Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Mes accouchements – Partie 1


Publié le 15 mars 2017 par Camomille

Comme je te le disais tantôt en conclusion, autant mes grossesses ont été similaires autant j’ai vécu mes accouchements de façon très différentes.

1er accouchement

Photo personnelle

Un vendredi de janvier. Il est 2h du matin. Je me réveille avec une sensation de mouillé entre les jambes. Je me maudis intérieurement. On m’avait dit que c’était possible qu’à terme on ne contrôle plus notre vessie, mais je ne pensais pas que ça m’arriverait ! Rien de catastrophique cependant. Je vais au toilette, change de slip et puis c’est tout. Sauf qu’au moment de me recoucher, ma culotte toute propre est à nouveau mouillée : ce n’est pas ma vessie qui me joue des tours, ce liquide c’est du liquide amniotique. Le grand jour est arrivé ! Évidemment, je suis euphorique et toute excitée. Je réveille l’Homme qui roupille encore et file me préparer et finir ma valise de maternité (il manquait les trucs de dernières minutes type brosse à dents). Quand je reviens dans la chambre, l’Homme n’a pas bougé. Non mais allô ! Que fais-tu ? Faut aller à la maternité ! Réponse culte : « ah… faut que je m’habille ? » (oui, l’Homme a quelques soucis avec les réveils en pleine nuit, et en plus il n’avait pas encore l’habitude !)

Nous voilà donc partis vers la maternité, qui par chance est à 5 minutes à pied de chez nous. Nous n’avions pas de voiture (suite à une sombre histoire de verglas sur l’autoroute alors que j’étais enceinte de 8 mois, mon fils pas encore né est déjà un survivant !) et donc pas le choix du moyen de locomotion. Heureusement que je n’avais pas de contractions !! Il fait froid mais j’avance comme un escargot (le gros votre toussa) On arrive à la maternité, je suis tout de suite examinée et on me confirme que j’ai bien une fissure de la poche des eaux. Mais comme je n’ai aucune contraction, on m’envoie finir ma nuit dans une chambre d’hôpital lambda. Arf ! Si j’avais su, je serai resté confortablement chez moi ! L’Homme, qui reste aussi, doit dormir dans le fauteuil. Quant à moi, je dors très mal dans cette chambre impersonnelle à guetter ces contractions qui ne viennent pas.

A 8h, toujours rien. L’équipe décide de me déclencher. Je vais en salle de travail et la perfusion d’ocytocine est posée. Au début, le produit est délivré à très faible dose puis la dose augmente jusqu’à obtenir les contractions voulues. Très efficace comme machin : à 10h je douille ! Je réclame la péridurale. « Ah non madame, c’est trop tôt » Comment ça trop tôt ?! J’ai trop mal !! « oui mais il faut attendre au moins midi, je pense que ça devrait être bon à ce moment » Quoi ??? Tu es en train de me dire qu’il faut que je gère ça pendant 2h ?! Je douille, je ne pense qu’à la douleur, je rêve que ça s’arrête et je ne suis qu’à un lamentable 2. A ce moment, tout me semble compliqué.

A 11h30, je re réclame la péridurale. Cette fois, l’équipe médicale accepte. Joie !!! A 11h45, je ne sens plus rien. Et je m’endors ! Enfin, pour être exacte, je sens vaguement les contractions et je somnole entre chacune. J’écoute RTL2 qui est diffusée à ce moment dans la salle de travail. Dès que je recommence à avoir un peu mal, hop, j’appuie pour avoir le produit magique. L’après-midi se passe comme ça. L’Homme s’ennuie.

A un moment, on me perce la poche des eaux pour « accélérer le travail ». Ah oui, quand même. Heureusement que dans mon lit cette nuit je n’ai eu qu’une fissure et pas une rupture ! (combien de temps peut prendre un matelas pour sécher ?!)

Et puis, vers 17h30, les choses se précisent. On m’annonce que ça y est, c’est le moment de pousser. Ah. Je ne sens aucun changement mais si vous le dites. La péridurale est tellement dosée que je ne sens plus les contractions. Une sage-femme a les mains sur mon ventre et c’est elle qui me dit quand pousser et  quand arrêter. Je trouve ça dur. Mais je me console en me disant qu’en théorie c’est rapide.

A 17h48, j’ai ma toute première vision d’Alphonse. Effrayante. La sage-femme ou puéricultrice le tient par les pieds, la tête en bas (ça c’est mon souvenir, je ne garantirai pas que c’était vraiment le cas, shootée comme j’étais !) mais surtout, il est tout bleu et ne dit rien. Je panique. Je crois que j’ai donné naissance à un mort-né. J’ose poser la question « mais c’est normal cette couleur de peau ? » « Oui oui, ne vous inquiétez pas, c’est le temps qu’il s’oxygène » Effectivement, ça n’a pas duré longtemps et j’ai entendu son 1er cri. Un beau bébé de 3,980 kg et 54 cm. Sans épisio, forceps ou ventouse. Quelques points naturels qui ne m’ont pas dérangés. Yeah ! I did it !!!

Et promis, je reviens très vite te raconter la naissance d’Ernestine !

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !

Commentaires

15   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Fleur (voir son site)

Je dirais que la rupture complète de la poche des eaux dans notre lit, arrive en tête de mes préoccupations de l’accouchement. C’est vrai ça, j’ai pas envie que mon matelas tout neuf soit inondé 😊
En tous les cas, c’était un bel accouchement 😘

le 15/03/2017 à 08h43 | Répondre

Raphaelle

Question peut-être très naïve mais c’est quoi la différence entre une épisio et des « points naturels »? ça veut dire quand dans le cas numéro 2 il y a une déchirure?

le 15/03/2017 à 09h00 | Répondre

Freesia

Oui avoir des points « naturels » ça veut dire qu’il y a eu déchirure. J’aurais tendance à préférer la déchirure, naturelle, souvent plus petite et moins profonde, qui suit la fibre musculaire qu’à l’épisio (souvent faite en automatique sans pour autant qu’il y en ait besoin) profonde et longue qui coupe net.

le 15/03/2017 à 11h25 | Répondre

Raphaelle

Merci pour la réponse Freesia, c’est plus clair pour moi 🙂

le 15/03/2017 à 12h54 | Répondre

Miss Chat

Juste pour préciser : une épisio n’est pas forcément « profonde et longue », j’en ai eu une petite et superficielle. Ca dépend du savoir-faire du gynéco 😉

le 15/03/2017 à 13h50 | Répondre

Doupiou

Merci pour ton retour, je me posais la même question.
C’est bizarre j’ai toujours entendu dire qu’une épisio était préférable à une déchirure !

le 15/03/2017 à 15h53 | Répondre

Camomille (voir son site)

Alors si j’ai bien compris, le problème de la déchirure c’est qu’on ne la maîtrise pas. C’est pour ça que bien souvent il y a des épisio qui sont elles maîtrisées. En revanche, une déchirure naturelle cicatrisera mieux et plus vite qu’une épisio (à condition de ne pas entraîner de complications mais je ne me souviens plus trop si certaines veulent compléter / corriger…)

le 15/03/2017 à 17h28 | Répondre

Elodie

Lors de l’épisiotomie les 3 couches sont coupées (peau + muqueuse vaginale + muscles du périnée) même si elle est petite, (c’est à dire peu longue) elle reste « profonde » car elle touche les 3 couches.
La déchirure ne peut être que sur la peau ou sur la muqueuse et plus rarement au niveau du muscle.
La pratique de l’épisio sert à éviter les déchirures compliquées qui pourraient aller jusque au sphincter anal…
Cependant, l’épisiotomie reste un acte invasif et effectivement une déchirure simple cicatrise bien mieux.

le 16/03/2017 à 00h31 |

Miss Chat

Exactement comme a expliqué Camomille ! J’ajouterai que les études montrent que la déchirure présente en réalité moins de complications qu’une épisiotomie : le personnel médical utilisé souvent la déchirure d’organes et autres conséquences du même type comme LE truc qui justifie l’épisiotomie alors qu’en fait c’est extrêmement rare. Bref, vaste débat… (je comptais en faire un article d’ailleurs :p )

le 16/03/2017 à 08h24 |

Marie B

Alors un matelas plein de liquide amniotique c’est direction poubelle! Ca pue quand ça sèche! J’ai eu une rupture franche de la poche au moment de me mettre au lit pour ma 1ère grossesse. Là je suis enceinte de ma deuxième belette et j’ai acheté une alèse, au cas où…

le 15/03/2017 à 09h14 | Répondre

Miss Chat

Respect Camomille !! Un sacré gabarit et seulement une petite déchirure, c’est beau 😀
La rupture de la poche des eaux à un endroit où il ne faut pas (le matelas, la voiture) reste une de mes craintes (pas vécu pour la première)…
Je trouve ça « drôle » sinon cet espèce de détachement qu’il peut y avoir avec la péridurale : ça doit être bizarre de ne rien sentir du tout pour la poussée !

le 15/03/2017 à 09h53 | Répondre

Madame Vélo

Trop mignonne la photo ! J’ai toujours trouvé ça dingue les filles qui arrivent à s’endormir pendant le travail grâce à la péri – quand je vois l’intensité que c’est sans péri ! T’as du flipper un peu de le voir tout bleu au début. Beau bébé gigot en tout cas 😉

le 15/03/2017 à 13h36 | Répondre

Doupiou

Waouuu ! Quel gabarit !

le 15/03/2017 à 15h52 | Répondre

Melimelanie

Beau gigot dis donc! !! Et sans episiotomie ça laisse rêveuse…

le 17/03/2017 à 15h30 | Répondre

Chaperon Rouge

Hihi ca me fait rire car on a eu a peu près le même départ a la mater… Fissure de la poche, crainte d’une fuite urinaire, amoureux difficile a lever….
En tous cas tu as bien travaillé pour faire sortir ce joli gigot sans trop de séquelles pour toi! Je pense que la péri y est pr bcp, comme on est plus « détachées », on prend le temps d écouter les consignes dt les sages femmes peuvent donc manoeuvrer le bébé tranquillement pr limiter les dégâts 🙂
Je reviens juste sur 2 choses pour les futures maman:
– on va a l’hôpital en cas de fissure ou rupture de la poche car le milieu dans lequel baigne le bb n’est alors plus stérile. On nous donne un antibiotique a l arrivée, et un autre ttes les 6h (si je me souviens bien). Si 24h après la rupture le bb n’est toujours pas sorti, on déclenche… Ce qui m’amène au deuxième point:
– pourquoi t ont ils déclenché a 8h? J’ai percé ma poche a 3h du matin et les contractions n’ont commencé que 10/12h après… Personne ne sen était montré inquiet… Il y avait une urgence quelconque?

le 21/03/2017 à 07h16 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?