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Le point couple de Louna : entre ChérieChou et MiniChou, on en est où, nous ?


Publié le 21 septembre 2018 par Louna

Cet été, ça va être caliente ! Les chroniqueuses brisent les tabous. Régulièrement, elles viendront lever le voile sur leur couple. De la sexualité à leur vie de famille, en passant par l’équilibre parfois difficile, elles te raconteront tout.
Aujourd’hui, c’est au tour de Louna de prendre la parole !

Voilà maintenant presque 4 ans que Mister F. et moi sommes parents. Et forcément, notre couple a beaucoup évolué, entre la période sereine du début où nous avions tout le temps devant nous pour nous découvrir et être à l’écoute de l’autre, et la période plus mouvementée actuelle où nous devons gérer notre petite famille en menant de front une vie professionnelle bien remplie pour tous les deux ! Et dans cet emploi du temps bien trop chargé et bien trop souvent chaotique, les moments en couple se font bien trop rares.

La première fois

La première année de vie de notre fille a été un véritable bouleversement pour moi. Je me suis déjà largement épanchée à ce sujet, notamment ici et . J’ai mis du temps à trouver le nouvel équilibre entre la mère, la femme et l’épouse en moi. D’ailleurs, comme je vous l’ai raconté à l’époque, j’ai réalisé que notre couple a traversé une crise au sens étymologique du terme, au sens de décider, faire un choix.

Notre choix de faire un enfant a bousculé notre équilibre en duo et nous avons eu besoin de temps pour nous retrouver, nous, le couple d’amoureux. ChérieChou a pris une telle place dans notre vie que le couple parental a évincé tout le reste, pendant bien longtemps.

Mais nous nous sommes laissés du temps, et nous avons avancé à notre rythme, lentement, sans culpabiliser. J’ai réussi à me recentrer d’abord sur moi, avant d’être capable de m’épanouir à nouveau pleinement au sein de mon couple. Même si cela paraît laborieux, décrit comme ça, c’est un processus qui s’est fait naturellement, au fil de l’eau. Et puis, bon, avec ma ChérieChou de compèt, j’étais bien occupée à apprendre à devenir mère, aussi !

Et puis un beau jour, on a réalisé qu’on était bien, tous les trois. Et même tellement bien, qu’on avait envie de partager notre bonheur et de repartir pour un tour.

Quitte ou double

Par contre, on n’est pas parti la fleur au fusil, comme la dernière fois ! Enfin, Mister F. était bien motivé, lui, mais moi, cette première année de maternité m’avait montré mes limites, et j’ai préféré prendre quelques précautions préalables. J’ai expliqué à Mister F. que je serai prête à revivre tout cela lorsque j’aurai fait le plein de bonheur et d’énergie en famille, avec une bonne dose d’insouciance et de farniente : s’il était prêt à m’offrir ça, alors moi j’étais prête à remettre mon corps en colocation pour neuf mois et à traîner ma carcasse fatiguée pendant une bonne dizaine de mois supplémentaires derrière.

La motivation de Mister F. étant à son comble, il a réalisé mon vœu : nous sommes partis pendant trois longues semaines nous refaire une santé sous le soleil des Caraïbes. Ce voyage a été une véritable coupure dans notre quotidien, un bol d’air qui nous a permis de nous retrouver pleinement, en tant que couple, tout en profitant de notre vie de famille. Pour moi, ça a été un moment décisif dans ma vie de jeune maman. J’ai pu aborder mon envie de deuxième enfant en toute sérénité.

Les premiers mois de MiniChou ont été moins difficiles à vivre pour notre couple. Nous avons pu prendre un mois de vacances à quatre, où nous vivions à notre rythme, nous occupant de notre grande fille avec bonheur et profitant des bonnes nuits de notre nourrisson parfait.

Par contre, avec l’arrivée de l’hiver et des premiers microbes, cette belle mécanique s’est déréglée et nous avons pris de plein fouet le symptôme « deux enfants ». Oui, tu sais, celui qui fait que tes enfants se relaient consciencieusement pour être bien sûrs que toi, tu n’as pas une seconde de repos, de jour comme de nuit ! Là, clairement, notre couple a été mis à mal.

Avec mes antécédents de dépression post partum, j’étais suivie par une psy : ces séances m’ont permis de garder la tête hors de l’eau et de comprendre mon fonctionnement personnel. J’ai pu avoir des conversations posées avec Mister F. pour trouver des solutions concrètes. Par exemple, c’était important pour moi que nous nous partagions de manière équitable la gestion des nuits compliquées, au contraire de la première fois, où c’était lui qui en avait assumé la plus grande partie. Je voulais me sentir confiante dans mon rôle de mère et sûre dans mon rôle d’épouse, et pour cela je devais savoir que j’étais capable de rassurer mon enfant la nuit et de proposer du soutien à mon mari.

Bref, nous avons mis du temps à trouver notre équilibre, et à l’aube du premier anniversaire de MiniChou, nous ajustons encore bien souvent notre comportement par rapport aux attentes de l’autre. C’est épuisant, pénible, mais vital pour notre couple, que de pouvoir avoir ces conversations précises sur la place de chacun dans toutes nos situations de stress, de fatigue et de conflit.

Il y a quelques semaines, nous avons enfin pris du temps pour nous, juste nous deux, seuls et amoureux. Nous avons confié nos filles à leurs grands-parents et nous avons profité des premiers beaux jours à Paris et dans notre maison. Cela nous a fait un bien fou, que de ne penser qu’à nous et rien qu’à nous, pendant quelques jours.

Crédit : photo personnelle

Et sous la couette ?

Bon, on t’a promis du caliente, tout de même, chère lectrice ! Alors chose promise, chose due !

Sans te dévoiler les détails de ma vie sexuelle, je peux te dire que les choses ont été très différentes, les deux fois. Après ChérieChou et suite aux douleurs dues à une infection de mes points d’épisiotomie, j’ai mis très longtemps avant d’oser refaire l’amour. Mister F. a été patient et très prévenant, attendant que je sois prête à revivre ça. Les choses ne sont pas toujours faciles avec les nuits hachées du début, un allaitement à mettre en place et un corps qui a déjà été durement sollicité par la grossesse et un accouchement parfois sportif. Nous avons mis près de 3 mois à retrouver une vie sexuelle régulière et satisfaisante pour tous les deux. Et finalement, 3 mois, ça passe vite quand on a un tout-petit à veiller jour et nuit ! Bon, et puis comme nous avions pris un peu de réserve pendant la grossesse, nous n’étions pas trop en manque.

Pour MiniChou, c’était pratiquement l’inverse ! J’étais bien moins en forme pendant la grossesse, mais je me suis remise à une vitesse incroyable de mon accouchement. Du coup, au bout de quelques semaines seulement, l’envie est revenue et nous avons pu retrouver nos marques bien plus facilement que la première fois.

Forcément, il y a toujours des périodes plus compliquées que d’autres, et quand les nuits sont agitées pour MiniChou, la fatigue se fait sentir et notre plaisir physique est la première chose qui passe à la trappe. Mais moi qui angoissais tellement à propos de ma vie sexuelle après avoir eu des enfants, je suis maintenant pleinement rassurée de voir que l’envie est toujours là et que la machine n’est pas trop rouillée de mon côté, malgré deux grossesses éprouvantes et deux accouchements.

J’ai aussi la sensation de mieux connaître mon corps et ses limites, et d’avoir appris m’écouter. Alors certes, la grossesse et l’accouchement, mais aussi les nuits hachées du début, sont des phases éprouvantes dans notre vie de femme, mais avec le recul, j’ai aussi trouvé du positif pour m’épanouir dans ma vie de couple, et notamment sous la couette !

Et toi, comment ton couple a vécu l’arrivée de votre premier enfant ? Et des suivants ? Et sous la couette, tu as vu des changements ?


Tu en as marre de courir les magasins pour les fringues des enfants ? Et ce tous les mois, vu à la vitesse à laquelle ils grandissent ? Et je ne parle pas du petit qui hurle (que ce soit le tien ou celui d’une autre, grrr) parce qu’il ne veut pas essayer ce pull-là… Et si tu recevais directement chez toi de jolis looks (du 1 mois au 14 ans !) à essayer TRAN-QUILLE-MENT. Ça va ? Tu gardes et tu payes. Ça ne va pas ? Tu renvoies gratuitement. Bref, viens vite tester Little Cigogne !

Commentaires

6   Commentaires Laisser un commentaire ?

La Comtesse Bleue (voir son site)

Merci pour cet article sincère… jusque sous la couette 😉
Je trouve assez rassurant de voir que la sexualité du couple n’est pas forcément plus compliquée ni plus en berne avec un deuxième enfant !
Je comprends assez ton envie de te sentir « capable » toi aussi d’apaiser tes enfants la nuit. Il y a des périodes ici aussi où j’ai l’impression que le comte gère mieux que moi et puis il suffit qu’on en discute pour que je me rende compte qu’il a les mêmes interrogations que moi et ça me rassure déjà. tu as déjà pu en parler avec lui ?

le 21/09/2018 à 11h47 | Répondre

Louna

Merci de ton retour ! Je suis soulagée que tu me comprennes sur ce point bien précis de se sentir « capable » : parfois les gens me répondent simplement que je devrais profiter d’avoir un mari qui se lève et c’est tout. Or moi, je ne le vis pas du tout comme ça.
Quant au fait d’en discuter avec Mister F., oui, je l’ai fait : on a mis du temps avant de réussir à se comprendre mutuellement. Je crois que ce point cristallisait beaucoup de non-dits qui, avec la fatigue et le stress, peuvent vite dégénérer. Mais on a réussi à en parler et, je l’espère, on y arrivera à nouveau dans les moments plus compliqués à venir ! 😉
Et oui, moi aussi j’ai été surprise de cette vie sexuelle plus sereine et apaisée après un 2ème enfant : je m’imaginais l’inverse, comme quoi ! Tant mieux si j’ai pu te rassurer ! 🙂

le 21/09/2018 à 15h49 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Merci pour cet article à cœur ouvert ! Tu t’en doute je me reconnais beaucoup dedans.
A la lecture, je me suis tout de même posé une question : est ce que Mister F ou ton entourage te faisait ressentir que tu était une maman pas capable ?
C’est une vrai question car personnellement je n’ai jamais mal vécu que lui se lève plus que moi (après tout il se rendort plus vite alors que moi des fois pas du tout). Après je n’ai jamais ressenti que si j’etais amenee a me lever a sa p’ace, cela se passait moins bien.
Mais je pense que l’entourage et les remarques qui vont avec sont souvent la source du problème !

le 21/09/2018 à 16h49 | Répondre

Louna

Mon entourage, je ne crois pas, même si je suis sans cesse dans l’idée de ne pas être à la hauteur, globalement, dans tout ce que je fais.
Quant à Mister F., je crois que c’était pour lui une manière de me protéger, suite à ma dépression post partum. Même si cela a fini par dériver, je suis persuadée que ce n’était pas du tout conscient de sa part.
Et c’est une remarque très juste, en effet !

le 25/09/2018 à 13h39 | Répondre

Louna

Pour l’entourage, je ne crois pas, même si j’ai toujours l’impression de ne pas être à la hauteur, quelque soit le domaine.
Quant à Mister F., je crois que c’était sa manière à lui de me protéger suite à ma dépression post partum. Et même si cela a dérivé, je sais que ce n’était pas conscient de sa part.
Et c’est une très bonne remarque, en effet !

le 25/09/2018 à 13h42 | Répondre

Madame Vélo

C’est pas chercheuse que tu aurais dû faire, c’est écrivaine ! Tu arrives tellement bien à mettre des mots sur des émotions et à décrypter les rouages qui se jouent en toi 🙂
Je ne savais pas que votre voyage aux Caraïbes était en fait un prémisse à l’arrivée de MiniChou !
Et merci pour ton point de vue concernant les nuits et ton besoin de te sentir « capable ». J’étais loin d’imaginer que ce ressentit pouvait exister. Mais maintenant que j’y pense j’ai l’impression que c’est peut-être ce qu’à dû ressentir parfois Monsieur Solex…
Enfin je te rejoins sur le fait que grossesse + accouchement nous aident à mieux connaître notre corps, et que cela peut devenir un atout pour notre vie sexuelle.

le 25/09/2018 à 10h11 | Répondre

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