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Le point allaitement de MamBat : la galère, c’est pas automatique


Publié le 21 juillet 2017 par MamBat

Cet été, les chroniqueuses de Dans Ma Tribu ouvrent leur cœur et te disent tout tout tout… sur l’allaitement ! Régulièrement, une chroniqueuse viendra t’expliquer ses choix sur l’allaitement, artificiel ou maternel, subi ou choisi, grande fierté ou grosse culpabilité, elles ne te cacheront rien !

Aujourd’hui, c’est MamBat qui fait son bilan sur ses allaitements…

Comme tu le sais, PetitChou a une grande sœur (et Biquette a une petite sœur… j’ai deux enfants quoi). Et pour ces deux enfants, mon chemin vers l’allaitement et son déroulement ont été différents.

1° allaitement : la persévérance, parfois, ça ne suffit pas

Lorsque Biquette est née, je savais que je voulais allaiter, ou au moins essayer, je ne savais pas combien de temps, et je me disais peu ou prou que si ça fonctionnait c’était cool, si non tant pis, je ne la laisserai pas mourir de faim pour autant.

La première fois que la sage-femme me l’a branchée au sein, la sensation a été étrange, mais pas tellement dérangeante. A vrai dire, j’étais encore un peu dans les vapes de mon accouchement, pas tellement consciente de mon corps, complètement sur une autre planète.  A partir du moment où je suis remontée dans ma chambre et où les heures ont passé, j’ai repris le contrôle de mon corps, de mes sensations, et pas du tout de mes émotions, et je me suis dit que c’était quand même étrange cette histoire, ça fait quand même drôlement mal, les filles qui allaitent longtemps sont soit de super woman, soit complètement insensibles à la douleur. En en parlant avec les sages-femmes, le discours était unanime « c’est normal ça va passer ».

Attention, ce qui peut être normal, c’est une légère douleur, comme un frottement ou un pincement en début de tétée, une sensation inhabituelle, mais, et je m’en suis rendu compte trop tard, pas cette horrible douleur à en pleurer qui me donnait envie de débrancher mon bébé du sein et de le balancer à l’autre bout de la pièce littéralement tellement j’avais mal.

J’ai tenu trois semaines comme ça. Trois semaines à pleurer avant et pendant les tétées, à me trouver nulle, à avoir peur de ma fille, avant de me décider à aller voir une conseillère en allaitement qui m’a aidée à repositionner ma fille, et l’a envoyée chez un ostéo pour lui débloquer la mâchoire et lui apprendre à ouvrir grand la bouche.  J’ai eu 4-5 tétées sans douleur comme ça avant que les habitudes ne reviennent et la douleur avec. Du jour au lendemain, Biquette est passée au biberon, j’ai loué un tire-lait, et j’ai tire-allaité en partie pendant 3 mois, détestant cette machine lourde, encombrante et bruyante, n’osant pas remettre mon bébé au sein de peur d’avoir de nouveau mal. J’ai fini par lâcher l’affaire le cœur un peu gros, le lait en poudre lui convenant assez, et me dire que pour un prochain bébé, je me battrai pour que les sages-femmes entendent ma douleur et j’irai très rapidement consulter une conseillère en cas de problème.

crédit photo : pixabay / badarsk

2° allaitement : la reine de la chkoumoune c’est pas moi !

A la naissance de PetitChou, je dois avouer que je ne faisais pas la fière lors de la première mise au sein. J’étais convaincue que je ferai tout pour que ça fonctionne, pour ne pas arrêter sur un regret comme pour sa sœur, mais rien ne me le garantissait. Et là… illumination. Pas de sensation désagréable, pas de douleur… PetitChou est la reine de la tétée. Aucun souci lors du passage à la maternité, aucun souci lors du retour à la maison, je découvre l’allaitement sans douleur ! Je me tartine quand même de lanoline et lait maternel lorsque je sens que ma peau est tendue et un peu sèche, mais tout se passe bien !

Pour être exacte, j’ai eu une crevasse à chaque sein lorsque j’ai essayé d’allaiter allongée, mais là encore PetitChou se débrouille bien : les crevasses n’arrivent pas en même temps et je peux la faire téter sur le sein non crevassé lorsque je n’ai pas le temps ou l’énergie de faire attention à la position de sa bouche (coucou les trois tétées par nuits) de manière à ce que le sein meurtri cicatrise plus vite.

Et c’est ainsi que l’allaitement s’est mis en place et est petit à petit devenu une évidence. A ma reprise du travail, j’ai tiré mon lait un mois, puis on a remplacé les biberons de la journée par des yaourts, et depuis PetitChou tête le matin et le soir quand je travaille, et quand elle veut lorsque je suis là. A ce jour elle a 8 mois, tout fonctionne encore plutôt bien, et à vrai dire je ne sais pas quand je la sevrerai. Ma première limite était à 6 mois, on l’a passée, la suivante à 1 an… je verrai bien, en fonction d’elle et de moi.

Et toi ? Qu’en est-il de ton allaitement ? Galère jusqu’au bout ou révélation ? Tu te verrais allaiter au delà d’un an ? Viens en parler en commentaires !

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Commentaires

11   Commentaires Laisser un commentaire ?

Chaperon Rouge

Merci pour cet article super rassurant! Je suis désolée que le premier allaitement t ait laissé un gout si amer, mais ravie que ça se soit arrangé par la suite! Ici les bouts de sein m’ont sauvé de cette horrible douleur mais je regrette de ne pas avoir pu continuer après 6 mois a proposer le sein matin soir et wend…a voir pour le suivant!

le 21/07/2017 à 07h34 | Répondre

Elea

J’ai eu cette horrible douleur dont tu parles ! Le souci c’est qu’après un accouchement tréés douloureux sans péri, j’étais à bout en ce qui concerne la gestion de la douleur, et avec le moral à zéro avec la chute d’hormes … j’ai laissé tomber à la maternité. Je regrette un peu mais bébé à maintenant 6 mois, zéro maladies au compteur, explose toutes les courbes de tailles, donc bon hein je relativise énormément, et bébé adooooore prendre son biberon.
Mais on va réessayer quand on fera le deuxième et dernier bébé !
Après la tempête on a vu un ostéo +un docteur, la succion de petit bout est trop forte il aurait fallut s’occuper du frein de langue + mes tétons hyper sensibles auraient bien eu besoin de bout de sein dans un premier temps. mais à la maternité j’ai été trés mal accompagnée ….

le 21/07/2017 à 08h36 | Répondre

Doupiou

Encore un article positif sur un second allaitement ! merci !

le 21/07/2017 à 08h55 | Répondre

Croco

Comme toi au départ, je voulais allaiter, mais je ne savais pas combien de temps (mais pas plus de 2 ans comme ma belle-sœur, je trouvais indécent de voir son fils réclamer à téter à grand cris), et je me disais que si ça fonctionnait tant mieux, sinon tant pis, je ne me prendrais pas la tête.
Les débuts ont été un peu difficile (surtout psychologiquement à la maternité, car mon fils ne reprenait pas suffisamment de poids à leur goût), j’ai mal vécu la monté de lait, j’ai eu quelques engorgement, mais jamais de crevasse.
Je me suis fixé un premier but, allaiter jusqu’à la reprise du boulot (aux 3,5 mois du loustic), puis comme ça se passait bien, j’ai voulu tirer mon lait jusqu’à ses 6 mois. J’ai finalement tiré jusqu’à ses 9 mois, et allaiter jusqu’à 21 mois (il a fini de se sevrer tout seul pendant le premier trimestre de ma deuxième grossesse alors que quelques mois plutôt je me disais qu’il faudrait le sevrer avant que je tombe enceinte car je ne me voyais pas co-allaiter, mais finalement j’ai laissé tomber en me disant qu’on verrait bien).
Finalement, il vaut mieux ne pas trop prévoir et faire comme on le sent sur le moment !

le 21/07/2017 à 09h46 | Répondre

Maëlys

Merci pour cet article! Beaucoup d’article raconte les expériences douloureuses de l’allaitement… Si celles-ci existent, il ne faut oublié les expériences positives! Pour ma part mon allaitement a été très facile à mettre en place : montée de lait rapide (36h après l’accouchement), beaucoup de lait (pour ne pas dire trop : coucou le REF!), bébé qui s’accroche bien, 0 crevasses, douleur de démarrage largement supportable… Juste un petit soucis de succion à gauche qui a été rapidement résolu avec l’ostéopathe.
Bref, l’allaitement ca peu AUSSI bien se passer 🙂

le 21/07/2017 à 09h47 | Répondre

Margaux

Super ces articles sur l’allaitement. Pour moi, ils tombent à pique, accouchement prévu d’ici quelques jours…
J’ai une question concernant la conseillère en lactation : où as tu trouvé son contact ? Est ce une sage femme qui fait ça en complément ?

le 21/07/2017 à 09h53 | Répondre

Croco

Je ne sais pas comment ça c’est passé pour MamBat, mais il y a parfois des conseillères en lactation dans les maternités, et sinon, tu peux te renseigner sur le site de la Leche lLague : http://www.lllfrance.org/1090-pour-joindre-une-animatrice , en général, leurs animatrices sont de bon conseil.

le 21/07/2017 à 09h58 | Répondre

Adu

Pour moi tout s’est bien passé. Ma sage-femme m’avait prescrit des granules d’homéopathie à prendre avant l’accouchement puis pendant l’allaitement. L’ordonnance prévoyait aussi des granules si crevasse, manque de lait…
Bref, moi je n’ai pas arrêté parce ce que ça me faisait mal ou par manque de lait. J’ai arrêté car ça me prenait trop de temps. Une tétée durait en moyenne 30 minutes (15 min sur chaque sein) pour que mon bébé soit rassasié. Faites le calcul, ça fait entre 4h et 4h30 où vous êtes immobilisées et évidemment pile au moment où il faut habiller l’aîné avant de partir à l’école, où il faut préparer le repas ou quand l’aîné vient de se réveiller de la sieste et est enfin prêt pour une balade. Je passe bien sûr sur les moments où j’allaitais et que quelqu’un frappait à la porte ou que j’entendais « j’ai fini de faire caca ».
Pendant ces moments, au lieu de profiter je surveillais mon aîné et faisait la liste de toutes les tâches que j’aurais à faire une fois la tétée terminée.
Je trouve personnellement que l’allaitement demande trop d’investissement et complique vraiment les choses quand on a d’autres enfants. Moi ça me rendait malade à la fin de la journée quand je me rendais compte que j’avais passer mon temps à nourrir, torcher, laver le linge et ranger le bordel de mes gosses. Je ne d’épanouie pas du tout dans le rôle de la mère au foyer.
Avec la fatigue, j’étais devenue un vraie dragon et je me levais tous les jours en me disant « ma vie en ce moment c’est de la merde ». Du coup, j’ai commencé à passer progressivement au biberon et ça a été tout de suite mieux(la fatigue et le moral). Mon mari était aussi ravi de participer à des moments plus sympas que le change.
Avec la reprise du travail, je n’aurais de toute façon pas tenue le choc.

le 21/07/2017 à 15h21 | Répondre

Léa

Aaaah ça fait plaisir de lire un tel article, ça me donne de l’espoir ! J’aurais pu écrire mot pour mot le paragraphe sur le 1er allaitement. N’ayant qu’un enfant (pour le moment), j’espère pouvoir écrire le même 2nd paragraphe pour un futur bébé !

le 21/07/2017 à 21h00 | Répondre

gwen

Merci pour ce témoignage, je viens d’avoir un petit bout’chou (20 juillet) et je souhaitais allaiter. Même si je savais que ce n’est pas possible pour toutes, je ne m’attendais pas à une telle douleur. Je renonce avec une boule au ventre mais je sais que le plus important c’est que mon fils se porte bien. Il supporte très bien le lait en poudre et prend du poids (contrairement aux quelques jours ou je l’allaitais). Merci pour ce témoignage qui m’a fait déculpabilisé et voir que chaque grossesse/naissance est différente même pour la maman.

le 02/08/2017 à 14h27 | Répondre

Ségaline

Mon premier allaitement a été un échec car je n’ai pas tenu un mois mais mon problème n’était pas la douleur physique puisque tout se passait assez bien, c’était plutôt les commentaires maladroits (voire malveillants?) de certaines personnes de mon entourage: comme mon aîné était tout menu on m’a vite fait comprendre que le problème venait, forcément, de l’allaitement, que mon lait n’était pas bon et tout ce genre de conneries entendues de la bouche de femmes…n’ayant jamais allaité évidemment! Si j’avais eu plus d’assurance et que je m’étais tournée vers des spécialistes de l’allaitement je suis sûre que tout se serait bien passé. Mais ce qui est fait est fait. Aussi pour le deuxième je n’ai plus écouté personne et j’ai allaité sans le moindre souci jusqu’à 7-8 mois, et encore un peu plus longtemps pour la petite dernière! Cela reste je crois une de mes plus belles expériences de maman. Aujourd’hui tous vont très bien même celui qui n’a pas été allaité et qui est resté menu mais en pleine forme, comme quoi c’était sa nature un point c’est tout et l’allaitement n’y était bien sûr pour rien. Les douleurs sont souvent dues à de mauvaises positions, une fois que l’on a trouvé la position confortable pour la maman et le bébé tout doit se passer le plus naturellement du monde, il faut certes persévérer mais il ne faut pas non plus s’obstiner et allaiter à contre-coeur, il vaut mieux un biberon donné dans la sérénité qu’une tétée dans le stress ce n’est bon pour personne. Et surtout il faut s’écouter soi!

le 02/08/2017 à 16h58 | Répondre

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