un soir, car avec les dents, dur pour lui de s’endormir. Cela m’a crevé le coeur, donc je ne le fais plus. On trouve des ruses, on lui parle beaucoup comme je disais ci-dessus. Bravo pour cet article, car les mamans qui disent qu’elles ne laissent JAMAIS bébé pleurer sont un peu hypocrites. Comme tu le dis si bien dans l’article, si ça tombe quand tu es aux toilettes ou sous la douche… tu n’as pas trop le choix. Et surtout, c’est nécessaire de prendre un minimum soin de soi, pour être mieux ensuite avec bébé !

le 11/02/2016 à 10h48 | Répondre

Claudia

Concernant les recommandations contradictoires… Je recommande la lecture de « L’art d’accommoder les bébés », de Geneviève Delaisi de Parseval et Suzanne Lallemand. C’est déjà ancien (1980), mais ça remet bien la tête en place concernant les diverses modes de puériculture. Et leur conseil (en gros, informez vous mais finalement faites comme vous le sentez) correspond bien à ta démarche.

le 11/02/2016 à 11h22 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je n’ai pas d’enfants donc je ne juge aucune méthode mais clairement je ne me retrouve pas dans le maternage proximal. Et je suis heureuse de lire un article un peu différent ! Je respecte chaque méthode mais je pense comme tu le dis que transmettre stress et énervement ça ne sert à rien parfois il vaut mieux laisser pleurer. Après chaque enfant est différent. Quand le moment sera venu j’aviserai sans doute en conséquence.

le 11/02/2016 à 13h22 | Répondre

Mlle Mora

Super ton article, on ne lit pas beaucoup cette position ! Et bien moi, je dis : un bébé, ça pleure ! J’ai l’impression qu’aujourd’hui, on ne supporte pas d’entendre un bébé pleurer. Mais oui, comme te l’a dit ta sage femme, les bébés pleurent. Pour moi, quand on a satisfait tous les besoins et que bébé pleure toujours, il n’y a pas grand chose à faire. Et comme tu le dis bien, je ne crois pas que ce soit utile de se prendre les hurlements de notre bébé dans la face (la mienne avait des pleurs tellement forts en plus !) – ils apprennent à se calmer aussi bien avec nous que tous seuls.
Je me souviens que ma fille pleurait pendant tout mon temps de douche quand elle était bébé. Bon, bah fallait bien que je me lave quand même ! Aujourd’hui, elle est toujours un peu collée à moi, mais elle comprend très bien quand je lui dis que je vais prendre ma douche, elle va faire autre chose. Et elle s’endort parfaitement bien toute seule, même s’il est arrivé qu’on la laisse un peu pleurer pour trouver le sommeil lorsqu’elle était plus petite !

le 11/02/2016 à 14h27 | Répondre

dubmel

Article très interessant, merci!
je pense que je suis plus branchee maternage que toi, mais effectivement il a fallu que j’apprenne que j’avais des besoins aussi, et donc de trouver des arrangements qui en tiennent en compte aussi!
Je crois aussi que c’est important pour les enfants d’apprendre à s’endormir tout seul, et donc j’etais prete à laisser pleurer ma fille un peu pour ca (en fait j’ai trouvé qu’en étant progressive, elle protestait un peu mais n’a jamais vraiment pleuré longtemps, heureusement)

le 11/02/2016 à 14h49 | Répondre

Laura

Ha, merci beaucoup pour cet article qui dé-mystifie le sujet pour moi ! Et j’adore ta phrase : « Quand ma fille est occupée à hurler, elle est occupée à hurler, et elle n’a pas l’air plus épanouie par le fait de pleurer en ma présence » ! Ça va m’aider c’est sûr 🙂

le 11/02/2016 à 15h48 | Répondre

Madame Irbis

Merci pour cet article !
La question de laisser pleurer notre bébé a été un long débat pendant ma grossesse (moi non, lui oui). Et nous l’avons eu dans les bras et nous nous sommes rendus compte que nous étions d’accord : on le laisse pleurnicher / chouiner, mais on ne le laisse pas pleurer ! J’ai l’impression que la langue française manque de synonyme (ou alors que nous ne les utilisons pas) car le panel des pleurs est très grand !
Ici, on a un bébé qui pleure vraiment de manière différente suivant la situation. On sait presque de suite (et après quelques temps de découverte) si il faut y aller ou pas. Si il a besoin d’être rassuré ou si il se décharge…
Et je me rend compte, comme tu le dis si bien, que cela dépend des jours. Des fois je suis disponible psychologiquement pour l’accompagner et des fois non. Je ne culpabilise pas du tout, je montre à mon enfant que je ne suis pas parfaite, que j’ai aussi des failles et des moments sans. Mais que je l’aime toujours !

le 11/02/2016 à 16h24 | Répondre

Lisa

Merci pour ce sujet qui touche à une question que toute les mamans se pose. Ce n’est pas toujours facile, on veut toutes bien faire et il y a tellement d’avis sur le sujet. De mon côté j’avoue que je materne beaucoup mon fils et mon entourage à aussi tendance à dire que je devrais le laisser pleurer davantage. Mais je ne suis pas pour autant très éloignée de ta pensée. Il me paraît essentiel de trouver son équilibre et il ne faut pas s’oublier soi même. On essaie de répondre le plus possible aux pleurs de bebe, moi et son papa. On est toujours présents. Biensur j’essaie de ne pas systématiquement le prendre, de lui parler pour le rassurer, lui caresser la main l’accompagner du mieux possible. Pour les besoins vitaux douche, manger, toilettes en général je profite des moments où il est endormi et lorsqu’il se met à pleurer je me dépêche au plus vite. Je sais aussi que bebe à des pleurs de décharge parfois en fin de journée, il en a besoin car il intègre beaucoup d’infos dans la journée. Il a aussi des pleurs qui l’aide à dormir lorsqu’il est épuisé. Et j’ai remarqué aussi qu’il pouvait pleurer un peu dans son sommeil et se rendormir, alors je me précipite moins j’attends de voir si il se rendort ou pleur pour une autre raison et dans ce cas j’interviens. Je pense qu’il y a pleurs et pleurs et qu’il faut apprendre à les décoder avec le temps. Chaque bebe a
Son language.

le 11/02/2016 à 17h17 | Répondre

Sophie

Très bon article 🙂

J’ai été une maman très très nulle en « maternage proximal ». je suis trop égoiste pour tout donner à mes enfants.
J’ai allaité deux de mes trois enfants, fait du cododo avec deux de mes trois enfants… les mêmes d’ailleurs. Mon 2e? Le portage, il détestait ça. Le cododo? il a fait ses nuits le jour où il a dormi dans son lit à lui, loin de nous (enfin, dans sa chambre). Il n’a jamais été allaité, je n’en avais aucune envie. J’ai été bien décontenancé avec ce bébé qui pleurait, mais qui ne voulait pas de moi.
Et puis, j’ai compris.
Il voulait juste s’exprimer. Il pleurait pour tout et pour n’importe quoi. Parfois à chaudes larmes, parfois par des cris.
Vu qu’il ne voulait « pas de moi » pendant ses pleurs, je l’ai accompagné autrement: en lui parlant. Au début je me sentais très bête, quand à ses un mois j’ai commencé, pour moi à cet âge (à l’époque) un bébé ne pouvait pas comprendre ce qu’on lui disait. Et ben peut être pas, mais ça a été révélateur: il pleurait toujours, mais il s’arrêtait beaucoup plus vite. J’ai compris aussi qu’il ne fallait pas à tout prix, avec lui, vouloir faire cesser ces pleurs. Il avait le droit d’être fatigué à la fin de la journée, mais n’ayant pas la parole, il n’avait que les pleurs et les cris pour me le dire.

maintenant à 6 ans il reste un enfant assez pleureur. Il crie encore beaucoup. Mais maintenant, il parle, et il exprime ses sentiments et ça l’aide énormément. Il a commencé à parler très tôt, mais le domaine du sentiment restait encore très vague chez lui jusqu’à il y a peu de temps.
Il commence tout juste à comprendre que pleurer peut être une solution pour se calmer, mais pas que.
Et puis on apprend aussi à discerner les pleurs: certains nous tordent les tripes, et là il faut y aller, point. D’autres où l’on peut attendre un peu, à la limite accompagner les pleurs par la parole. Je n’ai apr exemple jamais dit à l’un de mes enfants: « c’est rien, c’est pas grave » parce que pour eux, le moindre truc ça représente la fin du monde. Je leur disais plutôt: « ah oui, je comprends, c’est triste de partir du parc maintenant, tu as envie de rester, mais on y reviendra, et il faut aller manger maintenant » ou bien « tu as du avoir trop mal à trébucher comme tu l’as fait, maintenant tu sais qu’il faut faire un peu plus attention, il faut lever plus haut le pied et ça ira mieux ». Mettre des mots sur des sentiments tout nouveaux et effrayant pour un tout petit a été la clé de voute de mon éducation.
D’ailleurs c’est assez drôle, parce que maintenant, plutôt que de hurler, ils expriment ce qu’ils ressentent avant… Un enfant a dernièrement cassé la fève que mon ainé avait gagné, et lui plutôt que de réagir violemment comme un enfant de 7 ans pourrait le faire ou de pleurer, il a dit à son camarade ce qu’il ressentait et a été voir l’adulte responsable après coup (et l’enfant lui a fait des excuses avant qu’il soit allé à la maitresse, alors que c’est un petit qui ne reconnait d’habitude pas ses erreurs). Ca a marqué la maitresse 🙂

le 11/02/2016 à 22h21 | Répondre

Marie Obrigada

Chouette témoignage. Je n’ai jamais fait de recherches sur le sujet sur internet mais j’imagine que comme toujours, on trouve beaucoup de propos extrême mais peu de « réalité ». Ma fille a un an et j’apprends peu à peu à laisser pleurer. J’ai eu la chance que mon mari soit très présent et prenne très souvent le relai quand la tétée ne suffisait pas pour l’apaiser/m’endormir. C’est encore mon moyen d’apaisement le plus efficace, mais son efficacité diminue et surtout depuis ses 7 mois, ma fille est gardée. Chez sa nounou, elle pleure avant de dormir, parfois longtemps et fort mais elle dort et semble contente de la voir. Depuis et peu à peu, j’accepte les pleurs et cris de ma fille comme l’expression de son désaccord, de ses peurs, de sa douleur, etc mais parfois je reconnais que je n’y peux rien et je la laisse. Parfois c’est dur, et je retourne tenter de l’apaiser, parfois ça passe vite, parfois ses pleurs durent mais je sens que je ne peux pas donner plus et donc je la laisse quand même… Je pense que personne n’applique à 100 % une « méthode » et surtout que chacun de choix/désir éducatif sont amenés à évoluer avec notre enfant (et notre fatigue, patience, présence, etc)
Le plus dur est de ne pas trop culpabiliser quoi qu’on fasse.

le 12/02/2016 à 13h44 | Répondre

Nilith lutine

C’est drôle parce qu’en fait, ce que tu décris, je n’appelle pas vraiment ça « laisser pleurer ». Pour moi laisser pleurer, c’est mettre par exemple son bébé au lit, fermer la porte, et ne pas revenir, alors qu’il hurle une heure, parfois plus, avant de s’endormir enfin, épuisé et résigné.
Par contre, ce n’est pas parce que tu ne remarques pas de différence entre quand ta fille pleure seule ou près de toi qu’il n’y en a pas. 🙂 D’ailleurs, même nous autres, adultes, sommes bien plus réconfortés lorsqu’on a eu une épaule sur laquelle pleurer. Ça ne veut évidemment pas dire qu’il faut coûte que coûte rester présente, alors qu’on est épuisée et que l’idée de balancer le bébé contre le mur nous traverse l’esprit. (Non, là, clairement, dans ce cas de figure, tant pis pour l’accompagnement ! Être bienveillante, ça nécessite aussi de l’être envers soi-même…)

le 13/02/2016 à 18h09 | Répondre

Yaelle

il y a laissé pleurer et laissé pleurer… je ne peux pas supporter le discours qui dit qu’un enfant DOIT pleurer , si un enfant se sent bien il ne pleur pas! donc « il se fait les poumons  » et autres excuses ca je ne supporte pas…et dans ce cas là je fais peut etre partie des mères culpabilisantes ( ouch! )
Mais comme le dit Lutine, ton discours ne ressemble pas a du « laisser pleurer » du moins pas dans un but « educatif » ( désolée je trouve pas le bon terme là de suite ^^ )
personnellement je ne les laissaient pas pleurer d’abord parce que je ne le supportait pas et aussi parce que c’est tellement plus simple parfois d’aller de rester 10 min et que ce soit réglé! on m’a fait beaucoup de réflexion surtout avec ma fille et apres quelques semaines tout allait comme sur des roulettes et a 4 ans nous n’avons jamais eu de difficulté d’endormissement … avec mon fils c’etait plus difficile compte tenu de ma depression et il a plus pleurer… parfois longtemps car je n’en pouvait plus tout simplement! parfois il faut savoir faire le meilleur mauvais choix pour son enfant 😉

bon et sinon tu ne vas pas au toilettes avec bébé mais bientot c’est lui qui viendra ( s’incrustera) avec toi ^^

le 15/02/2016 à 16h20 | Répondre

mademoiselle simplette

Témoignage très intéressant et déculpabilisant! Au départ j’allais systématiquement voir mon fils (il a présenté 6 semaines) et la papa m’a convaincue de parfois le laisser un peu si les pleurs sont très faibles. Et parfois ça fonctionne il s’endort ou se calme donc je pense que parfois il a besoin de s’exprimer sans avoir besoin nécessairement qu’on le rassure. Et surtout monsieur dort peu alors parfois c’est salvateur de le laisser un peu, le temps d’une douche ou d’une lessive car sinon je ne ferai absolument rien de la journée ! Après je ne le laisse pas pleurer fort, du moment où les pleurs se modifient je vais tout de suite le voir et évidemment je le laisse 5 – 10 minutes pas plus

le 07/03/2016 à 09h49 | Répondre

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