Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Le point couple de Madame Vélo : un beau fleuve pas tranquille


Publié le 10 août 2018 par Madame Vélo

Cet été, ça va être caliente ! Les chroniqueuses brisent les tabous. Régulièrement, elles viendront lever le voile sur leur couple. De la sexualité à leur vie de famille, en passant par l’équilibre parfois difficile, elles te raconteront tout.
Aujourd’hui, c’est au tour de Madame Vélo de prendre la parole !

A nos débuts, nous étions plutôt un couple fusionnel avec Mr Solex. Ce qui, rétrospectivement, est assez étonnant, quand on sait que je suis peu câline et que je ne recherche pas particulièrement les contacts physiques. Nous avons vécu une très belle période de passion et j’en garde de beaux souvenirs. Cependant, nous avions bien conscience que la passion est l’apanage des débuts d’une relation amoureuse et que celle-ci était amenée à évoluer.

Six ans ont passé, nous nous sommes mariés. Et lors de notre voyage de noce nous avons pris la décision de nous rapprocher géographiquement (cela faisait deux ans que l’on vivait à 600 km l’un de l’autre). Lorsque nous avons déménagé, j’étais déjà enceinte de Crapouillou depuis 3 mois. Et là, pendant les six mois précédent la naissance, nous étions inséparables. Comme un besoin d’être tout le temps ensemble, de ne pas louper une seule seconde, de rattraper ces deux années d’éloignement.

Crédit photo : creative communs – Leah Kelley

Passer de deux à trois, puis quatre

Evidemment, la naissance de Crapouillou a remis les choses en perspectives. Il y avait un petit être en plus dans la maison, qui accaparait énormément ses parents, et particulièrement sa maman. Un bébé pas tout à fait BABI mais presque. Sans parler de la claque que je me suis prise en pleine face, cet amour inconditionnel, cet attachement si particulier à un enfant que je connaissais à la fois si peu et si bien. Mon fils me prenait tout mon capital « câlin » et « contact physique », et il ne restait presque plus rien pour mon mari. Alors, entre le dévouement à ce bébé, l’épisiotomie, l’allaitement, le manque de sommeil, j’ai mis un peu moins de trois mois avant d’accepter de refaire l’amour. Et j’ai vécu cette reprise comme une véritable première fois. Et en plus, j’ai eu mal.

Il a fallu attendre les huit mois de Crapouillou pour que je retrouve une libido correcte et pour que les rapports ne me soient plus désagréables. Ce n’est sans doute pas un hasard : Crapouillou a (enfin !) fait ses nuits à huit mois, je ne l’allaitais plus que le matin et le soir, et c’est à peu près à ce moment-là que j’ai eu mon retour de couche.

Mr Solex a été formidable, d’une patience et d’une compréhension exemplaire, même si je sais que ça n’a pas été facile pour lui.

Aux neuf mois de Crapouillou, nous avons confié notre bébé à ses grands-parents et nous avons passé 48h en amoureux. C’était juste deux jours et une nuit, mais c’était salutaire. Nous nous sentions comme des adolescents qui se (re)découvrent, nous avons retrouvé pour quelques heures l’insouciance de nos premières années ensemble.

Puis je suis tombée enceinte pour la deuxième fois. Un peu plus vite que prévu. Nous avons un peu paniqué : nous commencions tout juste à nous retrouver, à trouver un équilibre familiale, qui était encore relativement instable.

Nous avons eu tout le temps de cette deuxième grossesse pour peaufiner cet équilibre familiale, et surtout pour voler, de temps en temps, des instants en amoureux. Sur le plan sexuel, à part un regain de libido vers 4 mois de grossesse, j’ai malgré moi imposé une nouvelle période difficile pour Mr Solex. Je le rassurais, en lui disant que cette fois on savait que c’était temporaire, que ça reviendrait un jour. Nous avons ainsi surfé sur des vagues de hauts et de bas, moralement et physiquement.

Après la naissance de P’tit Matelot, nous avons attendu presque trois mois aussi pour se retrouver sous la couette. La faute, encore, à l’épuisement, l’allaitement, la déchirure. Au bébé qui dormait encore dans notre chambre aussi.

Toucher le fond et remonter à la surface

S’en est suivi une période extrêmement difficile pour nous tous : mon congé parental. J’étais heureuse d’être présente pour mes enfants, de leur offrir ma disponibilité. Mais plus le temps passait, plus je sombrais dans une sorte de burn out maternel. L’épuisement physique, le manque chronique de sommeil, la jalousie de Crapouillou et ses multiples crises quotidiennes (terrible two bonjour !), l’attention que demandait P’tit Matelot… la gestion de la maison, des repas, du linge… Même si Mr Solex m’aidait du mieux qu’il pouvait, je n’avais plus du tout de temps libre pour moi. Rien, nada. Donc forcément, plus de temps pour mon couple.

Le pire c’est qu’on en avait pleinement conscience. Et, encore une fois, même si c’était dur, on a affronté ça ensemble et on a pris notre mal en patience. Nous savions qu’avec deux enfants rapprochés, la première année du bébé serait très compliquée.

Aux sept mois de P’tit Matelot j’ai repris le travail. Et même si la transition n’a pas été facile, cela a été une grande bouffée d’oxygène pour toute la famille. J’ai quitté la maison l’esprit tranquille : P’tit Matelot était suffisamment grand maintenant pour se passer de moi en journée (je milite pour un congé maternité jusqu’aux six mois de l’enfant !), et Crapouillou avait clairement besoin de contact avec d’autres enfants (même s’il allait deux matinées par jour à la halte-garderie). Moi-même, ça m’a fait un bien fou de faire autre chose, de rencontrer d’autres personnes, de sortir de mon contexte maman-femme. J’avais enfin du temps pour moi ! (Même si ce temps était passé à travailler ou à conduire !).

Comme j’étais mieux dans ma tête, on a pu, petit à petit, reconstruire un équilibre de couple. Celui-là va de pair avec l’équilibre familial, qui se stabilise quand le bébé grandit. P’tit Matelot a arrêté de téter la nuit, Crapouillou a fortement diminué ses crises et a surmonté sa peur du noir qui le réveillait en pleine nuit, nous avons enfin pu nous reposer un peu.

Et surtout, le fait de travailler, nous avions des modes de garde pour les enfants. Ce qui veut dire qu’on pouvait poser des jours de congé et les passer tous les deux, sans gnomes dans nos pattes à nous casser les oreilles (oui parce que nos enfants font beaucoup de bruit !).

Aujourd’hui, nous avons trouvé un nouvel équilibre de couple. Il n’est pas parfait, bien sûr, mais tout ça se fait, se défait et se refait avec le temps. Un équilibre, c’est toujours instable, et ça demande des efforts constants pour le maintenir ou en trouver un nouveau. Bien sûr, on est loin de ce qu’on était à nos débuts. Mais entre-temps, dix ans ont passé, nous avons aussi grandi, mûrit, changé, acquis de nouvelles compétences, de nouvelles assurances, individuellement, ce qui fait évoluer aussi la relation de couple.

Et du côté intime alors ?

Après la naissance de P’tit Matelot j’ai eu des douleurs lors de nos rapports. Celles de la déchirure se sont vites estompées, mais j’avais mal en profondeur. Cette douleur sourde m’empêchait de prendre du plaisir. Après de longs mois je suis allée voir un gynécologue, qui a pris mon cas au sérieux mais n’a pas trouvé d’explications précise. Il m’a dit que c’était peut-être dû à mon utérus qui était devenu trop mobile suite à mes deux grossesses (les ligaments seraient trop distendus). Ce qui expliquerait aussi la pose ratée de mon DIU (un jour je te raconterais ça aussi). Et puis, un an et huit jours après la naissance de P’tit Matelot j’ai eu mon retour de couche, et les douleurs ont quasiment disparues. Elles reviennent de temps en temps, selon la position, mais elles ne m’empêchent plus d’avoir du plaisir.

Crédit photo : creative communs – picjumbo

Honnêtement, je comprends les couples qui battent de l’aile après l’arrivée d’un enfant. J’ai beaucoup de peine pour toutes ces familles déchirées et la souffrance que cela induit pour tous les membres de la famille. Et j’aimerais qu’en plus des cours à l’accouchement il y ait des cours à la parentalité et une information honnête et claire sur le chamboulement qu’induit l’arrivée d’un enfant dans un couple. Nous avons tous le droit d’avoir des hauts et des bas, nous avons tous le droit de savoir qu’il faut du temps pour se retrouver, nous avons tous le droit de bénéficier d’un accompagnement quand ça devient trop dur et qu’on ne voit pas la fin du tunnel. Mais aujourd’hui les couples se retrouvent seuls face à tout ça et ça me désole.

Je suis infiniment reconnaissante à mon mari qui a su m’épauler, me comprendre, patienter, me bousculer parfois aussi. Reconnaissante aussi à la préparation au mariage que nous avons reçue, qui mine de rien a préparé notre couple aux épreuves de la vie, et nous a rappelé que le bonheur du couple est la base du bonheur familial.

 

Et toi, comment as-tu vécu des hauts et ces bas dans ton couple ? Arrivez-vous à prendre du temps pour deux ? Avez-vous connu des difficultés pour vous retrouver sur le plan intime ?

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !


Porte le bracelet Ava chaque nuit et obtiens sans effort des informations sur ton cycle, ta fertilité, ta grossesse et ta santé. Alors, pour mettre toutes les chances de ton côté pour avoir un petit bébé, je te propose 10% de réduction sur le bracelet Ava avec le code : DansMaTribuXAva ! Commande-le dès maintenant par ici !

 

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !

Commentaires

15   Commentaires Laisser un commentaire ?

fantomette

merci pour ton article!!! Merci pour ton honnêté! Oui, l’arrivée d’un enfant est un bonheur immense mais c’est aussi une sacrée épreuve pour le couple, aussi solide soit-il avant la naissance du bébé! …et tu as raison, de ça, on n’en parle pas assez!!! Je me reconnais beaucoup dans ton récit et ça fait du bien! Merci pour cette déculpabilisation!

le 10/08/2018 à 09h12 | Répondre

Rigel

Je suis tellement d’accord avec toi lorsque tu écris que l’on devrait avoir des cours de préparation à la parentalité. Je trouve que l’on occulte souvent les difficultés que beaucoup de couples rencontrent en focalisant sur le mignon petit bébé qui vient d’arriver. Ici aussi la préparation au mariage nous a bien aidé en insistant sur l’aspect normal d’une relation de couple avec des hauts et des bas et la nécessité de ne pas baisser les bras dans les périodes les plus difficiles.

le 10/08/2018 à 09h44 | Répondre

Doupiou

Complètement d’accord ! La préparation avec la sage-femme s’appelle « préparation à l’accouchement et la parentalité » mais à part te dire qu’il faut prendre le temps nécessaire avant la reprise d’une activité sexuelle je trouve les conseils très sommaires !
C’est surtout axé sur la sexualité post-accouchement au sens physique mais rien sur l’aspect psychologique / couple.
Pourtant on sait que physiquement ça peut très bien se passer, le manque de sommeil, la fatigue, le questionnement autour du bébé peuvent occuper une grande partie dans la vie de couple

le 10/08/2018 à 10h18 | Répondre

Virg

+1 pour les cours de préparation à la parentalité. On parte de fatigue, de mauvaise humeur (effet kisscool), de libido en berne, des difficultés de l’allaitement mais je n’ai par ex jamais entendu parler de l’utérus cicatriciel qui t’interdit tout rapport après une césarienne avant bien 3 mois (mon cas, merci la sage-femme !) Et de ton cas non plus. Pourtant, ça me paraît hyper important. Je n’ai pas tardé comme toi à demander des explications parce que nous avons vraiment eu peur face à l’intensité de la douleur mais tu en aurais entendu parler, peut-être que tu l’aurais mieux pris ? Je trouve que l’on insiste pas assez non plus sur les cours de maîtrise du périné. D’ailleurs, je ne me souviens pas avoir lu quoi que ce soit à ce sujet sur DMT alors que ce blog aborde de nombreux sujets. Pourtant, ces cours ont une importance majeure au regard des conséquences possibles d’un accouchement voie basse, on parle quand même de nanas qui doivent porter des couches parce qu’elles n’arrivent plus à se retenir quand elle rit (ce n’est pas un mythe du tout, j’en connais) ou de descente d’organe !

le 10/08/2018 à 10h19 | Répondre

Doupiou

Peux-tu m’en dire plus sur cette histoire d’interdiction des rapports sexuels 3 mois après une césarienne ?
L’utérus cicatriciel n’est problématique que s’il y a une grossesse rapprochée de la première césarienne : les contractions répétées peuvent faire déchirer la cicatrice.

le 10/08/2018 à 11h42 | Répondre

elodie

Je pense que Virg parlait de son propre cas, il n’y a pas d’interdiction, pour la reprise de la sexualité post-partum que ça soit voie basse ou césarienne c’est quand les deux partenaires sont prêts (dans leur corps et dans leur tête) et en ont envie, mais il n’y a pas de date « médicalement » fixée 😉
Merci pour cet article très authentique.
Personnellement, je consacre 1h30 de séance de préparation à la naissance, au retour à la maison, au post-partum et à la vie avec un bébé/enfant les 3 premières années et tous les thèmes sont abordés.(sexualité, organisation, fatigue, disputes..) Certains couples trouvent ça affolant et ne veulent pas en savoir autant, d’autres n’écoutent que d’une oreille mais reviennent quelques mois après quand ils sont en plein tourbillon pour en reparler etc et j’ai plein de collègues qui le font aussi.
Il ne faut pas hésiter lors de l’entretien prénatal à mentionner ce que vous souhaitez aborder en cours de préparation à l’accouchement chaque couple est différent et a des besoins différents.

Une chose est certaine l’arrivée d’un enfant est un ENORME chamboulement au début c’est difficile pour tout le monde, et l’homme et la femme ne ressentent pas forcément pareil ce chamboulement, et souvent la tête dans le guidon on oublie de communiquer.

courage à toutes les super mamans!

le 11/08/2018 à 03h22 | Répondre

Virg

@elodie : je confirme, je parle de mon cas. Toutefois, si ça m’est arrivée, ça peut arriver à d’autres. Or, lorsque j’ai su que ce serait césarienne obligée, on ne m’a parlé que de la cicatrice, l’aspect sexuel était considéré comme négligeable puisque sans conséquence. D’où ma surprise et mon inquiétude. J’aurais aimé être prévenue que ce ne serait pas si simple que cela.

le 13/08/2018 à 10h22 | Répondre

Melinda

+1 pour les infos sur le périnée. J’ai eu la désagréable surprise de faire un cystocele (descente de la vessie) après ma première grossesse. Je n’ai pas osé recommencer la course à pied dans l’annee qui a suivi. Étant de nouveau enceinte, je suis en train de lire 2 livres de Bernadette de Gasquet pour savoir comment prendre soin de mon périnée. Ma sage femme et ma kiné m’ont appris des techniques de prévention, mais il y a tellement plus à faire ! Un article serait top !

le 10/08/2018 à 13h10 | Répondre

Virg

@Doupiou : alors d’après ce que j’ai compris, l’utérus en cours de cicatrisation ne renvoie pas forcément de bonnes sensations au niveau de son col, donc lors d’un rapport, tu as beau être « motivée » tu vires vite fait ton conjoint du lieu, si tu vois ce que je veux dire. Du coup, la sage-femme m’avait fourni un lubrifiant spécial, désolée je n’ai plus le nom, qui aide à la cicatrisation. Vraiment, comme tu ne t’y attends pas, c’est une très mauvaise surprise.
Après, j’ai eu des soucis de contraception qui n’ont pas aidés du tout, puisqu’ils ont contribué à l’inflammation : en attendant l’autorisation de la pose du stérilet (3 ou 4 mois après césarienne), j’ai essayé deux pilules, dont celle que j’ai pris pendant des années avant bébé. Le massacre, mes règles ne se sont arrêtées que le jour où j’ai stoppé toutes contraception. J’ai donc eu mes règles (et les migraines avec, youpiii) pendant deux mois et demi. A partir de là, couplé au cours sur le périnée qui m’ont permis de comprendre quel muscle servait à quoi là-dedans, donc à me détendre, ça a été mieux à force d’essayer. je te laisse imaginer le côté sympa de la chose « chéri, tu veux bien me prêter ton jouet ? Je voudrais faire un essai, mais je te préviens j’ai mal »…..

le 11/08/2018 à 10h39 | Répondre

Doupiou

C’est fou je n’ai jamais entendu parler de ça ! J’ai pourtant eu 2 césarienne et ai repris une activité sexuelle sans problèmes environ 3 semaines après mes accouchements…

le 11/08/2018 à 13h31 | Répondre

Virg

@doupiou : J’ai envie de te dire tant mieux ! Mais je confirme que je n’avais entendu que du bien sur la césarienne de ce point de vue … après, l’inflammation due à mes ratés de pillule a peut-être empiré le phénomène. La sage femme m’avait dit que ça n’arrangeait clairement pas la situation

le 11/08/2018 à 22h55 |

Virg

@melinda : ouch ! tu n’as pas eu de chance mais, oui, ça a une vraie utilité quel que soit le problème. Avant bébé, j’étais ce qu’on appelle une pisseuse, donc impossible d’envisager un long trajet en voiture sans planifier une pause pipi ou alors en évitant de boire quoi que ce soit avant, pas de nuit sans réveil si soupe le soir, etc. Avec ces cours, j’ai tout simplement appris à découvrir les muscles nécessaires à la maîtrise de ma vessie, et depuis je revis ! Cela peut sembler idiot mais pour moi c’est énorme. Cela touche à plein de sujets et je suis d’accord avec toi, il y a tellement plus derrière ce sujet !

le 11/08/2018 à 10h53 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Je me retrouve dans beaucoup d’aspects de ton témoignage. Je trouve que le congé parental est à la fois super pour profiter de la petite enfance de ses enfants et en même temps une mise à l’épreuve pour le couple, aussi parce qu’il rend le quotidien, les journées, si différentes pour les deux soudainement ! Alors que lorsque les deux travaillent, on a à peu près le même emploi du temps…

le 10/08/2018 à 10h22 | Répondre

Nala

Merci pour cette chronique tout en sincérité Mme Vélo 🙂
J’aurais pu l’écrire de A à Z tellement je suis d’accord avec l’ensemble de tes propos !

J’entame mon 4e mois de grossesse et ma libido revient petit à petit, mais Chéri a rongé son frein depuis le début de la grossesse. Lui aussi est d’une patience d’ange et d’une comprehension à toute épreuve.
C’est son premier enfant (le 3e me concernant) et je l’ai déjà prévenu que les premiers mois après la naissance seraient également compliqués à gérer sexuellement parlant… Nous en parlons beaucoup en amont mais j’ignore s’il est réellement prêt et s’il réalise vraiment tous les chamboulements dans notre couple qu’impliquera l’arrivée de notre mininous.

Avec cette troisième grossesse, j’aurai droit à un congé maternité de 28 semaines – sans compter les CP que je pourrai cumuler ensuite. Je trouve ça important, cela me permettra de reprendre le chemin du bureau aux 7 ou 8 mois de mon bébé 🙂 Et puis ces mois à la maison m’aideront également à passer plus de temps avec mes deux aînées.

Je te rejoins entièrement sur la prévention en amont concernant des conseils à donner aux futurs parents sur ce qui les attend après la naissance. Certes l’arrivée d’un bébé est un bonheur incommensurable, mais aussi (et surtout, pour certains couples) une remise en question sur l’avenir de son couple. On grandit, on s’épanouit, on vit et on avance à 3 (ou plus) désormais mais un couple reste avant tout 2 personnes. C’est parfois très compliqué de se recentrer sur la bulle que nous formions avant avec son conjoint, mais tout aussi important de s’octroyer des petits moments à 2 de nouveau sans culpabilité vis-à-vis de son nouveau-né…

Ta dernière phrase sonne tellement juste : « la base du couple est la base du bonheur familial » <3 <3 <3
Cette vérité devrait être affichée dans toutes les maternités et tous les cabinets de sage-femme/gynéco 😉

le 10/08/2018 à 11h24 | Répondre

Lumi (voir son site)

Merci pour cet article si sincère et si honnête ! C’est sûr que l’arrivée d’un enfant est la source d’un gros bouleversement dans le couple, mais tu montres qu’avec de la patience et beaucoup de communication on en ressort plus fort.

le 10/08/2018 à 21h55 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?