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Les rendez-vous et leurs effets


Publié le 13 octobre 2017 par lacomtessebleue

Mes rendez-vous arrivent et avec eux, l’espoir ! Et je me dis qu’au pire ce ne sera pas perdu : j’ai vraiment besoin de prendre un peu soin de moi après m’être oublié pendant presque 6 mois. Je sens aussi l’urgence de retrouver le Comte Bleu. Ce bébé on le veut à deux alors il n’y a pas de raison de le laisser de côté. Même s’il n’exprime pas beaucoup son ressenti sur toute cette histoire, je vois bien qu’il l’attend cet enfant. Je vois aussi que ce n’est pas parce qu’il ne parle pas qu’il m’en veut ou qu’il m’oublie. Alors j’essaye de laisser un peu les soucis de côté pour profiter de l’été 2015. D’autant plus que le boulot de chéri nous rattrape et que l’on apprend qu’il va devoir partir 4 à 6 mois dans un pays plus ou moins sûr, probablement d’ici la fin de l’année. J’ai donc envie de profiter un  maximum de lui à ce moment. D’autant plus que fin juin, nous nous lançons dans l’aventure de la propriété et trouvons rapidement un appartement très mignon. Bon c’est un T2 mais j’en ai vraiment marre de planifier ma vie en fonction d’un événement aléatoire. Si un bébé arrive, nous trouverons une solution. En attendant, nous avançons sur d’autres projets et ça nous fait vraiment du bien.

crédits photo : Sasint

  • Rendez-vous avec la diététicienne

Comme je m’en doutais mon poids est un peu limite et mon IMC (tout discutable que soit ce critère) crie « alerte rouge ». Je me rends bien compte que les résultats que j’obtiens seule sont des pas de fourmis et qu’ils ont l’air fragile. Et puis depuis que je suis partie de la maison je n’ai jamais vraiment fait attention (coucou les plâtrées de pâtes !). Je vois donc ma diététicienne tous les 15 jours au début et à partir d’août on passera à une fois par mois. Je n’avais pas mesuré les bienfaits d’un soutien (ou le fait de devoir rendre-compte à quelqu’un) dans cette quête de perte de poids. Les légumes deviennent alors l’essentiel de mon alimentation et pour commencer les féculents diminuent drastiquement (je te rassure, depuis ils ont fait leur réapparition beaucoup plus régulière !). Les plats cuisinés sont désormais persona non grata et les desserts se composent de fruits le midi et yaourt le soir. Le petit déjeuner, que je n’avais jamais vraiment pris de toute ma vie et que je pensais ne jamais pouvoir avaler, s’invite aussi au menu (maintenant je me demande comment je pouvais m’en passer tant j’ai faim le matin !). Dernières recommandations, je dois sauter sur chaque occasion de bouger (adieu les escalators et les ascenseurs, bonjour les petites balades entre midi et deux et le remplacement de 3 stations de métro par une petite marche dynamique !) et me remettre au sport (j’ai choisi l’aquafitness, plus occasionnellement l’aquabike et le running). Au début, c’est un peu difficile pour moi qui n’ai jamais été une grande sportive mais je me sens rapidement plus dynamique et plus alerte. Les premiers effets sont rapides et c’est agréable d’avancer enfin !

crédits photo : StockSnap

  • L’acupuncture

Lorsque je découvre la médecin, je suis un peu intimidée, elle a une grosse voix, un physique sec, parle vite et son attitude est un peu brusque. Pour autant à peine installée dans son bureau, je découvre une personne formidable, avec des convictions, dynamique et surtout attentive à l’être humain qu’elle a en face. Ça me permet de digérer plus vite son retard non négligeable ! Bref, elle prend vraiment le temps de m’écouter, elle me pose un tas de questions, parfois un peu bizarres (vous vous tordez la chevilles parfois ? Faites-voir votre langue. Avez-vous les oreilles qui grattent ? etc.). Elle regarde aussi mes analyses et mon écho et me dit qu’elle trouve que l’enkystement est quand même léger et qu’il y a des cas beaucoup plus graves. Elle me prévient immédiatement qu’elle n’est pas du genre à s’acharner inutilement : si il n’y a aucune amélioration d’ici quelques séances, elle ne m’imposera pas un traitement inutile. J’apprécie sa franchise et sa volonté d’efficacité. Au moins avec elle je n’ai pas l’impression d’être baladée ! J’en viens également à lui parler de la fameuse hystérosalpingographie, je m’excuse presque de ne pas encore m’y être rendue. Sa réponse est le début d’une reprise en main de mes droits et de mon humanité dans ce parcours : « Vous n’y arrivez pas ? Eh bien ne la faites pas ! ». Je sais bien que parfois cet examen est inévitable, à ce moment je ne suis d’ailleurs pas certaine de ne pas y avoir droit un jour mais cette phrase me fait un bien fou : elle me rend enfin le droit de m’écouter. Je m’en remets donc à elle et lui fait confiance. Je la revois 3 fois dans l’été.

Conclusion de l’été 2015. En quelques mois je perds rapidement 10 kg, et je retrouve dès le mois d’août un cycle de 28 jours et des règles de 3 jours. C’est déjà une belle victoire ! Ensuite j’ai un cycle normal une fois sur deux jusqu’en octobre mais le tout tend à s’harmoniser. Je reprends alors les tests d’ovulation qui montrent bel et bien une activité (et confirme au passage que même achetés sur internet les tests ne sont pas qu’une histoire de marketing) !

Notre moral revient aussi à grands pas : nous emménageons dans notre nouveau cocon en octobre 2015, bébé n’a jamais été aussi proche et l’année repars sur de bonne bases. Tout serait parfait si le Comte ne devait pas partir 6 mois sur un autre continent de novembre à mai 2016… Je me concentre tout de même sur la légèreté que nous retrouvons et je commence à croire que peut-être, je pourrais tomber enceinte juste avant le départ de mon capitaine chéri. Je t’avoue que cette perspective me réjouit autant qu’elle m’ennuie. Nous aurions alors un bébé pour 2016, et le Comte serait rentré pour la naissance mais il manquerait ces premiers mois uniques, l’annonce à nos familles, les préparatifs, etc.…

Je laisse donc le destin décider avec cet adage en tête « les choses seront comme elles doivent être ». Je ne suis pas fataliste mais j’aime parfois me dire qu’un événement qu’on ne comprend pas sur le coup ou qui nous paraît inutile ou bien triste peut parfois prendre du sens ou du moins être relu en se disant « si j’avais su ! » un peu plus tard.

Et puis, un certain 13 novembre 2015 Paris explose… Mon capitaine part le lundi suivant dans ce contexte tendu et je l’accompagne jusqu’à l’escalator qui le mène à la zone d’embarquement. C’est partit pour 6 mois à compter les jours.

Toi aussi tu as eu besoin de retrouver ton conjoint et de faire avancer d’autres projets ? Le travail de l’un ou l’autre a repoussé vos projets ?

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Commentaires

5   Commentaires Laisser un commentaire ?

Claire (voir son site)

De beaux changement en peu de temps!
Hâte de lire la suite de tes aventures 🙂

le 13/10/2017 à 10h51 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Je suis contente de voir que tous ces petits événement vous ont permis d’avancer et de garder le moral.
Tu sais nous tenir en haleine… J’ai hâte de lire la suite 🙂

le 13/10/2017 à 11h25 | Répondre

Albertine (voir son site)

Waaaaaooouu félicitations ! Tu étais vraiment dans un bel état d’esprit et tes efforts ont bien payés. Hâte de connaître la suite 😉

le 16/10/2017 à 11h10 | Répondre

Virginie

Ah reprendre son corps en main, bébé ou pas bébé, ça fait un bien fou ! Hâte de lire la suite mais bonjour l’angoisse si j’ai bien compris la destination du Comte

le 17/10/2017 à 08h52 | Répondre

Mlle Mora

Bravo pour tous les efforts fournis ! Quelle angoisse le départ du Comte…

le 18/10/2017 à 09h23 | Répondre

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