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L’allaitement


Publié le 5 juin 2018 par Rigel

« Tu le nourris ? » Cette phrase absurde, combien de fois l’ai-je entendu ? J’ai bien du répondre deux ou trois fois de façon un peu agressive « non, je le laisse crever de faim » (dûment mis sur le compte des hormones aléatoires de la jeune maman par mon interlocuteur). Pendant la grossesse, ton corps est public (qui se permettrait de te faire des commentaires sur la taille de ton ventre ou ta prise de poids, en dehors de cette période si particulière ?). Après la naissance, ton corps est encore un peu public, puisque certains (et plus souvent certaines, il faut l’admettre), s’arrogent le droit de te demander des comptes sur l’utilisation de tes seins.

Non, je n’allaite pas mon bébé. Non, ce n’est pas parce que j’ai eu un problème particulier avec l’allaitement. Non, je n’ai pas l’excuse d’avoir eu un accouchement compliqué, non, mon bébé n’a pas du être nourri au biberon dès sa venue au monde, et a ensuite refusé le sein. Non, en fait, je n’ai AUCUNE excuse habituellement valable pour justifier pourquoi je n’allaite pas. Mais alors, pourquoi je n’allaite pas ?

Crédit photo : jessicaerichsenkent

Par esprit de contradiction

Je déteste qu’on me mette la pression. Vraiment, quand on cherche à me contraindre, il y a de bonnes chances que je fasse le contraire, par pur esprit de contradiction. La tendance du moment, après des années à encourager le biberon (merci les lobbies agro-alimentaires), c’est l’allaitement. Parce que c’est meilleur pour le bébé, parce que tu lui transmets tes anticorps blablablabla. Je connais le discours. Oui, l’OMS préconise un allaitement exclusif jusqu’aux 6 mois de l’enfant. Parce que dans PLEIN de pays, un allaitement est sur, en terme de sécurité sanitaire, parce que l’eau est contaminée (et biberon à l’eau contaminée = catastrophe pour le bébé). Parce que les bébés doivent être nourris avec du lait, et que comme le lait coûte cher, des mamans donnent des bouillies de façon précoce. Sauf qu’en France, le discours est de commencer la diversification vers 4 mois, pour limiter les problèmes d’allergie. Bref, on s’y perd dans ces recommandations. Oui, allaiter assure du lait toujours disponible, et à bonne température, n’importe où. Super. Personnellement, ma petite expérience avec Choupinette m’a montré qu’être une maman tout-terrain, ça n’est pas mon truc. J’aurais aimé pouvoir dire « oooh mon bébé, je le met dans un porte-bébé, et je vais n’importe où avec. Quand on veut, on peut ». En fait non, je suis flippée, je me trimballe avec la moitié de la maison quand on va en promenade ou en week-end. Vu mon champ d’action, et mes modes de déplacement, vraiment, ce n’est pas compliqué de prendre un sac avec un petit thermos, un biberon et du lait en poudre, en plus des couches dans le sac à langer.

La possession de mon corps

Ahhh !!!! C’est de loin la raison la plus égoïste. Je le conçois. Je n’ai pas aimé être enceinte. Et lors de ma première grossesse, j’ai été choquée de voir mes seins tripler de volume lors de la montée de lait, alors qu’en fait, les sages-femmes m’avaient assuré que je n’en aurai pas, vu que j’avais juste fait une micro tétée d’accueil avec Choupinette, et tenté de tirer un peu de colostrum. SCOOP ! Rien ne garantit que tu n’auras pas de montée de lait même sans stimulation. Il m’a fallu 2 semaines, des brassières compressives et des poches de glace pour calmer tout ça. Pour Numérobis non plus, je ne souhaitais pas allaiter. J’ai réussi à endiguer la montée de lait en une semaine, avec un arsenal de méthodes douces (sans ces méthodes, visiblement, la montée de lait passe seule en 7 jours… les méthodes naturelles donnent l’illusion de ne pas rester les bras croisés !). Je n’avais pas plus envie que pour Choupinette de me retrouver avec un petit bébé tétant goulument et me faisant mal. Je n’avais pas envie de sortir mes seins, que ce soit à la maison ou dehors. Certaines arrivent à allaiter sans qu’on ne voit un seul bout de leur poitrine, d’autres se cachent derrière un grand châle. Bref il faut du talent ou de l’ingéniosité. Ou se cacher, ou s’en moquer. Moi je voulais juste ne pas me prendre la tête sur ce sujet. J’ai prêté mon corps pendant 9 mois à chacun de mes enfants, et j’avais besoin de me retrouver. Me retrouver moi toute seule dans mon corps à moi toute seule. Ne plus me partager. Ne plus avoir à surveiller mon alimentation, mes boissons. Ne plus avoir un petit être dépendant intégralement de moi, et pouvoir déléguer un peu de cette responsabilité. Pouvoir dormir une nuit complète parce que quelqu’un d’autre que moi assure. Pouvoir sortir, seule. Egoïstement. Pour cette raison, tu peux me jeter des tomates mais pas des cailloux.

Le jugement

Forcément il y a du jugement. Quels que soient nos choix, nous seront jugées. Bah oui. Des amis de mon mari m’ont dit « moi, ma femme a allaité », avec de la fierté dans les yeux. Un ami à moi m’ont dit « franchement, l’allaitement c’est top ! pas besoin de me lever préparer un biberon la nuit. Et comme on a un berceau de cododo, je n’ai même pas à me lever », un autre m’a dit qu’il adorait les seins de sa femme et que je devrais penser à mon mari (!). Oui oui, je suis contente pour vous les gars. Mais en fait, je m’en moque. Mais alors complètement ! Ma mère m’a fait la pub totale pour l’allaitement (coucou maman ! tu te rappelles combien de temps tu m’as allaité, moi, bébé millenial ? Même pas trois semaines !). Le personnel de la maternité m’a mis beaucoup de pression pour Choupinette. Et beaucoup moins pour Numérobis. L’avantage d’être sûre de ses choix et de les assumer. Une maman qui allaite c’est beau. Une maman qui biberonne, c’est beau aussi. Dans les deux cas, les enfants sont aimés, nourris et grandissent.

Dans un prochain article, je viendrai te parler du combat pour trouver le lait et le biberon adapté !

Tu as opté pour l’allaitement ou le biberon ? Tu as du batailler pour imposer ton choix ou faire face à des remarques déplacées ?

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Commentaires

35   Commentaires Laisser un commentaire ?

Ade

Merci pour ce témoignage déculpabilisant. C’est déjà assez dur de devoir affirmer ses choix sur l’allaitement (comme toi je n’avais pas envie, point) et de subir les remarques des maman allaitantes. Au moins pendant les premiers moi la nuit c’était papa qui prenait le relais ! Un papa au top qui gère mieux que moi pour les réveils nocturnes. Peut être pour un seconde (si second il y a) je tenterais un petit allaitement mais cette fois parce que j’en aurais envie… Ou pas après tout c’est notre corps on fait ce qu’on veut ! Et merci au sage femme qui te forcerais à allaiter avec leur documents et discours moralisateur du coup j’ai séché les cours de prepa.

le 05/06/2018 à 07h24 | Répondre

Mélodie

enfin, je lis un article en phase avec ce que je pense ! Moi aussi je n’ai pas eu envie d’allaiter et pour les mêmes raisons que toi ! Il y’a quelques années je devais avoir 20 ans et j’ai surpris une amie en train de tirer son lait. Je sais que c’est Naturel mais cette vision m’a choqué ! De la même manière j’ai eu envie de récupérer mon corps après ces 9 mois (et encore on peut rajouter 3 mois de plus sans être tranquille entre les séances de rééducation et les visites chez le gyneco !) moi aussi je n’ai pas eu envie de nourrir mon bébé. Et ce n’est pas pour autant que je l’aime moins, bien au contraire ! En plus dès le début mon fils a bu des grosses quantités de lait donc je ne sais pas si ça l’aurait fait ! De plus j’avais envie que mon mari puisse profiter également des biberons pour avoir des moments rien que pour eux deux ! Le dernier bib a 20h30 c’est lui qui le donne et moi je souffle tranquillement devant la télé seul ! Et c’est Vrai que beaucoup de personne m’ont posé cette fameuse question : tu le nourris?…. il faut rester calme dans ces moments là ! Après j’ai eu de la chance, dans ma famille personne n’a allaité et là où j’ai accouché on ne m’a jamais rien reproché et forcé !

le 05/06/2018 à 07h41 | Répondre

WorkingMutti (voir son site)

Cet article devrait être déclaré d’interet public ! Merci d’oser dire qu’on a pas aimé être enceinte (j’ai détesté). Mon réponse à « tu l’envoyer nourris » est toujours la même: oui au Whisky Coca. Top pour les nuits. Et la honte change de camp.

Merci de dire que nos corps nous appartiennent. Je trouve ça franchement énervant quand une personne se croit tellement légitime à nous dire ce que nous devons faire de nos’ corpse nous pauvres jeunes femmes stupides.

le 05/06/2018 à 07h45 | Répondre

Marjorie

Aha j’approuve tout ! Moi j’ai allaité 20 mois, on va pas se le cacher ça m’a autant saoulé que la grossesse (donc beaucoup). Et surtout putain de bordel laissez nous faire nos choix ! Moi on m’a saoulée pour que je je commence pas. Et puis pour que j’arrête en rentrant à la maison. Puis à 3 semaines. Puis à 4 mois. Puis puis puis… Mais sérieux les gens ?! Une femme qui donne le biberon fait pas assez bien, une femme qui allaite fait pas assez bien non plus ? Mais qu’on laisse les femmes tranquille nom de dieu ! On vis à une époque où une femme peut avoir une péridurale. Ou pas. Ou une femme peut avoir ses règles. Ou pas. Ou une femme peut tomber enceinte. Ou pas. Alors franchement, si on allaite ou pas tant que l’enfant est nourris et choyé, je vois pas qui ça regarde de quelle façon ça se passe. Scrogneugneu !

le 05/06/2018 à 08h01 | Répondre

Mme Grenouille

L’argument que l’allaitement c’est plus facile en sortie ne me parle absolument pas : j’ai allaité 3 mois et honnêtement je trouve ça beaucoup plus pratique en sortie le lait en poudre ! Bon en parents indignes on ne chauffe pas l’eau… et puis j’avais les 2 seins qui fuyaient en même temps du coup il fallait un peu de logistique !

La conclusion de l’article est très réaliste : il y a toujours quelqu’un pour nous juger et pour dire qu’on aurait pu faire autrement (bonjour le médecin conseil qui m’a dit que j’aurais dû continuer à allaiter alors que j’étais alitée et sous morphine !!!).

le 05/06/2018 à 08h13 | Répondre

Doupiou

Je crois que tu vas m’accueillir à bras ouverts dans la team contradiction ! Je suis pro-allaitement, convaincue que c’est ce qu’il y a de meilleur pour les bébés. Et pourtant… je n’allaite pas !
Mon premier allaitement c’est soldé par un échec cuisant de la mise au sein et j’ai tire-allaité pendant 1 mois 1/2, second allaitement échec à nouveau.
Je pense que la volonté seule ne suffit pas. Je me retrouve dans la totalité des points que tu développe : le besoin fort de se réapproprier son corps après 9 mois à le louer, le peu de maintenance si on considère que son sac à langer pèse déjà une demie-tonne…
J’avoue aussi que pour un deuxième, l’équipe médicale met beaucoup moins la pression que pour un premier. Par contre le jugement, clairement je m’en contrefiche ! Au début je me sentais le besoin de justifier, maintenant je réponds simplement « non » si on me demande si j’allaite !

le 05/06/2018 à 08h21 | Répondre

Héhue

Je n‘ai allaité aucun de mes 3 enfants après avoir eu le sein maltraité par une sage-femme pour ma 1ère – je précise que je vis en Allemagne depuis 18 ans où l‘allaitement est LA règle pour nourrir son enfant (l‘aînée à 17 ans). Pour les suivants, j‘ai prévenu au moment de l‘inscription à la maternité que je ne voulais pas allaiter et ai demandé un médicament pour empêcher la montée de lait. Étant sûre de moi, je n‘ai eu aucune réflexion désobligeante! Mes 3 enfants sont très espacés les uns des autres (17, 13, 4, prochain en cours de fabrication), et j‘ai pu observer les différentes modes et plein de mamans en France et en Allemagne. Alors c’est clair, il y en a qui sont „faites“ pour, elles sont heureuses d‘allaiter et ça se voit! Mais combien j‘en ai vu qui se sont forcées parce qu‘il fallait! Après-attention sujet polémique- combien ont les seins ruinés!! Ici, j‘ai l‘impression que beaucoup de femmes souffrent de leur poitrine vide et pendante et se font mettre des implants. Je ne sais pas si le sujet est moins tabou qu‘en France mais ici, j‘entends parler d‘une opération après l‘autre! J‘ai la chance d‘avoir une belle poitrine naturellement, pas grosse hein mais belle, et aujourd’hui à 41 ans, presque 4 enfants, elle est toujours là, un peu moins ferme c’est sûr mais j‘en suis très fière! Mes enfants sont en pleine santé, ne manquent de rien, ont rarement été malade petits et avec le recul, ça parait tellement dérisoire ce débat et ce stress! Quand on les voit, qui se pose la question de savoir s‘ils ont été nourris au sein ou au biberon? Je suis contre cette mode de la mère qui s‘abandonne et se sacrifie et donne tout pour son enfant, nous ne sommes pas que des mères et je me dis souvent que l‘Allemagne aurait plus d‘enfants si les mères jouaient moins aux martyrs et si la société ne les encourageaient pas dans ce sens! Combien me regarde et me demande avec un air admiratif comment je fais avec „autant“ d‘enfants et un job à temps plein! Je dis toujours: parce que je vis aussi!!

le 05/06/2018 à 08h34 | Répondre

Marionette

Merveilleux commentaire ! je partage tout….

le 19/06/2018 à 14h00 | Répondre

Sarah

Je me retrouve tout à fait dans tes arguments. Je n’ai pas allaité ma fille pour les mêmes raisons (plus le fait que j’ai toujours eu une poitrine très sensible). Le discours dominant pro-allaitement m’a clairement soûlée surtout qu’il manque parfois d’objectivité. Et l’argument de la logistique comme quoi donner le bib serait bien plus compliqué ne tient pas. Ma fille a toujours bu son lait à température ambiante, alors il suffisait de mettre l’eau dans le bib, les dosettes de lait, on secoue et hop c’est prêt. Je n’ai jamais stérilisé quoique ce soit, et en sortie je mettais l’eau dans le ou les bibs, la poudre dans un petit container spécialement pour, et voilà. En fait je pense que c’est très personnel tout ça : pour certains l’allaitement se passe hyper bien et c’est ce qu’il y a de plus pratique, pour d’autres non. Il n’y a pas de manière meilleure que l’autre et qui conviendrait à tout le monde.

le 05/06/2018 à 08h51 | Répondre

youla

Tout pareil !!! deux bébés (gigot), zero allaitement. Mes filles n’ont jamais été malades avant l’entrée à l’école de la grande, se portent comme des charmes, et je garde un super souvenir des premiers temps avec chaque bébé, car j’ai pu récupérer très rapidement (merci le papa qui a assuré beaucoup de bibis nocturnes). Finalement le seul truc bien relou, c’est les gens qui se permettent de juger et faire des commentaires. Qu’on laisse celles qui savent ce qu’elles veulent tranquilles, et que pour celles qui ne savent pas, il faudrait que les conseils restent purement factuels et constructifs, sans tentative d’influence quelconque… en tout cas bravo pour cet article qui devrait en aider plus d’une 🙂

le 05/06/2018 à 09h21 | Répondre

Nala

J’ai allaité mes deux filles, et pourtant je confirme que même en tant qu’allaitante nous sommes jugées. C’est dans la nature humaine de toute façon, quoi que l’on fasse on peut difficilement y échapper… 🙁

Ton article est très beau Rigel, et tu as mille fois raisons d’assumer ta décision !

Ici c’est un peu le contraire : je suis pro-allaitement maternel et ma mère pas du tout du même avis. Je sens encore sur moi son regard d’incompréhension lorsque je mettais mes enfants au sein devant elle. Et la question qui revenait sans cesse : « tu te prends vraiment la tête pour rien Nala, les biberons c’est tellement plus pratiques ! »
Oui peut-être (et encore, ça se discute selon le moment) mais j’aime allaiter, et pour le coup c’était un geste égoïste de ma part je l’avoue… C’était mon petit plaisir personnel, un moment hors du temps durant lequel je m’enfermais dans une bulle avec mon bébé – juste elle et moi.
J’ai allaité finalement très peu ma fille aînée (un mois en exclusif au sein puis un mois et demi à tirer mon lait), et je n’ai pas retrouvé ce sentiment avec le biberon. Pour autant, elle est en parfaite santé aujourd’hui et à part un rhume chaque hiver elle n’a jamais été malade (pas d’otites, de gastro, d’angines à répétition ou autres…)

En revanche je rejoins Doupiou à 100% : parfois, l’envie seule ne suffit pas. Inconsciemment, certaines jeunes mamans pensent vouloir allaiter car « c’est donner le meilleur à son bébé » mais finalement ce n’est pas une envie profonde et réelle de leur part, et leur corps met un frein. Ces femmes-là culpabilisent beaucoup plus que les mamans comme toi Rigel, qui assument de donner le biberon à leur bébé dès le départ ; il ne faut pas les laisser sur la touche et les accompagner je pense… Or le plus souvent, le corps médical (parfois) et l’entourage (souvent) les enfoncent encore plus dans leur culpabilité 🙁

le 05/06/2018 à 10h07 | Répondre

aurore

Oui, il serait temps que chacun (proches+corps médical) comprenne que notre corps nous appartient. L’allaitement doit être un choix, ce n’est qu’ainsi que mère et bébé pourront être heureux. Mais rassure toi, on culpabilise autant les mères allaitantes que les biberonnantes.. sinon plus, car quand l’allaitement dure (+ de 2 mois quoi), ça commence à devenir suspect, puis limite malsain (+ de 6 mois), et je ne parle pas après 1an…

le 05/06/2018 à 10h34 | Répondre

Camomille (voir son site)

Bon, avec tous ces supers commentaires je me sens obligée de contre balancer 😀 Moi je ne comprends pas pourquoi tu n’as pas essayé ! Je veux dire, je comprends tes arguments mais je ne les conçois pas… Sûrement parce que pour moi l’allaitement était une évidence et j’ai été très frustrée de rater mon 1er. Mais comme tu le dis, c’est un choix très personnel qui ne devrait pas dépasser la sphère priver. A défaut de comprendre ton choix, je le respecte !

le 05/06/2018 à 10h37 | Répondre

Marine Rocton

Elle a essayé pour son premier 😉.

le 05/06/2018 à 12h03 | Répondre

Marine Rocton

Comme toi Camomille c’etait Une évidence pour moi et j’ai foiré mon premier. Je suis super heureuse d’allaiter mon fils de 7 mois et clairement je fais tout pour préserver et prolonger ces échanges.

le 05/06/2018 à 12h05 | Répondre

Raphaelle

Ce qui est bizarre avec l’allaitement c’est que techniquement ça devrait être la chose la plus naturelle/instinctive et pourtant c’est souvent très compliqué à mettre en place (et en plus à un moment critique de l’alimentation du bébé)! Où est ta logique, Dame Nature? Personnellement je compte « essayer » l’allaitement (pour tenter l’expérience, et puis qui sait si je ne ferais pas partie de celles pour qui ça va tout seul?) mais ne surtout pas me mettre la pression si ça ne marche pas (le bébé n’y arrive pas? j’ai mal? opla on passe au biberon!). Comme beaucoup d’autres bébés millenial je n’ai pas vraiment été allaitée (quelques semaines à tout casser) et pourtant nos mères se croient permis de nous donner des leçons! un comble..

le 05/06/2018 à 12h05 | Répondre

Floconnette

Je te rejoins tout à fait! je n’ai pas allaité et ai dû répondre à beaucoup de jugements et quand on me dit que c’est « naturel » je réponds « sans doute mais alors si c’est si naturel, d’où vient le besoin de conseillères en lactation, d’accompagnement, et tous ces témoignages qui disent que ça a foiré par manque d’encadrement? » Donc cela ne me paraît pas si naturel que cela pour toutes.
Et je n’ai pas allaité mes 2 fils, j’assume totalement et il est vrai que la 2ème fois, j’envoyais bouler plus facilement et sans me remettre en question alors que pour l’ainé j’en pleurais de ne pas y être arrivée!

le 05/06/2018 à 13h14 | Répondre

LOla

Bonjour,
Je me suis aussi posée la question de pourquoi c’est si dur à mettre en place alors que ça devrait être naturel. Je crois que comme l’allaitement est devenu très minoritaire en France, les mamans ont peu de conseils, d’accompagnement de la part de leur entourage. Au contraire, l’entourage rajoute à nos angoisses et questionnements avec des « tu crois qu’il mange assez? » « Avec un biberon il dormirait mieux la nuit », « ça doit te bouffer toute ton énergie », etc. Bref, on se sent seule, on doute de tout, on pense mal faire quoi qu’on fasse. Bref c’est dur !!

le 06/06/2018 à 12h54 | Répondre

Claire

On a tout simplement perdu notre instinct en vivant dans une société où l’allaitement n’est pas présent au quotidien.
En tant que médecin je vois bien la différence entre les patientes françaises et les patientes migrantes chez qui l’allaitement est la norme. Les secondes se prennent beaucoup moins la tête et ça roule tout seul !

Si tu veux essayer je te conseille de mettre toutes les chances de ton côté pour pouvoir « choisir » dans les meilleures dispositions : lire +++ de la documentation sur le sujet, t’entourer de copines qui sont passées par là et solliciter à fond les sages femmes pour qu’elles t’aident. L’allaitement devient vraiment chouette à partir de 1 ou 2 mois, dommage que la reprise du travail arrive si tôt après.

le 06/06/2018 à 21h49 | Répondre

Caro - WonderMumBreizh (voir son site)

Je te suis à 100%. J’ai fait le choix également de ne pas allaiter et je n’arrivais pas à savoir pourquoi exactement. Ton article reflète exactement ce que je pense. Merci !

le 05/06/2018 à 13h02 | Répondre

Anne LEJEUNE

J’adore
Je m’y reconnais…sauf qu’en+ de la pression , pas de montée de lait pour num 1….
J’attends le speech.sur le lait et bib, tt moi aussi
Merci

le 05/06/2018 à 13h32 | Répondre

Croco

Quand on me pose la question « Tu le nourris ? », je réponds « non, je le laisse crever de faim, ça ne se voit pas ? ».
Sinon, mon fils de 6 mois et demi est exclusivement allaité (enfin, pas tout à fait, il suçote parfois un bout de pain pendant notre repas) et beaucoup de gens me prenne pour une folle quand ils l’apprennent. Pourtant, mon fils à l’air de bien se porter, et je n’ai pas envie de le forcer alors que les purées ne l’intéresse visiblement pas (et comme nous n’avons pas de terrain allergique, je ne m’inquiète pas de ce côté là).

le 05/06/2018 à 13h44 | Répondre

Madame Nounours (voir son site)

Je fais partie du clan des non allaitantes bien que j’ai voulu essayé à la naissance de mon fils mais vu que ce dernier n’a pas été très coopératif et du coup j’ai préféré passé directement au biberon. Bien entendu j’ai eu le droit de commentaires pas très sympas à ce sujet de mes proches mais j’ai toujours rétorqué qu’il vaut mieux un bébé en bonne santé qui grossit et une maman heureuse plutôt que le contraire!. J’ai eu la chance de n’avoir aucune remarques désobligeante à ce niveau-là de la part du corps médical en général et tant mieux d’ailleurs. Notre société actuelle est je trouve très dure envers les mamans qui décident de donner le biberon à leurs bébés quitte à faire beaucoup culpabiliser ces mamans. Je comprend que tu souhaites retrouvé ton corps et ne plus le partager. De toute façon quoique l’on fasse nous sommes toujours juger par autrui et parfois ça en devient très saoulant.

le 05/06/2018 à 15h15 | Répondre

Marie

Je ne suis pas spécialement pro-allaitante mais j’aime bien essayer les choses pour savoir vraiment ce qui me va: autant passer de l’allaitement si cela ne me convient pas au biberon est faisable; l’inverse est beaucoup plus compliqué! J’ai alors allaité plus de 6 mois mon fils. Du coup, j’ai du mal à concevoir comment « on sait » sans tester: mais je respecte cette affirmation de soi ( et j’en suis même admirative!). Après quand je pose la question: « est ce que tu allaites ou as tu allaité? » n’est absolument pas pour créer une culpabilisation de la maman mais vraiment par curiosité et de savoir les raisons qui ont poussé tel ou tel choix. Et je te rejoins sur ce point: quoiqu’on fasse, il y aura des gens pour y émettre un jugement ou donner son avis ce qui est bien différent du terme conseiller!

le 05/06/2018 à 16h13 | Répondre

Emilie

L’allaitement c’était même pas en rêve ! Un refus catégorique et assumé qui n’a suscité aucune remarque de qui que ce soit.

le 05/06/2018 à 20h39 | Répondre

Lumi (voir son site)

Personnellement je suis pro-allaitement… pour moi, et pro-respect-des-choix-de-chacune pour toutes les autres mères !
L’essentiel, en effet, est que tu sois bien dans ton rôle de maman, bien dans ton corps, bien dans tes choix 🙂

le 05/06/2018 à 22h16 | Répondre

Mlle Mora

Bah je pense quasi tout pareil que toi ! 😀
Je suis convaincue que c’est naturel, et très bon pour le bébé : mais il faut pouvoir tenir 6 mois pour qu’il en tire vraiment des bénéfices, donc je trouve ça galère.
Je trouve que le moment du biberon est tout aussi intime que l’allaitement…
Et je crois que pour moi, la raison principale, c’est de pouvoir inclure totalement le papa dès le début. Mon mari a autant donné le biberon que moi, s’est levé autant que moi la nuit (nan parce que pour moi, si le mec se lève pour aller chercher bébé et me le filer pour que je l’allaite, je considère pas que c’est se lever : c’est quand même moi qui devrais rester réveillée pour allaiter…)
On peut, comme tu le dis, s’offrir le luxe d’une nuit complète dans les premiers mois de vie de bébé (et en fait c’est pas du luxe !!)
Et aussi, j’ai l’impression, mais c’est mon expérience personnelle, que mes bébés se sont calés sur une routine très rapidement, car elles buvaient la même quantité à chaque fois et elles ont très vite eu des horaires, ce qui est quand même bien confortable !
Je tire mon chapeau aux allaitantes, car je n’en suis absolument pas capable !

le 06/06/2018 à 09h14 | Répondre

Croco

Pourquoi faudrait-il tenir 6 mois pour que bébé tire des bénéfices de l’allaitement ? Même un allaitement de quelques jours permet au bébé de profiter des défenses immunitaires de sa mère (au moment où il est le plus fragile).
Je ne suis pas vraiment d’accord avec la plupart de tes arguments, sauf la nuit complète, mais pour moi il faudrait que je dorme dans un autre logement que mon bébé car même si mon mari se lève, je suis réveillée (et je me rendormais plus vite quand il avait quelques semaines et qu’il se réveillait pour téter que maintenant quand il râle pour une raison ou une autre et que son père va l’aider à se rendormir).
Après, je suis persuader qu’il vaut mieux une maman qui donne le biberon avec plaisir qu’une maman qui allaite pour faire plaisir à son entourage (surtout si le père la soutien).

le 08/06/2018 à 13h04 | Répondre

Aline

Super article ! Un résumé on est libre et on s en fiche de l avis des gens. Stop à la pression. On prête notre corps 9 mois j adore donc oui après on n est libre! Merci merci
Moi je ne voulais pas donner le sein … puis je l’ai fait suite à une fin de grossesse horrible ou je voulais me jeter par la fenêtre tellement je souffrais. Allaitement exclusive deux semaines puis mixte : bilan moi l anti allaitement du plaisir et une réconciliation avec mon fils et cette grossesse physiquement douloureuse ( des séquelles 4 anq après encore ). Donc oui liberté et déculpabilisation le bien être de la maman est essentiel.

le 06/06/2018 à 16h06 | Répondre

Claire

En France on a un gros problème avec l’allaitement : tout le monde trouve ça génial en théorie, les mères qui ne veulent pas sont culpabilisées à mort alors qu’on vit dans un pays où les bébés élevés au biberon sont en excellente santé.
Mais dans la pratique la société est très mal à l’aise devant un bébé au sein. Sitôt qu’on débute, on nous demande quand est ce qu’on va arrêter !

Alors qu’on arrête de promouvoir l’allaitement en tant que tel, les femmes sont assez grandes pour choisir mais qu’on entoure et encourage celles qui souhaitent le faire !

le 06/06/2018 à 21h53 | Répondre

Marjorie

Non il faut quand même promouvoir l’allaitement. Une femme peut choisir ce qu’elle veut, mais de façon éclairée et en connaissance de cause. On doit arrêter de juger et de mettre la pression, mais pas la promotion. Ça reste le meilleur pour un bébé. Attention ce n’est pas parce que le lait maternel est meilleur que le lait artificiel n’est pas bien ! Au contraire ! Le lait artificiel c’est très bien, le lait maternel c’est juste mieux. À chacune de faire sa balance et de voir quel côté à le plus d’avantages et lequel a trop d’inconvénient. Mais les femmes ne devraient pas choisir l’un ou l’autre de façon arbitraire sans avoir entendu parler de l’autre. Et c’est ce qui ce passerait si on arrêtais de faire la promotion de l’allaitement.

le 07/06/2018 à 03h43 | Répondre

Claire

Tout le monde connait très bien les bénéfices de l’allaitement maternel. La preuve c’est que la majorité des femmes souhaitent essayer et débutent un allaitement.
Mais le manque d’accompagnement, de représentativité dans la société et de mesures pour faciliter la vie des mamans font que les allaitements sont malheureusement écourtés. C’est là dessus qu’on a beaucoup de progrès à faire.

le 07/06/2018 à 11h46 | Répondre

Claire

Et j’ajouterai que la meilleure raison d’allaiter son bébé c’est parce qu’on en a envie.

le 07/06/2018 à 11h48 | Répondre

Marjorie

Aha j’ai jamais dit le contraire ! Chaque femme choisi en fonction de ses envies, de ses possibilités et de son mode de vie, tout en ayant toute les cartes en mains. C’est comme ça que ça devrait se passer. Par contre, le nombre de personne qui pensent que les deux sont de nature totalement équivalente est vraiment important et c’est en ça que je ne suis pas d’accord. Comme pour tout dans la vie, on ne fait pas de choix sans connaître chaque possibilité.

le 07/06/2018 à 16h15 |

Jess (voir son site)

ouhlala voilà un sujet dont je pourrais parler des heures …. Moi non plus je n’ai pas allaité par choix, par rebellion, par facilité je n’en ai jamais eu envie. Après l’accouchement, l’envie est venue (comme une envie de faire pipi !) mais ça m’a fait trop mal et j’ai tout de suite demander un biberon…
Ce qui a joué aussi c’est que je ne peux pas m’empêcher d’être convaincue que le lait maternel, ce n’est pas forcément mieux. Qui peut me dire que c’est mieux même quand la femme n’en a pas envie/ est épuisée: retourne travailler et qu’elle préfèrerait partager les biberons ? même quand c’est bourré de pesticides ? même quand toutes les études qui disent que c’est mieux ont des protocoles douteux (qui ne prennent par exemple jamais en compte le milieu social quand on sait bien que ce sont toujours les femmes des classes populaires qui ont tendance à ne pas allaiter)? Même quand l’OMS qui le conseille (comme tu le dis si bien certainement pas à l’intention des pays industrialisés) est une organisation tellement à la page qu’elle a considéré l’homosexualité comme une maladie mentale jusque dans les années 90? …. On devrait arrêter de promouvoir l’allaitement aveuglément et plutôt investir pour assister les femmes qui en ont envie dans leur projet (ici en Allemagne, une sage femme vient nous voir tous les jours à la maison si on en a besoin pendant toute la période de l’allaitement, je trouve cet accompagnement bien plus important que des informations tronquées qui sont culpabilisantes pour les mamans qui ne veulent pas allaiter.
Si tu veux mon avis, le gros problème, c’est que sur ce sujet très intime que tu décides d’allaiter ou non, il y aura toujours quelqu’un pour te juger. (il ne faut pas oublier que les femmes qui allaitent sont aussi très stigmatisées) J’avais essayé de résumer cela ici si ça t’interesse http://lemamazine.com/bullshit-bingo-allaitement/

le 08/06/2018 à 10h01 | Répondre

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