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Le bon moment


Publié le 12 juin 2019 par Madame Fleur

Lorsque nous avons décidé de nous lancer dans l’aventure d’une première grossesse, nous avons choisi d’attendre le bon moment. Et si les essais bébé ont été plutôt rapides, on ne peut pas en dire autant de l’attente entre notre désir d’avoir un bébé et le début des essais.

Ma première grossesse

Lorsque ma sœur est tombée enceinte en 2014, mon plus grand regret a été de ne pas pas pouvoir l’imiter pour me lancer dans cette aventure.

Nous étions en pleine préparation de notre mariage, et pour ma part, je vivais une période de grande fragilité émotionnelle. D’un commun accord avec Mr Plante, nous avions décidé que j’arrêterais ma pilule après notre mariage afin d’éviter tout stress. Sauf qu’à l’époque, j’étais coincée dans un travail qui ne me correspondait plus et je me démenais pour en trouver un autre. Je passais donc de nombreux entretiens et l’un d’entre eux devait justement déboucher à la rentrée juste après notre belle journée.

Malheureusement, cela ne s’est jamais concrétisé et après cette énième déception, nous avons donc arrêté toute contraception en septembre 2015. Mais comme la vie est une petite farceuse, j’ai reçu un appel deux semaines plus tard pour un entretien dans la société de mes rêves, que j’ai finalement décroché.

Le projet d’agrandir la famille a donc une nouvelle fois été mis en stand by, le temps que je prenne mes marques dans ce nouveau travail et que passe ma période d’essais.
Il s’est donc finalement écoulé plus de deux ans entre notre désir d’enfant et la concrétisation de celui-ci.

Crédit photo (creative commons): Free-photos

L’envie

Je pensais un peu naïvement que pour une seconde grossesse, trouver le bon moment serait un jeu d’enfant en comparaison de cette longue réflexion. Si je viens t’en parler aujourd’hui, tu te doutes que ce n’est malheureusement pas aussi simple que je l’aurais voulu. Pourtant, j’ai vraiment cru que toutes les planètes étaient bien alignées et que Dame Nature m’envoyait un petit signe.

Lors du contrôle de mon stérilet il y a six mois, ma gynécologue a été obligée de me le retirer car mon corps était en train de l’expulser. Elle m’a bien proposé d’autres alternatives, mais à l’époque mon bilan hépatique était plutôt mauvais, et cela excluait donc de fait toutes contraceptions hormonales. Au même moment, mon mari se retrouvait au chômage et il était inenvisageable de se lancer avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête.

Mais alors que je pensais que cela prendrait des mois, Mr Plante a retrouvé un travail très rapidement.

Malheureusement, le début d’année a été plutôt compliqué pour moi médicalement parlant. J’ai cumulé un gros pépin dentaire qui a occupé ma dentiste (et moi par la même occasion) de nombreux mois. Mon bilan hépatique a nécessité un suivi plus poussé chez un gastroentérologue, ainsi qu’un régime alimentaire assez contraignant. J’ai du faire de nombreux tests afin d’éliminer différentes maladies plus ou moins sympathiques. Et même si au final mon bilan s’est amélioré, il a fallu passer un dernier examen médical et me libérer enfin de cette spirale de médecins.  Je me rends compte aujourd’hui à quel point je vivais dans une bulle de stress permanent, qui m’a laissé lessivée.

Une fois débarrassée de tout cela, je pensais que l’on pourrait se lancer sans stress. Sauf que notre Petit Bourgeon en a décidé autrement en nous gratifiant de nouvelles nuits toutes plus chaotiques les unes que les autres. Sans doute un début (et on espère que le pic est derrière nous) de terrible two, qui nous épuise tous les deux. Et là où mon mari a toujours été plus résistant que moi, je vois bien qu’il atteint ses limites. Avoir un second enfant lui paraît tout bonnement impossible, et même si cela me mine, je ne peux pas le blâmer. Si on ajoute à cela que nous vivons toujours dans un deux pièces et que malheureusement les possibilités de bouger sont assez minces, on se retrouve dans une impasse.

Alors, j’attends !

Je prends mon mal en patience en essayant de ne pas jalouser les femmes enceintes. Je me fais violence pour penser à utiliser un contraceptif, en rêvant que celui-ci ne fonctionne pas. J’essaye de ne pas me projeter dans l’avenir car cela m’angoisse.

J’ai peur des conséquences d’une grossesse à mon âge ou si on attend plus longtemps (grossesse gémellaire, malformations ou complications). J’ai peur que le bon moment n’arrive jamais ou que les essais durent indéfiniment. J’ai peur que nous n’ayons jamais la famille dont je rêve. J’ai peur que le bon moment passe sans que nous l’ayons saisi.

Mais au delà de tout cela, je me sens surtout triste de cette incertitude. Je me sens nulle et égoïste quand je pense à tous ceux qui attendent en vain, mais je n’arrive plus à me raisonner. Après ces longs mois de stress, j’aurais aimé me raccrocher à un joli projet. J’espère juste que l’attente ne sera pas trop longue.

Toi aussi tu as attendus le moment propice pour te lancer dans l’aventure de la parentalité ? Est-ce que tu as des difficultés à te détacher de cette attente ? Est-ce que le papa est difficile à convaincre ?


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Commentaires

10   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madeleine

Salut, courage, et tu n as pas à culpabiliser par rapport à celles qui galèrent pour tomber enceinte, je suis en FIV, mais toi, tu as d autres galères, c est tout.
Après, je ne vois pas ce qui pourrait faire dire dans ce que tu dis que c est un jour le bon moment… On tombe tjrs enceinte au mauvais moment, c est un complément de la loi de Murphy. Ce sera pour toi et ton mari d autres galères d avoir ce bébé, c est vrai, mais galères pour galères… Autant prendre celles avec bébé 😊.

le 12/06/2019 à 07h34 | Répondre

Virg

+1 plutôt d’accord avec Madeleine, en fait, des galères, on en a tout le temps alors foireux pour foireux …. 😉
En tout cas, bon courage, c’est déprimant et usant quand les galères s’enchaînent en plus sur une longue période et sur la santé

le 12/06/2019 à 08h55 | Répondre

Étoile (voir son site)

Je crois qu’il y a souvent des raisons pour repousser d’une famille à une autre. Ici c’était plutôt un soucis professionnel, sauf qu’on avait en tête un écart d’âge en particulier. Résultat : je suis tombée enceinte rapidement sur un nouveau job (pas top pour l’employeur), et mon mari n’était pas stable professionnellement (il a même changé d’emploi pendant ma grossesse). Au final, on ne regrette pas pour une question d’écart d’âge, de nos propres âges… C’est une prise de risque comme une autre au fond. Pour nous, attendre encore aurait pu nous causer aussi d’autres soucis ! Je te souhaite bon courage et que les choses évoluent 🙂

le 12/06/2019 à 09h10 | Répondre

Emma

Je vis la même situation que toi. Nous avons eu des moments difficiles avec notre enfant mais aujourd’hui alors que tout va bien, à bientôt 3 ans je rêve d’un 2eme et mon mari me freine. Il veut mais ne sent pas prêt, peur de ne pas gérer 2 enfants en même temps, peur du quotidien…
Cela me frustre mais dans un couple, il faut réfléchir à 2 et je dois accepter cela. Nous essayons d’en discuter..petit à petit je pense qu’il va changer d’avis.
En attendant je prend mon mal en patience 😉

le 12/06/2019 à 11h38 | Répondre

Mère Renarde

Courage! Je comprends ton ressenti. C’est dur d’etre raisonnable quand l’envie est là. J’aurais pu écrire exactement les memes mots que toi.

le 12/06/2019 à 12h05 | Répondre

Flora

Dur dur d’enchaîner des soucis comme ça ! Pour l’appartement c’est vrai que c’est tendu (mais pas impossible), pour le reste : un jour l’envie écrasera tous les arguments j’en suis persuadée 😉
Je suis spécialiste du mauvais timing 😉 Je suis tombée enceinte au chômage et j’ai dû apprendre à mon nouvel employeur que j’étais enceinte au premier jour de mon boulot ! Heureusement ils ont été réglo et plutôt compréhensifs (et un peu déçu aussi mais bon c’est la vie).
Pour un éventuel deuxième, même combat. Avec mon boulot, il n’y a pas de bon moment ! Il y a eu encore un petit raté et au début j’étais stressée pour mon boulot, maintenant je me dis que le bon moment c’est au futur bébé d’en décider 🙂

le 12/06/2019 à 12h47 | Répondre

Madame Nounours (voir son site)

Ton article raisonne pas mal en moi actuellement. Au moment où nous commençons à songer à un deuxième bébé, voilà que plusieurs aléas de la vie en ce début d’année notamment au niveau professionnel nous fait repousser ce projet à plus tard et ça me chagrine un peu mais il faut faire avec.

le 12/06/2019 à 22h20 | Répondre

Lumi (voir son site)

Comme les autres commentatrices je trouve finalement difficile de repérer le bon moment, sachant tout ce qu’il y aurait à aligner : les finances, le logement, la vie professionnelle… Et surtout l’envie !
Pour cette raison, et parce que nous souhaitions des enfants rapprochés, mon mari et moi n’avons pas tardé à cesser la contraception (après un an quand même, césarienne oblige). Mais on se heurte à un autre « obstacle » : toujours pas de retour de couches après bientôt 18 mois d’allaitement..
Finalement, on ne peut pas toujours tout contrôler…
Je te souhaite de pouvoir te lancer bientôt !

le 13/06/2019 à 09h51 | Répondre

Justine

Il n’y a rien de plus compliqué à gérer que l’attente quand l’envie est présente, que ce soit avant de lancer les essais, ou une fois ceux-ci lancés. La seule différence à mon avis, pour une seconde grossesse, c’est que selon la durée des essais pour la première, la notion de « bon moment » est fortement mise en recul pour la seconde.
Nous avons eu des essais qui ont duré 18 mois. C’était probablement le bon moment quand on s’est lancé. Mais en 18 mois, il aurait pu s’en passer des choses. Bref, pour la seconde grossesse, nos seuls critères seront : en-a-t’on envie ? l’âge minimum entre les enfants, si ça fonctionne du premier coup, nous semble-t’il acceptable ? Si oui, on se lancera et advienne que pourra. 😉

le 14/06/2019 à 12h00 | Répondre

Vanessa

Merci beaucoup pour cet article.
J’ai cru qu’il serait bien plus difficile à lire, mais entre ton expérience et les commentaires, je me sens tellement moins seule maintenant.
L’envie est là depuis bientôt 2 ans pour moi, bien plus d’un an pour mon homme et le « bon moment » n’est toujours pas arrivé, pour des raisons professionnelles.
Je commence à avoir les mêmes peurs (âge, risques, etc…) que toi- j’ai 33 ans mais je suis nullipare. Je ne vois pas attendre encore longtemps, mais le « bon moment » tant espéré ne se fait entrevoir que dans un an… Patience j’imagine ?

le 19/06/2019 à 14h22 | Répondre

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