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Ma façon d’être mère


Publié le 22 mars 2018 par Rigel

Je ne sais pas si tu connais ce médecin, Baptiste Beaulieu, qui tient un excellent blog. J’ai lu l’un de ses derniers articles concernant l’attitude des parents avec leurs enfants lorsqu’ils sont en consultation chez lui. Des parents qui parlent mal à leurs enfants, avec agressivité ou grossièreté.

Crédit photo (Creative Commons): komposita

Introspection

Je me suis interrogée : suis-je toujours bienveillante avec Choupinette ? Est-ce que moi aussi, parfois, je ne la renvoie pas quand elle me sollicite ?

Je ne lui parle pas avec grossièreté, c’est sûr. Mais il m’arrive parfois de m’impatienter après elle, de lui refuser des moments de jeu (quelle mère n’a jamais crisé quand son enfant de deux ans préfère galoper en couche à travers la maison plutôt que d’enfiler son pantalon, alors qu’il est déjà 08h15, heure de dépose théorique à la crèche ?). Il m’arrive de lui dire qu’elle m’agace, que je suis fatiguée, que moi aussi, j’ai le droit d’avoir des moments de calme. Il m’arrive de lui refuser de tripoter mon ordinateur quand je travaille dessus (instant vis ma vie : si toi aussi, pour essayer de concilier vie pro et vie perso, tu travailles tous les soirs depuis la maison pour tenter de rattraper les heures qui manquent, on est dans la même galère !). J’essaie de ne pas lui crier dessus. D’ailleurs, j’y arrive plutôt bien à ma grande surprise (ma technique perso : compter jusqu’à 10 en expirant par le nez). Mais parfois, oui, j’élève la voix. Surtout quand elle se met en danger. Parfois, je lui refuse un câlin parce que je suis en train de préparer le diner, qu’il est déjà 19h15, que M. Tad n’est pas rentré, qu’il faut vite se dépêcher pour aller prendre le bain, diner et se coucher, le tout à des horaires compatibles pour que ma toute petite fille reste en pleine forme.

J’essaie d’être constructive, de passer des moments avec elle. Exemple : le soir, en rentrant de la crèche (où je la récupère à 18h15), j’accepte de rester dans la pénombre et dans le froid (merci l’hiver), enceinte de 8 mois, pour qu’elle joue au square. Et de prendre 30min pour regarder les trains, les gens qui y montent et descendent, les escalators, l’ascenseur en verre de la gare. De regarder les lumières des lasers de Noël sur la place de la mairie. Sauf que mon grand bébé de deux ans ne comprend pas la notion de temps. Et qu’après avoir demandé/négocié/posé des limites, je finis par l’attraper et rentrer à la maison manu militari. Avec une petite fille hurlante, qui insiste pour descendre de sa poussette, sous le regard réprobateur des passants.

Le regard des autres

Alors oui, pour le voisin moyen qui me croise, je suis une mauvaise mère, qui s’impatiente après son enfant, qui ne la laisse pas s’épanouir, qui la laisse hurler au lieu d’être dans le dialogue. Mais au fond, voisin, qui es-tu pour me juger ? Qui es-tu pour me dire comment gérer cette petite fille, si mignonne et pourtant au caractère si affirmé ? Cette petite fille qui te dit si gentiment « ponsoi’ misieu » quand elle te croise dans le couloir, et qui dès la porte de l’appartement fermé, se transforme en Hulk (moins la taille, moins la couleur verte).

J’ai essayé les techniques de Super Nanny : se mettre à la hauteur de l’enfant, et lui parler en le regardant dans les yeux, posément. Oui très bien. Sauf que ma fille à moi, elle refuse de me regarder quand je suis à sa hauteur, et quand elle est contrariée, elle se met en boule, tête dans les bras, assise sur ses talons. Impossible de la raisonner. Donc elle pleure, elle hurle. Et puis au bout de 5min, elle finit par se calmer, et venir me voir tout sourire, pour réclamer un câlin.

Je ne suis pas sûre que M. Tad ressente la même pression sociale par rapport à son autorité sur Choupinette. Quand on lit des articles un peu psycho, on parle toujours des mauvaises mères, des mères toxiques. Et les pères dans tout ça ? Globalement, il me semble qu’ils ont un rôle plus facile. Je dois rendre hommage aux qualités de M. Tad, sinon je ne serai pas juste : il s’occupe du petit déjeuner le matin, prépare quelques affaires de Choupinette, lui donne tous les soirs son bain, et la couche. Mais pour le « morning run » (tu sais, la course du matin, où tu es ultra-méga-super en retard à la crèche, et qu’ensuite tu dois galoper pour attraper ton train pour arriver à cette foutue réunion qui débute à 08h30, et pour laquelle tu auras de toutes façons 30min de retard), et le « evening rush » (ce créneau 18h-20h30 où tu dois être prête à tout gérer, sortie à l’heure de la crèche, jeux de fin de journée, diner, rangement, préparation du lendemain, ta mère au téléphone et les factures à payer…), je me sens bien seule. Et ce sont évidemment des créneaux qui sont les plus sensibles pour Choupinette, parce que soit elle est en pleine forme (le matin), soit elle est très fatiguée (le soir).

Le regard des autres peut être difficile à supporter. Je trouve que globalement, être devenue mère m’a appris la patience et l’empathie. Maintenant quand un enfant pique une crise dans le train, au supermarché, dans la rue (aucune mention inutile à rayer), je me sens solidaire du parent ou de la nounou qui doit gérer ça. Non, ce n’est pas forcément de notre faute si l’enfant se conduit mal, ce n’est pas un manque d’éducation, c’est l’apprentissage de l’éducation, nuance. Donc cette année, avec l’arrivée imminente de Numérobis, je reste zen, je me détache du regard des autres et je fais de mon mieux. Et ça sera déjà très bien !

T’arrive-t-il de t’énerver après ton enfant ? Comment gères-tu les crises ? Te sens-tu toujours soutenue ou le regard des autres te pèse ?

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Commentaires

13   Commentaires Laisser un commentaire ?

Pomme

Il y a quelques semaines j’aurais pu écrire cet article au mot prêt! Seule différence mon premier à 3 ans et non 2. Mon second est né en janvier. Entre septembre et début mars, nous avons lui et moi traversé un long tunnel de disputes, de cris, de chantage et de tapage de pieds…. tout le contraire de cette ambiance bienveillante et sereine que nous connaissons. Avec un tout petit peu de recul (cela fait une semaine que ça va mieux…) je réalise à quel point la grossesse puis l’arrivée du petit frère nous a chamboulés. C’est tellement bateau de dire ca: c’est vu et revu, mais c’est tellement pas pareil de le VIVRE. Je devenais folle de le voir régresser et me tenir tête (il faut savoir que de base, c’est papa le parent préféré) dans un face à face étouffant: il ne va à l´ecole que le matin, je travaille à la maison et nous n’avions pas de nounou pour les après-midi. À la naissance de son frère, Par peur qu’il se sente mis à l’écart nous l’avions retiré de la cantine qu’il fréquentait parfois. Résultat des midis de stress absolu avec le premier en Free style pendant que je courrais pour faire le repas sous les hurlements du second. Nous appelions ça le stess circulant. Et puis …,Depuis la naissance de numéro 2 c’est Papa qui l’emmène au périscolaire et donc qui le prépare. Bien sûr il ne s’habille plus tout seul et il prend son petit dej sur la table du salon mais c’est sans cris et sans dispute! Pendant ce temps je peux récupérer de mes nuits chaotiques. Je l’ai remis à la cantine et je le récupère mur à point pour la sieste! Les choses se tassent peu à peu (et je vais voir une psy parce que parfois je me suis fait peur) Il recommence à parler normalement et moi j’arrive à voir en lui le petit garçon qui me manquait tant! Beaucoup de courage ça va aller!

le 22/03/2018 à 08h56 | Répondre

Audrey

Bonjour,
Vos mots me parle tellement!!! Le problème avec l’éducation bienveillante c’est qu’on l’applique vis à vis des enfants mais souvent (très/ trop) on oublie de l’appliquer entre adulte. Non! on n’est pas des mauvaises mères parce que l’on traîne Choupi (fille ou garçon) hurlant derrière nous, il y a des règles sociétales, nous devons faire avec. Il faut arriver à l’heure à l’école, au travail. Apprendre des règles pour savoir vivre ensemble et un enfant à besoin de repères même si comme un adulte il n’en a pas envie. Les inconnus ou voisins ne jugent que sur quelque minutes de vie, mais ne voient pas les câlins, les nuits blanches à attendre que la température baisse, que le cauchemars se dissipe.. Ils ne voient pas les moments de jeux et les éclats de rire…. Je suis d’accord avec vous, être mère m’a appris l’empathie et (un peu) la patience. Avant je ne supportais pas un enfant qui hurle maintenant je fais un grand sourire à la maman en galère pour lui dire ça va aller on est toutes dans le même cas !! 🙂

le 22/03/2018 à 09h14 | Répondre

La Comtesse Bleue (voir son site)

C’est drôle parce que je lis partout que le tunnel de 18h-20h30 est redouté alors que c’est ma période préférée ! Par contre je te rejoins entièrement dans ton article. Je pense que tu as trouvé la bonne attitude : se détacher du regard des autres. Je crois que c’est ce que j’aime le plus dans ce que la maternité m’a appris. Pour ce qui est de l’éducation bienveillante, Audrey et toi soulevez un point qui me paraît crucial : l’éducation est un projet collaboratif entre parents et enfants. Je suis une fanatique de la mesure et de la nuance : pour moi l’éducation stricte n’a pas que des mauvais côté et l’éducation bienveillante n’est pas parfaite non plus. Je suis convaincue que l’enfant a besoin que ses parents se sentent bien pour s’épanouir mais qu’il faut aussi prendre en compte sa personnalité et sa sensibilité en construction (avec le dialogue, la patience et la bienveillance donc). En plus il me semble qu’il ne faut pas oublier que chaque enfant et chaque parent est unique et que ce qui fonctionne pour les uns ne fonctionne pas pour les autres sans que cela remette quoi que ce soit en cause. J’espère que les parents arrêteront un jour de se croire en compétition (pour l’accouchement, l’éducation, la vitesse où l’enfant marche, fait ses nuits, grandit, le nombre d’activités extrascolaires qu’ils lui payent, etc.) et je constate avec bonheur que de plus en plus de maman semblent solidaires dans les espaces publics ! Bonne continuation à toi avec numérobis 😉

le 22/03/2018 à 10h12 | Répondre

Merle

J’avais lu une fois un article d’une mère qui disait « pourquoi est ce je dois me sentir honteuse si mon enfant pique une crise au super marché ? C’est lui qui fait une crise pas moi » ^^ Et effectivement si ma fille pique une crise parce que maintenant il faut vraiment rentrer en quoi est ce « mon » problème ? Elle a le droit d’exprimer qu’elle n’est pas contente, j’ai entendu sa demande mais là maintenant ça n’est pas possible. C’est au contraire être une mère équilibrée de ne pas céder à tout, de se garder des instants personnels pour pouvoir être entièrement avec l’enfant lorsqu’on joue avec. Pour l’instant ma puce n’est pas encore rentrée en plein dans sa période d’opposition et lancer une conversation est un bon moyen pour désamorcer une crise (On va rentrer voir le chat. Tu veux lui raconter ta journée ? Tu vas lui dire quoi … ).
Mais oui se mettre au niveau de l’enfant… en pratique quand j’essaie d’expliquer la raison d’un interdit ma fille regarde ailleurs ou fait l’autruche (la tête par terre, les fesses en l’air ^^).

le 22/03/2018 à 10h16 | Répondre

Nala

Mes filles sont « grandes » à présent (7 ans et demi et 6 ans), et les crises de ce style sont plus rares désormais. J’aurais tendance à dire que j’ai quelque peu oublié toute cette période d’affirmation de soi… car c’est bien de cela qu’il s’agit chez l’enfant, je pense. Et c’est une bonne chose ! Le petit bébé couvé, choyé par ses parents affirme son caractère propre et cette phase passe par des crises (plus ou moins violentes) durant lesquelles les parents se sentent souvent dépassés…

A mon sens, c’est une période essentielle dans la construction de l’enfant. Je n’entends pas par là qu’il faut pour autant laisser couler sur tout, un enfant a besoin de bases solides et d’interdits pour grandir. Mais j’ai toujours privilégié la communication avec mes propres enfants, et je reconnais que cette façon de faire a plutôt bien porté ses fruits. Ma cadette a un caractère plus capricieux que sa sœur mais dans l’ensemble, elle se calme vite. La « pression » retombe aussi vite qu’elle est arrivée 🙂

Il n’y a pas de manière de procéder meilleure qu’une autre je pense, juste celle qui convient le mieux à l’enfant… et aux parents ! Le métier de parents est le plus difficile au monde, c’est bien connu ^^ On apprend chaque jour un peu plus, même lorsque son enfant est devenu grand. Et à mon humble avis, il n’y a rien de plus beau que voir son enfant grandir et s’épanouir dans la société avec de bonnes bases (la politesse et le respect de l’autres étant les plus importantes à mes yeux)

le 22/03/2018 à 10h33 | Répondre

Elo (voir son site)

Je suis dans le même état d’esprit que toi. L’éducation bienveillante ok, mais il y a des limites! On discute, on négocie, on parlemente, mais parfois ça ne suffit pas, il faut être plus directif. On nous fait culpabiliser, nous les mamans, et j’en ai un peu assez aussi (coup de gueule bonjour!). Nous faisons de notre mieux, avec tout l’amour que nous portons à nos enfants. Et ce n’est pas parce que, parfois, nous élevons un peu la voix que nous sommes de mauvaises mères!

le 22/03/2018 à 10h49 | Répondre

Doupiou

oui je m’énerve (trop) sur PetitePerle. Je n’ai aucune patience et il m’arrive de péter les plombs quand on est en retard le matin et qu’elle décide de me faire tourner en bourrique. Parfois je suis bien lunée et j’essaie de détourner son attention, parfois je suis frontale et la crise n’est pas loin…
Je ne dis pas que l’éducation bienveillante soit une gageure mais on fait avec ce qu’on a. Nous ne sommes pas infaillibles, on fait tous des erreurs en matière d’éducation et le reconnaître est déjà une bonne chose.
Je ne me sens pas spécialement soutenue par mes proches car si j’essaie d’avoir une gestion douce des crises (la fameuse question magique du problème, se mettre à la hauteur de l’enfant…) mes proches voient cela comme des caprices et préfèreraient me voir réagir avec plus de fermeté.
En attendant, je fais comme je peux !

le 22/03/2018 à 11h14 | Répondre

Mme Espoir

Je suis un peu mitigée. Oui, ça arrive à n’importe quel parent de perdre patience. Oui, ça arrive d’avoir son enfant qui pique une crise sans pour autant qu’il soit mal élevé.

Je suis moins patiente avec Schtroumpfette que je le voudrais (et paradoxalement je le suis plus que je n’aurais jamais imaginé !) Mais quand je suis agacée, que je la trouve pénible, que je suis fatiguée je continue quand même à avoir un comportement qui respecte ce qu’elle est. Par exemple il m’arrive de pester contre sa maladresse mais je lui dis toujours que ce n’est pas grave et qu’elle peut réparer, que ça arrive à tout le monde et que moi aussi je suis très maladroite. Un enfant qui fait un caprice dans un magasin ou autre ne me dérange pas, je compatis avec les parents. J’ai vu souvent des amis gérer des situations difficiles avec impatience mais très correctement.

Mais parfois… Et bien parfois je hurle intérieurement. Car les mots employés par les parents, leur attitude sont blessants et rabaissants. Comment ne pas trouver qu’une maman qui parle avec agressivité à son enfant et lui dit « qu’il est toujours nul de [mettre ici le sujet de son choix comme « faire tomber le paquet de pâtes »] et qu’elle en a vraiment marre » n’a pas une attitude correcte ? Ou cette autre maman hurle sur son fils en lui disant « qu’il la fait ch** » ? Ne peut-on pas dire les choses autrement même énervé ? Comment ne pas être choqué quand une gamine de 15 ans se blesse et dois être transportée aux urgences et que la seule réaction de la maman est de se plaindre car elle va manquer son rendez-vous chez le coiffeur pour accompagner sa fille ? Et j’en passe… Je sais bien qu’il est difficile de juger sur une tranche de vie très courte (5-10 minutes) mais parfois je ne peux m’en empêcher.

le 22/03/2018 à 11h53 | Répondre

Raphaelle

Je me demande si on ne s’imagine pas dans notre tête le jugement des autres.. je m’explique : je vois souvent des enfants piquer des crises dans les transports en communs, des parents les engueuler plus ou moins fort dans les supermarchés, les traîner physiquement en dehors d’une pleine de jeux.. et je dois dire que si je me dis souvent « tain il peut pas la fermer ce mioche (en intérieur hein!) » je ne me suis jamais dit : « tain quelle mauvaise mère/père! » , je compatis plutôt avec les parents!.. Quand on est le parent en question, on se sent coupable et on a l’impression que les autres nous jugent quand on s’énerve mais je ne pense pas que ce soit le cas en fait. Je pense même que « les autres » jugent plus les parents « laxistes » que sévères/impatient (car ce « laxisme » leur donne l’impression que le parent ne fait pas assez pour leur confort/tranquillité à eux, les passants).

le 22/03/2018 à 12h13 | Répondre

Miss Chat

Aaaaah le morning run… Mon mari commence tôt donc c’est généralement moi qui m’en occupe et lui qui fait la récupération le soir. C’est pas fun parce que c’est effectivement des moments où ta patience de parent et l’éducation que tu veux donner à tes enfants sont mises à rudes épreuves.
Honnêtement, je crois que je finis par crier ou au moins hausser la voix une fois par jour. Ne serait-ce que pour rappeler à ma fille qu’elle doit s’arrêter et me donner la main avant de traverser à ce fichu passage clouté dangereux où une personne a été tuée il y a 15 jours……. Nos enfants sont des papillons « oh là oh ici oh ça oh ceci oh cela » et on n’a pas toujours le temps pour ça malheureusement… Et au bout du 10e « Mets tes chaussures » alors que je suis toujours occupée à enfiler son manteau à un hurlant bébé 2, je ne sais plus quoi faire et les cris sont plus une manière d’exprimer ma frustration que de vraiment faire avancer les choses… Donc je n’ai pas de solution. Je vais essayer de compter jusqu’à 10. Peut-être que ça leur fera comprendre que Maman atteint ses limites et qu’il vaudrait mieux filer doux :p

le 22/03/2018 à 12h33 | Répondre

Miss Chat

Quant au regard des autres… J’avoue qu’y étant assez sensible, j’évite de m’énerver en public ou alors je reste incroyablement diplomate (mais ferme). Je fais aussi partie de ces gens qui jugeront facilement un parent en face au premier abord (« ah ben bravo, hurler pour une part supplémentaire de pizza à 15h30 dans le métro, ça va lui apprendre à bien manger ! ») puis qui se ravise parce qu’au fond on ne connaît pas la situation (« en fait, ils étaient peut-être occupés et elle a voulu lui faire plaisir ? »)

le 22/03/2018 à 12h39 | Répondre

Sonia (voir son site)

Pour commencer je pense que tu as raison, les mamans ont un peu plus de pression sociale que les papas. Socialement le papa est souvent l’autorité, donc s’il est plus impatient ou crie un peu plus on ne le « remarque » pas.
Ensuite je pense que ça fait partie de la vie et de l’apprentissage des émotions aussi pour nos enfants de voir que nous sommes faillibles. T’imagine la pression pour eux si on était parfait? Eux aussi devraient l’être avec l’impossibilité de se tromper et d’apprendre… Je suis moi même assez vite agacée et impatiente (j’ai été très étonnée des trésors de patience trouvés avec mon enfant). quand je « dérape » (crie, ne prends pas le temps, refuse de me rouler par terre pour jouer et préfère aller étendre ma machine) je n’hésite pas à revenir dessus… A lui dire tu vois là maman elle s’est laissé déborder par la colère, c’est pas facile et je vais essayé de ne pas laisser la colère m’emporter la prochaine fois excuse moi d’avoir crier (oui quand j’estime que je suis devenue hystérique et que mon comportement était pas celui que je voulais, je m’excuse auprès de mon enfant mais je ne m’excuse pas quand je crie parce qu’il a fait une bêtise), ou, tu vois là je n’avais pas le temps, il faut que je fasse le dîner, je ne peux pas jouer soit tu m’aide, soit je viens quand j’ai fini. Et s’il comprends c’est gagné et sinon tant pis il boudera, criera, fera une crise au choix ou les 3 à la fois…
Des fois il est réceptif, des fois pas. Mais je suis persuadée que ce n’est pas être « malveillant » (à l’inverse de bienveillant donc) que de crier et de ne pas être « parfait ». Je suis sure que plein de parent très autoritaires le font en toute bienveillance parce que pour eux il faut un cadre et des règles précises…
Alors c’est sur c’est facile quand on est le voisin de se dire nan mais moi je ferais pas comme ça… Mais peut etre que nous non plus on ferait pas comme lui, juste on lui fait pas savoir!

bref je crois que je me suis enflammée, désolée du pavé, mais cette histoire d’éducation bienveillante et la mode (parfois secte chez certains parents) qui en découle et qui fait qu’on n’est plus bienveillant envers soi et envers les autres parents, ça m’agace.
Bref si c’est ça votre équilibre, fais comme tu le sens, comme tu le peux, c’est le plus important!

le 23/03/2018 à 09h42 | Répondre

Mlle Mora

Je me rappelle Little girl à deux ans, c’était pareil, il fallait marcher sur des oeufs tout le temps, entre autorité nécessaire quand tu prends le bus tous les jours avec elle, et une certaine liberté (oh les jolies fleurs ! pendant 30 min alors que tu voudrais juste rentrer !)
Heureusement, cette période passe, et quelle « fierté » ensuite quand tu te balades avec une enfant qui a compris les règles du jeu de la société, tout en sachant s’affirmer !
Et tu verras qu’avec le 2ème, tu seras encore plus empathique et détendue, et surtout, tu vas te détacher totalement du regard des autres.
Et sinon, perso, pour le rush du 18-20, c’est simple, je ne réponds pas au téléphone, tout le monde le sait, si on veut m’appeler on attend que les filles soient couchées, non mais ! 🙂

le 26/03/2018 à 12h58 | Répondre

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