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Ma grossesse sous haute surveillance : le premier trimestre


Publié le 23 mars 2015 par Urbanie

Aujourd’hui, je viens te raconter comment se passe cette nouvelle grossesse. Et je vais surtout te parler de mon premier trimestre… loin d’être de tout repos…

L’envie d’enfant et la découverte de la grossesse

Depuis mon accouchement, j’ai à nouveau très envie de retomber enceinte. Je sais que cela peut paraitre paradoxal. Après tout, nous venons de perdre notre fille, il serait plus logique que le traumatisme nous pousse au contraire à faire une pause. Mais voilà : après avoir donné naissance à un enfant qui n’a pas pu vivre, l’envie que la vie reprenne le dessus est dévorante. J’ai l’impression que la mort me colle à la peau, et je ne le supporte pas. Je ne veux pas rester enfermée dans un constat d’échec accablant. Il ne s’est rien passé, nous n’avons rien « fait de mal ». Mais notre bébé n’est plus là.

Pourtant, je suis devenue maman, viscéralement même. Ce n’est pas parce que ma fille est morte qu’elle n’existe pas. J’ai donc décidé de prendre mon congé maternité, plutôt que de me faire arrêter : j’ai certes besoin de prendre du temps pour moi, mais j’ai surtout un besoin impérieux que la société reconnaisse que je suis, envers et contre tout, maman. Peu importe que, lassée de tourner en rond à la maison, je décide finalement de reprendre le chemin du travail plus tôt que prévu.

Assez naturellement, l’envie d’enfant est donc là, et nous décidons, sitôt le feu vert des médecins accordé, de reprendre les essais.

récit ma grossesse sous haute surveillance

Crédits photo (creative commons) : Kate Williams

Problème ? Mes cycles font le yoyo depuis mon accouchement. Il faut dire que mon taux d’hormones est encore tout chamboulé : j’ai des bouffées de chaleur, de l’acné et les cheveux gras. Du glamour en barre !

Bref, on s’accroche, mais je n’arrive pas à y croire, malgré tous les espoirs que je place dans ces nouveaux essais.

Et puis un jour, 5 mois après, j’ai un peu plus de retard que d’habitude. Je rentre de séminaire un soir vers 23 heures, et je fais un test : positif ! On a du mal à y croire, et nous avons beau nous réjouir, nous restons cependant très prudents.

Le premier trimestre

Je suis très attentive à mon corps, et assez naturellement angoissée par les nombreux risques de fausse couche. Pourtant, je suis beaucoup moins stressée que lors de ma première grossesse : je préfère en effet un million de fois faire une fausse-couche au premier trimestre que revivre ce que j’ai vécu l’année dernière. Je sais qu’une fausse-couche précoce peut être un événement très traumatisant, et en temps normal je serais moi-même très angoissée à l’idée d’en faire une. Mais compte tenu de ce que j’ai déjà vécu, cela ne m’effraie pas outre mesure. Je sais que je m’en remettrai.

Je visualise d’ailleurs à chaque semaine qui passe mon bébé de façon très « technique »: c’est donc un embryon, qui ne mesure que quelque millimètres, pas encore un bébé. Je relativise ainsi énormément le début de cette nouvelle grossesse, par peur de m’attacher et de souffrir.

A la fin du premier mois, les premières nausées apparaissent : elles se transforment très vite en ce que l’on nomme l’hyperémèse gravidique, les nausées très sévères de la grossesse.

Je passe 6 semaines clouée au fond de mon lit, incapable de me lever, de sortir, ou même de surfer sur internet. Je ne vais plus travailler, je laisse mon blog à l’abandon, je ne vois plus personne.

Vers le début du 3ème mois, les nausées commencent à se calmer d’un seul coup. Pour autant, je ne suis pas complètement sortie d’affaire : la fatigue intense est toujours là, je suis encore régulièrement malade. Je reprends le travail vaille que vaille, après avoir demandé des aménagements avec ma hiérarchie : je ne suis plus en état physique de suivre mes dossiers comme auparavant. Et regardons les choses en face, si cette grossesse se poursuit, je serai très certainement à nouveau arrêtée. J’ai un pincement au coeur à l’idée de tout ce que je vais « louper » au bureau, mais il est temps d’établir mes priorités : ce sera le bébé !

Nous passons finalement la première échographie, tous les deux très nerveux : je retourne là où j’avais été suivie lors de ma grossesse précédente, un centre de diagnostic spécialisé dans le dépistage anté-natal. Heureusement, tout va bien. Je commence donc à me projeter enfin un peu dans cette grossesse, même si j’ai cruellement conscience que tout peut, à nouveau, s’arrêter « sans raison ».

Je suis tout de même bizarrement épuisée, je demande à voir la médecine du travail très rapidement pour discuter de la compatibilité de mon état avec mes fonctions. Bien m’en a pris. À la fin de la consultation, le médecin fait quelque chose qu’aucun autre jusque la n’a pensé à faire : elle prend ma température.

Verdict : j’ai de la fièvre ! Quand on est enceinte, la fièvre est un signal d’appel à prendre très au sérieux. Ça peut être une simple grippe, comme une infection plus sérieuse, qui peut dégénérer en choc sceptique ou atteindre le bébé.

Je pars donc illico à la clinique où je suis inscrite, qui me prescrit simplement un examen d’urines (les résultats n’arrivant que plusieurs jours plus tard).

Je rentre chez moi et appelle malgré tout SOS Médecins. Le médecin, plutôt que d’attendre les résultats de la clinique, me fait faire un test à réactivité immédiate via une petite bandelette : j’ai une jolie infection urinaire, qui, au vu de ma température, a commencé à atteindre les reins. Aïe ! Moi qui ai pourtant l’habitude des cystites, je n’avais strictement rien senti ! Il semblerait en effet que, enceinte, les sensations lors d’une infection urinaire puissent passer totalement inaperçues. Je le saurai…

Heureusement, l’infection a été repérée à temps, je suis simplement bonne pour rester quelques jours à la maison et prendre des antibiotiques pendant deux semaines.

Nous retournons voir mon obstétricien le lendemain pour une échographie de contrôle. Le bébé a l’air d’aller bien, il gigote, je suis donc rassurée. Mais je termine ce premier trimestre, très éprouvant physiquement et moralement, sur les genoux.

Moi, poissarde ? Complètement. Mais le bébé va bien, et c’est l’essentiel.

Et toi ? Tu as eu besoin de te « détacher » de ton bébé au début de la grossesse afin de te protéger ? Tu as eu de mauvaises surprises au premier trimestre (infections…) ? Raconte !

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Commentaires

8   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Rose

je croise les doigts… tout en me réjouissant pour vous. ondes positives, ondes positives, ondes positives, plein plein plein !!! et une bonne dose de courage pour la maman, a priori, ça ne va pas tout seul non plus.
J’imagine quand même que tu préfères mille fois vivre ces maux qu’autre chose… que dire de plus, j’espère de tout cœur que tout va bien. Tiens-nous au courant.

le 23/03/2015 à 08h31 | Répondre

Madame Rose

En revanche, es-tu sûre d’être en phase avec les médecins qui te suivent ? Non parce que le coup des nausées et de la fièvre minimisées me laisse un peu perplexe.

le 23/03/2015 à 08h32 | Répondre

Urbanie

Bonjour Madame Rose,

Je t’avoue que c’est un peu LA question qui tue… mes médecins sont très gentils mais comme je l’expliquais dans un article sur mon blog, le deuil périnatal vient souvent « parasiter » le sujet… ce que je comprends, hein, ils n’ont pas tout à fait tort non plus. Mais je vais en parler plus longuement dans mes prochains billets!

le 24/03/2015 à 00h14 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

J’espère que le reste de ta grossesse sera plus facile. Grâce à toi, j’ai appris quelque chose. Je suis moi aussi plutôt sujète aux infections urinaires, et je ne pensais pas que les symptômes pouvaient passer inaperçus pendant la grossesse.
Je trouve bien que tu es pu aménager ton travail en conséquence, cela ne doit pas être facile avec la fatigue.
J’espère qu’à partir du 2e trimestre tout ira mieux pour toi. Bon courage et repose toi bien.

le 23/03/2015 à 08h54 | Répondre

Urbanie

Oui, ça a été une surprise pour moi aussi! Je l’avais lu quelque part, sans trop y croire sur le moment, mais c’est vrai que, d’ordinaire, je souffre beaucoup pendant mes cystites… et bien là: rien du tout! Il faut donc rester vigilante et boire beaucoup quand on est enceinte!

le 24/03/2015 à 00h15 | Répondre

Madame Vélo

J’admire beaucoup ton optimisme qui ressort de cet article, la vie qui prend le dessus sur la mort. Je te souhaite de tout coeur que le reste de ta grossesse se passe bien.

le 23/03/2015 à 09h15 | Répondre

Urbanie

Merci Madame Vélo! 🙂

le 24/03/2015 à 00h16 | Répondre

Mlle Mora

Ah lala quel premier trimestre éprouvant ! J’espère que tu connaitras le trimestre de grâce que constitue le 2ème ! Légèreté, énergie retrouvée… Profite de cette nouvelle grossesse, et garde ton optimisme précieux !

le 25/03/2015 à 14h53 | Répondre

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