Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Mon expérience de l’épuisement maternel


Publié le 11 août 2016 par Maman poule

Cet été, Dans Ma Tribu et ses chroniqueuses prennent quelques jours de vacances… Nous serons de retour le 22 août avec des nouvelles chroniques et de nouveaux témoignages ! En attendant, nous t’avons concocté un petit best of des articles les plus vus de l’année 2016. Ce sont donc toutes tes chroniques préférées que tu retrouveras dans les jours à venir ! 🙂

On connaît tous plus ou moins le burnout professionnel, mais personnellement, je n’avais jamais entendu parler de sa forme maternelle… jusqu’à ce que ça me tombe dessus.

Tout a commencé avec les colères de ma fille. À la base, elle a un sacré caractère : les épisodes de colère ont commencé assez tôt et revenaient assez régulièrement, mais ça restait gérable. Et puis, il y a quelque temps, les colères sont revenues pour de bon, de plus en plus fortes et de plus en plus violentes. Nous avons donc pris la décision de voir un psychologue.

Le premier rendez-vous a lieu avec ma fille, mon mari et moi. On évoque les crises de colère, les causes, les moments où elles se déclenchent, la façon dont on les gère… Le psy nous donne quelques conseils et parle un peu avec ma fille.

À la maison, on essaye d’appliquer ce qu’il nous a dit. Par moments, ça se passe mieux, mais les grosses crises reviennent toujours. Leur gestion devient de plus en plus difficile.

Le deuxième rendez-vous arrive. Cette fois, mon mari ne peut pas se déplacer : je suis donc seule avec ma fille. Et au final, je parle plus avec le psy que ma fille, qu’il fait sortir pendant les trois quarts de l’entretien.

Pour lui, le comportement de ma fille ne serait qu’une réaction à mon mal-être à moi. Il me parle de burnout (appelé aussi « épuisement maternel »). Je me prends une grande claque dans la figure. Il m’incite fortement (c’est presque un ordre, en fait) à me faire arrêter et à prendre du repos.

Le rendez-vous étant sur mon temps de midi, je dois finir ma journée de boulot et mettre de côté mes émotions. Dur dur, surtout que je travaille en relation directe avec des personnes. Je prends énormément sur moi pour paraître joviale, alors que je n’ai qu’une envie : pleurer.

Une fois à la maison, je vais faire des recherches sur Internet, et ce que je trouve conforte ce que m’a dit le psy. Je me retrouve dans les descriptifs et les témoignages. Pas sur tous les points (chaque histoire est différente), mais sur beaucoup.

Je cogite pas mal, mes pensées s’entrechoquent. Je n’arrive pas encore à lâcher prise, à accepter que j’ai besoin d’aide et surtout de repos. J’en parle à quelques personnes proches, qui me poussent à m’arrêter. Mon mari me tient le même discours. Je mets quatre jours à prendre rendez-vous avec mon médecin. J’appréhende, je ne me sens pas légitime. Aller quémander un arrêt, ce n’est vraiment pas du tout mon style. Il y a la peur du regard de l’autre, de ne pas être comprise.

Au final, à peine arrivée, je fonds en larmes dans son cabinet. Heureusement, mon médecin est très compréhensif. Il ne porte pas de jugement, et me confirme au contraire que ça arrive de plus en plus. Je repars avec quelques jours d’arrêt, et quelques recommandations pour prendre soin de moi.

Epuisement maternel

Crédits photo (creative commons) : Wokandapix

Qu’est-ce que l’épuisement maternel ?

Ni baby blues, ni dépression du post-partum, l’épuisement maternel peut survenir n’importe quand, dès la naissance ou plus tard, avec le premier enfant ou le troisième… Il n’y a aucune règle. Il s’agit d’une fatigue à la fois physique et psychique, dont on ne parvient pas à se remettre et qui touche de plus en plus de mères. Ces mères cherchent sans relâche à tout bien faire, à tout contrôler, à être des mères idéales, comme celles qu’elles fantasment.

Je me retrouve bien dans cette quête de la perfection. Sauf que la perfection, ça n’existe pas… Et moins je l’atteins, plus j’essaye d’y arriver. Dans ma tête, il faut que je sois forte et que je gère les enfants, le boulot, la maison, et que ça roule comme sur des roulettes. Après tout, il y a plein de femmes qui y arrivent, alors pourquoi pas moi ? Je suis trop nulle ? Et puis, ces enfants, je les ai voulus, donc maintenant, il faut que je les assume.

La fatigue et les doutes s’accumulent. J’ai des nuits hachées depuis plus de quatre ans. Ce n’est plus aussi chaotique qu’avant, mais tout de même, je suis réveillée plusieurs fois presque toutes les nuits. Je m’oublie et fais toujours passer les autres avant moi. J’ai l’impression de courir après le temps en permanence.

Tu es peut-être en train de te demander : et ton mari ? Il ne t’aide pas ? Il m’aide, mais en raison de son travail, c’est moi qui gère la plus grosse partie du quotidien. Et le quotidien, c’est usant ! Pour ma première, je crois que j’avais besoin d’être reconnue dans mon rôle de mère et, quelque part, d’être indispensable à ce bébé. Du coup, j’ai eu du mal à déléguer (ce qui a dû arranger mon mari, qui n’est pas du tout maternant).

Sauf que ça s’est retourné contre moi, puisque maintenant, c’est presque toujours moi que les enfants sollicitent. J’en suis arrivée à un point où, par moments, je ne supporte plus le mot « Maman ». Ce petit mot magique que j’ai tellement aimé entendre les premières fois, dès qu’il arrive, je me crispe dans l’attente anxieuse de nouvelles demandes à satisfaire.

Un autre signe : ne plus avoir de patience, être énervée et agressive. Je me reconnais tout à fait dans cette description, même si ça fait mal. Je ne supporte plus les disputes, les cris et je m’énerve facilement. Je crie, je hurle à mon tour. Je deviens violente. Une gifle, une fessée partent « tout seuls ». Et après, la culpabilité pointe le bout de son nez : comment je peux faire ça à mes enfants ? Je me sens encore plus nulle et, encore une fois, j’essaye de faire mieux. Et du coup, je m’épuise encore un peu plus.

Je ne me sens pas à la hauteur, mauvaise mère, et j’en passe. Je me compare aux autres mamans et je me sens encore plus mal. La spirale infernale est en marche. Et je ne peux pas demander de l’aide : ce serait montrer que je suis défaillante dans mon rôle de mère. Je m’interdis même d’y penser : ce serait un échec. Je me mets la pression toute seule.

Tout ça, je ne l’ai analysé que par la suite, une fois consciente du problème. Sur le moment, je tentais juste de gérer au mieux.

S’en sortir

Je ne peux pas te donner beaucoup de conseils, vu que je suis encore en plein dedans, mais la première chose à faire, c’est de se reposer, de prendre du temps pour soi. Et de prendre conscience qu’on ne peut pas être parfaite, ni sur tous les fronts.

Mes quelques jours d’arrêt m’ont été bénéfiques, même s’ils n’étaient pas suffisants. Mais il était trop difficile pour moi de retourner voir mon médecin pour me faire prolonger. On ne peut pas changer du jour au lendemain, n’est-ce pas ?

Qu’est-ce que j’ai fait pendant ce temps de repos ? En premier lieu, j’ai dormi. Après avoir emmené les enfants à leurs différentes activités, je me suis recouchée, pour ne me relever qu’à midi. J’ai eu un peu peur pour la nuit suivante, mais j’étais tellement fatiguée que j’ai dormi aussi à mon heure habituelle.

J’ai pris le temps de ne rien faire, un luxe, pour moi. Il a fallu que je me raisonne pour ne pas faire mon ménage en retard, pour ne pas aller chercher les enfants plus tôt (vu que j’étais à la maison, je pouvais leur faire ce plaisir, non ?), pour ne pas faire les mille et une choses à faire dans une maison. Bien sûr, j’ai fait le minimum de lessives, vaisselles… pour faire tourner la maison, mais pas plus.

J’ai pris du temps pour moi. Ça m’a permis aussi de réfléchir et d’analyser mon comportement, les événements qui m’avaient amenée jusqu’à cette situation.

Maintenant que je suis consciente de mon épuisement, plein de choses ont changé. J’ai commencé à lâcher prise sur des détails qui avaient pris trop d’importance. J’essaye d’être plus cool, moins dans le contrôle. J’ai commencé aussi à faire le deuil de la mère idéale. Je prends plus de temps pour moi, je fais plus souvent « l’égoïste », en ne faisant pas toujours passer les autres avant moi. Ce n’est pas toujours facile, mais j’essaye.

Et puis, il faut parler : à des amis, sur des forums, dans des lieux de rencontres, tels que les Pâtes au Beurre à Nantes, la Maison Verte à Paris ou d’autres lieux d’accueil parents/enfants (il n’y a malheureusement pas toujours de tels lieux dans la région où on habite, mais ça vaut le coup de se renseigner).

L’épuisement maternel reste tabou, ce n’est pas toujours facile d’en parler autour de soi. Mais si on creuse un peu, on se rend compte que de nombreux parents traversent les mêmes difficultés. Il y a d’ailleurs un livre qui parle de ce sujet. Je ne l’ai pas encore lu, mais j’en ai entendu de très bons échos. Il s’agit de Mère épuisée de Stéphanie Allenou. Elle y parle sans détour de ce qu’elle a vécu.

Je continue les séances avec le psy, ça m’aide aussi sur d’autres points de mon histoire, qui impactent directement ou indirectement mon rôle de mère.

Être parent, c’est la plus belle aventure d’une vie, mais c’est aussi beaucoup de stress. On n’est pas toujours préparée, surtout avec l’idéalisation de la maternité par les médias. C’est du bonheur, mais pas que… Et ce n’est ni une honte ni une faiblesse que de demander de l’aide. Il y a un vieux dicton africain qui dit que pour élever un enfant, il faut tout un village.

Et toi ? Tu connais ou as connu l’épuisement maternel ? As-tu aussi ce fort désir de perfection et cette impression de ne pas gérer ? Comment t’en sors-tu ? Viens nous raconter !

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !


Porte le bracelet Ava chaque nuit et obtiens sans effort des informations sur ton cycle, ta fertilité, ta grossesse et ta santé. Alors, pour mettre toutes les chances de ton côté pour avoir un petit bébé, je te propose 10% de réduction sur le bracelet Ava avec le code : DansMaTribuXAva ! Commande-le dès maintenant par ici !

 

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !

Commentaires

28   Commentaires Laisser un commentaire ?

audrey

Je n’ai pas encore d’enfants, néanmoins je connais bien ce que tu décris : vouloir être sur tous les fronts, tout gérer et contrôler, parce qu’il faut que ca soit fait comme ci ou comme ça et que sinon, on culpabilise.
Faire passer les autres toujours avant soit, les amis, le conjoint, les collègues, le boulot, les animaux même.
Ne pensez à soi, en somme. Il y a peu, j’ai complétement péter un câble, à crier, pleurer à m’en étouffer sans pouvoir m’arrêter, avoir des vertiges.
Je pense que mon corps me dit stop. Mais comment trouver le temps de penser à soi en partant à 7h et en rentrant à 19h?

le 11/03/2016 à 08h28 | Répondre

Maman poule

Ce n’est pas toujours simple de trouver du temps pour soi mais c’est vraiment indispensable. Peut-être le week-end?

le 12/03/2016 à 08h56 | Répondre

Madame Vélo

C’est un peu le revers de la médaille de la « femme libérée » de notre société : la femme travaille, la femme a un plan de carrière, la femme étant l’égal de l’homme elle a aussi de l’ambition, mais la femme est aussi un mère qui veut et aime s’occuper de ses enfants et la femme n’a plus le droit de choisir mais doit tout faire : s’occuper des enfants, tenir la maison (même si pour tout ça il y a l’aide du conjoint !) ET s’épanouir au travail, avoir des activités extérieures… et comme la femme est perfectionniste, forcément, ça ne m’étonne pas qu’au bout d’un moment ça finisse par craquer ! C’est peut-être un peu (beaucoup !) stéréotypé ce que je dis, mais n’empêche que ce que tu dis ne me semble pas illogique pour beaucoup de femmes, car malgré tout nous ne sommes pas sur-humaines, mais humaines tout simplement 🙂
Bon courage à toi pour te relever, et surtout prend soin de toi !

le 11/03/2016 à 09h40 | Répondre

Maman poule

Merci, je vais beaucoup mieux. On est juste humaines effectivement mais pas toujours simple dans notre société de tout concilier.

le 12/03/2016 à 08h55 | Répondre

Étoile (voir son site)

J’aime beaucoup ton article. J’ai peur un jour d’être dans ton cas. Pour le moment, j’arrive peut-être tout à « trop bien gérer » : appartement toujours rangé, une maman ultra présente quand je rentre le soir, une jolie carrière, etc… Mon mari m’aide beaucoup et nous avons investi dans une femme de ménage même si c’est un budget. Je m’en sors en me prenant deux, trois heures chaque week-end pour moi : coiffeur ou un film isolée dans notre chambre, ou encore un peu de shopping. Quotidiennement, mon moment a moi, c’est ma douche aussi. Par contre, mon couple est un peu laissé à l’abandon. Heureusement qu’on s’aime beaucoup, mais malheureusement on a pas trop de relais pour garder un peu bébé. Petit Prince est adorable aussi, mais j’appréhende lorsqu’il nous testera. Je me dis qu’il faut vraiment apprendre à lâcher les choses, et mon objectif, c’est d’essayer de dégager un peu de temps à deux 🙂

le 11/03/2016 à 09h41 | Répondre

Maman poule

Pouvoir prendre une douche tranquille le week-end quand mon mari est là, c’est juste le bonheur 🙂 sinon il y en a toujours un pour débarquer dans la salle de bain et me demander quelque chose.
C’est important aussi de ne pas laisser son couple de côté mais pas simple si vous n’avez personne pour garder bébé. Après on peut passer du temps ensemble sans pour autant sortir une fois les enfants couchés, encore faut-il avoir un peu d’énergie.

le 12/03/2016 à 09h04 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Comme pour le burn out pro, je me rends compte qu’il est aussi très difficile de s’en rendre compte soi même. Il faut que l’entourage tire la sonnette d’alarme. C’est courageux d’en parler et encore plus d’accepter de l’aide. Accepter le problème c’est déjà le résoudre un peu. Bon courage, j’espère que tu retrouveras ta sérénité.

le 11/03/2016 à 09h43 | Répondre

Maman poule

Oui on a parfois besoin d’un regard extérieur. Depuis la rédaction de l’article je vais beaucoup mieux heureusement, mais l’équilibre est parfois fragile. Il faut du temps.

le 12/03/2016 à 09h07 | Répondre

dubmel

Merci pour cet article. Je m’y reconnais beaucoup. Je pense ne pas être en burn out en ce moment, mais ce n’est jamais très loin..
pas facile de prendre soin de soi, mais c’est essentiel pour le bien-être de toute la famille.
J’espère pour toi que tu vas te remettre très vite, et que tu arriveras à maintenir un équilibre plus durable par la suite

le 11/03/2016 à 10h30 | Répondre

Maman poule

Merci. Je suis sur la bonne voie

le 12/03/2016 à 09h09 | Répondre

Joan

Le sujet de cet article tombe à pic dans mon cas… Je suis épuisée et lassée de mon rôle de mère au foyer. J’adore mon fils et je suis heureuse d’être maman mais ce rôle de mère au foyer n’est pour moi pas un choix et après 8 mois de maternage, je suis à bout. Te lire me soulage car quel terrible sentiment de culpabilité de ne plus apprécier ces moments avec mon fils. Je subis la journée dans l’attente du retour de mon mari. Le soir, j’en ai du mal à dormir tant je redoute le lendemain…Merci pour mon témoignage. Au moins, maintenant, je sais que mon mal ne fait pas de moi forcément une mauvaise mère, mais juste une maman fatiguée.

le 11/03/2016 à 10h45 | Répondre

Joan

Pas « mon » témoignage mais le « ton » témoignage. Pardon.

le 11/03/2016 à 10h47 | Répondre

Maman poule

Non tu n’es pas une mauvaise mère, la fatigue, le manque de sommeil c’est une vrai torture et on finit par craquer. Tu dis que ce n’est pas un choix d’être mère au foyer, aurais-tu la possibilité de reprendre une activité à temps partiel ou laisser ton fils quelques heures à la halte-garderie pour souffler un peu?

le 12/03/2016 à 09h14 | Répondre

Lisa

Merci pour cet article. C’est la première fois que j’entends parler d’épuisement maternel et en même temps ça ne m’étonnes pas. Être femme et maman c’est beaucoup de travail et de responsabilités. J’ai un peu peur que cela m’arrive également. Je prends conscience avec ton texte qu’il faut que je me préserve davantage. J’ai tendance à être perfectionniste et j’aimerais pouvoir tout gérer à la perfection. Mon bebe n’a encore que quelques mois, mes nuits sont toujours très hachées. Et je vois bien que j’ai tendance à être hyper sensible et un peu fatiguée. J’ai aussi du mal à déléguer car ça me donne l’impression de ne pas être à la hauteur. J’aimerais évoluer professionnellement et en même temps j’aimerais passer tellement plus de temps avec bebe et je culpabilise lorsque je ne travaille pas et que je m’accorde un moment sans lui même si pour le moment cela reste très rare et de courte durée. Et puis, j’aimerais être encore plus féminine, retrouver ma ligne… Avec chéri, on réussi depuis quelque temps à s’accorder des moments à 2 lorsque bebe dort. On communique beaucoup et c’est hyper important. Quant aux tâches menageres, je m’en sort pour l’instant avec de l’organisation mais ce n’est jamais assez bien à mon goût. Je te souhaite d’aller mieux, de prendre du temps pour toi, de trouver ton équilibre. Avec ta prise de conscience, tu as déjà fait les 3/4 et tu es dans la bonne voie pour ta remise en forme.

le 11/03/2016 à 11h28 | Répondre

Maman poule

Oui prendre conscience du problème c’est déjà beaucoup. Je vais bien mieux et du coup tout le monde va mieux dans la famille aussi.

le 12/03/2016 à 09h17 | Répondre

Camomille (voir son site)

Merci pour ton témoignage ! De mon côté, je prends tous mes RTT pour moi. Je laisse les enfants chez la nounou et je me repose, fais des courses, bouquine… C’est ma bulle d’oxygène et ça fait beaucoup de bien. Par contre, c’est vrai que ce n’est pas toujours bien perçu par l’entourage. Ou plutôt, c’est très souvent de l’étonnement. Comme quoi, ce n’est pas du tout dans les mœurs !

le 11/03/2016 à 11h41 | Répondre

Maman poule

C’est top que tu puisse te dégager du temps comme ça. Malheureusement on est très vite jugée mais on est pas que mère on est aussi femme et on a besoin de temps pour nous. J’aimerais pouvoir faire pareil mais quand je ne travaille pas je suis avec les enfants.

le 12/03/2016 à 09h21 | Répondre

Banane

Je ne savais pas qu’il y avait un terme pour ça. Je suis en plein dedans (je pourrais m’endormir à 20h tous les soirs, un rien m’irrite, etc…), je pensais demander des analyses à mon médecin mais c’est peut-être « juste » qu’il faudrait accepter de souffler un peu de temps en temps. C’est difficile quand ce n’est pas dans son tempérament.
Je pense quand même qu’un suivi psy est aussi intéressant à mettre en place.
Bref, faut qu’on se relaxe! 🙂

le 11/03/2016 à 12h07 | Répondre

Maman poule

Accepter de lâcher prise ce n’est pas simple mais c’est vrai que le suivi psy aide beaucoup, ça m’a permis de travailler d’autres choses comme le rapport à ma propre mère.

le 12/03/2016 à 09h24 | Répondre

Madame D

Ton témoignage est tellement juste. Merci de nous faire réaliser tout ça !!!

le 11/03/2016 à 21h05 | Répondre

Maman poule

Merci, si ma contribution peut aider quelqu’un alors tant mieux.

le 12/03/2016 à 09h26 | Répondre

Em

Merci pour ton témoignage ! Très perfectionniste, je m’y retrouve tout à fait, même s’il y a des périodes où on arrive à plus lâcher prise. Je crois qu’entre le tempérament de chacune et la pression sociale, nous ne sommes pas aidées ! 😉 Travailler sans avoir pris de congé parental, rester au foyer, travailler à temps partiel pour essayer de concilier nos idéaux personnels et nos quelques ambitions pro… : quoi qu’on choisisse, je trouve qu’il y a toujours une forme de jugement, de l’entourage ou du patron… Il faut être très forte et confiante psychologiquement pour ne pas tomber dans le piège de la culpabilité… Avoir eu le courage d’aller voir qqn, c’est déjà fantastique ! Courage à nous toutes, mères imparfaites mais surtout humaines et aimantes !

le 12/03/2016 à 10h20 | Répondre

Stéphanie

Je me reconnais totalement dans ton récit. Pour moi, c’était en janvier 2015, au retour de 2 semaines de vacances de noël. Au lieu d’être reposée, j’étais vidée à mon retour au travail, le lundi, et j’avais juste envie de pleurer et de dormir. J’ai lu un article court qui décrivait le burnout maternel, dans un journal gratuit, et waouh : c’était moi. J’ai pris rdv chez le médecin le soir du lendemain, et je n’ai jamais accepté qu’il m’arrete. Mon corps m’a rappelé à l’ordre en fin de semaine avec une migraine insupportable, et j’ai du rentrer chez moi où j’ai dormi tout le we. Mais retour au travail le lundi !!! C’était il y a plus d’un an, j’en suis sortie en apprenant à lacher prise, essayer d’être moins perfectionniste, prendre du temps pour moi sans culpabiliser. J’ai aussi appliqué les principes de l’éducation bienveillante avec mes enfants qui se sont transformés et m’ont aidé. Aujourd’hui, je me sens vraiment bien. Il reste des séquelles pourtant, dès que j’en fais trop, mon corps réagit violemment (migraines insupportables surtout, qui me forcent à dormir) pour que je l’écoute… alors maintenant, je l’écoute et je revis 😀
Alors pense à toi <3

le 22/03/2016 à 08h37 | Répondre

momiji

Ton histoire me ramène 5 ans en arrière. Ma fille avait 3ans et demi et faisait ses nuits depuis peu. Elle me réclamait toujours ne voulait pas que son père s’occupe d’elle. J’étais la seule qu’elle acceptait pour le bib du matin, pour le coucher, pour les nombreux réveils nocturnes. Nous étions très fusionnelles. Certes d’un côté j’étais très contente qu’elle m’aime autant mais Un week end , pas moyen de me lever de mon lit j’ai passé 2 jours à dormir. Je pleurais sans cesse. Je suis allée chez le doc qui m’a « obligée » à m’arrêter. Il m’a dit que je faisais une dépression. J’avais honte de m’arrêter pour ça. C’est ça être une mère. Il faut faire des sacrifices !!! Voilà ce que je me disais. J’étais sous anti dépresseur pdt un an. Puis peu à peu j’ai repris le contrôle . Aujourd’hui ma fille a 7 ans nous sommes tjs très fusionnelles mais j’ai pris un peu de temps pour moi. Quoique depuis qq temps (8 mois exactement) notre vie est à nouveau bouleversée par une petite merveille, qui semble ne pas vouloir faire ses nuits n’ont plus et parfois cela me stress car je suis très fatiguée et j’ai peur de craquer de nouveau . J’ai beau me dire qu’il n’existe pas de mère parfaite cela est dur à accepter….. Mais j’y travaille

le 23/03/2016 à 13h02 | Répondre

massaux

bonjour, pouvez vous me dire a quel age votre fille c’est elle fait opéré des amygdales? elle a été très courageuse, c’est rassurant!

le 15/05/2017 à 16h37 | Répondre

Oummy

Bonjour,
Je viens juste de tomber sur cet article qui confirme mon pb.. Maman de 3enfant d’age tres rapproches je suis en pleins dedans. L’envie de tout plaquer… Partir seule et loin..
Les acces de colere, les cris, l’irritabilite et l’envie de perfection m’habitent au quotidien.
Ne plus les supporter. A peine lever avoir envie de les recoucher…
Je pleure beaucoup, tout le temps, tous les jours. Mon mari absent je gere TOUT. Etre juste au toilette est une mission alors une douche 😩…
Je suis en pyjama du matin au soir et ne fais aucune activite avec eux pourtant je les aime d’un amour inconditionnel. J’ai l’impression d’etre vampirise par eux..
Pas de violence par co tre mais je crie toute la journee et effectivement juste quand ils m’appelent maman je suis irritee d’avance de savoir ce qu’ils vont me demander…
Culpabilite, tristesse et anxiete rythme mes journees.. Cependant c’est contradictoire mais heureusement qu’ils sont la…
Je vais aller voir mon medecin mais deja de mettre un mot sur mon mal etre c’est enorme..
Force et courage

le 25/05/2017 à 07h30 | Répondre

Melanie

Mère de deux enfants de 5 et 6 ans, j’ai la chance d’être avec un homme hyper aidant mais malgré tout je n’en peux plus. Je ne sais même plus qui je suis, submergée par le travail, les tâches ménagères, la planification, les devoirs et les activités de l’école. Je ne vois pas d’issue, à part à leur départ de la maison dans 15 ans mais alors je serai si drainée que ce que j’étais (créative, dynamique, intelligente et curieuse) ne reviendra pas. Mon mari va sûrement me laisser, il est très aidant pour le moment mais combien de temps on supporte une femme au bout du rouleau?

le 21/10/2017 à 16h37 | Répondre

LudiD

Ton article m’aide tellement je suis en plein dedans. Hier j’ai littéralement pété un câble j’ai voulu tout casser. Je sens que ça fait un moment que je suis épuisée que je deviens irritable je pensais pouvoir l’éviter mais non. Mon corps me disait stop mon dos s’est littéralement bloqué j’ai vu un ostéopathe qui m’a remis sur pied. J’ai pris une journée de congé qui m’a fait du bien mais ce n’était pas assez.
Je me suis fait peur hier j’ai peur d’être violente avec mon fils. J’ai sentie qu une vague de violence s’est emparée de moi. Je ne me reconnais plus.
Je suis si perdue quand j’ai dit à mon mari que je me faisais peur que je pété littéralement un câble il me répond rien donc ça m’agace encore plus.
Je vais appeler mon médecin traitant pour me faire arrêter y’a urgence!

Merci pour ton témoignage

le 22/03/2018 à 11h27 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?