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Devenir des parents


Publié le 2 juin 2016 par Mlle Mora

Au commencement, il n’y avait que nous deux. Chouchou et moi, amoureux. Chouchou et moi au resto, au ciné, chez les amis, en weekend, en voyage, complètement torchés avec les copains, intolérants dans le train en entendant un bébé pleurer, ayant l’impression d’avoir déjà tout compris et de tout savoir de la vie.

Oui, nous voulions fonder une famille ensemble, et bien sûr, nous ne ferions certainement pas les mêmes erreurs que nos parents. Non, non, non, nous, on ferait bien mieux, et ce serait simple :

  • Bah oui, si ton gamin de 2 ans te réclame du coca en permanence, il suffit de lui dire non, c’est pourtant simple !
  • Et s’il veut encore dormir avec ses parents alors qu’il a 3 ans, bah dis-donc, ils se sont drôlement laissé faire !
  • Et pourquoi ils ne voient plus leurs copains, ceux-là ? Tout de même, ce n’est pas parce que tu as des enfants que tu ne dois plus voir personne !
  • Oh la la, moi, je ne laisserais jamais mon enfant me faire une crise comme ça en public !
  • Et il faut qu’ils arrêtent, les gens, de nous dire qu’on comprendra quand on aura des enfants ! Ça ne changera rien à nos vies, l’enfant, il s’adaptera à nos règles, et c’est tout !

Ignorants et naïfs, nous étions !

Un beau jour de juin, le jour de notre mariage, Chouchou et moi avons découvert que nous allions avoir un bébé. C’était l’euphorie totale ! Nous allions avoir un bébé ! À ce moment-là, nous n’avions pas encore compris que ça signifiait que nous allions devenir parents.

Devenir parents

Crédits photo (creative commons) : Harsha K R

Les neuf mois de grossesse nous ont permis de nous faire à l’idée et de préparer l’arrivée du bébé. Un nouveau monde s’ouvrait devant nous, avec tout un tas de questions que nous ne nous étions jamais posées : quels biberons, poussette, berceau… et autres joyeux choix à faire pour la première fois.

Et puis, nous nous sommes posé des questions plus existentielles sur l’arrivée de ce bébé dans nos vies : qu’est-ce qui allait changer ? Saurions-nous bien nous occuper de cet enfant ?

Quand notre fille est née, nous sommes tombés sous son charme, avec ses grosses joues et sa taille de bébé d’1 mois ! Elle a été un bébé « parfait » : elle a fait ses nuits à 2 mois, elle buvait bien, à intervalles réguliers, elle dormait beaucoup, et lorsqu’elle était éveillée, elle était toujours de bonne humeur.

Notre vie sociale a recommencé alors à frapper à notre porte. Tiens, un anniversaire surprise, et puis là, un barbecue, et là, une soirée… On est partis un weekend entre amis, en la laissant à ma maman, alors qu’elle n’avait que 6 semaines – mais le dimanche matin, je voulais rentrer la retrouver : c’était trop dur de la laisser une nuit entière !

Petit à petit, nous avons espacé nos sorties, car nous étions plus fatigués. Et puis, on avait juste envie de profiter de notre fille, de la voir évoluer.

La reprise du travail, alors qu’elle avait 3 mois, a été dure à vivre. Laisser son enfant si petit, encore aujourd’hui, ça me paraît aberrant : je ne comprends pas notre système.

Notre couple n’a pas souffert de l’arrivée de baby girl : nous avions la chance d’avoir ma maman pas loin pour nous permettre d’avoir des moments à deux.

Nous ne sommes pas devenus parents le jour de la naissance de baby girl. Nous devenons parents chaque jour qui passe, car chaque jour est une découverte de nous-mêmes et de notre fille. Plus le temps passe, et plus on se rend compte qu’être parents, ce n’est pas juste changer des couches et donner un biberon. Être parents, pour nous, aujourd’hui, c’est parvenir à trouver le juste milieu entre la laisser faire ses expériences et lui poser des limites.

Nous devons composer avec l’héritage légué par nos parents et l’envie de faire différemment ce qui ne nous a pas plu dans notre éducation. Mais il est tellement difficile d’aller contre ce qu’on a toujours vu faire.

Par exemple, Chouchou a eu l’habitude d’entendre sa mère crier en permanence, pour tout et n’importe quoi. Il ne veut pas reproduire ça, mais il a du mal à ne pas crier quand baby girl refuse de mettre ses chaussons ou quand elle a décidé que non, elle ne voulait pas être changée tout de suite.

De mon côté, on m’a toujours dit de finir mon assiette, de telle sorte qu’aujourd’hui, je ne sais pas faire autrement, même si je n’ai plus faim. J’ai donc tendance à faire l’inverse, à laisser baby girl ne pas finir son assiette. Ça marchait bien au début, mais maintenant, elle commence à choisir ses aliments : elle mange les féculents et les protéines, mais elle laisse les légumes, la coquine !

Elle n’a que 2 ans, mais en deux ans, notre rôle de parents a déjà beaucoup évolué. À présent, sages de notre (petite) expérience de parents, nous savons que rien n’est acquis, que ce qui se passe bien maintenant peut changer plus tard et que notre fille va grandir, évoluer, changer. Il nous faudra nous adapter à chacune de ses phases : chercher à l’accompagner, l’encadrer, sans l’étouffer.

On dit souvent que l’aînée est le brouillon des autres enfants, et finalement, je pense qu’en quelque sorte, c’est vrai, puisque nous faisons nos armes de parents sur le premier enfant. Quelle pression pour ce premier né !

Je me demande parfois ce que baby girl retiendra de notre éducation. J’espère qu’il y aura quelques trucs qu’elle trouvera réussis tout de même. Mais je ne m’offusquerai pas si elle veut faire différemment. Après tout, nos propres parents nous laissent faire ce qu’on veut !

Et toi ? À quel moment as-tu pris conscience de ton rôle de parent ? Trouves-tu que ce rôle a évolué depuis le début, ou bien tu t’es sentie parent tout de suite ? Raconte !

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Commentaires

25   Commentaires Laisser un commentaire ?

Virginie

😉 🙂 🙂 🙂 Devenir parent rendrait-il plus humble ? J’ai bien rigolé au début de ton article et je suis assez d’accord avec la fin.
C’est dingue ce qu’on peut reproduire du comportement de mes parents, il m’arrive parfois d’avoir l’impression de vivre à trois dans ma tête -mon père ma mère et moi- tellement que je les reconnais dans certaines de mes réactions… pas celles que je préfère ^^ alors j’imagine quand p’tit chou sera là ;

le 02/06/2016 à 08h40 | Répondre

Mlle Mora

Eh oui, bien malgré nous, l’empreinte de nos parents est forte ! tu verras quand ton bébé sera là, parfois tu auras vraiment l’impression d’etre tes parents ! hihi

le 02/06/2016 à 14h42 | Répondre

Madame Vélo

Oooh il est super ton article !! J’ai bien rigolé aussi au début, j’étais un peu pareil : à crier sur tous les toits que mes enfants n’auront qu’à obéir au doigt et à l’oeil, c’est les parents qui décident, un point c’est tout – et d’ailleurs mes enfants, eux, ne pleureront pas, non mais oh ! vont pas m’embêter ceux-là !
Ah ah ah…
Oui, on ne devient pas parent du jour au lendemain à la naissance du premier enfant, on apprend à être parent tous les jours. Heureusement, on prend de l’assurance avec le temps.
Et c’est beau de souligner l’héritage éducatif de nos parents – le positif comme le négatif. Moi par exemple je me suis jurée de ne jamais rabaisser mes enfants, toujours les valoriser, les féliciter, pour qu’ils acquièrent une confiance en eux que je n’ai moi-même jamais acquise…

le 02/06/2016 à 11h53 | Répondre

Mlle Mora

Il y a des tas de choses positives dans l’éducation de nos parents, on ne s’en rend plus toujours compte c’est sûr !
C’est clair qu’entre les principes qu’on a avant d’avoir bébé, et ce qu’on fait réellement, y a un monde… mais c’est ça qui est bien aussi, on mûrit autant qu’ils grandissent !

le 02/06/2016 à 14h45 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je crois que l’on ne cesse jamais d’évoluer, d’apprendre et de grandir. Peu importe le domaine.

le 02/06/2016 à 12h06 | Répondre

Mlle Mora

Oui, tant qu’on reste ouvert et curieux, on apprend toujours quelque chose !

le 02/06/2016 à 14h46 | Répondre

Xyn

Enceinte de 5 mois mon copain est plein de principes… mais j’essaie de ne as trop en avoir car « plus facile à dire qu’à faire « ..

On verra bien ce qu’il en sera. En tous cas l’article est intéressant et montre le changement de regard qu’on a sur les enfants selon sa vie…

le 02/06/2016 à 13h11 | Répondre

Mlle Mora

Tu as bien raison de ne pas trop avoir de principes avant, car après ça peut faire mal la confrontation avec la réalité ! Je te souhaite une super 2ème moitié de grossesse et de supers moments avec ton bébé, et ton copain !

le 02/06/2016 à 14h48 | Répondre

Choupichette (voir son site)

Je ne commente pas trop ici (plus habituée de mademoiselle dentelle et sous notre toit) mais ton article m’a fait sourire
Je viens de me marier (il y a presque 2 semaines) et le bébé est envisagé mais à long terme (1 an voire 2…ou plus) et … tous les principes que tu cites, on les a, on se les ait déjà dit. Bon maintenant j’ai l’impression d’être une grande naïve mais il vaut mieux ça qu’avoir la surprise.
Cependant une de mes amies à un bébé et je vois les changements qui s’opèrent sur son couple, et à vrai dire c’est ce qui nous a poussé à retarder le début des essais bébés. Non pas qu’ils sont malheureux (ils sortent toujours, ils ont un bébé parfait, de l’aide des familles ET amis …et au delà de ça ils sont comblés) mais plutôt qu’on se dit que leur vie, on ne la veut pas tout de suite, on ne se sent pas prêt.
Devenir Parent est un boulot à plein dans lequel on peut connaître de grandes satisfactions comme des échecs mais je pense qu’il faut avant tout garder en tête que les parents parfaits n’existent pas.

le 02/06/2016 à 13h23 | Répondre

Mlle Mora

Félicitations pour ton mariage !
Oui, les parents parfaits n’existent pas – heureusement sinon on se comparerait toujours à eux !
C’est bien que vous ayez compris que vous n’étiez pas prêts… mais je crois qu’en fait on est jamais vraiment prêt à être des parents, on le devient et on apprend tous les jours !

le 02/06/2016 à 14h51 | Répondre

TifTif

C’est assez amusant comme témoignage on voit l’évolution entre les principes et la réalité.

Il a une chose dont je me rends compte aussi, c’est qu’il y a 10 ans en arrière, si j’avais été maman, j’aurais certainement été très dure, pour ne pas reproduire les erreurs de mes parents. Aujourd’hui, à 30 ans, pas encore maman, mais j’espère prochainement, je me sens plus relax dans ce futur rôle, et je mets les principes de côté.
Je me dis qu’on fera comme on pourra, au jour le jour, mais que cet enfant aura quoi qu’il en soit tout notre amour, et c’est bien là le principal 🙂

le 02/06/2016 à 15h36 | Répondre

Mlle Mora

Je pense aussi que lorsqu’on a eu le temps de prendre du recul sur l’éducation qu’on a reçue, on aborde la parentalité un peu plus sereinement et avec des principes moins rigides peut-être…

le 03/06/2016 à 13h26 | Répondre

Melimelanie

J’ai adoré ton introduction sur les principes. J’ai pas mal ri parce que je pense que pour le coup je pensais exactement comme toi! Et que de changement maintenant…

En tout cas devenir maman m’a aidé à mieux comprendre mes parents et je me dis que ce que je trouvais exagéré quand j’étais enfant me parait totalement raisonnable maintenant 😀

le 02/06/2016 à 15h42 | Répondre

Mlle Mora

Hihi moi ça me fait rire maintenant d’entendre mes copines célibataires avoir ces réflexions. Je ne dis rien mais je ris sous cape ! 🙂
On comprend bien mieux nos parents, c’est sûr !

le 03/06/2016 à 13h28 | Répondre

Madame D

Y’a pas longtemps Princesse m’a fait une crise dans un magasin …
Je plussoie ton article a 100% !!!!!!!!!!

le 02/06/2016 à 17h25 | Répondre

Mlle Mora

Ma pauvre, je compatis… c’est tellement déboussolant la crise dans le magasin. Bon, au moins, maintenant tu sais de quoi elle est capable !!

le 03/06/2016 à 13h31 | Répondre

Doupiou

Je te rejoins à fond sur l’intolérance des bébés qui pleurent ! Bon de mon côté c’était plutôt les plus « grands » bébés ! Et puis je suis devenue maman !
Je compati avec les mamans qui ont des petits qui hurlent au restaurant ou dans les magasins !

le 02/06/2016 à 18h40 | Répondre

Mlle Mora

C’est clair que maintenant on est plus tolérant… Ma fille me demande même pourquoi il pleure le bébé ??? hihi

le 03/06/2016 à 13h32 | Répondre

Mariounche

Ma mère criait beaucoup et je voudrais vraiment être une maman qui ne crie pas… Et en fait c’est très dur de ne pas reproduire ce qu’on connaît, mon grand de 3 ans me pousse dans mes limites et je finis parfois par crier avec en moi une colère immense qui le dépasse… J’essaie de me contrôler et je travaille sur celà mais difficile dans la fatigue du quotidien de toujours se maîtriser… J’espère vraiment m’améliorer mais c’est clair que l’éducation reçue nous dirige inconsciemment bien plus qu’on ne le pense… Heureusement dans le positif aussi ! Et je suis d’accord avec toi, on grandit en tant que parent avec notre enfant, et en effet l’aîné porte un peu ce « poids » de nous confronter à une réalité par rapport à nos principes. Pour les suivants, on accepte mieux j’ai l’impression.

le 02/06/2016 à 21h14 | Répondre

Mariounche

Je voulais dire une colère qui ME dépasse… !!!

le 02/06/2016 à 21h15 | Répondre

Mlle Mora

Mon mari a le même souci, il fait de la sophrologie pour l’aider à respirer mieux, et ça marche pas mal, il ne crie quasiment plus et c’est beaucoup plus apaisé à la maison, notre fille est plus à l’écoute maintenant que personne ne crie. Pas facile, mais si tu y arrives, tu verras très vite les effets positifs !

le 03/06/2016 à 13h35 | Répondre

Freesia

Ohlala mais je me reconnais(sais) vachement dans les principes du début aussi ! Bon, plutôt ce que je disais il y a 6 ans – comme quoi ! Ca a évolué avant même que j’ai mon petit Cookie !

Je pense aussi qu’on ne naît pas parent, on le devient, au fur et à mesure, petit à petit. On fait des erreurs mais on apprend et au final, on s’en sort ! Meme si l’éducation idéale qu’on aimerait donner n’est pas forcément celle qu’on donne. On a tous nos failles – et notre vécu ! Et cest ca qui est cool 🙂

(Oui, bon, je suis maman que depuis un mois mais cest ce que j’ai remarque autour de moi!)

le 02/06/2016 à 23h13 | Répondre

Mlle Mora

1 mois de maman, ça compte déjà ! 🙂

le 03/06/2016 à 14h13 | Répondre

Marjolie

J’y réfléchis beaucoup et je pense que c’est cette naïveté (et cette vanité aussi quelque part, de penser qu’on fera mieux que les autres, quand même…) qui fait que les gens se lancent!
Je ricane intérieurement quand j’entends de futurs parents tenir des discours du type « le bébé ne bouleversera pas notre vie, on sera cools, on ne s’oubliera pas » etc… mais comme moi, j’ai bien conscience de tout ça, je ne veux pas d’enfants… (théorie confirmée par plusieurs personnes qui m’ont dit « si on avait su, on n’aurait peut-être pas eu d’enfants/si c’était à refaire, pas sûr qu’on le referait ») donc quelque part heureusement qu’il y a de grands naïfs!!

le 03/06/2016 à 10h49 | Répondre

Mlle Mora

Personnellement, je ne regrette pas une seule seconde, même si on n’avait pas prévu d’être parents à ce moment-là. Je pense qu’on a tous la volonté de faire mieux que nos parents, c’est humain après tout, et pis après, en fait, on fait comme on peut, avec ce qu’on a, et surtout beaucoup d’amour ! 🙂

le 03/06/2016 à 14h19 | Répondre

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