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Mon suivi de grossesse : par qui ? comment ?


Publié le 30 juillet 2015 par Madame l'Abeille

Aujourd’hui, j’ai choisi de te raconter comment j’ai choisi le professionnel qui a suivi ma grossesse, et mon ressenti sur ce suivi. Parce que si tu envisages d’avoir des enfants, ou que tu es passée par là, la question se posera ou s’est posée. Et autant que le suivi de grossesse et l’accompagnement après l’accouchement soient des moments utiles et sympathiques !

Stethoscope

Crédits photo (creative commons) : Dr.Farouk

Qui fait quoi ?

Quand je suis tombée enceinte, je savais que trois professionnels pouvaient suivre la grossesse :

  • le gynécologue-obstétricien, pour les grossesses « à risque », ou si tu as une maladie chronique qui nécessite un suivi obstétrical plus rapproché. En ville et parfois à l’hôpital, il fait aussi le suivi des grossesses « normales ».
  • la sage-femme, pour les grossesses « normales ». Elle travaille en ville ou à l’hôpital. Elle gère aussi la préparation à la naissance, les suites de couche, la rééducation. Elle peut aussi faire le suivi gynécologique classique et plein d’autres activités autour de la maternité.
  • le médecin généraliste, pour les grossesses « normales ». Ils sont nombreux à faire le suivi gynécologique de leurs patientes. Pas seulement le renouvellement de pilule, mais aussi les frottis, poses d’implant et de stérilet, et suivis de grossesse. Il est souvent le premier qu’on consulte lorsqu’il y a un problème, surtout en début de grossesse.

Dans tous les cas, les dernières visites (à partir du septième mois environ) se font dans l’établissement où tu as choisi d’accoucher.

Comment ai-je choisi ?

Je suis moi-même jeune médecin, et de nature pas inquiète. C’est pourquoi ça m’intéressait d’avoir une autre approche que purement médicale.

Si j’avais eu une relation de confiance avec mon médecin généraliste et qu’il acceptait de suivre les grossesses, c’est une option qui m’aurait tentée. Il aurait pu suivre le bébé par la suite. Sauf que mon médecin généraliste est loin, dans ma région d’origine. Aujourd’hui, je n’ai pas de problème de santé et je ne vais pas chez le médecin : je m’auto-soigne… hum hum, l’adage dit que les cordonniers sont les plus mal chaussés.

En début de grossesse, j’ai vu une gynécologue libérale, et j’ai trouvé sa consultation assez froide. Elle m’a remis le consentement pour le dépistage de la trisomie 21 sans me l’expliquer, comme si c’était évident qu’il fallait le faire. Bon, d’accord, elle savait que je connaissais les tenants et les aboutissants de cette prise de sang. N’empêche, j’y allais en tant que patiente, et pas en tant que médecin. Normalement, ce dépistage nécessite au préalable un minimum d’informations, pour choisir de le faire ou pas, en connaissance de cause.

Bref, je n’ai pas été emballée, et ça tombait bien : je déménageais à la fin du premier trimestre de grossesse, il fallait donc que je choisisse quelqu’un d’autre.

J’ai contacté le cabinet de sages-femmes libérales le plus proche de mon nouveau domicile. Je pensais qu’une sage-femme pouvait m’apporter une vision assez globale de la maternité, avec un côté humain que j’apprécie. Pendant mes études, j’ai côtoyé des sages-femmes adorables qui m’ont sensibilisée aux techniques d’accouchement « naturel ». Et puis, ça m’arrangeait bien que ce soit la même personne qui fasse tout : suivi, préparation, rééducation.

Avant l’accouchement

Au premier rendez-vous chez la sage-femme, je découvre un cabinet très cosy, avec de la couleur, des coussins, de jolies photos. On dirait une salle de jeu ! Ça peut paraître futile, n’empêche, on s’y sent bien !

Les rendez-vous mensuels se passent bien et sont assez rapides. Je sais ce qui va s’y passer et je n’ai en général pas de question : pesée, prise de tension artérielle, mesure de la hauteur utérine, bruits du cœur fœtal au doppler. Elle ne vérifie le col par un toucher vaginal que deux fois en tout et pour tout, parce que je vais faire d’assez longs trajets en voiture.

Parallèlement, c’est une jeune obstétricienne sympathique, de l’hôpital où je vais accoucher, qui réalise les trois échographies obligatoires et les deux dernières consultations mensuelles avant l’accouchement.

C’est au troisième trimestre, avec la préparation à la naissance, que mon choix prend tout son sens : ma sage-femme fait une préparation personnelle et s’adapte donc à mes connaissances et à mes attentes.

Elle est assez pro-accouchement physiologique et moi aussi. Je souhaite faire la majorité du travail à la maison, pouvoir déambuler et gérer la douleur chez moi, plutôt que dans un lit à la maternité. Elle me conseille bien sur le moment adéquat pour aller à la maternité, sur les techniques de gestion de la douleur. On discute des avantages et inconvénients de la péridurale, des petites « missions » que l’on peut donner au conjoint pour aider et pour qu’il se sente utile, etc. Et le jour où les contractions commencent, je l’appelle pour avoir ses conseils.

Un peu avant le terme, je vais aussi visiter la maternité. Suite à la visite, j’assiste à une réunion de groupe et là, je comprends pourquoi ma sage-femme m’a dit : « Je préfère faire une préparation individuelle, parce que lorsque je faisais la préparation en groupe, c’était difficile de jongler entre celle qui voulait une césarienne sous anesthésie générale et celle qui voulait accoucher dans l’eau. »

Disons qu’on aurait pu résumer en quinze minutes les informations données par la sage-femme de la maternité en une heure et demi de réunion. Le reste du temps est utilisé pour répondre aux questions de futures mamans parfois très inquiètes. Je suis contente que ces femmes puissent être rassurées, mais j’ai la confirmation que les réunions de groupe, ce n’est pas pour moi ! Mais j’imagine qu’en petit groupe, il peut se former une certaine dynamique et des échanges sympathiques.

Après l’accouchement

J’ai un accouchement vraiment idéal. Mais je te raconterai ça dans un prochain article. Je sors deux jours après avoir accouché, cela encore grâce à ma sage-femme libérale. Sais-tu qu’il existe une possibilité de sortie précoce à vingt-quatre ou quarante-huit heures ? À condition d’avoir une sage-femme libérale qui prenne le relais et qu’elle soit en lien avec la maternité pour que ton dossier puisse être « validé » en amont. Cette sortie précoce est possible s’il n’y a pas eu de problèmes obstétricaux et que le nouveau-né n’a pas besoin de soins particuliers.

Bref, au bout de deux jours, j’ai bien envie de sortir. Même si le personnel est très gentil, il y a autant de conseils que de personnes qui passent dans ma chambre !

Ma sage-femme passe à domicile le lendemain de la sortie, et chaque jour les premiers jours. Elle m’aide beaucoup pour l’allaitement, qui n’est pas évident au début, elle pèse mon bébé, et surtout, elle prend du temps pour m’écouter et répondre à mes questions.

À ce moment-là, je me sens assez vulnérable, avec la fatigue, l’allaitement compliqué, l’émotion, le bébé parfois inconsolable. Même en étant préparée, j’ai trouvé ces premiers jours vraiment difficiles, pas toi ? Je préférais vivre ça à la maison, épaulée par mon mari et la sage-femme, plutôt qu’à l’hôpital. Mais je comprends qu’au contraire, on puisse se sentir plus en sécurité à la maternité.

Ah, et aussi, les conseils de la sage-femme font argument d’autorité face aux conseils de mes proches (« Tu devrais le laisser pleurer », « Tu l’allaites dans une position bizarre », etc.). Elle fait aussi des cours de portage en écharpe et de massage du bébé. Bref, c’est tout ce côté humain que j’attendais d’une sage-femme !

Voilà, c’est mon expérience personnelle. Je pense qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais choix, il dépend de tes attentes, et de la façon d’être et de faire du professionnel. L’important à mon avis, c’est d’être en confiance avec le professionnel qui te suit.

Et toi, qui as-tu choisi, pourquoi, et quel a été ton ressenti ? N’hésite pas à faire part de ton expérience dans les commentaires ! Je te souhaite un bon suivi de grossesse !

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Commentaires

24   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Fleur (voir son site)

Je te remercie pour cet article car bien que n’étant pas enceinte (et même si ce n’est pour le moment pas à l’ordre du jour), la possibilité d’avoir quelqu’un qui te suive tout au long est celle qui me parle le plus.

le 30/07/2015 à 08h35 | Répondre

Madame l'Abeille

contente que ça puisse t’être utile un jour!

le 30/07/2015 à 20h06 | Répondre

Madame B

C’est vrai que lorsqu’on choisi la personne qui va nous suivre, cela va avoir un gros impact sur la grossesse, voire sur l’accouchement. J’ai été ‘médicalement’ suivi à la clinique mais j’ai choisi de faire la préparation avec une sage-femme libérale et grand bien m’en a pris! J’ai beaucoup appris avec elle, et le suivi est beaucoup plus chaleureux et personnalisé.J’ai aussi apprécié d’avoir un autre ‘son de cloche’ qu’à la clinique, notamment au sujet des positions d’accouchement. Pour ce qui est de la sortie précoce, la sage-femme m’en avait aussi parlé mais plutôt en me mettant en garde, apparemment il y’a quelques complications telles que la jaunisse qui peuvent apparaitre vers le 3 ou 4eme jour de vie du bébé et qui ne sont pas faciles a gérer quand on est, comme tu le dis fatigué et vulnérable. Et puis personnellement, il m’a bien fallu les 3 jours pour ( commencer à) me sentir capable de gérer ce nouveau petit bébé.

le 30/07/2015 à 08h40 | Répondre

Flora

Merci pour ton témoignage, ce que tu racontes c’est ça que je voudrais pour ma grossesse hypothétique 🙂 J’ai envie d’entourer ma grossesse de douceur et d’humanité, de quelqu’un qui prenne son temps et d’être accompagné du début à la fin 😉 Je n’aime pas les hôpitaux en plus alors le retour anticipé ça me parle!

le 30/07/2015 à 08h54 | Répondre

Étoile (voir son site)

Article très intéressant 🙂 Je confirme tes dires sur la préparation à l’accouchement en groupe. Je l’ai faite à la PMI qui est à côté de chez moi, et j’ai moyennement apprécié. Il y a trop de situations différentes pour bien répondre aux attentes de chacune… Disons que c’est pas mal pour une femme enceinte sans problème et qui ne se pose pas trop de questions ! Pour ma part, j’ai complété la préparation en lisant pas mal de livres. C’est peut-être pour cela que je n’ai pas trouvé la préparation incroyable. J’en avais déjà beaucoup lu avant d’arriver !

le 30/07/2015 à 09h34 | Répondre

Madame l'Abeille

Oui, je pense que c’est lorsqu’on est déjà bien renseignée qu’une prépa en groupe n’apporte pas forcément beaucoup.

le 30/07/2015 à 20h03 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Je suis contente de trouver un article comme le tiens… Je suis en train de terminer mon premier trimestre de grossesse. Comme toi, j’ai eu mon premier rendez-vous chez mon gynécologue. Je me suis sentie écoutée, conseillée, rassurée, etc. Bref, elle ne serait pas si loin de chez moi et serait équipée du matériel pour me suivre, j’aurais continué chez elle. J’ai finalement comme toi, choisi une sage femme libérale à côté de chez moi. Je l’ai choisi car elle fait aussi le suivi des grossesses pathologiques à domicile, même si ce n’est pas mon cas (on croise les doigts), je trouvais ça rassurant de pouvoir rester avec la même personne. J’aime beaucoup ces entretiens, plus longs, plus humains où on parle beaucoup. J’aime son cabinet rose avec plein de coussins! Par contre, j’avoue avoir été pour le moment assez déroutée par le côté peu médicalisé (pas de vérification du col, etc.), ça me rassurait bien chez ma gynéco même si j’avoue que c’est agréable de ne pas se faire tripoter ^^
Par contre, ce que tu dis sur la préparation à l’accouchement me fait voir les choses sous un nouvel angle! Je pensais le faire en maternité mais finalement, je me dis que c’est peut-être pas plus mal de le faire avec elle en groupe de 3 maximum! Je vais y réfléchir un peu plus 🙂
Merci de m’avoir conforté dans mon choix pour la suite de ma grossesse!

le 30/07/2015 à 10h17 | Répondre

Madame l'Abeille

De rien!
Le toucher vaginal à chaque consultation de suivi de grossesse est remis en cause, aussi par les obstétriciens. Les 2 premiers trimestres, s’il n’y a pas de problèmes particuliers, il semble que c’est inutile de le faire à chaque fois. Il pourrait être fait au début pour vérifier qu’il n’y a pas d’anomalie du col pré existante à la grossesse, puis vers le 4eme mois parfois pour vérifier qu’il n’y ait pas de béance du col avec une poche des eaux qui bombe, puis au 3ème trimestre (enfin c’est ce que j’ai appris, je crois qu’il n’y a pas vraiment de consensus).

le 30/07/2015 à 20h01 | Répondre

Madame D

Très sympa cet article ! J’aime beaucoup ton point de vue !
J’ai eu la chance d’être accompagné par un gynéco-obstétricien du 2ème au 9ème mois car il était en partenariat avec la clinique ou j’accouchais. Il m’a conseillé une sage-femme travaillant à la clinique pour les cours de préparation. Groupe de 3 primipare c’était parfait. En plus c’est elle qui m’a accouché !
Pour une prochaine grossesse, je referais tout pareil, sauf que je me trouverais une sage-femme libéral près de chez moi pour sortir plus vite de la maternité et apprendre à porter bébé en écharpe car je n’ai pas su le faire pour ma fille.

le 30/07/2015 à 10h25 | Répondre

Madame l'Abeille

C’est super que tu sois tombée sur la même sage femme le jour de ton accouchement!

le 30/07/2015 à 19h54 | Répondre

Madame D

C’etais volontaire. Je vais le raconter dans une future chronique mais ayant été déclanché, mon gyneco a fait en sorte que ce soit elle qui soit de garde.

le 31/07/2015 à 09h23 | Répondre

Madame D

Ah oui et aussi, il ne faut pas croire que parce que nous sommes suivi par un spécialiste des grossesses pathologique tout est toujours médical. Mon gynéco n’a commencé a me regarder le col que avant le départ en vacance (longue route) et encore, seulement par echographie. Il n’a commencé a touché qu’a partir du 7ème mois.
Jamais rien d’intrusif, ni de sur-médicalisé.

le 30/07/2015 à 10h28 | Répondre

Jahanara

Je me suis posé la question récemment aussi : au départ, je pensais être suivie par un gynéco de l’hopital où je vais accoucher. Sauf qu’à la 1e écho, la gynéco m’a dit qu’elle ne faisait pas de suivi à l’hopital mais juste les échos. En plus nous avons eu l’impression avec mon mari que la consultation était très rapidement expédiée, pas le temps de poser des questions ou autres, faut que ça avance !! N’ayant pas de médecin de longue date, j’ai préféré me tourner vers une sage-femme. Pour la préparation à l’accouchement, au départ je voulais la faire à l’hopital aussi, en me disant que je rencontrerais le personnel, découvrirais les lieux etc. Mais la sage-femme libérale qui me suit m’a proposé de la faire avec elle en cours individuels, qu’elle commence dès le 4e mois et non au 7e comme à l’hopital… Bref, j’ai quand même été à l’entretien du 4e mois à l’hopital car le RDV était pris, mais ça n’a pas servi à grand chose : je n’avais pas de questions particulières et du coup en 30 min c’était fini, la sage-femme n’avait pas grand chose à me dire…
On verra comment se passe la prèparation avec la sage-femme, 1e séance la semaine prochaine !

le 30/07/2015 à 10h49 | Répondre

Melimelanie

J’ai aussi eu le même ressenti que toi avec ma gynéco habituelle. Quand j’ai appris ma grossesse j’étais très inquiète à cause de mes antécédents et je n’ai pas trouvé l’oreille attentive que je voulais. J’avais besoin de quelqu’un qui comprenne mes inquiétudes et celles de mon mari. Du coup je me suis tournée vers une sage-femme libérale de ma ville qui est super!

Elle nous reçoit à deux avec mon mari. Elle adapte les cours de préparation aux caractères des futurs mariés.
Elle fait les visites à domicile en cas de grossesse pathologique. Elle est très au courant des médecines douces et des techniques pour un accouchement naturel. Enfin elle me convient à fond quoi :-).

Mais c’est vraie que c’est bien de savoir que le suivi n’est pas forcément fait en maternité ou par un gynécologue et qu’on peut choisir le professionnel avec lequel on se sent bien.

le 30/07/2015 à 11h57 | Répondre

Madame l'Abeille

aux caractères des futurs parents non? 😉 tu nous en diras plus sur ton suivi dans tes chroniques alors!

le 30/07/2015 à 19h52 | Répondre

Melimelanie

oula oui! futurs parents pas mariés! lol J’ai encore du mal a m’habituer. Je m’étais habituée à future mariée et pouf je ne le suis plus maintenant je suis dans la catégorie futurs parents mais je mets encore un peu de temps à m’y faire. Je m’y ferais à la naissance ;-p (quand il sera trop tard)

le 31/07/2015 à 12h03 | Répondre

Louna

Merci pour cet article !
J’avoue que je me pose pas mal de questions pour une deuxième grossesse.

Pour ma première grossesse, après un rendez-vous extrêmement froid et expéditif avec ma gynéco habituelle, j’ai opté pour un suivi le plus possible à l’hôpital (dès le 4ème mois). Sur le moment, cette solution était idéale pour moi : j’avais besoin de me rassurer, de me familiariser avec les lieux, avec le personnel, j’ai pu tester des méthodes douces alternatives comme l’acupuncture et la sophrologie, j’ai pu rencontrer d’autres futures mamans et sympathiser avec elles pendant nos cours de préparation à la naissance (je reste en lien avec la plupart d’entre elles, près d’un an après la naissance).
Bref, sur le papier, plutôt idyllique.

Oui mais, dans les faits, le suivi à l’hôpital par sage-femmes, ça veut dire potentiellement changer d’interlocuteur à chaque rendez-vous de suivi, ça veut dire des annulations et modifications de rdvs au dernier moment (donc j’ai dû m’arranger à de nombreuses reprises avec mon employeur). Ça veut aussi dire un suivi renforcé et très stressant quand j’ai déclaré le diabète gestationnel. Et surtout, ça veut dire plus de contact après la sortie de l’hôpital. J’ai eu la chance de tomber sur une sage-femme libérale géniale pour le suivi à la maison au retour de l’hôpital (contactée par la maternité). Comme j’ai vraiment accroché, j’ai choisi de faire la rééducation avec elle également : c’était parfait. Elle m’a même aidée à me sortir d’une mauvaise passe (mini dépression post partum) plusieurs mois plus tard.

Du coup, j’avoue que je suis un peu perdue pour la prochaine fois : recommencer à l’hôpital pour avoir la chance de vivre à nouveau cette belle expérience entourée d’amies au bidon tout rond, mais prendre le risque d’être surmédicalisée en cas de nouveau diabète gestationnel ? Ou alors rester avec ma super sage-femme et peut-être me sentir un peu isolée ?

L’autre chose qui me fait hésiter également, c’est qu’après avoir vécu un accouchement médicalisé de rêve, j’aimerais essayer d’avoir un accouchement un peu plus naturel (position physiologique, péridurale pas forcément immédiate, pouvoir être libre de mes mouvements pendant les contractions, etc….).

Bref, comme quoi, même après une grossesse et accouchement qui se sont plutôt bien passés, on se pose encore plein de questions !

le 30/07/2015 à 13h45 | Répondre

Madame l'Abeille

Louna, j’avais pensé un temps choisir une SF à l’hôpital mais option écartée pour les raisons que tu cites : pas forcément la même SF à chaque consult, devoir se pointer 1/2h avant au bureau des admissions de l’hôpital …
Peut être que ta SF libérale fait des préparations en petits groupes? auquel cas tu aurais des « copines de bidons » ;-).

le 30/07/2015 à 19h48 | Répondre

Madame l'Abeille

et sinon je ne me sentais pas vraiment « isolée » grâce à des copines qui étaient enceintes ou jeunes mamans avec qui je discutais, et aussi grâce à Dans ma tribu 😉

le 30/07/2015 à 19h51 | Répondre

Madame Irbis

On peut sortir avant 24h ou 48h ! Le délai légal en France est de 8h je crois.
Je suis sortie après 15h, en signant une décharge et avec la SF qui avait fait mon suivi – qui m’avait accouché – qui venait tous les jours à domicile. J’ai vraiment apprécié d’être chez moi !
Pour le suivi, j’ai fait avec une SF libérale donc, qui accouchait aussi. J’ai vraiment bien aimé, pas trop médical, assez ouvert à la discussion et à mes questions. Et surtout un seul interlocuteur !
Pour le deuz’, je ne sais pas quoi faire. Pour diverses raisons, je n’ai pas envie de repartir avec cette SF et accoucher dans cette maternité. Je ferai surement un suivi plus classique avec un gynéco ou une SF de la maternité où j’accoucherai. J’ai envie d’aller au plus simple !

le 30/07/2015 à 14h56 | Répondre

Madame l'Abeille

J’ai hâte de lire ton récit d’accouchement! Tu étais sûre que ça serait ta SF qui t’accoucherait? Elle avait son portable allumé 24h/24 pour ses patientes? Ce système d’avoir une sage-femme libérale qui peut quand même t’accoucher à la maternité n’existe pas partout; en tout cas ça a l’air top vu de l’extérieur.
Sinon moi j’ai trouvé que le suivi par la SF libérale c’était aller au plus simple 😉

le 30/07/2015 à 19h45 | Répondre

Madame l'Abeille

Merci pour vos retours d’expériences qui sont très intéressants! Et contente que mon témoignage puisse être utile à de futurs mamans!

le 30/07/2015 à 19h41 | Répondre

Claire (voir son site)

Mais tu as l’air d’avoir trouvé une perle de sage femme!

le 30/07/2015 à 22h54 | Répondre

La belette

Ah, le choix du suivi de grossesse !!! Personnellement, je me suis posée cette question bien avant d’être enceinte, parce que des expériences un peu difficiles avec le secteur médical m’avait quelque peu refroidie. Et ma fille s’est annoncée juste après que j’ai trouvé la solution qui me convenait.
J’ai eu la chance de trouver une sage-femme libérale effectuant la globalité du suivi, accouchement compris. Ça me correspondait parfaitement :
– j’ai accouché avec la personne m’ayant suivi et avec laquelle j’avais fait toute la préparation,
– elle est venu à la maison pour m’aider à faire un maximum de travail avant de partir à la maternité (je ne me suis jamais posé la question de quand partir),
– elle m’a aidé à aller au bout de ma volonté d’accoucher physiologiquement malgré un travail extrêmement long et difficile, sans elle j’aurais sans doute demandé une péridurale. L’avantage principal de cet accompagnement est que j’ai accoucher dans un environnement sécurisant pour moi (à la maternité) mais avec une personne de confiance, et juste avec elle. L’aide médicale se trouvant de l’autre coté de la porte (obstétricien, anesthésiste…) n’étant là qu’en cas de difficulté.
– je suis rentrée chez moi 4 heures après l’accouchement, elle m’a aidé à m’installer, et ensuite m’a accompagnée pendant 15 jours pour s’assurer que tout allait bien pour moi et ma fille
Je garde un souvenir particulièrement bon de son accompagnement, et j’espère avoir la chance de bénéficier à nouveau de son aide pour accoucher du bébé prévu pour janvier prochain. Même si peu de sage-femme pratiquent ce suivi global, ça vaut vraiment le coup de se renseigner.

le 31/07/2015 à 15h59 | Répondre

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