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Le point allaitement de Lady Rainbow : une histoire sans fin


Publié le 4 août 2017 par Lady Rainbow

Cet été, les chroniqueuses de Dans Ma Tribu ouvrent leur cœur et te disent tout tout tout… sur l’allaitement ! Régulièrement, une chroniqueuse viendra t’expliquer ses choix sur l’allaitement, artificiel ou maternel, subi ou choisi, grande fierté ou grosse culpabilité, elles ne te cacheront rien !

Aujourd’hui, c’est Lady Rainbow qui fait son bilan sur son allaitement…

Avant les essais

Avant même qu’on commence les essais, je traînais un peu sur les blogs de parents et j’ouvrais grand mes oreilles quand j’entendais mes copines déjà mamans parler de leur bébé. Je n’avais pas vraiment d’idée préconçue sur l’allaitement ou le biberon. Je regardais les sites qui vendaient des biberons avec des jolis motifs et je lisais des comparatifs sur les machines qui font les bibs toutes seules. Je me voyais plus ou moins allaiter pendant 2 mois et passer au lait artificiel lors du retour au boulot.

Pendant les essais

A partir du moment où on a commencé les essais, je me suis intéressée de plus près à comment ça marche un bébé. J’ai découvert le monde du suivi de grossesse allégé, de l’accouchement physiologique, de l’éducation bienveillante. Et je me suis vraiment retrouvée dans cette façon de voir les choses. J’ai compris les inconvénients de la médicalisation à outrance de la grossesse et de l’accouchement (hors cas à risques). J’ai ainsi commencé à me rendre compte que l’allaitement collait plutôt bien à cette optique de respecter au mieux les besoins du bébé.

Pendant la grossesse

Puis je suis tombée enceinte. Et avec ce petit bébé qui grandissait dans mon ventre, j’ai su. J’ai su que j’allais tout faire pour limiter les interventions extérieures sur mon corps, sur mon bébé, pendant sa vie in utero et sa vie à l’extérieur. Et pour moi, ça passait par exemple par un accouchement sans péridurale, libre de mes mouvements pour accompagner mon bébé, et par l’allaitement, pour que mon bébé puisse profiter des nutriments 100% adaptés à sa physiologie, où, quand et combien il en avait besoin. Rapidement, je n’ai plus vu d’autre option que l’allaitement maternel pour nourrir ma Peluche en préparation. Evidemment, je n’étais pas naïve, et je savais que les premières semaines sont souvent semées d’embûches. J’ai tenté de mettre le maximum de chances de mon côté, en lisant des livres (notamment le livre de Marie Thirion et les 150 questions de Muriel Ighmouracène), en épluchant le site de La Leche League et en me faisant une liste de consultantes en lactation et groupes de support à l’allaitement autour de chez moi. En accord avec notre façon de voir les choses, nous avons également décidé de partager un congé parental d’un an, six mois pour moi et six mois pour le papa, afin que je puisse allaiter exclusivement au minimum jusqu’à la diversification (Petit point définition : « allaitement exclusif » signifie que le lait que ton bébé reçoit est uniquement du lait maternel, même s’il est diversifié en parallèle).

Après l’accouchement

Mon accouchement s’est très bien passé, exactement comme je l’avais imaginé : sans péridurale, sans acte instrumental, avec naissance dans la baignoire d’accouchement. Je prévois de te raconter tout ça dans un article dédié ! Apres être sortie de l’eau pour expulser le placenta, mon mari m’a donné Peluche pour sa première tétée. Mon ressenti à ce moment : c’est… bizarre ! Bizarre de se faire tirer sur le téton, bizarre de sentir un truc sortir de l’intérieur de mon sein, bizarre d’avoir un bébé – MON bébé –  accroché à cet endroit ! Apres cette tétée de bienvenue, Peluche s’est enfoncée dans un sommeil profond pour récupérer des forces.

Pendant les quelques heures qui ont suivi l’accouchement, j’ai eu de plus en plus de mal à respirer. Ce qui s’est avéré être juste une méga angoisse à l’idée d’être responsable d’un être vivant à vie, m’a envoyée aux urgences car l’équipe médicale avait peur que ce soit un caillot dans les poumons. A minuit, la SF s’est rendue compte que Peluche dormait toujours alors qu’elle avait tété pour la première et dernière fois à 16h. On a essayé de la réveiller sans succès, alors la SF m’a aidé à exprimer du colostrum à la main pour lui donner à la pipette. Comme Peluche n’avait pas l’air trop disposée à avaler ce liquide, la SF m’a demandé si j’étais d’accord pour lui donner du lait artificiel. J’ai donc dit oui, mais uniquement à la seringue pour ne pas perturber son réflexe de succion. Ça n’a pas vraiment marché non plus, Peluche ne déglutissait pas donc tout coulait dans son cou ! Finalement, après une grosse heure passée dans les couloirs, on m’a enfin donné une chambre et j’ai pu mettre Peluche au sein tranquillement.

Crédits photo : Amandine Gimenez Photographie

Les 6 premiers mois

Dans les tous premiers jours, Peluche n’ouvrait pas bien sa bouche. Je le voyais parce que ça me pinçait quand elle tétait, et que mon téton se retrouvait tout aplati après une tétée. J’entendais aussi ce son caractéristique : « clic, clic » à chaque déglutition. Alors tous les jours, voire deux fois par jours, on allait voir la SF pour qu’elle m’aide à positionner ma fille comme il faut. En parallèle, je me tartinais les seins de lanoline et je restais les seins à l’air au maximum. En cinq jours, problème réglé, mes tétons restaient ronds après la tétée et je n’avais plus mal.

La pesée du cinquième jour a montré que Peluche n’avait perdu que 5% de son poids de naissance, ce qui est vraiment bien (la moyenne à J5 est 6-7%, et idéalement il ne faut pas dépasser 10%). A la pesée du dixième jour, elle avait repris son poids de naissance, donc je me disais que l’allaitement était bien en place… Mais nous étions épuisés. Peluche restait sur nous toute la journée, et la nuit elle ne voulait pas dormir sur le matelas, mais sur moi. Je dormais quelques heures par nuit, tant bien que mal, assise et calée avec des coussins. Mon mari s’occupait du début et de la fin de la nuit, berçant Peluche dans son couffin. Au bout de cinq semaines, on était complètement exténués. Alors j’ai fait la plus grosse erreur de l’Univers : j’ai mis mon petit doigt dans sa bouche quand elle grognait la nuit. Ça a été miraculeux, en quelques jours elle ne se réveillait plus pour téter. Tu parles d’un miracle… Qui dit suppression des tétées de nuit, dit stagnation de ma lactation. En plus, je détectais mal ses signaux de faim : j’attendais qu’elle se tête les mains, qu’elle m’appelle… Je me suis rendue compte 8 mois plus tard en regardant une de ses premiers vidéos qu’en fait elle bougeait juste la langue quand elle avait faim. Les tétées sont ultra rapides : 5 minutes sur un sein, 3 minutes sur le second. Pourtant, elle ne pleurait quasiment pas et était bien éveillée, alors malgré sa courbe de poids qui montait très lentement, elle semblait être en bonne santé. Régulièrement, j’allais au groupe de support à l’allaitement, et les dames me disaient que la position est bonne et que je devais juste continuer comme ça.

A la pesée du troisième mois, Peluche est au 9e percentile, alors qu’elle était au 50e percentile à sa naissance. La dame qui s’occupe de nous et qui est soi-disant consultante en lactation me dit de la réveiller la nuit et de lui donner du lait artificiel pour la faire grossir. Surement pas !!! J’achète donc un tire-lait pour essayer de stimuler mes seins plus souvent. Mais le stress me bouffe, et j’arrive à tirer à peine 20 ml en 20 min. Au bout de 3 jours, j’arrête tout. Les prochains mois vont être surement stressants, mais ma fille a l’air en bonne santé et sourit tout le temps. Alors je laisse tomber le tire-lait et les réveils forcés la nuit et je reprends mon rythme habituel. Les pesées des mois 4 et 5 ont effectivement été difficiles puisque Peluche était sur le 4e percentile. Notre infirmière référente a été super gentille puisqu’elle a accepté de venir peser Peluche à domicile pour que je ne stresse pas trop. Et c’est elle-même qui m’a dit que tant que Peluche avait l’air en forme et souriante c’est que ça allait pour elle.

Les 6 mois suivants

Je reprends le boulot, et Loulou commence son congé parental. Ma reprise n’est pas trop difficile : je bosse de la maison et mon bureau est à 3 mètres du salon. Ça me permet de continuer les tétées facilement. En même temps que la diversification, je cale Peluche sur un nouveau rythme de 5 tétées par jour, une avant chaque repas + celle du coucher. Pour être sûrs qu’elle ne manque pas de calcium, on lui donne deux petits yaourts par jour. Elle mange également 4 repas équilibrés par jour, car nous avons choisi de faire la DME (Diversification Menée par l’Enfant). Son comportement ne change pas, mais sa courbe de poids remonte tout doucement, pour atteindre le 25e percentile à 12 mois.

Vers 10 mois, nous avons eu un passage à vide : elle n’était plus vraiment intéressée par les tétées, souvent elle ne voulait même pas du deuxième sein. Tous les jours pendant un mois, je me suis dis que c’est la fin, qu’elle va se sevrer… Et finalement au bout d’un mois ça repart, elle est de nouveau demandeuse. Au hasard de mes lectures, j’ai vu que c’était courant cette baisse de régime vers 10-11 mois, et ce n’est pas du tout un sevrage naturel comme beaucoup de mères peuvent le penser. Si tu es dans ce cas, je ne peux que t’encourager à continuer à proposer le sein à ton bébé, cette phase ne va pas durer. Le sevrage naturel arrive entre 3 et 6 ans, quand l’enfant n’a plus besoin de lait pour grandir.

Depuis ses 1 an

Après 6 mois de congé parental, le papa est retourné au travail et Peluche a fait ses débuts à la crèche. Fidèles à nos principes, nous n’avons pas fourni de lait artificiel à la crèche, mais nous leur avons demandé de donner un yaourt ou du fromage à Peluche pour le goûter. Elle passe donc à 3 tétées par jour. La première tétée se déroule dans notre lit, dès qu’elle se réveille. Ça lui permet de finir sa nuit si elle s’est réveillée un peu tôt. La seconde tétée, c’est quand elle rentre de la crèche à 17h30. Pendant les 5 premiers mois, elle en profitait pour faire la sieste pendant une heure, vu qu’elle ne dormait pas beaucoup à la crèche. Et la troisième tétée c’est au moment du coucher, au calme dans sa chambre, notre moment câlin. Je ne l’entends plus déglutir donc je pense qu’elle ne boit plus grand-chose, mais quand je ne suis pas là pour la tétée du soir sa couche est toujours sèche le lendemain matin. C’est donc qu’elle doit boire un petit peu quand même. Vers 18 mois, elle laisse tomber la sieste de fin de journée en même temps que la tétée associée. Quand elle est particulièrement fatiguée, elle demande à téter, ça dure quelques minutes puis elle retourne jouer.

Vers un co-allaitement

Je suis tombée enceinte de Pioupiou quand Peluche avait 15 mois. J’avais assez peur de la douleur que pourraient occasionner les tétées pendant la grossesse. Pour le moment (je suis à 4 mois de grossesse), j’ai juste eu une semaine bizarre au premier trimestre. J’avais l’impression d’être énervée qu’elle tête. Je me rappelle m’être dit quelques fois que j’allais la sevrer parce que ça m’agaçait trop. Et puis quelques jours plus tard ce sentiment a disparu. J’ai parfois les seins un peu sensibles, mais rien de très douloureux, plutôt une sensation de gêne.

J’ai « hâte » d’avoir du colostrum pour voir comment elle va réagir. Est-ce qu’elle va être surprise ? Est-ce qu’elle va vouloir le boire ? Est-ce qu’elle va décider d’arrêter de téter ? Les paris sont ouverts… Mais j’aimerais mieux qu’elle ne se sèvre pas. Je crois que je ne suis pas prête à ce qu’elle abandonne les tétées !

Je me pose aussi (et surtout !) la question de comment on va faire avec Pioupiou. Les deux tétées quotidiennes de Peluche sont inscrites dans le rituel de sa journée, et notamment celle du matin. Au pire, je pourrais allaiter les deux en même temps, assise dans mon lit… On verra bien comment ça se passe.

Ce qui est sûr et certain, c’est que j’allaiterai Pioupiou. J’ai appris beaucoup de choses sur l’allaitement avec Peluche, et je sais que ça se passera bien avec Pioupiou. Et puis j’essaierai d’aller jusqu’au sevrage naturel, donc j’ai encore quelques bonnes années d’allaitement devant moi !

Et toi, tu as allaité un grand bébé ? Tu envisages un co-allaitement ? Dis-moi tout !

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Commentaires

22   Commentaires Laisser un commentaire ?

Elea

.Je suis un peu perplexe devant pas mal de formulations qui manquent un peu de tact pour les mamans qui ne veulent pas allaiter ou qui comme moi n’ont pas pu (mais qui pourtant en avaient envie)
Mais vu que c’est un point sensible pour moi j’en fais peut être trop, je ne sais pas je ne vois pas d’autres commentaires pour le moment.

Sinon , je suis trés rebutée à titre personnel par les co-allaitement et le « sevrage tardif », mais avec ce type d’article je m’habitue un peu plus, ça me paraît moins « dingue » (on est d’accord, c’est un phénomène tout à fait normal mais il faut avouer qu’avec notre société actuelle c’est pas super courant)
Donc malgré toutes les critiques et impressions que j’apporte je lis cet article et j’ai l’impression d’apprendre un peu plus, donc merci pour ça.

le 04/08/2017 à 10h01 | Répondre

Lady Rainbow

Je comprends ton point de vue, je crois que c’est normal d’etre blessee par l’experience de personnes qui ont fait qqch qu’on n’a nous-memes pas reussi (ou pas autant qu’on voudrait)… Je ressens la meme chose pour d’autres aspects de ma vie 🙂

le 07/08/2017 à 12h12 | Répondre

Lena

Merci Elea pour tes mots qui retranscrivent bien mon sentiment de ce matin en lisant, comme à mon habitude quotidienne, cet article sur DMT.
Tout comme toi c’est un sujet sensible n’ayant pas pu ni me passer de péridurale et spatules+ épisio suivi d’hémorragie, et sans jamais réussir à allaiter malgré 3 mois de tirelait (et j’avais lu les mêmes blogs/articles que l’auteur).
Malgré cela je lis toujours les témoignages d’allaitement et trouve cela bien de faire de la sensibilisation, partage de connaissances sur ce magnifique sujet. Je me pose également la question sur le « tant que bébé sourit tout va bien », « les courbes on s’en fiche ». C’est le choix de l’auteur mais ce texte peut être lu par de jeunes mères fragiles émotionnellement concernant leur allaitement.
Je finirai néanmoins par remercier l’auteur pour son témoignage éclairant même si je n’en partage pas le mode d’expression « c’est par principe de bienveillance et de respect, que j’ai réussi à faire cela », particulièrement en ce qui concerne la maternité.

le 04/08/2017 à 10h39 | Répondre

Croco

Lena, je suppose que si tu as tiré ton lait pendant 3 mois, tu as donné ce lait à ton bébé, donc suivant la définition qui est « nourrir avec son lait », tu as allaité 3 mois (même s’il recevait du lait artificiel en complément), ce qui est déjà beaucoup vu que les conditions étaient visiblement difficiles. Beaucoup de maman auraient laissé tomber avant (moi la première je pense).
Après, tu reproches à Lady Rainbow de dire qu’on se fiche des courbes de poids, mais j’ai plutôt l’impression qu’elle veut dire que certains professionnels pensent comme elle que ce n’est pas le plus important (et je pense qu’il y a plus de chance qu’une jeune maman se mette la pression parce que les professionnels lui disent que la courbe de poids n’augmente pas assez, que parce que quelqu’un lui a dit que ce n’était pas forcément le plus important).
J’ai accouché avec péridurale (et forceps, et épisio) et je n’ai pas allaité mon fils 3 ou 6 ans, mais je ne me sens pas dégradée par ce que dit Lady Rainbow. C’est son idéal, pas le mien. Elle nous partage juste son point de vue…

le 04/08/2017 à 15h21 | Répondre

Croco

L’allaitement n’a pas l’air d’avoir été facile pour toi, j’admire ta détermination.
Je me suis aussi posée la question du co-allaitement (et je n’était pas très sure de réussir à gérer, ni d’en avoir vraiment envie, mais je ne me sentais pas prête non plus à sevrer définitivement mon fils), mais finalement, mon ainé semble s’être sevré tout seul (à 21-22 mois). Pourtant, je n’était qu’à trois mois de grossesse, et à priori, le lait n’a pas encore changé à ce moment là. Il réclame encore parfois le sein, mais il le suçote quelques secondes, passe au second puis va faire autre chose. On verra si l’arrivée du numéro 2 change quelque chose à son comportement de ce coté là, mais comme il aura arrêté depuis 6 mois, je ne pense pas. De toute façon, à sa naissance, je n’aurais jamais imaginer l’allaiter si longtemps, alors je me dis que c’est déjà bien !

le 04/08/2017 à 12h36 | Répondre

Lady Rainbow

A 21-22 mois tu es deja dans la case allaitement long je crois donc c’est carrement top ! J’avais lu pas mal de trucs sur l’allaitement en etant enceinte et il en etait ressorti que le sevrage/rejet (que ce soit de la part de l’aine ou de la mere d’ailleurs) peut globalment arriver a n’importe quel moment de la grossesse ! J’ai aussi lu des temoignages qui disaient que les aines recommencaient a teter en voyant le bebe faire, mais je suppose que ca doit etre plutot anecdotique comme situation (et puis ils doivent un peu oublier la technique de succion en si longtemps non ?)

le 07/08/2017 à 12h10 | Répondre

Jahanara

Je me suis retroyvée comme toi aux 11 mois de mon bébé avec un désintérêt total pour le sein. J’avais bien lu que c’était trop tôt pour que ce soit un sevrage naturel, sauf qu’il tétait une fous à peune d’un seul côté et partait faire autre chose. Alirs pour maintenir la lactation, c’était un peu galère. J’ai supprimé d’abord la tétée du goûter en me disant qu’il continuerait à téter matin et sour sauf que rapidement il n’en a plus voulu non plus. Bref, en un mois il était sevré contre mon gré. Mais je ne vois pas trop comment j’aurais pu faire autrement…

le 04/08/2017 à 13h03 | Répondre

Lady Rainbow

Je crois que ma lactation s’est quasiment tarie a cause de ce mois un peu bizarre ! Mais ca n’a pas l’air de gener Peluche de teter « a vide » ou presque, vu qu’elle reclame toujours la tetee alors qu’elle a 19m maintenant. J’ai l’impression que le cote « calin » a tjs ete plus important pour elle que le cote « nourriture »

le 07/08/2017 à 12h13 | Répondre

Madame Vélo

Bravo pour ton article ! Comme Jahanara, je me demande comment tu as fais pour maintenir ta lactation quand Peluche ne voulait plus trop du sein. Je me souviens avoir vécu un passage à vide avec Crapouillou vers ses 8-9 mois, et avoir pleuré, m’être énervée, pour qu’il tète parce que je ne voulais pas arrêter l’allaitement. ça a fini par passer mais en m’isolant pour l’allaiter, jusqu’au sevrage à ses 12 mois.
Sinon je trouve ça super que tu ai réussi à dire « merde » aux courbes de poids et à ne pas remettre en cause l’allaitement. Je n’ai pas vécu la situation car je n’ai fais que des gigots, donc je suis mal placée car je ne connais pas ce stress, mais je suis toujours peinée de voir des mamans arrêter l’allaitement à contre coeur à cause d’une histoire de courbes.
Et enfin, si un jour tu veux écrire un article sur la DME ça m’intéresse beaucoup ! Pour savoir comment tu t’y es prise, votre organisation, vos réussites et vos échecs, etc !

le 04/08/2017 à 15h35 | Répondre

Lady Rainbow

L’isolement a aussi aide ! C’est vrai qu’avant je l’allaitais partout meme en marchant dans les magasins ^^ mais a partir d’un certain age elle etait tellement interessee par ce qu’elle voyait autour que s’il y avait le moindre bruit ou mouvement elle lachait le sein pour observer…

le 07/08/2017 à 12h26 | Répondre

Claire (voir son site)

Je suis ravie que tu ai pu mener ton allaitement comme tu le souhaite et je te souhaite un beau co allaitement.
Je voudrais juste apporter une précision concernant l’allaitement exclusif. Selon l’OMS: « L’allaitement exclusif suppose que le nourrisson n’absorbe que du lait maternel. Il ne reçoit aucun autre aliment liquide ou solide, pas même de l’eau, à l’exception des solutions de réhydratation orale, ou des gouttes/sirops de vitamines, minéraux ou médicaments. »
C’est pour cela qui est recommandé 6 mois d’allaitement exclusif par l’OMS car ils préconise la diversification alimentaire qu’à 6 mois révolu. 😉

le 04/08/2017 à 15h37 | Répondre

Lady Rainbow

Merci pour la precision 🙂

le 07/08/2017 à 12h27 | Répondre

Titine

Merci pour cet article. Je suis ravie de voir que tout s’est bien passé pour toi mais comme dit plus haut, parfois l’allaitement n’est pas possible. Personnellement, pour mon ainée, j’ai dû arrêter à 3 mois. Pourquoi ? Car plus de lait. Certaines diront que c’est pas possible et pourtant… Le 1er mois, elle avait bien grossi, 2eme mois très peu et le 3eme tres tres peu. Foc généraliste a l’époque pas inquiet mais moi oui donc pediatre et effectivement lui m’a pris au sérieux. Pourtant ma fille souriait et était en bonne santé ! Mais au fond de moi, je « sentais » qq chose. Donc oui les courbes ne disent pas tout mais quand même un peu.

le 05/08/2017 à 07h57 | Répondre

Marie

Il y a fort à parier que tu avais une surproduction de lait et qu’en fait ton bb ne tétait pas très bien ( vu que le lait coule tout seul, il n’a pas besoin de faire d’effort et la prise de poids est là donc pas d’inquiétude). Vu que tes seins n’étaient pas bien stimulés, la production a doucement diminuée… Il semblerait que cela arrive plus souvent qu’on ne le croit ( mais vu qu’en France l’ arrêt de l’ allaitement coïncide bcp avec la reprise du boulot vers 2m1/2, 3m on ne s’en rend pas souvent compte).

le 05/08/2017 à 10h58 | Répondre

Titine

Alors non pas de surproduction. Je n’avais plus de lait ! Elle passait son temps a téter mais cela la fatiguait beaucoup pour très peu de lait. Le sevrage a été si compliqué qu’il a été fait a l’hôpital. Bref, pas tres bon souvenir.
Mais pour mon 2eme, j’ai retente allaitement et là j’avais du lait a volonté ! Le sevrage a été fait tranquillement à la maison il y a 15 jours a ses 5 mois.
Donc tout allaitement est différent

le 05/08/2017 à 13h51 | Répondre

Marie

Article intéressant car moi les courbes de poids me font « peur » ( avec bb rgo pathologique, c’est qqc que je surveille de près).
Je suis un peu étonnée de la phrase « je cale bb sur un rythme de 5 tétées par jour »: Ne pratique tu pas l’allaitement à la demande? Est ce vraiment toi qui a fait le choix ou ton bb a montré que ça lui plaisait de passer à ce rythme?

le 05/08/2017 à 10h50 | Répondre

Lady Rainbow

J’ai pratique l’allaitement a la demande les 6 premiers mois pendant que j’etais en conge parental 🙂 Mais a partir du 6eme mois, avec la reprise du boulot je voulais mettre un certain rythme en place. En plus, je voulais etre sure qu’elle tete avant chaque repas pour qu’elle ait sa ration lactee assuree, donc finalement les tetees se sont calees d’elles-memes ! Il ne me semble pas qu’elle y ait vu un probleme. Je me souviens qu’en periode de pic elle rampait vers mon bureau et elle s’accrochait a ma jambe donc je lui donnais le sein a ce moment, ou d’autres jours ou je n’avais pas grand chose a faire (notamment au mois d’aout, vu que j’ai repris le boulot mi-juin) et donc comme elle m’avais sous la main elle reclamait plus ^^

le 07/08/2017 à 12h33 | Répondre

Mamdame Choupette

Merci pour cet article!
Et non, tout n’est pas rose quand on allaite, après l’accouchement on se sent forte (en tout cas pour moi c’est le cas) mais on imagine pas que l’allaitement ca peut être vraiment vraiment très dur.
Pour bébé 1 , dans les premières semaines gros problème de prise de poids (fuck les courbes!! mais avec du recul, sur le coup on est perdus!), douleurs ++ les premiers semaines, après nickel, je l’ai sevré à un an, dans l’espoir de dormir plus. Grave erreur 😉
Pour bébé 2 tout roule bien plus facilement si ce n’est qu’à 9 moi s il ne mange que 2 c à soupe/jour de nourriture solide. Il aime trop le lait? 😉 ou sa maman! Une petite sangsue qui se réveille encore 5 x la nuit … c’est clairement le plus dur. L’allaitement n’a rien à voir, il a « juste » besoin de sa personne de référence pour se rendormir.

Les conseillères en lactation …. pour un début d’allaitement je pense qu’elles peuvent être extraordinaires. Mais quand ça devient de l’allaitement de longue durée, j’ai l’impression qu’aucun professionnel n’a des idées adéquates. Entre le « sevrez-le il est dépendant » ou  » l’allaitement sur le long terme c’est une horreur » ou encore « laissez le une nuit à ses grands parents pour le détacher de vous » Heuu je vais continuer comme je le sens 😉 <3
Courage à toutes et tous, au sein ou au biberon!

le 06/08/2017 à 19h59 | Répondre

Lady Rainbow

C’est clair qu’au debut (et surtout pour un premier !) on a beau se dire « je SAIS que les courbes ne veulent rien dire il faut regarder le comportement du bebe » c’est pas facile car tout le monde nous met la pression ! Tu me fais peur avec ton deuz-sangsue 😀
Pour les conseilleres en lactation je suis d’accord avec toi… Et je pense que certaines ne sont pas forcement bonnes conseilleres non plus :/ Typiquement celle qui m’a dit de filer du LA a mon bebe… C’est juste le pire conseil pour relancer la lactation !

le 07/08/2017 à 12h40 | Répondre

Marie Obrigada

Après 22 mois d’allaitement, je me retrouve pas mal dans ce témoignage. 😉 Chez moi les débuts ont été plus faciles, et ma deuxième grossesse étant plus éloignée il n’est plus question d’un co-allaitement. Pour répondre à Marie, au départ l’allaitement se fait à la demande, mais il ne reste pas à la demande tout du long quand ça dure… au bout de quelques temps on passe à un allaitement « à l’amiable », on peut refuser ou reculer une tétée, et puis lorsque l’enfant est gardé ça se met en place naturellement. Je crois que l’image négative de l’allaitement long vient justement qu’on pense souvent que la mère reste longtemps totalement dévouée à l’allaitement, que le bambin peut téter n’importe quand, n’importe où, etc. alors qu’il est tout à fait possible de mettre en place des « règles », des moments dédiés.

le 07/08/2017 à 09h12 | Répondre

Lady Rainbow

J’ai l’impression qu ‘il y a pas mal de personnes qui imaginent les enfants mettre les nichons de la mere a l’air devant tout le monde en cas d’allaitement long ^^ Ca arrive dans certaines familles (mais si elles sont ok avec ca, il n’y a rien a dire), mais les quelques allaitements longs que je connais sont surtout des allaitements « rituels », du style une tetee au reveil et une tetee au coucher par exemple. Chez nous Peluche comprend tres bien quand elle reclame et que je lui dis « non pas maintenant » ou « dors encore, c’est trop tot » 😀

le 07/08/2017 à 12h43 | Répondre

Marjo

Aaah ces maudites courbes ! Je ne sais pas a quel percentile est la mienne, mais elle est sur la courbe la plus basse mais qu’elle suis a la perfection. Oui ce n’est pas un bébé potelé mais elle respire la bonne santé, elle est hyper active, très souriante et elle prends du poids de façon très harmonieuse. Sauf que chaque médecin vu nous a demandé de la sevrer et de la gaver pour qu’elle remonte… Franchement un médecin ne peut pas décemment croire que tous lez bébés doivent être parfaitement au centre des courbes ?! Et c’est d’autant plus « drôle » que depuis que j’ai déménagé au Japon on me fiche une paix royale : la bas, ma fille est pile sur la moyenne. Comme quoi ! En tout cas nous heureusement on les envoyé paître des le début et ça ne nous a jamais inquiété. Mais que les médecins sont lourds… Pis alors entre les sommations de sevrer (a 6 mois), de la mettre dans sa chambre (a 4 mois, et alors que nous n’avons qu’une chambre…), D’attendre 3h entre chaque tété et de ne pas en donner plus de 5 par jours (a 2 mois) et autre conneries… C’est vraiment triste de devoir acquiescer juste pour être tranquille et de ne pas pouvoir faire confiance… Et le jour ou il y a un vrai soucis, je vais passer à côté ?

le 08/08/2017 à 10h33 | Répondre

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