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Mon état d’esprit après ma fausse couche


Publié le 9 juillet 2016 par Onedaymaybe

Aujourd’hui, je viens te parler de quelque chose qui n’est pas facile à vivre, qui n’est pas facile à dire, mais qui arrive bien plus souvent qu’on ne le croit : la fausse couche. Et des conséquences qu’elle a eues pour moi.

Nous sommes en couple depuis bientôt dix ans, mariés depuis un an et demi, tous deux avec des emplois stables depuis plusieurs années. Petit à petit, nous avons commencé à parler d’enfant, nous avons souhaité agrandir la famille que nous avions fondée à travers le mariage.

D’où vient ce désir d’enfant ? Nous sommes tous les deux issus de familles dites « nombreuses » (plus de trois enfants), et nous avons une flopée de neveux et nièces. Tous les deux, nous n’avons jamais envisagé notre vie sans enfant. Même si, auparavant, nous n’en parlions pas particulièrement, nous savions que nous voulions plusieurs enfants et vivre ce que tant d’autres vivaient autour de nous.

J’ai envie de voir ce que donnerait le mélange de nous deux, j’ai envie de porter la vie, j’ai envie de voir mon mari porter le titre de père, et de me voir attribuer celui de mère.

Au-delà de la grossesse et de l’accouchement, qui me semblent des expériences uniques (et magiques, même lorsque ça ne se passe pas forcément bien), j’ai envie d’élever un enfant avec mon mari. De le voir grandir, s’éveiller, de lui transmettre nos valeurs, notre histoire, de l’accompagner sur son chemin de vie, à travers bons et mauvais moments.

Nous démarrons les essais quelques mois après notre mariage, lors de notre voyage de noces. Sept mois plus tard, je découvre que je suis enceinte. C’est un vrai bonheur !

Mais dès le début, les choses sont compliquées : mon taux de béta hCG n’augmente pas correctement, j’ai beaucoup de douleurs au ventre. Finalement, les choses rentrent dans l’ordre. Mais j’ai un doute, un pressentiment qui ne me quitte pas.

Mes sentiments après ma fausse-couche

Crédits photo (creative commons) : Lee Haywood

À Noël, nous l’annonçons tout de même à nos familles, qui vivent loin. Je suis à 11 semaines. La première échographie n’est pas encore passée, nous demandons à nos familles de rester prudentes.

Quelques jours plus tard, je perds du sang. Je me rends à la maternité (on ne pourrait pas choisir un autre nom ?), où le gynécologue de garde me fait une échographie. Il n’y a pas de bébé. Le sac est complètement aplati, il n’y a qu’une petite tache blanche qui n’a pas du tout évolué. Bref, la grossesse s’est arrêtée il y a très très longtemps. Pourtant, mon corps, lui, a continué à me faire croire que j’étais enceinte : l’absence de règles, les douleurs dans les seins, le bas du ventre bombé, les nausées le matin, etc.

J’ai vécu une fausse couche médicamenteuse à mon domicile. J’ai pleuré pendant vingt-quatre heures non-stop. J’ai eu mal, très mal, physiquement et psychologiquement, pendant quarante-huit heures. À un moment donné, aux toilettes, j’ai senti que « quelque chose » sortait de moi. Probablement la poche. Je n’ai pas regardé. Je ne pouvais pas.

Nous en avons beaucoup parlé avec mon mari. Lui ne s’était pas autant projeté dans cette grossesse. Il ne la vivait pas « de l’intérieur », et comme il n’y avait pas eu d’échographie avant, pour lui, c’était très abstrait. Il est désormais très optimiste, il pense que ça viendra, que je me mets trop de pression. C’est sûrement vrai. Cependant, mon corps « crie » son envie de grossesse. J’y pense beaucoup, trop sans doute. Mais je me sens prête, je nous sens prêts… même si j’ai très peur de revivre ça.

Ma fausse couche a eu lieu il y a quatre mois. C’est peu, et c’est beaucoup. Ce mois-ci, j’ai cru être de nouveau enceinte : des symptômes particuliers, un air de déjà-vu… et puis non. Mes règles sont arrivées. Une fois de plus.

À chaque fois, c’est une douleur. Ce sont des larmes. J’ai du mal à me détacher de tout ça. J’écoute beaucoup (trop ?) mon corps, je suis attentive à tous les petits signes qui pourraient éventuellement dire que… J’essaie de ne pas trop m’y accrocher, mais il y a toujours un petit quelque chose qui reste dans ma tête.

J’apprends de nouvelles grossesses de proches toutes les semaines, et c’est difficile d’y faire face. Je fais bonne figure, je me réjouis pour les autres, mais au fond de moi, je souffre beaucoup. Et je m’en veux de jalouser ces personnes qui ont la chance d’attendre un enfant. Je ne peux cependant pas m’empêcher de les envier. Voire de les détester pendant quelques minutes.

Je travaille aussi au milieu de jeunes, enfants et adolescents, et j’accompagne des mères. Des mères qui n’ont parfois pas vraiment voulu leurs enfants, ou qui ne s’investissent pas dans ce rôle. Je reste toujours professionnelle, mais je ne peux m’empêcher de penser : « Mais pourquoi moi qui veux un enfant, je n’y parviens pas, alors que cette personne qui rejette le sien ou qui ne s’investit pas auprès de lui a réussi ? » C’est absolument malvenu et méchant de ma part, mais je le pense quelques secondes… et puis ça passe.

Je me dis qu’au final, ça ne fait qu’un an que nous essayons, c’est tout. Un an, c’est peu. À l’heure du « tout, tout de suite », c’est beaucoup bien sûr, mais le corps n’est pas une horloge, et je sais que rien n’est perdu.

Pourtant, j’ai peur. J’ai peur que ça recommence, j’ai peur que ça n’arrive jamais, j’ai peur que nous ne puissions pas avoir d’enfant. C’est assez absurde et irrationnel, mais j’ai l’impression que ça a marché pour tous nos proches, qu’il « faut bien qu’il y en ait un »… et que ce « un », c’est nous.

Je sais qu’en me disant ça, je formule une prédiction auto-réalisatrice, et que c’est mauvais, car je me bloque toute seule. J’essaie de positiver, de lâcher prise, mais ce n’est pas facile.

Je sais aussi que je suis, par nature, une personne angoissée. J’ai connu autour de moi plusieurs personnes proches qui ont dû faire face au deuil périnatal : je crois que ces événements qui peuvent survenir m’angoissent aussi. Je me trouve donc dans une posture paradoxale : avoir très envie d’être enceinte et de mener une grossesse, et en même temps, angoisser à l’idée que cette grossesse puisse se solder par un drame.

Je me débats au milieu de tout ça, et ce n’est pas facile de garder la tête hors de l’eau. J’ai décidé de quitter un groupe d’amies qui partageaient des nouvelles de leur grossesse et de leurs enfants sur un réseau social, non pas parce que je ne les aimais plus, mais parce que ça m’étouffait et me rendait triste. J’ai aussi déprogrammé mon application sur mon cycle et son fonctionnement, car je nous mettais trop de pression les « bons » jours.

Je vais laisser passer du temps, espérer me sortir un jour de cette phase compliquée… et peut-être réussir à accueillir cet enfant tant espéré. Quant à la fameuse injonction « Il faut arrêter d’y penser », si tu sais comment faire, je suis preneuse du conseil !!!

Et toi ? Tu as déjà vécu cette épreuve ? Par quels sentiments es-tu passée ? Comment supportes-tu l’attente durant les essais ? Viens nous en parler…

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Commentaires

15   Commentaires Laisser un commentaire ?

Gwen

Comme je te comprends… Ton histoire fait écho a la mienne mais aujourd’hui tout va pour le mieux, j’espère que tu y verras un espoir. J’ai arrêté ma pilule en juillet dernier, deux mois après notre mariage car pareil, le désir d’enfants s’est installé. Je suis tombée enceinte 3 mois plus tard, un grand bonheur. J’ai comme toi eut très mal au ventre, je sentais que quelque chose se passait mal. Je n’ai pas eu de saignements mais vers 8 sgs j’ai eu une écho et le coeur du bébé (l’embryon a ce stade) s’était arrêter quelques jours avant. Le choc… Je suis atterrie aux urgences pour confirmer la fausse couche et planifier un curetage sous anesthésie générale quelques jours plus tard, une semaine avant Noël. C’est un acte qui même si je n’ai rien senti physiquement ma beaucoup traumatisée. J’ai eu mal psychologiquement pendant longtemps, même si nous ne l’avions pas annoncé aux familles. J’ai pleuré, beaucoup, j’ai été en colère, j’ai culpabilisé, mon mari aussi. Bref c’était une période compliquée mais trois semaines plus tard nous pouvions réessayer. En avril, donc 4 mois après la fausse couche je suis de nouveau enceinte, nous sommes heureux mais angoissés. Comme toi j’ai peur que ça recommence, peur que ça se passe de nouveau mal, peur d’être encore déçue. Aujourd’hui ça fait 3 mois que nous sommes sur un petit nuage, mardi nous avons vu notre bébé, il est beau, son coeur bat très bien et il gigote dans tous les sens! C’est un soulagement, même si je garderais jusqu’à la naissance une petite part d’angoisse, là, au coin de ma tête. J’ai conscience de ne pas profiter de ma grossesse à fond, que cette angoisse sera toujours là au vu de ce que j’ai vécu, mais j’essaye d’en profiter au maximum en gardant pour moi mes craintes. Hier nous l’avons annoncé à nos familles, ils sont tous ravis et heureux pour nous, quelle joie de voir autant de bonheur autour de nous. C’est tout ce que je te souhaite, du fond du coeur . ?

le 09/07/2016 à 08h50 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je crois que ce que tu décris est le lot de nombreux couples. Je me reconnais beaucoup dans tes angoisses car j’ai les mêmes et pourtant je n’ai pas fait de fausses couches ! Le temps qui passe est dur à vivre surtout que l’on a toujours l’impression que les autres y arrivent sans difficultés. Bon courage à toi, je te souhaite d’agrandir très rapidement ta famille !

le 09/07/2016 à 09h14 | Répondre

marie

je comprend très bien aussi tes angoisses. j’ai été enceinte juste après le mariage au bout du premier essai mais ma petite fille est née sans vie à 23SA. très vite mon mari a voulu reprendre les essais mais je n’etais pas prête psychologiquement, et les 3 premiers mois « heureuse » que mes règles arrivent. ensuite chaque mois, les pleurs, la culpabilité, pourquoi je n’y arrive, je dois me bloquer à force d’y penser, de gerer en même tps le deuil… je fusille du regard toute femme arborant un beau ventre, je pleure à chaque annonce de grossesse, je ne supporte pas les nourrissons, même mes amies proches enceintes, j’ai bcp de mal à les voir, culpabilisant d’être ainsi, heureuse de les voir mais aussi tellement mal après leur visite. tout ça avec des cycles irreguliers où je ne comprend rien et une pression sur les calins pour être sure de ne pas louper le coche!!
9 mois après le debut des essais, verdict du gyneco: ovaires polykystiques il faut debuter un traitement. douche froide et soulagement!! c’est ma faute si je ne suis pas enceinte, mais c’est physique pas psychologique, et moi qui bloque!! 2e cycle sous traitement je vois mes cycles qui reduisent, de beaux signes d’ovulation et un joli + qui apparait, 1 an après le debut des essais et 13 mois après la naissance de ma fille!! (bon, je crois quand même qu’il devait avoir un coté psychologique et besoin de cette date fatidique des 1 an pour pouvoir me sentir libérée d’un poids et d’une tristesse). j’ai eu bcp de mal à m’investir en debut de grossesse, pas mal de douleurs au bas ventre comme des règles et je croyais vraiment qu’une fausse couche allait survenir. Mias non bébé s’est bien accroché et on a pu l’annoncer après la 1e echo aux familles. J’ai eu du mal à y croire jusqu’à la 2e echo. desormais à 6mois et demi, bébé tape et gigote bien et me fait bien comprendre qu’il sera bientot là… gros stress j’ai encore plein de choses à prevoir et plus bcp de tps maintenant!!
je te souhaite de vivre bientôt un joli bonheur mais de prendre le tps de vivre aussi les moments douloureux de ta fausse couche.

le 09/07/2016 à 09h55 | Répondre

Madame C

Malheureusement, je suis egalement passée par là…comme beaucoup de monde au final. La période entre la fausse couche et la deuxième grossesse à êté rapide (4mois), mais je pleurais tous les jours. Malheureusement, je n’ai pas de clé ou de conseil à te donner pour ne pas y penser. Pour ma part, je me suis noyée dans le travail et en parallèle nous venions d’avoir notre maison. Aujourd’hui ma pupuce â 6 mois, mais j’y repense à cette fausse couche, â Mininous. Mais ma puce me comble de bonheur. Par contre, je n’ai pas ete sereine a n’y mon 5 eme mois de grossesse…. Oui…
Bon courage !

le 09/07/2016 à 11h14 | Répondre

Mlle Moizelle

Comme les autres lectrices, je me retrouve dans ton article. Cela s’est passé un peu différemment pour moi… Peut-être que j’écrirais un article dessus aussi…
En attendant, je ne vais pas te seriner le fameux « n’y pense pas! » car j’en ai marre de cette phrase qui est, je te l’accorde, impossible à mettre en pratique. En revanche, je vais te dire ce qui me permet de continuer à aller de l’avant.
Déjà, j’en parle, et pas qu’avec mon mari. J’en parle notamment aux nullipares, parce que moi j’ai souffert de solitude pendant cette période, l’impression d’être seule alors qu’on est vraiment nombreuses à passer par là. Sauf qu’on l’ignore car personne n’en parle. Alors je brise le « tabou » tant que je peux.
Nous lui avons donné un nom, et quand on me demande si j’ai des enfants, je dis que j’ai été enceinte mais que j’ai perdu le bébé. Il existe dans notre histoire, il fait partie de la famille.
Ensuite, je me dis que CA FONCTIONNE. Aucun de nous n’est stérile, et nous sommes « compatibles » puisque ça a marché une fois. Tout est une question de temps (et c’est trèèès long, je sais, même quelques mois, chaque retour de règles est difficile, je sais. je passe par là aussi.). Enfin, j’ai croisé beaucoup (beaucoup beaucoup) de femmes à qui s’était arrivé pour leur première grossesse, et puis après elles ont eu de beaux enfants en pleine santé… Alors je me dis que peut-être c’est une sorte de préparation, notre corps qui ne s’est pas tout à fait préparé comme il devait, et après cet « essai » il sait et ça marche.
Je te souhaite plein de bonnes choses et une belle famille épanouie quand le moment sera venu. <3

le 09/07/2016 à 14h21 | Répondre

Zita

Comme toi j’ai aussi vécu une fausse couche. Grossesse arrêtée au bout de huit semaines. Comme toi j’ai beaucoup souffert. Pas physiquement mais psychologiquement. D’autant plus que deux de mes collègues étaient enceintes juste au même terme que moi. Je voyais leur ventre s’arrondit et moi rien du tout. J’ai en plus eu des résidus suite à l’opération et des saignements de quinze jours par mois pendant presque six mois. Bref avec les hormones j’étais d’une humeur atroce. Pas facile de ne pas y penser. J’en ai beaucoup parle avec mon mari et mes amis proches aussi qui me demandaient quand nous allions avoir un bébé vu que nous étions mariés depuis quelques années. Oui je suis redevenue enceinte et le 14 juillet prochain ma fille fêtera son premier anniversaire. J’ai eu très peur pendant ma grossesse mais je te conseillerai de lâcher prise car dès que la vie commence il y a un risque. Désormais je suis aussi inquiété que ma fille se blesse ou autre. Donc il faut dans la mesure du possible vivre et profiter de la grossesse qui reste un moment extraordinaire pour moi. J’ai eu beaucoup de chance car tout s’est bien déroulé. Aujourd’hui je n’ai pas oublié la fausse couche mais je pense que je l’ai digère. Et puis je me dis que j’ai eu un très beau cadeau de la vie avec notre fille. Je te souhaite de surmonter ta peine, n’hésite pas à te faire aider si besoin. Et je te souhaite un bel événement quand tu seras prête.

le 09/07/2016 à 14h51 | Répondre

Cricri2j

Courage ca doit être hyper dur. Comme je le pense pour ma fille et j espere pour ton futur bebe, quand il sera là tu te diras que tu n’aurais voulu de lui et d aucun autre, que tu ne peux plus imaginer la vie sans CET enfant la. Et que il est la parce que ca n a pas fonctionné avant…

le 09/07/2016 à 16h34 | Répondre

Flora

Tu as raison il n’y a rien de mieux que laisser passer le temps. Comment tu vas aujourd’hui?
Des mois après ma FC à la date où notre bébé aurait dû naitre j’y ai forcement pensé, mais la douleur avait laissé la place à la tristesse. Et aujourd’hui plus d’un plus tard j’y pense encore des fois mais mon coeur est apaisé et je suis plus optimiste quant à l’avenir. J’ai biensûr peur que ça arrive encore mais quoi qu’il arrive je sais qu’on s’en remet maintenant.
Je te souhaite un beau bébé pour te faire oublier tout ça bientôt !

le 09/07/2016 à 17h38 | Répondre

Marie

Ici aussi fausse couche de premier trimestre, une semaine avant la premiere échographie. Mais j’étais tellement informée sur la fréquence du phénomène que ça m’a beaucoup aidé à relativiser après coup.
1 grossesse sur 6 s’arrête avant la fin du premier trimestre, et pour une premiere grossesse c’est même 1 sur 4 (dixit la sage-femme) !
J’ai appris à cette occasion que ma mère et ma belle-mère avait aussi fait une fausse couche pour leur premiere grossesse alors qu’elle n’en avait jamais parlé !
Du coup j’en parle assez naturellement autour de moi, pour briser le « tabou ». Je sais que j’ai été enceinte mais je n’ai pas l’impression d’avoir perdu un bébé, c’est plutôt une « promesse de bébé » qui a été retardée par les événements.

le 10/07/2016 à 12h46 | Répondre

Chacha d'avril

Ayant vécu la même chose et ayant aujourd’hui une petite fille merveilleuse voilà mon conseil : part en vacances !! Fais plein de choses pendant ces vacances et investi toi à fond dedans, tu vas penser à autre chose sans t’en rendre compte et ca te fera un bien fou !!! (Je suis tombée enceinte durant le cycle qui a suivi notre voyage)

le 11/07/2016 à 08h18 | Répondre

Virginie

je voulais justement écrire un article sur ce sujet mais le ton aurait été bien différent car je ne le prends pas tellement comme un échec. Cela ne fait même pas un mois que je suis sortie de l’hôpital, (essai médicament une nuit + curetage le lendemain), j’étais à 12 SG.
Je ne sais que te dire, je te donne mon point de vue, peut-être t’aidera-t-il ? J’ai arrêtée la pilule en janvier, ne pensant pas instant tomber enceinte de suite. En mars, banco. Je l’ai su tout de suite et ai eu un peu de mal à l’accepter, vois-tu, j’étais plutôt dans l’optique que « ça prend du temps, faut être patient ». Comme quoi, ça ne veut strictement rien dire, après près de 18 ans de prise de pilule.
Bref, je l’ai pris comme une chance mais je n’étais pas non plus hyper prête. Mon mari non plus. En revanche, le délai jusqu’à la première écho est trop trop trop trop trop lonnnnnnnnng ! mais il permet aussi de se faire à l’idée, de se projeter, etc. mais mon mari et moi, ayant connu quelques galères dans notre vie commune, étions quand même méfiants. Franchement, c’était trop beau pour être vrai. On a donc passé 2 mois 1/2 entre joie et inquiétude.
La poche vide… je m’attendais à tout sauf à ça ! En réalité, en parlant autour de moi, je me suis aperçue après que c’était juste hyper courant. Je trouve donc très bien que tu en parles.
Pour moi, la conclusion à tirer de tout ça est plutôt positive : à 35 ans, ancienne fumeuse, toussa toussa j’étais plutôt persécuter par mes gynéco successifs « il serait temps de s’y mettre, la fécondité, et gnagnagna ». Or cela prouve une chose : nous sommes compatibles et fertiles. Si mon corps a eu besoin d’un galop d’essai, qui suis-je pour le lui reprocher ? Après tout, la grossesse entraîne des changements majeurs, des bouleversements.

J’en suis donc là : j’ai un profond respect pour ce qui est naturel. J’ai un point de blocage avec les hôpitaux, les médicaments, etc. Or, la grossesse est une des dernières choses que l’on tente d’abord naturellement. Contrairement à beaucoup d’autres, dont certains de mes connaissances, je sais que j’aurai un « bébé couette » et non pas un « bébé éprouvette ». Laissons donc faire Dame Nature, si cette fois Elle s’est dit que ce n’était pas une bonne idée, que quelque chose était raté, Elle devait sans doute avoir de bonnes raisons.
Du coup, je n’attends plus, je laisse faire. En revanche, j’ai des projets travaux et, ça, ça occupe l’esprit 🙂 🙂 🙂 bien sûr, ça reste quand même dans un coin de ma tête hein ? sinon, je ne serai pas là à te parler !

le 11/07/2016 à 10h30 | Répondre

Hélène

Comme beaucoup de lectrice je me retrouve dans ton article. Seulement deux mois après l’arrêt de la pilule je découvre que je suis enceinte, je n’y crois pas, c’est un rêve, je suis heureuse, nous sommes heureux, mon mari me vois désormais comme deux personnes : moi-même et ce petit être qui va grandir en moi. Sauf qu’à 6 semaines la grossesse s’arrête et là c’est le drame. Mon mari est en déplacement, j’affronte seule cette fausse couche et je pleure pleure pleure. Mais je n’ai rien perdu alors au bout d’une semaine je suis hospitalisée pour une journée, on me donne des médicaments pour provoquer des contractions et extraire la poche. C’est très douloureux, physiquement et psychologiquement. Je n’arrive pas à m’y faire. Alors oui je n’y étais que de 6 semaines, oui il vaut mieux maintenant qu’à 3 mois, oui ça arrive, oui la prochaine fois sera la bonne. Mais en attendant je souffre de cette perte, de se ventre qui ne s’arrondie pas et de tout ce qui fait une grossesse. Et je vois toutes ces femmes qui ne veulent pas d’enfant maintenant et qui pourtant sont bien enceintes, ça me met en colère !

Cela c’était il y a 4 mois, depuis j’ai découvert que j’avais des ovaires polykystiques, alors traitement. Mes règles sont revenues pour la première fois naturellement (sans traitement) en juin, mais je suis sur un cycle de 53 jours donc c’est long, et j’ai sans cesse mal aux ovaires et en bas du ventre. Maintenant ma gynéco pense que j’ai une légère endométriose, on attend, on laisse passer quelques mois et ensuite on réfléchira à un « plan d’action ».
J’ai la crainte de ne plus pouvoir être enceinte, et j’y pense constamment. Dans un sens je sens que je vais mieux, mais dans l’autre la souffrance de cette fausse couche est toujours présente.
Pourquoi est-ce si difficile ?

Je t’envoie tout le courage et le soutien que je puisse d’apporter… ainsi qu’aux lectrices de cet article, de se message, aux femmes qui passent par cette douleur …

Bien à toi,
Hélène.

le 11/07/2016 à 19h17 | Répondre

Laura

Bonjour,
Je n’ai connu aucune fausse-couche, cependant je réponds très humblement à ta dernière question : j’ai testé une technique pour « arrêter d’y penser » (au moins de temps en temps) : c’est la méditation ou la « pleine conscience ». Je sais que ça fait ricaner beaucoup de gens, cependant ça vaut la peine d’être tenté. Pour moi ç’a été vraiment super pour réussir à m’endormir quand je pensais trop à certaines choses difficiles. Voilà, j’espère en toute humilité que ça t’aidera … Bon courage et prends soin de toi.

le 11/07/2016 à 22h24 | Répondre

Jojo

Merci pour ton témoignage. C’est quelque chose de très dur à vivre, ma première grossesse s’est aussi arrêtée au bout de quelques semaines. Par contre, les suites sont plus compliquées parce que 2 mois après, n’ayant toujours pas de règles, je relance le processus médical, qui se finira par un curetage (le lendemain de notre premier anniversaire de mariage…). J’espère que bientôt tout rentrera dans l’ordre, début août j’ai à nouveau une intervention pour voir si tout va bien.
Et entre temps, mon humeur fait les montagnes russes. J’ai eu la chance de pouvoir prendre du temps pour moi les derniers mois. Parler de ça à des « inconnus », mais pour qui j’ai un respect énorme, et qui m’ont aidée à leur manière. J’ai comme toi peur que ça se renouvelle. Peur d’aimer dès les premiers signes de grossesse pour ensuite rebasculer dans la tristesse si ça s’arrête à nouveau. Peur de ne pas assez aimer, et que l’enfant le ressente pendant les premiers mois. La semaine dernière, j’ai de nouveau pris du temps pour moi. Et peu à peu je me projette dans le futur, et je trouve les clés pour aller mieux et mieux aborder le futur positivement. Je te souhaite d’y arriver ! Et que cette histoire se finisse par un beau bébé.

le 19/07/2016 à 12h45 | Répondre

Mélanie

Bonjour. Je me reconnais tellement dans ton histoire. J’ai vécu une fausse couche en septembre. Comme toi le sac était vide. Comme toi mon corps me fesait croire que bébé grandissait…. cela fait 6 mois quecela s’est produit. Mais jy pense tellement tous les jours toutes les nuits….. je me dis qu en mai je devrais accouché. Qu’on devrait avoir préparer la chambre de bébé. …depuis on essaye d avoir un autre enfant sans succès. J’ai des cycles assez long voir très long (40 jours). Et à chaque fois je pense être enceinte mais non…. pleins de nouvelles naissances autour de moi. Dans le fond jai tellement la haine. J arrive pas a passer outre je comprend pas pourquoi. Pourquoi une fausse couche. On ne désirais tellement. Et pourtant c’est la vie…. la nature est bien faite dit les médecin l’embryon devait pas être bon…. j’ai mal ….
Voilà j’arrête la car je pleure…..

le 23/03/2017 à 10h58 | Répondre

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