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Idées reçues sur les sages-femmes… par une sage-femme


Publié le 18 novembre 2015 par Lillule

Où que tu sois, qui que tu sois, tu as eu ou auras affaire à nous dans ta vie.

À l’école, une de nos profs (pas la meilleure) nous avait dit un jour : « Nous sommes comme les croque-morts : inévitables. »

Je ne suis pas persuadée que la comparaison soit la plus adaptée, mais elle a le mérite d’être forte. Nous, sages-femmes, sommes inévitables. À tout moment de ta vie, tu peux tomber sur nous.

Sages-femmes

Crédits photo (creative commons) : Erling A

J’ai peur d’être rébarbative en te présentant toutes nos compétences, mais j’aurais peur de ne pas être suffisamment précise en ne le faisant pas. Voilà un des gros problèmes que nous rencontrons : même si nous sommes inévitables, nous sommes très méconnues.

J’aurais un million de choses à te dire sur mon métier, car il est prenant et passionnant, mais j’aimerais d’abord faire un petit tour des idées reçues. (Je précise que chaque citation est réelle, et que ces mots ont été entendus par moi-même au cours de mes cinq ans d’études ou de mon année et demi d’exercice !)

« Je ne comprends pas pourquoi ma fille n’a jamais vu de gynécologue pour sa grossesse ! Elle n’a vu qu’une sage-femme et elle arrive à son terme, maintenant. C’est inquiétant, quand même ! » La maman d’une patiente que je vois en consultation d’urgence pour des contractions.

Le fait que ta fille n’ait vu « qu’une sage-femme » est loin d’être inquiétant, c’est même complètement rassurant ! Les sages-femmes sont habilitées à suivre de A à Z la grossesse, du moment que celle-ci se déroule sans anicroche.

Dès qu’une pathologie est décelée, le relais est passé au gynécologue (ne t’inquiète pas, la sage-femme a appris pendant ses études à faire le distingo entre une grossesse normale et une grossesse dite « pathologique », et nous n’avons aucun intérêt à garder une patiente que nous ne pouvons pas gérer). Dans certains hôpitaux, si la pathologie n’est pas grave, la sage-femme peut même reprendre la surveillance de la grossesse une fois que la prise en charge initiale a été faite par le médecin.

Ça ne veut pas dire que les grossesses suivies par les gynécos sont toutes des grossesses à problèmes ! Les gynécos suivent les deux, quand les sages-femmes ne suivent que les « normales ».

« Mais… Tu sutures ?? Tu te rends compte qu’elle fait des points de suture ?
– Mais ce n’est pas au gynécologue de suturer quand il y a des points à faire ?
– Quoi ?? Mais tu peux faire des épisiotomies aussi ? » Différents membres de ma famille.

Je ne me vanterai jamais de faire des épisiotomies, car j’estime que pendant un temps (que j’espère révolu), celles-ci ont été pratiquées de manière trop systématique.

Quand je dois faire une épisiotomie, c’est que j’ai épuisé toutes les possibilités de terminer l’accouchement autrement : quand la poussée dure depuis un certain temps sans évolution, quand l’expulsion est imminente mais que l’enfant doit sortir au plus vite pour sa santé, quand les tissus sont tellement tendus qu’il est évident que si ça se déchire, les dégâts seront bien plus importants qu’avec une épisio…

L’acte ne doit pas se faire de façon irréfléchie, et c’est encore mieux si on a le temps et la possibilité d’en parler avec la patiente avant de le faire. Il arrive parfois que la simple évocation de l’épisio arrive à débloquer une situation.

L’épisiotomie ainsi que les sutures périnéales sont des actes médicaux et, bonne nouvelle, la profession de sage-femme est une profession médicale ! C’est pourquoi non seulement nous avons le droit de les faire, mais en plus, nous sommes parfaitement formées pour (ouf !).

« Il y aura qui au moment de l’accouchement ?
– Moi et l’auxiliaire puéricultrice.
– C’est tout ?
– C’est tout.
– Mais ?? C’est pas le gynécologue qui fait l’accouchement, normalement ?? » Une patiente admise pour un début de travail.

Je passerai le fait que c’est la femme qui « fait » son accouchement, et pas le praticien, qui ne fait que l’accompagner, car ce n’est pas où je veux en venir.

Le gynécologue ne « fait » l’accouchement que si tu es en clinique privée. Dans le public, il n’intervient que s’il y a besoin d’une aide instrumentale (forceps ou ventouse), et dans certains cas très particuliers où l’accouchement ne se déroule pas comme prévu.

Dans tous les autres cas, la sage-femme est évidemment habilitée, capable, formée, apte et même ravie de mettre ses compétences à ton service !

« Ça y est ? La péridurale est posée ? » Une patiente que j’ai mise en position en attendant l’anesthésiste.
« C’est vous qui allez me faire la césarienne ? » Une patiente à qui j’ai posé un cathéter avant sa césarienne.

Je me plains de la méconnaissance des actes que nous pouvons effectuer, mais voilà une parenthèse un peu rigolote concernant des actes que nous ne pouvons pas effectuer !

L’anesthésiste et l’interne d’anesthésie (médecins tous les deux) sont les seuls à pouvoir poser une péridurale. Le gynécologue-obstétricien et son interne sont les seuls à pouvoir pratiquer des césariennes.

« Ah, attends, je te laisse, y’a l’infirmière qui est là. » Une patiente au téléphone quand j’entre dans la chambre.
« Et donc, sage-femme, c’est combien d’années après infirmière ? » Un futur père qui s’informe.

On dit parfois qu’il y a une guéguerre entre les sages-femmes et les infirmières. Je pense que c’est vrai au moment M où nous entendons ce genre de phrases (à peu près dix fois dans une journée normale en suites de couches), qui sont ensuite oubliées avec bienveillance.

À titre personnel, j’admire énormément les infirmières. Mets-moi dans un service de cardiologie, je ferai moins la maligne !

Ce qui nous agace dans ces réflexions, c’est juste qu’infirmière et sage-femme, ce n’est pas la même chose. C’est comme si un plombier arrivait chez toi et que tu disais  : « Tiens, c’est le facteur ! » ou « Et sinon, il faut combien d’années après facteur pour pouvoir être plombier ? »

Nous sommes une profession médicale, au même titre que les médecins ou les dentistes : nous avons un équivalent master pour nos études, nous pouvons prescrire un certain nombre de médicaments et effectuer un certain nombre d’actes médicaux. À ce titre, nous sommes responsables pénalement de nos actes.

Si tu ne le savais pas déjà, tu l’auras maintenant compris : il n’y a aucune passerelle entre sage-femme et infirmière. Pour être infirmière, il faut passer le concours d’infirmière et faire trois ans d’école. Pour être sage-femme, il faut faire un an de médecine, passer le concours et faire quatre ans d’école. Si une infirmière veut devenir sage-femme, elle doit s’inscrire en fac de médecine et faire ses cinq ans d’études… Et vice-versa pour une sage-femme qui voudrait devenir infirmière !

(Je sais qu’il y a parfois des infirmières dans les services de maternité, mais ça ne représente qu’une très faible partie du personnel habituellement présent dans les maternités de France !)

« Vous faites vraiment le plus beau métier du monde ! » Beaucoup de gens.

Oui… et non. On ne va pas se plaindre : la profession de sage-femme bénéficie d’un très grand capital sympathie. Être sage-femme, ça évoque « donner la vie », « s’occuper des bébés »… C’est vrai, en partie.

Mais être sage-femme, pour moi, ça veut dire aussi :

  • donner son bras pour que la patiente le serre le plus fort possible pendant la contraction,
  • rassurer en parlant doucement pendant la pose de la péridurale,
  • faire la différence entre un bébé qui s’adapte doucement et un bébé qui a besoin d’oxygène et d’un pédiatre,
  • appeler l’obstétricien à 3h du matin devant un rythme cardiaque fœtal moyen qui ne s’améliore pas,
  • trouver les mots pour annoncer une césarienne en urgence,
  • prendre une heure en plein milieu de son tour de soins pour rassurer une patiente qui a un gros baby blues…

Ça veut dire accompagner la vie, mais aussi gérer l’urgence vitale et la mort. C’est côtoyer beaucoup de bonheur, mais aussi beaucoup de souffrance, et même parfois de détresse.

C’est un métier particulier, qui ne ressemble à aucun autre. Le plus beau du monde, je ne sais pas. Le plus intense du monde parfois. (Merci aux dresseurs de requins de ne pas ramener leur fraise sur les métiers plus intenses que celui de sage-femme !)

J’avoue que je n’ai pas évoqué toutes les réflexions amusantes ou erronées que j’entends sur mon métier. Mais j’ai au moins développé celles qui me tenaient à cœur, celles qui reviennent souvent dans nos discussions entre collègues.

Si le champ de compétences des sages-femmes t’intéresse (sait-on jamais), il est possible de le retrouver sur le site de l’ordre.

Et toi ? Tu avais des idées fausses sur le métier de sage-femme ? Leur champ de compétences était un peu flou pour toi ? Tu es dresseur de requins et tu aimerais ramener ta fraise ? Viens discuter !

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Commentaires

79   Commentaires Laisser un commentaire ?

Doupiou

Je n’ai aucune idée réçue sur les SF! Cet article est top! Je n’ai jamais non plus fait l’amalgame entre SF/infirmière/auxiliaire ! Pour moi ce sont 3 métiers bien distincts!
J’aurais aimé avoir une SF comme toi qui me prépare psychologiquement à ma césarienne en urgence. Au lieu de ça, c’est l’anesthésiste qui me l’a annoncé pendant que toute l’équipe des SF de garde se tenaient paniquées dans un coin de la salle de travail. Ce qui ne m’a évidemment pas rassuré!

le 18/11/2015 à 07h49 | Répondre

Lillule

Merci ! ça fait plaisir ! 🙂
Sympa l’ambiance dans ton hôpital ! Au contraire je trouve que c’est totalement mon rôle d’annoncer la césarienne… En général c’est moi qui détecte le problème donc c’est à moi d’expliquer le pourquoi du comment je ne l’imagine pas autrement…

le 19/11/2015 à 00h17 | Répondre

Lu

En aucun cas nous ne devons décider la César, donc on peut prévenir ms légalement il serait logique que ce soit le médecin qui annonce la César…

le 25/11/2015 à 10h13 | Répondre

Lillule

Tu as lu quelque part que je dis que c’est la SF qui décide de la césarienne ? Manquerait plus que ça !!
Si on suit la patiente pendant 8h de travail et qu’on a une stagnation depuis 2 ou 3h par exemple, si le médecin me dit « on va faire une césarienne », on ne va pas attendre sagement que le bloc arrive pour aller l’annoncer à la patiente, si ? On attend la décision du gynéco bien entendu mais dès qu’elle est prise c’est nous qui annonçons, sauf si le gynéco est déjà dans la salle avec la patiente évidemment…

le 25/11/2015 à 12h46 | Répondre

Doupiou

C’est l’obstétricien qui a décidé la césarienne évidemment! Mais l’anesthésiste qui me l’a annoncé et qui m’a consolé pendant toute l’opération!

le 25/11/2015 à 21h09 |

Mlle Moizelle

Je ne suis pas surprise par ton article. En même temps, quand une femme accouche, c’est une fois, deux, parfois trois ou plus… Mais pas assez pour se familiariser avec le personnel, qui fait quoi et qui est qui (d’autant plus qu’elles sont pour beaucoup submergées par diverses émotions et hormones, toutes accaparées par ce qu’elles vivent intensément, et donc peu attentives à l’environnement extérieur, mais je ne t’apprends rien! 😉 ). On peut donc ne pas leur en vouloir pour ça. Mais justement, merci pour ton article qui en éclairera plus d’une! 🙂 Pour ma part, je souhaite un accouchement le plus naturel possible, donc nous ferons appel à une sage-femme, justement pour le côté moins médicalisé (à moins qu’il y ait des imprévus qui me placent entre les mains d’un médecin… on verra!). Il faut dire aussi que, souhaitant accoucher à la maison et bénéficier d’un AGN, j’ai toute confiance dans les sages-femmes! 😉 Et oui, vous faîtes un très beau métier! <3

le 18/11/2015 à 08h16 | Répondre

Lillule

Justement, on ne devrait pas ne nous croiser « que » lors des accouchements si toutes nos compétences étaient plus connues, c’est dommage. Contraception, frottis, suivi gynéco (non pathologique), des choses qui font les quotidien des femmes quoi ^^ !
Je te souhaite un bon courage pour ton accouchement à domicile c’est un beau projet !

le 19/11/2015 à 00h24 | Répondre

Mlle Moizelle

Merci! 😉 et oui, c’est vrai que c’est quand même l’accompagnement à l’accouchement qui est le plus connu. Mais comme je vais certainement trouver une super SF pour notre « beau projet » (on croise les doigts!) il est très possible que je continue avec elle par la suite! Question pratique: côté remboursement, c’est exactement pareil qu’aller voir un gynéco, pour du suivi « basique »?

le 19/11/2015 à 12h26 | Répondre

Lillule

Je ne peux pas te dire au cas par cas car même si c’est moins répandu, certaines SF font du dépassement d’honoraire comme les gynécos, mais sinon pour tout ce qui est hors dépassement le remboursement est exactement le même ! Par contre pour l’accouchement à domicile en lui-même la sage-femme prendra surement un dépassement, car le coût de l’assurance pour le faire est tellement exorbitant qu’elles n’ont pas d’autre choix que de demander plus que le tarif sécu :/…

le 19/11/2015 à 13h09 | Répondre

Mlle Moizelle

Oui, je suis au courant pour l’AAD et les prix. Je suis au courant pour les assurances, et c’est vraiment lamentable… et je suis aussi au courant que beaucoup ne sont pas assurées du coup! :-/ les plus passionnées souvent… En tout cas, merci pour ta réponse!

le 19/11/2015 à 15h32 |

Die Franzoesin (voir son site)

Euh mais… tu es la sœur de quelqu’un que je connais un peu ou je me trompe ? Bref 🙂 merci pour ce super article j’aimerais en lire d’autres sur votre rôle dans le choix de la contraception (compétence très méconnue aussi) ou sur votre vision d’un accouchement (j’ai peur de savoir ce que ma sage femme a pensé de mes plaintes un peu agressives sur les bords dont je me suis excusée une fois le bébé sorti 😉 ). Mais en tout cas celui là déjà est top !

le 18/11/2015 à 08h17 | Répondre

Lillule

Aaah, tu me donnes des idées, ça me ferait plaisir de développer ces sujets !
Et oui c’est bien possible que je sois la soeur de quelqu’un que tu connais 😉

le 19/11/2015 à 00h27 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je suis quelqu’un qui angoissé facilement et pourtant si j’ai le choix et parce que ce que tu viens d’écrire on me l’avait déjà expliqué, je préfèrerai avoir une SF qui me suive tout au long d’une grossesse et même après ! Merci pour tous ces rappels.

le 18/11/2015 à 09h12 | Répondre

Madame Vélo

Il y a 3 ans je connaissais peu le métier de sage-femme et je croyais qu’elles étaient là uniquement pour l’accouchement. Jusqu’à ce qu’une amie m’envoie vers un cabinet de SF libérales quand j’ai voulu me faire poser un stérilet. Là j’ai découvert toute l’étendue du « pouvoir » de la sage-femme, et surtout la grosse différence entre SF et gynéco : écoute, disponibilité, bienveillance… (attention je ne parle que de mon expérience, je ne voudrais pas froisser un/une gynéco qui passerait par là, il y en a sûrement des super aussi !). Du coup au moment du suivi de ma grossesse je n’ai pas hésité et je me suis fais suivre par une SF. J’avais même plus confiance dans les 2 SF que j’ai vue qu’en la gynéco que j’ai dû rencontrer à la fin à cause de mon bébé en siège. La SF que j’ai vu à l’accouchement a juste été au top, et ceci dit l’obstétricienne de garde a été super aussi 🙂
Depuis le suivi de ma grossesse et mon accouchement je voue un culte à toutes les sage-femmes, vous faites un métier vraiment formidable, qui doit être vraiment difficile parfois, mais vous le faites avec passion 🙂 Bravo !

le 18/11/2015 à 09h23 | Répondre

Lillule

Il existe des gynécos au top niveau relationnel c’est sûr ^^ ! Après, de manière générale les sages-femmes prennent « plus le temps » parce que notre manière d’appréhender les choses est différente je pense. Déjà moins de pathologie donc plus de temps pour le reste peut être ?

le 19/11/2015 à 00h41 | Répondre

issabill (voir son site)

Etant jeune médecin, je n’ai pas de problème quant à la connaissance des qualifications d’une sage-femme 🙂 (j’ai d’ailleurs longuement hésité quant à mon orientation, et je me demande toujours si j’ai fait le bon choix… mais bref!)
Pour ce qui est du distinguo entre les différents corps de métier, il faut se mettre dans la peau des patientes. Lorsque j’ai accouché, j’ai vu défiler beaucoup de monde dans la salle d’accouchement, puis dans ma chambre lors de mon séjour. Certaines se sont clairement identifiées (sage-femme, élève, interne), d’autres pas du tout (auxiliaire puer? aide-soignante? ASH?) Je les ai reconnues parce que je travaille dans le milieu, mais je comprends que certaines patientes n’y arrivent pas! Sans compter la croyance populaire de base qui estime que toute femme dans un hôpital est, au choix, infirmière ou aide-soignante (combien de fois ai-je entendu « je te rappelle plus tard, je suis avec l’infirmière » alors que je venais de me présenter au patient en tant qu’étudiante en médecine…!^^)

Sinon, est-ce que tu souffres dans ta pratique quotidienne de la traditionnelle « guéguerre » entre médecins et sage-femmes? Durant mon stage en obstétrique, j’étais choquée de la façon dont ces 2 mondes pouvaient se regarder de travers sans se mélanger, de la façon dont les médecins parlaient du « petit personnel » que sont les sage-femmes… vive la mentalité… Et inversement, j’ai été choquée lorsqu’une sage-femme, qui devait m’encadrer durant une garde, n’a pas voulu que j’assiste à l’accouchement d’une patiente que je suivais depuis 12h, parce que « y a une élève sage-femme qui vient d’arriver, c’est elle qui passe en priorité » (elle débutait sa garde, n’avait pas vu la patiente… j’en ai eu les larmes aux yeux)

le 18/11/2015 à 10h22 | Répondre

Lillule

Il y a quelques temps il y a eu une grande grève des SF pour la reconnaissance de nos compétences, j’étais alors étudiante. Si certains médecins nous ont immédiatement soutenu (je pense notamment aux gynécos de l’AP-HP qui ont fait preuve d’une grande intelligence), la plupart l’ont pris comme une trahison et un affront envers eux. ça s’est traduit pour moi par des gynécos refusant de nous faire cours en classe par exemple…
Dans ma pratique, j’ai la chance d’être dans un petit hôpital (maternité de niveau 1) avec 4 gynécos qui font toute confiance à l’équipe… A part quelques prises de becs sur des divergences de conduites à tenir, on travaille vraiment ensemble. J’ai conscience que ce n’est pas pareil partout malheureusement, surtout dans les grands hôpitaux où les médecins sont parfois des grands manitous incapables de se remettre en question… Après comme partout on peut tomber sur des cas, et même chez les sages-femmes comme ton exemple édifiant le montre bien…

le 19/11/2015 à 01h06 | Répondre

Étoile (voir son site)

Super article ! Quand j’ai accouché, je n’ai pas eu de problèmes à distinguer le monde autour de moi. A la fin, il y avait quand même cinq personnes : la sage-femme, l’infirmière, l’auxiliaire puéricultrice, le médecin, l’interne. Oui, oui très entourée 🙂 J’ai adoré la plus part des sage-femmes que j’ai croisées aux urgences et à l’accouchement. Vraiment adorables, très rassurantes… On voit vraiment que certaines sont là par vocation. Par contre, je suis tombée sur des sage-femmes qui sont là « par hasard », sans doute parce qu’elles n’ont pas eu le concours de médecine: désagréables, désabusées et de mauvais conseils. Dommage parce que c’est un métier magnifique, qui mériteraient d’être plus reconnus. Il ne faut pas oublier que ce sont les sage-femmes qui accompagnent les futures mamans pendant l’accouchement (et non le médecin qui arrive en cas de soucis).

le 18/11/2015 à 11h49 | Répondre

Lillule

Haha Etoile, tu me fais rire car je suis aussi là par hasard ^^. Ne t’inquiète pas, je ne le prends pas mal car je allée en première année de médecine « pour voir », « faute d’aller ailleurs », et j’ai eu la chance d’être prise en sage-femme, de découvrir totalement le métier et de rapidement l’adorer au point que je ne me verrai pas faire autre chose (ou en tous cas surtout pas médecin !). Dans ma promo d’école on devait représenter 70% de la classe. ça peut faire peur mais… en fait ceux qui ne sont pas motivés ne supportent pas ces études, c’est donc en général seulement des gentilles sages-femmes qui sont diplômées au bout de 5 ans ;). Par la suite certains aspects du métier peuvent désillusionner certaines et je peux le comprendre, l’aigreur vient probablement de là plus que de l’échec de la médecine.

le 19/11/2015 à 01h17 | Répondre

Madame D

J’ai eu de la chance je suis tombé sur un super combo. Ne connaissant que très peu le monde des sages femmes en début de ma grossesse je me suis tournée vers un gyneco. Il m’a suivi pendant toute la grossesse (non patho) et m’a dirigé vers une sage femme de la clinique pour la préparation. Les 2 m’ont suivi et accouché.

le 18/11/2015 à 12h00 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

C’est un très bon article. Je n’ai rien appris car je travaille en milieu hospitalier (bon certes du côté plus administratif…) mais je suis certaine qu’il en fera réfléchir plus d’un(e).
J’ai choisi de me faire suivre en libéral par une sage femme. Je ne regrette pas ce choix. La parole est beaucoup plus libre, elle est disponible, j’ai son numéro de portable, il n’y a pas d’examen juste pour avoir un examen… Bref, c’est super. Je passe en maternité avec un gynécologue pour le rdv du 8ème mois le mois prochain et j’en avais limite les larmes aux yeux lors de mon dernier rdv avec la SF… Heureusement que je poursuis la préparation à l’accouchement avec elle pour garder le contact!
Et puis, je serai contente de la retrouver après pour les visites à domicile et la rééducation du périnée.
Parallèlement, j’ai rencontré une sage femme en maternité lors de l’inscription et pour un pseudo entretien du 4ème mois. Ca a été affreux. 10 minutes top chrono, objectif: me faire pleurer suite aux antécédents de ma maman… Tu pleures? Tiens, voilà un mouchoir, les coordonnées du psy, et au revoir… Heureusement que j’ai refais cet entretien avec ma sage femme par la suite!
Comme quoi, l’écoute et la sympathie, ce n’est pas donné à un corps de métier, c’est vraiment personne dépendante en fonction de ce que la personne veut faire de sa profession.
Bonne continuation dans ce très beau métier que j’ai failli choisir 🙂

le 18/11/2015 à 12h12 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

J’ai oublié d’ajouter: depuis le début de ma grossesse, mon papa ne comprends pas pourquoi je ne vois qu’une sage femme. Il ne comprends pas la profession, pour lui, elles ne sont pas assez équipées, compétentes, etc. Bref, une méconnaissance totale du métier… Comme quoi, cet article peut être bien utile pour certains!

le 18/11/2015 à 12h16 | Répondre

Lillule

Merci pour ton témoignage, ça fait plaisir ! Et pour ton papa, il a encore la vision des matrones peut être, qui « guettaient au trou », et puis si l’enfant ou la mère y passaient c’était la vie XD… Heureusement pour tout le monde on a un peu évolué !

le 19/11/2015 à 01h24 | Répondre

Mme Loire

Comme dit dans d’autres commentaires, avant d’être enceinte et d’accoucher, je croyais que les sage-femmes ne s’occupaient que de la préparation à l’accouchement et de l’accouchement en lui même. J’ai pris rdv un peu au hasard avec une sage femme pour la préparation à l’accouchement, et petit à petit j’ai apprécié sa disponibilité, sa gentillesse, et j’ai découvert aussi l’étendue de ses compétences: le suivi médical de la grossesse, mais aussi d’une façon plus générale le suivi gynécologique de la femme. C’est d’ailleurs elle qui me suit depuis mon accouchement (frottis, pose de stérilet…) et c’est beaucoup plus agréable qu’avec un gynéco qui a 10 min pour t’examiner et qui ne t’écoute pas (pareil j’ai peut être eu une mauvaise expérience, je ne les mets pas tous dans le même panier).
Et comme tu le dis dans ton article, le jour de l’accouchement il n’y avait que la sage femme et la puéricultrice, et j’ai adoré cette intimité et ce calme!
Par contre, je confirme qu’il est difficile de s’y retrouver entre les différents corps de métier à l’hôpital, d’autant plus qu’on ne voit jamais les mêmes personnes!

le 18/11/2015 à 13h33 | Répondre

ZITA

Merci pour cet article. J’ai découvert comme beaucoup ce métier lors des cours de préparation à l’accouchement et la naissance. J’ai aimé leur gentillesse, leurs petits conseils et le fait qu’elles ont su me rassurer, alors que je me trouvais un peu désemparée avec ce tout petit bébé. Mais ce n’est que lors de la rééduction du périnée, que j’ai découvert que la SF peut prescrire un DIU et l’installer et prendre le temps de tout expliquer avant, assurer le suivi gynéco classique. J’ai beaucoup aimé ce contact très humain. Ma SF a pris le temps de répondre à toutes mes questions qui concernaient tant mon bébé tout neuf que la contraception ou tout autre sujet. J’ai apprécié sa disponibilité et son écoute attentive. Je pense que pour une prochaine grossesse je réfléchirai à me faire accompagner par une SF même si mon gynéco a vraiment été top et très disponible alors même que j’étais en consultation à l’hôpital.

le 18/11/2015 à 16h13 | Répondre

ZITA

C’est vrai qu’à l’hôpital il y a beaucoup de monde qui défile dans la chambre et je ne savais pas forcément la fonction de chacune. D’autant que personne ne porte de badge à l’HFME de Bron ! ce qui éviterait les méprises !

le 18/11/2015 à 16h15 | Répondre

issabill (voir son site)

Ah! Même témoignage sur « plein de monde qui défile sans qu’on sache qui c’est », même hôpital!
Normal qu’ils ne portent pas de badge à l’HFME… y en a pas! Avant, les blouses étaient nominatives, mais maintenant, on les retire à un distributeur, et du coup, tout le personnel s’appelle « DAV » : distributeur automatique de vêtements… J’ai bossé un temps au service qui gère les réclamations aux HCL, et ça donnait lieu à des situations cocasses, des plaintes de patients qui se plaignait de tel ou tel soignant : « c’était l’infirmière/le médecin DAV qui m’a pris en charge ».
(bref, je dérive complètement du sujet là ahaha)

le 18/11/2015 à 20h22 | Répondre

Lillule

Je n’ai jamais bossé à l’HFME mais ça m’étonne ce que vous dites !… J’ai travaillé un temps à la Croix Rousse ou nous étions estampillées « fonction linge » (à tes souhaits) mais nous avions toutes un badge soit maison (pour les petites remplaçantes comme moi) soit HCL pour les titulaires…
C’est peut être VRAIMENT pour éviter les plaintes nominatives haha ^^…

le 19/11/2015 à 01h30 | Répondre

Louna

Merci pour cet article !

Comme c’est dit dans la plupart des autres commentaires, j’ai vraiment découvert ce métier quand j’y est été confrontée, pendant ma grossesse. Mais je savais à l’avance que je souhaitais un suivi 100% sage-femme, ayant déjà eu de sacrés déceptions côté gynéco (encore une fois, toutes les expériences ne sont pas les mêmes, je ne veux pas faire de généralités).

Du coup, dès le 4ème mois, j’ai été suivie à l’hôpital. Par contre, dans la maternité où j’étais, il n’étais pas possible d’avoir un suivi par une unique sage-femme, ça dépendait des disponibilités, et du coup, je crois que je n’ai jamais vu deux fois la même personne : en soi, ce n’était pas très grave puisqu’à chaque fois, le contact a été super, très humain, très attentif à la future maman et à ses questions métaphysiques, à sa santé mais aussi à ses angoisses. Bref, top ! Mais quand on m’a diagnostiqué un diabète gestationnel, j’ai été un peu perdue d’être ballottée entre les praticiens et les différents services, sans avoir une personne de référence sur laquelle je pouvais m’appuyer. Du coup, j’opterai vraisemblablement pour une suivi par une sage-femme libérale, pour une prochaine grossesse.

D’ailleurs, celle qui m’a suivi à mon retour à la maison a été parfaite, et très rassurante, très aidante au tout début, et tout le long de la rééducation, puis même après, au moment de ma dépression post-partum. Par contre, elle n’a pas voulu me suivre côté contraception, à cause de cet antécédent de diabète : j’étais très déçue !

Bon, désolée pour le roman, mais c’est un sujet qui m’inspire : j’ai clairement envisagé une reconversion professionnelle au moment de ma dépression post-partum, et le métier de sage-femme était en tête de la liste ! 😉 (Après, je pense qu’on l’idéalise aussi un peu….)

le 18/11/2015 à 16h28 | Répondre

Lillule

Hé oui, c’est la fameuse redirection quand la patho est dépistée, c’est la limite de notre métier… La SF libérale te permettra en effet d’avoir une interlocutrice privilégiée mais tu n’échapperas pas au petit passage par l’endoc voire le gynéco de l’hôpital si jamais ça se reproduit !
Quant à la reconversion… La formation est exigeante mais le métier vaut le coup malgré tout, après comme tu dis il faut en avoir une vision terre à terre pour éviter les désillusions…

le 19/11/2015 à 01h38 | Répondre

Croco

Dans les idées reçues, tu peux rajouter qu’il n’y a pas que des femmes qui exercent ce métier. Quand j’ai dit que c’était un maïeuticien qui m’avait suivi à la sortie de la maternité, tout le monde m’a regardé avec des yeux ronds ! Pourtant, s’il s’installe dans la région, c’est par lui que je voudrai être suivie pour ma prochaine grossesse (pour le moment il ne fait que des remplacements).

le 18/11/2015 à 18h02 | Répondre

Lillule

2% de la population des sages-femmes. Mais oui ils sont bien là !

le 19/11/2015 à 01h39 | Répondre

stella

Merci pour cet article.
Il y a quelques semaines, je suis allée remercier la sage femme qui a décelé la détresse cardiaque d’un de mes jumeaux. Pour moi, elle a sauvé mes enfants. Après un accouchement en urgence sous anesthésie générale, un de mes rares souvenirs de la naissance de mes enfants sont ses mots tout en douceur et sans stress pour m’expliquer l’urgence de la situation. ..je tenais à la remercier même 9 mois après. Je lui ai souhaité une belle carrière.
Merci à vous toutes ( et tous) pour votre dévouement auprès des patientes et des papas!

le 18/11/2015 à 22h04 | Répondre

yaelle

pour ma premiere grossesse , j’ai voulue etre suivie en hopital pour plus de praticité… une grossesse tout ce qu’il y a de plus normal donc suivie par une SF , a l’epoque je n’avais aucune idée du personnel compétent donc je ne me suis pas posée de question, je trouvais même ça bizarre quand on me disait  » je vais faire mon echo chez mon gynéco  » « ah bon pourquoi un gynéco quelle drole d’idée!!!??? » ^^ , pour mon second, j’ai pris un gyneco car je l’avoue il faisait des echo tout les mois et nous donnait le sexe tout de suite ( oui zéro patience ! ) mais… sans evoquer les tarifs exorbitant du praticien, j’avais vraiment l’impression 1/ d’etre malade 2/ d’etre juste un « cas » , il me parlait de courbe de poids, de liste alimentaires, d’analyses a faire tout les mois ( alors que je suis immunisée toxo, que mes taux etaient correct etc ) c’etait la procédure… pas de question sur mon etat emotionnel, mes douleurs, fatigue etc, bref, une fois le sexe su je suis précipitement repartis a l’hopital ou j’ai retrouvé une SF !!! alors oui elles font attention aux poids , aux analyses , au bon deroulement de la grossesse mais je pense qu’elles integre mieux le fait que c’est un état normal, et surtout un moment émotionnellement intense a vivre, elles sont bien plus humaine même en suite de couche! bon apres pas de bol je suis tombé sur une SF a mon retour a l’hopital, qui devrais serieusement pensé a changer de métier mais apres j’ai retrouvé celle que j’avais eu pour mon ainé et j’ai beaucoup apprécié! apres idée reçue ou pas, mais plutot en interne,j’en ai beaucoup entendu sur la difficile cohabitation entre les SF et les AP … je ne sais pas si c’est propre a l’etablissement ou j’ai accouché mais visiblement làbas c’etait très compliqué!

le 18/11/2015 à 23h56 | Répondre

Lillule

Je pense que c’est comme pour les guerres gynéco/SF, tout dépend de l’ambiance de service… J’ai été en stage dans des hôpitaux où SF et AP se croisent à peine, ne communiquent pas ou très peu et parfois partent sans se dire au revoir. Dans ces configurations là j’imagine que parfois le lien hiérarchique a du mal à passer, d’ailleurs moi je connaissais à peine le nom des auxi après 3 semaines de stage…
Comme professionnelle j’ai travaillé dans deux hôpitaux, qui sans être parfaits, ont une organisation de travail en équipe qui convient à tout le monde et les conflits se font rarement sur des problèmes hiérarchiques entre SF et AP.

le 19/11/2015 à 01h55 | Répondre

Inno

L’amalgame avec les infirmières me fait rire parce que je travaille à l’hôpital (je suis psychologue) et pour les patients, toute personne en blanc est une infirmière si c’est une femme, et un médecin si c’est un homme. C’est tellement ancré. Quand un patient me dit « j’ai vu l’infirmière », je traduis « j’ai vu quelqu’un, c’était peut être l’infirmière, peut être l’aide soignante, peut être la kiné, peut être l’ergothérapeute, ou la psychomotricienne. Enfin, c’est vrai que ça doit être un peu énervant quand on est sage femme. D’autant que c’est un métier très peu reconnu, notamment au niveau du salaire (les psychologues ont la même grille de salaire que les SF, et les même bac+5, c’est énervant) alors être comparé avec un métier paramédical, ça peut hérisser le poil. On se rassure en se disant que les patients ne sont pas mal intentionnés et juste mal informés.

le 19/11/2015 à 11h46 | Répondre

Nathalie

J’ai opté pour un suivi par une sage-femme libérale suite à l’article de Madame l’Abeille (c’est d’ailleurs là où j’ai trouvé les meilleures informations sur le sujet, les livres étant peu prolixes là-dessus!). Je suis au tout début de ma grossesse, j’espère qu’il n’y aura pas de souci plus tard mais dans tous les cas c’est également elle qui fait les séances d’haptonomie.

Je suis très contente de ce choix en tout cas et cela rassure le futur papa qui peut assister aux consultations (ma gynéco habituelle exerçant loin de son lieu de travail et à des horaires limités)! En plus j’ai l’impression qu’il ose plus poser des questions que face à la gynéco, tu peux donc ajouter une composante « rassurer les futurs papas » dans toutes les facettes de vos compétences!

le 19/11/2015 à 19h37 | Répondre

Anne

 » Si une infirmière veut devenir sage-femme, elle doit s’inscrire en fac de médecine et faire ses cinq ans d’études… Et vice-versa pour une sage-femme qui voudrait devenir infirmière ! »

L’infirmière que je suis apporte une précision 😉 Effectivement il n’existe pas de passerelle entre étude d’IDE et études de Sage femme. Toutefois, vu la réforme des études des infirmiers (grade licence, 3 années d’étude réparties en 6 semestres avec des ECTS), les sage femmes qui désirent devenir IDE peuvent intégrer directement la 3ème année d’IFSI.
C’est du vécu, ma collègue IDE (ex sage femme) a intégré la 3ème année, elle n’a effectué que les stages et le mémoire de fin d’étude (donc pas les évaluations théoriques des semestres 5 et 6)

Quant à moi, je suis infirmière tout en ayant rêvé d’être sage femme 😉

le 20/11/2015 à 22h26 | Répondre

Lillule

Ah Anne tu m’apprends quelque chose !! J’étais persuadée que l’équivalence avait été supprimée de sage-femme à infirmière (je connais aussi une SF passée IDE mais comment dire… elle a fait ça il y a bien longtemps !). J’imagine que cette équivalence s’est créée avec notre propre réforme universitaire (avec les UF, les ETC et tout le tintouin).

le 23/11/2015 à 15h41 | Répondre

aurore

J ai du malheureusement être suivie par un obstétricien à cause de soucis pathologique . Quand mon bébé allait mal il m a lâchement abandonné et a envoyé une sage femme m annonçait la terrible nouvelle. C était horrible de me dire qu il me suivait me dit tout va bien sort de la pièce quelqu’un d inconnu arrive et me dit qu il va mourir. Après du recul je le remercie d avoir été aussi lâche parce que j ai eu des mots très doux et réconfortant. Je me rappelle encore de son prénom de son visage de la petite larme qu elle a eu quand je me suis effondrée.
Je me rappelle de ce jour terrible de l accouchement ou son coeur s en était déjà allé et l ambiance un peu tendue dans la salle. Elle a commencé à lancer une plaisanterie dieu merci j en avais besoin et nous avons passez de longues heures ensemble. Elles ont fait du rab d heure pour pouvoir m accompagner jusqu’au bout et ça je ne les remercierais jamais assez.
Depuis j ai changé d obstétricienne qui est mega tiptop à l écoute et humaine mais j attends toujours avec impatience ce contact du jour j avec la sf qui M accompagnera dans la naissance de ma merveille. Je me rappelle de chaque sf et de chaque auxiliaire pour mes 3 enfants et j espère que pour le prochain ce sera tout aussi intense.
Merci pour tout votre boulot prénatal et postnatal. Parce que quoi de mieux aussi qu une rééducation chez les sf que chez un kiné…
Bref vous faite un fabuleux métier d accompagnement. Merci pour tout ce que vous faites pour nous les femmes mais aussi pour les papas

le 21/11/2015 à 08h34 | Répondre

Servane (voir son site)

Je n’ai jamais été à l’aise avec des gynéco. Lors de mes trois grossesses et mes trois accouchements j’ai tenu à être suivi pas des sages femmes. Et c’était juste parfait !
Je fais mon suivi gynéco avec une sage femme libérale et elle m’a posée l’on DIU. Et elle est trop sympa !
Je crois que les sages femmes doivent avoir des trucs en plus dans leur formation comme « respect, écoute, patience et humilité » Ouais parce que j’ai toujours eu l’impression avec un gynéco d’être prise de haut et de ne pas pouvoir m’exprimer genre « laisse petite je sais bien mieux que toi ce qui est le mieux » Alors qu’avec la sage femme c’est plutôt « y’a pas de bonnes ou de mauvaises réponses, vous dites et je m’adapte »

Bref, merci les sage femmes je vous kiffe !

le 21/11/2015 à 08h57 | Répondre

Lau

Ton article est très bien, juste on ne fait pas une première année de médecine mais une première année commune aux études de santé ! Je sais que c est tatillon mais bon je pense que c est important, un certains nombres de personne ne passe pas la PACES pour avoir médecine mais bien sage femme, pharmacien…

le 23/11/2015 à 09h31 | Répondre

Lillule

Coucou Lau ! Effectivement, l’erreur vient du fait que j’ai été la dernière promo à faire cette première année sous le nom de PCEM1, ou première année du Premier Cycle des Etudes Médicales, qu’on appelait communément la première année de médecine car elle débouchait pour les médecins sur la PCEM2 puis DCEM1 etc… Mais tout a changé depuis 4 ou 5 ans je crois, donc en effet ta formulation est plus précise et plus actuelle !

le 23/11/2015 à 15h29 | Répondre

Lillule

Par contre « un certain nombre de personnes de passent pas par PACES pour avoir médecine » ?
Il y a d’autres voies maintenant pour valider sa première année de médecine ? Je ne suis vraiment plus à la page ^^ …

le 23/11/2015 à 15h32 | Répondre

Camille

Je crois que Lau voulait dire que certaines personnes s’inscrivaient en ayant dès le départ l’idée de devenir SF ou pharmacien, et pas médecin (et que donc il ne fallait éviter de dire « année de médecine » pour cette raison) 🙂

le 23/11/2015 à 15h37 | Répondre

Lillule

Aaaaah ! Bien vu j’avais rien compris !

le 23/11/2015 à 15h47 | Répondre

Elodie

Bravo pour ton article mais je trouve que tu n’as abordé qu’une mini facette de notre profession!
Etre SF c’est aussi:
-accompagner des femmes en PMA
– réaliser des IVG médicamenteuses
– des frottis
– des consult’ de contraception, post natales, pré-natales
– du planning familial, des interventions en milieu scolaire
– des suites de couches, de l’allaitement, des cours de portage…
– de l’échographie
– de la préparation à l’accouchement
– et plein d’autres choses que j’oublie!

Je suis sage-femme ET infirmière, et je trouve que ce sont deux professions complémentaires, quand il y’a une grosse réa bébé je suis contente d’être SF mais quand il y’a une grosse réa maman ( ce qui arrive rarement mais qui arrive!) je suis heureuse d’être IDE 😉

le 24/11/2015 à 09h51 | Répondre

Lillule

Merci pour tes précisions ! Et oui, dur d’être exhaustive concernant notre métier aux 10 000 facettes n’est-ce pas :). J’aurai peut être l’occasion de revenir dessus si j’ai la chance d’être republiée.

le 24/11/2015 à 11h55 | Répondre

Mlle Moizelle

Vous êtes nombreuses à faire des cours de portage? c’est la première fois que je lis ça…

le 26/11/2015 à 15h13 | Répondre

Elodie

Je ne sais pas si on est nombreuses, mais en tout cas je connais plusieurs collègues qui le font et moi j’en fais aussi à la demande des dames, au dernier cours de prépa, je fais un cours de portage 😉
Souvent ce sont plus les SF libérales mais moi je bosse dans un hôpital.

le 26/11/2015 à 22h50 | Répondre

Aline

Bonjour d’une infirmière de la région lyonnaise 😉
Et vous ne perdez pas une heure de votre tour avec une maman qui fait un baby-blues, au contraire, c’est hyper important pour nous qui accueillons les mamans qui font des dépression post-partum! Votre rôle de prévention et de repérage des situations à risque est plus qu’important! 🙂
Bonne continuation!

le 24/11/2015 à 22h18 | Répondre

Lillule

Entre prendre et perdre, là est toute la nuance ;).

le 25/11/2015 à 12h07 | Répondre

oriane

Merci et bravo pour ce bel article
J’ai croisé quelques sages femmes bof mais j’ai aussi la chance d avoir croisé plusieurs sage femme extradans ma vie de femme alors merci a toutes celles la
J’ai aussi la chance d’avoir une bonne vision du métier geace a toutes ses sages femmes

le 25/11/2015 à 08h34 | Répondre

tbabeth

bonjour, je suis SF libérale!
j’adore ton article!
m’autorise tu à l’imprimer pour le poser en salle d’attente?

le 25/11/2015 à 09h24 | Répondre

moustache

Bon article mais j’ai un peu tiqué quand j’ai vu qu’il n’y avait pas de passerelle entre infirmière et sage-femme, et que si les infirmières voulaient faire sage-femme il fallait qu’elles passent par médecine…
Arrêtez de rêver! aujourd’hui les infirmières vont en Belgique, font une formation de 18 mois, reviennent en France avec leur diplome de sage-femme et ont accès aux mêmes postes que nous dans le secteur privé notamment.
(message d’une sage-femme francaise qui a passé 3 ans dans une cinique avec 75% de sages-femmes avec diplome belge)

le 25/11/2015 à 10h45 | Répondre

Lillule

Dur pour les françaises d’être prises en Belgique à présent. Cela se fait par tirage au sort et les cotas sont de plus en plus limités, il faut une sacré motivation. Cependant je persiste et signe, nous sommes en France, et dans le cursus français il n’y a pas de passerelle entre infirmière et sage-femme (l’inverse est faux apparemment), si on commence à expliquer la filière belge aux patientes, ça ne m’étonne pas qu’on les perde ^^ !

le 25/11/2015 à 12h11 | Répondre

Mouton anne marie

Ce n’est pas vrai que les sages femmes belges ne font que 18mois c’était vrai avant l’Europe maintenant elles sont au niveau des études françaises (- médecine c’est vrai)

le 25/11/2015 à 17h18 | Répondre

Ozyo

Moi aussi je suis sage-femme … et je travaille dans le privé. J’ai apprécié ton article mais remarque que tu as toi même une belle idée reçue sur le travail en privé : eh bien non ! Ce ne sont pas les gynécologues qui font les accouchements mais bien les sages-femmes même si le gynécologue est présent dans la salle d’accouchement. Il fait le synto aux épaules, encourage la patiente et si le tracé est mauvais ou l’expulsion trop longue, il décide de l’extraction.
Par ailleurs, tout le suivi du travail est gèré par la sage-femme qui ne fait appel au gynécologue qu’en cas de pathologie ou lorsque l’accouchement est imminent.
Pour finir, la seule chose que nous ne faisons pas sont les sutures … Mais être sage-femme c’est aussi faire beaucoup beaucoup beaucoup de paperasses et c’est un temps de gagné pour pouvoir être plu présent auprès de la patiente ensuite.
Bonne continuation !

le 25/11/2015 à 10h51 | Répondre

Lillule

Toutes mes excuses si je t’ai vexée, c’était vraiment pas le but. Certaines cliniques privées travaillent comme tu le décris effectivement. Pendant mon cursus je n’ai fait qu’un seul stage en clinique, et la SF se faisait écharper si elle avait le malheur de ne pas appeler le gynéco de sa patiente à temps pour qu’il fasse l’accouchement. Les gynécos sympas nous laissaient faire l’accouchement à 4 mains avec eux quand ils pouvaient mais la SF restait à côté pour assurer le côté logistique. D’où cette vision que j’ai gardé des cliniques, qui n’est peut être pas la meilleure !

le 25/11/2015 à 12h17 | Répondre

Bastien

Personnellement, j’avoue que je ne connaissai pas vraiment le métier de SF jusqu’au jour où j’en ai rencontré une que j’avais confondu (ou assimilé) à aide soignante. Ce jour là, elle a bien failli m’envoyer bouler (et je comprend mieux pourquoi aujourd’hui). A l’époque, je pensai que la SF était juste la femme qui disait « Poussez ! ». Comme quoi il y a des métiers qu’on ne connaît pas… Au final, me voilà aujourd’hui en couple avec cette fille depuis 3 ans. La belle histoire… ^^

le 25/11/2015 à 10h53 | Répondre

Filippi

Bjr j ai été suivi par une sage femme lors des trois échographies morphologiques elle était adorable sans cesse à me rassurer sur le état de santé de mon fils.il est né lourdement handicapé. .avez vous une idée de ce qui l’a empeche a ne pas voir des membres manquants ?

le 25/11/2015 à 13h34 | Répondre

Cécile

Une autre idée reçue : « le gynécologue » fait  » l’accouchement dans les cliniques privées, pas les sages femmes « …. Faux, le plus souvent. Dommage pour une sage femme aussi motivée que vous de véhiculer ce genre de contre info.

le 25/11/2015 à 18h51 | Répondre

Camille

Cécile, tu trouveras la réponse de Lillule à un commentaire similaire un peu plus haut 🙂

le 25/11/2015 à 19h25 | Répondre

Lillule

Cécile vous déformez un peu ma phrase…
Entre « le gynécologue « fait » l’accouchement dans les cliniques privées, pas les sages femmes » et « Le gynécologue ne « fait » l’accouchement que si tu es en clinique privée » (la phrase exacte), il y a une certaine nuance… Ce que je veux dire c’est que si un gynéco fait ton accouchement, c’est que tu es en clinique, pas que dans toutes les cliniques le gynéco fait l’accouchement. Après je vois bien que vous l’avez formulé comme vous l’avez compris et ça m’attriste un peu, mon but n’est pas de dénigrer le fonctionnement des cliniques et je m’en excuse si vous l’avez ressenti comme ça…

le 25/11/2015 à 21h42 | Répondre

elodie

Fillip, je suis désolée de ce qui vous ai arrivé. Malheureusement, nous ne sommes que des êtres humains et l’erreur est humaine ( même si je me doute bien que c’est insupportable d’entendre ça quand son enfant est handicapé!).
Les SF échographistes ont un DIU d’écho au même titre que les gynécos d’ailleurs, c’est un examen assez difficile à obtenir et malheureusement, tout ne se voit pas à l’échographie.

Je comprends bien que des membres manquants ça parait immanquable et pourtant ça l’est, vous en avez d’ailleurs fait les frais 🙁
Un gynéco aurait pu faire pareil…

Après, il y’a des bonnes sages-femmes et des sages-femmes moins douées, comme dans tous les métiers.

ps: seule la 2ième écho est une écho morphologique.

le 26/11/2015 à 02h33 | Répondre

Filippi

La mienne n était pas diplômée d écho. ..ç peut être cela qui a posé problème ? Une autre sage femme me disait que il ne faut pas confondre écho à visée morphologie et écho de surveillance je ne ais pas trop compris la différence. ..

le 26/11/2015 à 11h52 | Répondre

Elodie

Je n’ai pas bien compris, tu as fait 3 échos avec un gynéco + des échos avec ta sage-femme?
Ou tu as juste fait 3 échographies avec une SF qui ne possède pas de DIU d’écho???

Une sage-femme qui n’a pas le diplôme d’écho ne peut pas faire d’échographie. C’est illégal ( sauf pour les échographies de datation et de présentation)
Après, si la patiente a vu un gynéco pour les 3 échos et que la sf souhaite refaire des biométries, ou un petit contrôle: ok mais pas faire la totalité seule sans diplôme!

Echo morpho: on regarde tous les organes un à un en détail.
Echo de surveillance, on regarde surtout si le bébé grandit bien, on fait des mesures, on regarde le placenta etc

le 26/11/2015 à 22h55 | Répondre

Filippi

bonsoir Elodie
Non les 3 échographies que j’appelle a visée morphologique dont la morphologique, ont été réalisées par une sage femme non diplomée; et en CHU. les autres écho que tu appeles de surveillance, ont été réalisées par un gynécologue . Quand tu dis que c’est illégal,, ca signifie quoi au juste ? car j’ai eu un papier avec chacun des écho qui spécifiait que les sages femmes et les médecins sont compétents en échopgraphie morphologique, mais c vieux ca date de 2001… ca a pu évoluer ? merci de t’interesser ca fait du bien d’être écoutée, meme si ca ne changera jamais rien a la situation

le 26/11/2015 à 23h10 | Répondre

Elen Robert

Je n’ai pas lu tous les commentaires mais au cas ou ça n,a pas encore été dit: Il y a beaucoup de pays où une passerelle existe pour devenir sage-femme après avoir été infirmière (Belgique, U.K), voire où il faut d’abord obtenir le diplôme d’infirmière avant de pouvoir faire des études de sage-femme (Suède, Portugal) et encore des pays où une fois ton diplôme de sage-femme en poche tu peux aussi travailler en tant qu’infirmière (Estonie,Belgique si obtention du diplôme avant octobre 2018). Voilou!
Elen étudiante sage-femme française en Belgique.

le 26/11/2015 à 13h16 | Répondre

Lillule

J’ai en effet répondu plus haut que c’est certes vrai mais que si on commençait à rentrer dans les détails inhérents à chaque pays ce n’était pas étonnant que nos patientes soient perdues ! En France, il n’y a pas de passerelle, donc ça m’embête un peu qu’en tant que sage-femme formée en France mes patientes françaises m’appellent infirmière, c’est tout ce que je voulais dire ^^. Bon courage pour tes études !

le 27/11/2015 à 12h34 | Répondre

Elen Robert

Merci! Plus que quelques mois 🙂

le 01/12/2015 à 01h20 | Répondre

Un énième blog de Maman (voir son site)

Oui j’ai des lacunes quant aux compétences des SF. Je ne savais pas qu’une SF pouvait faire le suivi d’une grossesse normale! Classiquement, quand on tombe enceinte (le première fois) on pense « gyneco ». Ma SF qui m’a fait la rééducation périnéale m’a appris que vous pouviez « installer » les stérilets…De même, je ne pensais pas que les SF pouvaient recoudre les vagins post-accouchement. Je me souviens que ma SF a laissé le gyneco recoudre ma déchirure (dans une clinique privée). Ce qui me chiffonne, c’est que j’ai l’impression que tout ça est axé sur le business des gynéco…Il m’a recousu, bim, des dépassements d’honoraires pour ma pomme. Pareil pour les consultations au fil de la grossesse. Une consultation chez une SF coûte moins cher que chez un gynéco (chez moi en tout cas) et elles sont souvent bien plus dispos. Ce lobbying autour des gynecos m’embête un peu. Ça me donne l’impression d’être une « cliente » plus qu’une patiente. Mais tout ce raisonnement est difficile à avoir au premier coup, à la première grossesse…
Pour ce qui est de la confusion entre les différents métiers que l’on croise à la maternité, je plaide coupable. Personnellement, le personnel n’avait pas de critère de différenciation évident et les soignants se présentent trop peu souvent ou trop rapidement. Ensuite, je pense que pour toi la différence entre ces métiers est évidente parce que tu es dans ce domaine mais les personnes externes à tout ça sont forcément moins bien informées. Tu saurais différencier un agent immobilier d’un mandataire? Un syndic d’un gérant locatif? Probablement que non (et ce n’est pas grave en soi). Il ne faut pas reprocher aux patientes d’être mal informées, je pense que c’est aux soignants de se remettre en question sur ce point-là (je parle bien sûr de ma propre expérience. J’ose espérer que certaines équipes de soignants informent facilement leurs patientes).

le 30/11/2015 à 13h37 | Répondre

Lillule

Je suis contente que mon article ait pu t’en apprendre un peu plus sur notre métier. Merci beaucoup de ton témoignage :). On m’a fait remarquer dans certains commentaires plus haut qu’en cliniques les gynécos ne faisaient pas forcément les accouchements mais qu’ils faisaient la suture donc ça doit être le fonctionnement normal que tu as eu (je n’ai jamais travaillé en clinique donc j’avoue ne pas être la mieux placée pour en parler).
Concernant la confusion des métier, j’ai eu un bel exemple cette nuit vers 4h du matin, quand on m’a demandé si j’étais la sage-femme ou le pédiatre. Je suis sûre de m’être présentée en début de nuit lors de mon tour de soins, et d’avoir indiqué que c’est moi qui prélèverait le test de Guthrie, donc quand j’ai ramené ce bébé après sa piqure je ne m’attendais pas tellement à ce qu’on me redemande ma qualification. ça ne m’embête pas, comme je l’ai dit ça m’interloque sur le moment et puis on passe, c’est vrai que ce n’est pas grave, c’était 4h du mat’ et il y a tellement de personnel de tellement de professions différentes dans les hôpitaux que c’est dur de s’y retrouver, je suis la première à le dire. D’ailleurs je ne parle pas de la confusion auxi/sage-femme, je parle du fait qu’en général tout personnel féminin dans un hôpital est une infirmière pour le patient (ash, psychologue, interne, médecins et j’en passe, hein, pas que les sages-femmes !). Tout ça pour dire que ce n’est pas un reproche que je fais, c’est une constatation rigolote dans le but de faire un article humoristique sur ma profession. Si un mandataire fait un article de ce genre et dit à un moment qu’une personne relou l’a encore pris pour un agent immobilier, bah y’a des chances que cette personne relou ce soit moi effectivement, mais c’est plutôt drôle si le mandataire fait cette remarque avec le sourire, non ^^ ?

le 01/12/2015 à 18h07 | Répondre

Un énième blog de Maman (voir son site)

Mais c’est ce fontionnement normal que je dénonce…le gyneco vient « juste » pour recoudre histoire de toucher quelques sous. De mon point de vue, la patiente n’est clairement plus la priorité. En quoi se faire recoudre systématiquement par le gyneco est primordial pour la patiente? Par contre, ça va clairement dans le sens du business du gyneco. Enfin, tout ça est un autre sujet 😉
Pour la confusion des métiers, je confirme ce que tu dis: une nana à l’hopital est forcément infirmière pour le grand public. C’est un stéréotype et je comprends bien que cela puisse agacer. Malheureusement, je pense que tu vas devoir faire face à cet a priori tout au long de ta carrière.
Je te souhaite bien du courage dans ta carrière car les SF sont assez peu reconnues finalement alors que vous êtes les personnes les plus importantes le jour J (enfin, après les mamans hein? 😉 )

le 03/12/2015 à 21h35 | Répondre

Elodie

Ce sont les patientes aussi qui entretiennent ce business car souvent même quand on leur dit qu’on est compétentes pour le faire, ( ce n’est pas le cas de toutes les patientes, et je dirai même qu’il s’agit d’un type de patientes bien précis) pas mal de patientes répondent « non je préfère voir avec MOn gynéco »…ben vois avec ton gynéco 😉

Ce n’est pas pour prêcher pour ma paroisse, puisque je suis SF mais en visite post natale, la grande majorité des dames qui ont accouché avec des gynéco ont des épisio, ont eu des ventouses etc et le plus souvent sans aucune raison….ça fait un peu peur quand même 🙁

Et je confirme, même les hommes SF les patientes leur disent immédiatement « docteur »

le 04/12/2015 à 03h10 | Répondre

Audrey

Juste un petit coucou d’une ESF du pays de la moutard et du vin 😉
Bravo pour ton article !

le 06/01/2016 à 22h53 | Répondre

Emma

Je suis infirmière sage-femme.
En suisse, ces deux professions peuvent s’unir pour n’en former qu’une, moyennant 6 ans de formation.
Je suis fière d’être les deux. Cette double formation est une puissante synergie pour mes patientes et je la revendique.

le 26/11/2016 à 17h55 | Répondre

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