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Moi, maman ? La mère fantasmée


Publié le 13 février 2016 par Louna

On a tous dans un coin de notre tête une image de ce que l’on pensait être notre futur, cet idéal qui date de l’enfance, et qui revient parfois nous titiller la mémoire. Souvent, on s’est imaginé une vie merveilleuse et parfaite, dans laquelle nos angoisses du moment auraient disparu, se seraient évanouies et auraient fait place à des sentiments de bonheur et de confiance en soi exacerbés.

Je suis sûre que tu vois de quoi je parle ! Moi, par exemple, quand j’étais petite fille, je me voyais grande, belle et mince, avec une longue chevelure noire et lisse. Je m’imaginais astronaute, je me voyais voyageuse et aventurière. La vie normale, quoi !

Et voilà que je me retrouve vingt-cinq ans après, dans un petit 60m² étriqué ! Mes cheveux bouclés d’enfant ne sont jamais devenus lisses, je ne suis ni grande, ni mince, mais je suis au moins belle dans les yeux de mon mari (ce qui n’est déjà pas si mal !). Je travaille dans l’aéronautique, à défaut de l’aérospatial (là encore, j’aurais pu tomber plus loin du rêve !). Je ne suis ni voyageuse ni aventurière, et cette belle indépendance, cette immense confiance en moi que j’imaginais enfant, je les cherche encore.

C’est comme ça, c’est la vie, et je n’ai pas de regret particulier avec ma vie actuelle : je crois qu’en grandissant, on réalise la différence entre l’idéal et la vraie vie. Mais alors, pourquoi ne peut-on pas s’empêcher de s’imaginer en mère idéale ?

Difficultés à être mère

Crédits photo (creative commons) : Donnie Ray Jones

Moi, je pensais que je serais une mère sereine

Tout au long de ma grossesse (enfin, soyons honnête, passée l’écho du premier trimestre), j’étais confiante : je ne me faisais pas particulièrement de souci pour la santé de mon bébé, je voyais les mois défiler tranquillement, et j’étais persuadée qu’une fois les premiers jours passés, je prendrais rapidement mes marques dans mon rôle de maman, que je saurais gérer mon tout-petit.

Ben, en fait, non. La sérénité, ça ne vient pas comme ça, comme par magie, dès l’arrêt des : « Poussez, Madame, poussez ! »

Moi qui pensais naïvement reléguer mon bébé dans sa chambre dès le retour de la maternité, dans la vraie vie, je n’ai pas pu m’en séparer la nuit pendant les trois premières semaines. Je guettais sa respiration, et au moindre souffle chaotique, je me réveillais en sursaut, tous les sens aux aguets (vous avez dit sereine ?). Jusqu’à ses 10 mois, tous les soirs avant de me mettre au lit, je vérifiais que ChérieChou dormait bien (comprendre : respirait toujours). J’ai fondu en larmes chez le médecin, un soir à 20h, parce que ma fille de 4 mois avait 39°C de fièvre. Normal.

Bref, je ne suis pas une mère sereine.

Bon, avec le temps, je te rassure, je commence à gérer mes angoisses. La sérénité, ça s’apprend, au fil du temps, en même temps qu’on apprend à connaître son tout-petit et à lui faire confiance.

Moi, je pensais que je serais une mère active et voyageuse

Je m’imaginais emmener ChérieChou à droite à gauche : en balade, au resto, en voyage, chez les copains ! Et oui, c’est vrai, durant les premiers mois, c’est ce qu’on a fait. Je me souviens encore d’une soirée où j’ai dansé toute la nuit avec ChérieChou endormie contre moi dans le porte-bébé. J’ai profité des brunchs entre copines de maternité, avec nos petits adorablement endormis contre nous ou dans leur cosy. J’ai écumé les parcs et les squares, j’ai allaité dans le train, chez les copains. Bref, pendant trois mois, j’y ai cru !

Et après, la vraie vie m’a rattrapée ! Quand bébé commence à avoir ses petits rythmes de sieste et de repas, puis quand la diversification arrive, la logistique prend une autre ampleur ! Idem quand bébé commence à être lassé de rester sagement assis, alors qu’il est tellement plus drôle d’explorer le monde à quatre pattes !

J’ai commencé à avoir des scrupules à imposer des contraintes et des bouleversements à ChérieChou (cela dit, scrupules ou pas, elle m’a bien fait comprendre que les papotages entre copines, dans un endroit confiné où on ne la laissait pas vagabonder à sa guise, ça allait bien une fois, mais pas deux !). Du coup, finies les sorties avec bébé.

Qu’à cela ne tienne, j’allais sortir seule, comme avant ! Ben, en fait, non, ça ne s’est pas vraiment passé comme ça, pour moi. J’ai réalisé que j’étais une maman poule, et que passer une soirée loin de mon petit bébé d’amour, alors que je le laissais déjà à la crèche toute la journée (mère ingrate !), ce n’était pas envisageable… Je suis devenue la reloue de service, quoi !

Ce symptôme semble s’atténuer avec le temps. Voir mon petit bébé grandir et découvrir ma ChérieChou de plus en plus autonome me permet de prendre du recul et du temps pour moi, pour sortir et retrouver un semblant de vie sociale.

De la même manière, je pensais pouvoir continuer à voyager : je voulais faire découvrir ce bonheur à ma fille, pour qu’elle puisse vivre toutes ces belles expériences enrichissantes. Je nous imaginais déjà sillonnant la jungle avec bébé en sac à dos : les parents aventuriers en vadrouille, avec leur parfait petit bébé ouistiti !

Mais la réticence de Mister F. a mis un frein à mon bel enthousiasme. Je le travaille sans relâche pour essayer de le motiver, mais les faits sont là : ChérieChou a plus d’1 an, et nous n’avons toujours pas voyagé en famille.

Moi, je pensais que je serais une mère sûre d’elle

J’ai toujours été à l’aise avec les enfants, j’aime m’en occuper et, comme je te le disais, c’est un des aspects que j’apprécie énormément dans la crèche parentale, notre système de garde : m’occuper de tous ces petits amours deux à trois fois par mois !

Mais en fait, quand on devient mère, on ne réfléchit plus vraiment sans son cœur. Et parfois, il faut bien le dire, les sentiments, ça fait perdre la tête ! La bouffée d’amour que je reçois en pleine face à chaque fois que je retrouve ma fille me rend fragile, et parfois incapable de gérer mes émotions.

Encore maintenant, alors qu’elle est déjà grande, il m’arrive de m’effondrer en larmes lorsque je la vois souffrir, pour des broutilles aussi banales qu’une poussée dentaire ou une mauvaise chute. Lorsque je n’arrive pas à la comprendre ou à l’apaiser, je me sens désemparée. Comment réussir à lui donner les clés pour grandir si je ne suis même pas capable de l’aider en situation de crise ?

Alors je lis, je prends conseil auprès d’autres jeunes parents, auprès des professionnelles de la crèche, auprès de ma mère ou de mes belles-sœurs, et j’essaie de relativiser. Mais franchement, ce n’est pas toujours facile. Le moindre petit grain de sable dans les rouages bien huilés de notre quotidien me fait perdre le peu de confiance que j’ai en mes compétences à être une bonne mère pour elle.

Heureusement, les choses marchent dans les deux sens, et chaque petite victoire, chaque nouveau progrès, illumine ma journée et booste ma confiance en moi.

Moi, je pensais que je serais une mère en forme

Oui, je pensais que malgré les difficultés du début dont on nous rabat les oreilles, moi, je tiendrais le coup. Je pensais que je serais plus forte, plus résistante que tout le monde et que je pourrais continuer à tout mener de front sans problème : bébé, carrière, vie sociale, vie amoureuse.

Et il a bien fallu me rendre à l’évidence : ce n’est pas le cas. Au bout de six mois, je me suis effondrée, et j’ai craqué. Mister F. a fait ce qu’il a pu, mais lui aussi était au bout du rouleau. Quand j’ai compris que mon état d’épuisement chronique m’avait menée jusqu’à la dépression post-partum, j’ai enfin accepté de mettre le holà. J’ai enfin accepté que j’étais faillible, que j’avais besoin d’aide, et que j’avais, surtout, besoin de redéfinir mes priorités.

J’ai notamment dû accepter de ne pas retrouver ma forme physique. Certes, reprendre le sport était un de mes premiers objectifs post-accouchement, mais je n’en ai clairement pas été capable pendant la première année. Mais, même si j’ai mis du temps, j’ai compris que ce n’était pas forcément grave.

Prendre le temps de me poser quelques jours, toute seule, m’a permis de me recentrer sur mes priorités du moment : mon bébé et mon couple.

Voilà, l’atterrissage a été brutal pour moi, et j’ai passé plus d’une année à essayer de faire correspondre mon attitude de mère avec l’image idéalisée que j’en avais. Certains points ont été plus faciles à accepter que d’autres, mais cette année n’a globalement pas été de tout repos.

Mais comme je suis sympa, et que je ne veux pas te faire peur, la prochaine fois, promis, je te raconterai les bonnes surprises que la maternité m’a apportées.

Et toi, chère lectrice, est-ce que tu as eu aussi besoin d’un temps d’adaptation pour pouvoir entrer dans ton rôle de parent ? Est-ce que l’arrivée d’un deuxième bébé dans la famille nous chamboule autant que la naissance d’un premier ? Viens me dire !

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Commentaires

15   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Fleur (voir son site)

N’ayant pas d’enfant mais ayant un neveu comme tu le sais toutes la première partie me parle beaucoup. Je vois bien comment je suis avec mon neveu je ne m’attends donc pas à être moins stressée avec mon propre enfant !
Pour le reste il y a pas mal de chose que j’aimerai être mais je crois que faire des plans sur la comète c’est très facile et que la réalité ben ça l’est beaucoup moins 🙂
En tous les cas c’est un joli moment d’introspection et je te souhaite la vie que tu mérites 🙂

le 13/02/2016 à 10h18 | Répondre

Louna

En effet, facile de faire des plans sur la comète, mais difficile de s’y tenir !
Peut-être que ton expérience de tata très présente te permettra d’ajuster en amont tes désirs à la réalité ?
Merci pour tes voeux 🙂

le 15/02/2016 à 15h07 | Répondre

Jahanara

Merci pour ce bel article !
Comme toi, pendant ma grossesse je ne m’inquiétais pas spécialement, mais nous avons été rattrappés par la réalité à la naissance : notre bébé est atteint d’une malformation non diagnostiquée pensant la grossesse… Moi qui n’avais jamais eu d’affinité avec les enfants, je me découvre hyper sensible (alors que je ne l’étais pas du tout avant de devenir maman) pour tout ce qui concerne mon bébé. Je suis incapable de le tenir quand il doit avoir une piqûre, les consultations médicales pour lui sont toujours une source de grande tristesse et je n’ai jamais autant pleuré que depuis la naissance ! Moi qui n’ai jamais été à l’aise avec les bébés, je me disais que ce serait différent quand ce serait le mien, et c’est le moins que l’on puisse dire. Je ne sais pas si c’est le fait qu’il soit différent qui amplifie mon côté protecteur ?
Quant au fait d’arriver à tout gérer, je crois que j’ai déjà abandonné l’idée. Avec les rdv médicaux pour mon bébé, ce serait compliqué de reprensre un poste à temps complet sans vrais horaires. Pour le sport, j’aimerais au moins arriver à me remettre à faire ma gym pilates à la maison mais pour l’instant je suis plutôt tentée par une sieste quand bébé dort…
De toute façon il faut apprendre à improviser quand on devient parents et à accepter que tout ne sera pas toujours comme on voudrait.

le 13/02/2016 à 10h51 | Répondre

Louna

Oh la la, Jahanara, je suis désolée d’apprendre ça ! J’espère que votre petit se porte bien malgré tout, mais je n’ose pas imaginer le choc que vous avez dû ressentir. J’imagine bien que, dans ces conditions, c’est encore plus complexe de se projeter dans ce nouveau rôle de maman ! J’espère aussi que tu es bien entourée….
Comme tu dis, il faut apprendre à improviser, apprendre à lâcher prise, même si c’est plus facile à dire qu’à faire.
Oui, moi aussi je me suis découverte hyper sensible, à pleurer à la moindre difficulté, et ça me fait du bien de savoir que je ne suis pas la seule dans ce cas-là. Quant à l’aspect protecteur, peut-être en effet, qu’il est accentué par la différence de ton fils, mais peut-être pas ? Peut-être que c’est juste ta manière à toi d’être maman ? Ça te rassure, si je te raconte que j’ai fondu en larmes en regardant une vidéo fournie par la crèche où on voyait les enfants lors d’une séance musicale : ma fille s’est fait poussée à 2 ou 3 reprises par une petite copine de crèche et personne ne l’a vu. J’étais traumatisée qu’il lui soit arrivé quelque chose comme ça sans que je sois là pour la réconforter….
Bon courage pour la suite, et ne te mets pas trop la pression pour le sport : si ton corps te dit que tu as plus besoin de sieste pour l’instant, laisse-toi encore un peu de temps (un an de pause, pour moi, mais j’en avais vraiment besoin !).

le 15/02/2016 à 15h14 | Répondre

Doupiou

Encore un super article de Louna! Merci beaucoup !
Ah la vision fantasmée de la mère! La maman épanouie dans son couple, dans sa famille, dans son boulot et qui mène le tout de front sans échec! Je me suis dis que je serais toujours une maman au top de sa féminité et dans les faits, il m’arrive d’aller chercher ma fille chez la nounou en jogging. De passer le dimanche sans que mes cheveux ne voient l’ombre d’une brosse.
Et je suis constamment angoissée aux pleurs de ma fille que je n’arrive pas à comprendre. Parfois j’ai hate qu’elle grandisse, qu’elle me parle!
J’ai bien appris qu’en étant parents, on fait surtout ce qu’on peut

le 13/02/2016 à 15h06 | Répondre

Louna

Merci pour ton enthousiasme, Doupiou, ça me fait vraiment chaud au coeur, parce que cet article n’a pas été facile à écrire : personne n’aime reconnaître ses défauts, ses manquements, et pourtant, ça fait tellement de bien de savoir qu’on n’est pas tout seul !
La féminité, ahahah, la quoi ? Parfois, juste prendre une douche tous les jours et se laver les cheveux plus de 3 fois par semaine relève de l’exploit, alors la féminité, tant mieux quand j’y arrive, mais c’est souvent système D (gros pull sur un jean et des ballerines, et cheveux remontés en chignon !).
Moi aussi, les pleurs m’angoissent, mais je te rassure, en grandissant, nos bébés se font de mieux en mieux comprendre et commencent à avoir d’autres moyens de s’exprimer. Quel âge à ta fille, déjà ?
Oui, bien résumé : on fait surtout ce qu’on peut, au final !

le 15/02/2016 à 15h20 | Répondre

Madame D

Comme je te comprend …
J’ai eu plus de chance que toi je crois. Reprendre le travail 9 mois après la naissance de Princesse m’a permi de relativiser beaucoup de chose. Je culpabilise moins que toi quand je sort sans elle je crois. Merci pour cet article deculpabilisant. Je pensais comme toi enceinte. Et j’avoue qu’il a quand même fallut attendre plus d’un an avant que nous trouvions un equilibre.

le 15/02/2016 à 09h37 | Répondre

Louna

Oui, c’est ça, à peu près un an avant de trouver un équilibre convenable pour bébé, pour moi, pour notre couple.
Peut-être que tu as raison, que le fait de passer plus de temps seule à seul avec son bébé nous aide à mieux accepter la transition, mais je pense sincèrement que ça vient surtout de mon caractère trop rigide : si j’avais réussi à lever le pied et à me remettre en question plus tôt, peut-être que nous aurions trouvé l’équilibre plus rapidement ? On ne saura jamais !
Par contre, je te rassure, j’ai arrêté de culpabiliser de sortir sans bébé ! 🙂

le 15/02/2016 à 15h23 | Répondre

Madame Vélo

Il est sympa ton article ! Je ne crois pas m’être posée autant de questions à ce sujet… mais ce qui est sûr c’est que, même 9 mois après la naissance, j’ai encore du mal à m’imaginer maman. Au début je n’aimais pas pousser le landau car je n’assumais pas cette image de moi : la maman qui pousse le landau avec un petit bébé dedans… ça me paraît tellement bizarre !! Je me dis que ça ira mieux quand il parlera et m’appellera « maman ». Ou avec l’arrivée d’un deuxième enfant. Ou tout simplement avec le temps. C’est mon fils, je l’aime, je sais que c’est moi qui l’ai porté, mis au monde et qui ai pour mission de l’élever jusqu’à l’âge adulte, mais l’image sociétale que je me fais d’une maman ne se superpose pas avec mon image à moi, dans ma tête. Peut-être que de voir des femmes de mon entourage devenir maman m’aidera à faire concorder ces deux images ?

le 15/02/2016 à 10h12 | Répondre

Louna

Ah oui, tu abordes encore un autre point passionnant dans ton commentaire, Madame Vélo : faire concorder l’image que l’on a des mamans en général (avec tout ce que cela implique comme histoire familial, milieu dans lequel on a grandit, dans lequel on évolue, éducation, etc….) avec l’image de soi maman. Moi aussi, j’avais du mal à réaliser, au début, mais contrairement à toi, j’étais plutôt fière comme une maman paone à pousser mon landau dehors ! 😉
Mais c’est vrai que plusieurs de mes amies sont devenues maman à peu près à cette période, alors ça m’a aidé à me familiariser avec cette image, avec le fait de passer dans la génération du dessus.
Et oui, tu as raison, cette sensation d’imposture s’atténue grandement avec le temps, et avec les premiers « mamans » ! 🙂

le 15/02/2016 à 15h26 | Répondre

Miss Chat

J’adore ton article ! Ce dont rêvait la petite Louna était au final assez peu réaliste et inexpérimenté forcément par rapport à ce que vit actuellement la Louna adulte 😉 D’après ce que je lis, la Louna adulte, elle a traversé des épreuves que la petite Louna n’aurait jamais pu imaginer et elle a su en tirer le meilleur ! Alors, pas de regret à avoir, tu as très bien fait ça 🙂

Personnellement, ma situation familiale depuis l’enfance fait que je me suis toujours accrochée à cet idéal dont tu parles. Parents séparés qui s’entre-déchirent pendant 20 ans, père adorable mais absent et probablement dépressif, incapable de prendre soin de lui, mère égoïste, qui n’a jamais fait l’effort de travailler et a tenté de nous mener mon frère et moi dans des situations toujours plus sordides, des maisons qu’on n’arrivait pas à appeler ‘foyers’… Bref, l’idéal de la famille parfaite et de la vie parfaite (avec leurs différents modèles, il y en a des centaines !), je ne l’ai jamais connu et il a cruellement manqué à ma vie donc c’est le seul qui me semble viable et je m’y accroche toujours. J’ai peut-être « failli » pour certains points moi aussi (la femme qui sait tout allier, privé, pro, loisirs est tombée aux oubliettes) mais, vu d’où je viens, je considère que j’ai franchement réussi pour l’instant ! J’ai un mari et une fille merveilleux, proprios d’un appart génial, un job que j’aime, des amis sur qui je peux compter et une famille avec qui j’ai pu recomposer des liens plus ou moins normaux. Sans se forcer, tout va bien 🙂

le 15/02/2016 à 11h35 | Répondre

Louna

Merci Miss Chat ! Et oui, tu as raison, la petite Louna n’en reviendrait pas de voir l’adulte qu’elle est devenue ! 😉

Oui, en effet, lorsque notre histoire familiale est compliquée, devenir maman implique encore d’autres choses et peut prendre la forme, comme pour toi, d’une sacrée motivation pour réussir à offrir à tes enfants ce que tu aurais souhaité vivre. On sent dans ton discours que tu as vraiment bien réussi ton chemin, et comme tu le dis, tu as réussi l’essentiel pour l’instant ! 🙂
J’en suis vraiment heureuse pour toi.

le 15/02/2016 à 15h30 | Répondre

Hermy

Comme Madame D, j’ai profité du choupi pendant 10 mois du coup j’ai eu moins de regrets et de mal à le laisser à la crèche que si j’avais du le faire à 3 mois.
J’ai rigolé sur le fait que tu as vérifié jusqu’à ses 10 mois si elle respirait bien. A 15 mois passé, je vais toujours vérifier s’il dort bien avant d’aller me coucher. ^^
Je me retrouve beaucoup dans ton article et ça fait du bien de voir qu’on est pas la seule à s’être fait rattraper par la réalité.

le 15/02/2016 à 12h16 | Répondre

Louna

Ahahah, toi aussi tu vérifies qu’il « dort bien » ?! Moi j’ai fini par arrêter après l’avoir réveillée 2 ou 3 fois lors de mes incursions nocturnes….! 😉
Oui, ça fait du bien, de se sentir juste normale d’avoir été rattrapée par la réalité !
Et peut-être qu’en effet, un peu plus de temps avec bébé permet de mieux réussir cette transition : c’est super que tu aies pu en profiter.

le 15/02/2016 à 15h32 | Répondre

Hermy

Faut bien attendre 23h pour y aller sinon y a des risques de le réveiller (c’est déjà arrivé) !!! ^^

le 15/02/2016 à 15h35 | Répondre

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