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Mes deux accouchements sans péridurale : le bilan


Publié le 21 mars 2018 par Miss Chat

Il y a bientôt 3 ans (han mon dieu, ma fille va avoir 3 ans !), je t’ai parlé de mon premier accouchement pendant lequel la péridurale m’est passée sous le nez et, plus récemment, je t’ai expliqué en long et en large ma seconde expérience sans péridurale, volontaire cette fois-ci.

On lit absolument partout sur Internet des témoignages d’accouchements physiologiques, encore plus de récits de futures mamans qui expliquent vouloir « tenter le sans péridurale » (coucou, j’en fais partie) et de discours soit survivalistes de type « j’ai réussi », soit de regrets de n’avoir pas su aller « jusqu’au bout » pour diverses raisons. Tout ça, j’ai lu, lu et relu. En revanche, ce qu’on lit beaucoup moins (je trouve mais si tu en connais, envoie !), c’est le bilan de mamans ayant accouché sans péridurale… et qui peut-être ne feraient pas le même choix une deuxième fois.

Je voudrais donc revenir avec toi sur ces deux expériences et tirer un bilan, que j’appellerai donc mitigé.

Un contexte plus global

Déjà, il me semble que l’accouchement physiologique est devenu très à la mode.

Cela s’inscrit évidemment dans un processus plus global de nos sociétés occidentales de retour vers plus de naturel, plus de simplicité. On a peut-être « trop » médicalisé l’accouchement qui, pour certaines femmes, se passerait très bien naturellement. De manière très pragmatique, et pour ces femmes-là uniquement j’entends, a-t-on vraiment besoin de « tout ce bazar » pour accoucher quand on sait très bien le faire toute seule ?

Crédits photo (creative commons) : mohamed_hassan

Après tout, hors condition médicale spécifique, tout le monde peut fondamentalement accoucher sans péridurale, c’est un fait. Bah oui, avant la péridurale … il n’y avait pas de péridurale et on accouchait quand même ! Logique imparable. Mais ce n’est pas parce qu’on pourrait le faire qu’on devrait le faire, je pense que tu es d’accord avec moi ? Je reste ainsi à 300.000% convaincue de l’avancée incroyable que représente l’accouchement sans douleur : pourquoi souffrir quand on a une anesthésie à disposition ! On aurait tort de se priver.

Ce que je reproche vraiment à cette mouvance « pro-nature », c’est d’avoir causé une sorte de hiérarchie de l’accouchement, avec le physiologique au sommet tel un Graal à atteindre. En découle parfois un sentiment de culpabilité chez les mamans qui voulaient initialement faire sans péridurale mais changent d’avis en cours de route. Je ne supporte pas cette façon d’envisager les choses car cela laisse entendre à ces mamans qu’elles ont failli, qu’elles ont fait « moins bien » qu’une autre.

Il ne devrait pas y avoir de gradation dans la valorisation de nos accouchements.

Mais, quand on voit certaines réactions, on en est encore loin… Ce qui ne m’aide pas à envisager sereinement l’accouchement physiologique, je dois dire. Faire partie de cette caste de « mamans ultras » qui regardent les autres de haut, non merci.

Deux expériences, deux ressentis

Comme je l’ai déjà expliqué (trop souvent…), j’avais choisi la péridurale pour mon premier accouchement, sans jamais envisager d’autres scénarios. C’était une évidence pour moi. Trois ans plus tôt, une cousine m’avait expliqué souhaiter se passer de péridurale et je l’avais prise pour une folle ! Volontairement subir une des plus fortes douleurs au monde alors qu’on peut l’éviter mais ça va pas, nan ?!

Et comme tu le sais, l’histoire m’a donné tort… Pas le temps de se poser la question quand on dilate de 3 à 10 cm en 1h30, sans prévenir. J’ai donc fait une croix sur la péridurale (ou bien la péridurale a fait une croix sur moi hmm)… et je me suis rendue compte que ça n’avait pas été « si » terrible que ça, en fait. Et ma foi, même que je pourrais envisager de refaire sans si on avait un deuxième. Ni une, ni deux, je me suis donc lancée dans cette folle aventure une deuxième fois, sauf que j’y suis arrivée préparée à bloc.

J’ai suivi une préparation à l’accouchement spécifique avec une sage-femme, j’ai beaucoup lu sur différentes techniques (Gasquet, Isabelle Brabant, etc.), j’ai acheté du matériel ad hoc… Je suis arrivée à cet accouchement en me sentant relativement rassurée, préparée et prête autant qu’on peut l’être. A moins d’un problème médical inopiné, toutes les chances étaient donc de mon côté. L’histoire m’a cette fois donné raison et tout s’est déroulé selon mes prévisions : j’ai accouché de mon fils sans péridurale.

D’habitude, je lis des témoignages qui vantent la victoire, la résilience, la résistance de la maman, les multiples bénéfices de l’accouchement physiologique ou le sentiment d’avoir passé un cap symbolique en se passant de péridurale. Je n’ai trouvé presque que cela sur Internet. Or, tu sais ce que j’ai retenu de mon deuxième accouchement sans péridurale ?

J’ai eu l’impression de me noyer dans la douleur.

Le ressenti n’a pas du tout été le même entre mon premier et mon deuxième accouchement. Ca a du sens car je n’y étais pas préparée de la même manière. On m’avait d’ailleurs dit « si tu es préparée, ça se passera mieux » ou bien « quand on sait qu’on n’aura pas de péridurale, on sait où on va et c’est plus facile à vivre ». Quelle blague ! Moi, je te dirais surtout que quand on sait qu’on n’aura pas d’anti-douleur, on sait que la douleur va être totale, jusqu’au bout, qu’on n’aura pas de répit. D’autant plus quand c’est le deuxième et qu’on connaît déjà les sensations, on sait qu’on sera seule face à cette incroyable douleur qui te prend dans la moindre fibre de ton être. On sait qu’il n’y a pas d’échappatoire possible. Pendant mon accouchement, je me suis donc sentie bien plus stressée à l’idée de la souffrance présente et à venir, alors même que je savais effectivement mieux la gérer et que j’avais plus de moyens à ma disposition.

Bien sûr, ce n’est que mon ressenti et beaucoup de femmes ne le vivent pas comme ça. Mais je veux montrer que cela peut aussi arriver. Soyons claires, je ne regrette pas pour autant d’avoir accouché sans péridurale et je suis fière de moi, contente d’avoir tenu mon petit challenge avec moi-même. Cela ne m’empêche pas de considérer d’un mauvais oeil ces sensations ressenties.

Le referais-je encore ?

La grande question, dans l’hypothèse fantaisiste et statistiquement improbable d’un troisième enfant, revient après ce deuxième accouchement en demi-teinte : le referais-je ?

La réponse tend vers le « non » mais il n’est pas catégorique.

Je l’ai déjà dit, j’ai un besoin viscéral d’offrir la même chose à tous mes enfants. Concrètement, cela passe par un accouchement identique autant que possible car je vivrais assez mal de soumettre un de mes enfants à une péridurale si les autres n’en ont pas eu. A côté de ça, je n’ai pas aussi bien vécu le sans péridurale volontaire qu’espéré et je ne tiens pas spécialement à me infliger ça de nouveau. Par ailleurs, il me reste un fond de curiosité intellectuelle qui me fait dire que, quand même, j’aimerais bien savoir ce que ça fait d’avoir une péridurale !

Heureusement, j’espère ne plus devoir me poser sérieusement la question… J’espère aussi n’avoir découragé personne. Cela reste après tout une décision profondément personnelle.

Et toi, as-tu eu un accouchement sans péridurale ? Comment l’as-tu vécu ? Après m’avoir lue, voudrais-tu encore le tenter ?

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Commentaires

72   Commentaires Laisser un commentaire ?

Pauline

Ton témoignage m’interpelle à fond! Pas de péridurale par choix pour ma première, je m’apprête à accoucher de numéro 2 a priori sans aussi par choix, mais je me sens moins sure de moi paradoxalement… Pourtant je suis mieux préparée et je sais ce qui m’attend… paradoxe que tout le monde trouve absurde et que je n’arrive pas à expliquer… Je me suis préparée avec des techniques de relaxation que je ne suis pas du tout certaine de pouvoir mettre en oeuvre efficacement notamment une fois entrée dans « le dur du sujet »… Bref merci pour cet avis mitigé, je me sens moins seule mais je verrai bien à l’issue de ce deuxième accouchement 🙂

le 21/03/2018 à 08h23 | Répondre

Miss Chat

Oui, tu verras ! Ca reste très aléatoire, un accouchement 🙂
Même mon mari ne comprend pas que je me sois sentie moins bien pour le deuxième… Je ne sais pas si ça peut te rassure mais, même si j’ai l’impression d’avoir été engloutie par la douleur, j’ai aussi mieux géré les contractions en fait parce que justement j’avais des techniques de concentration, de relaxation, une baignoire etc. C’est un peu paradoxal en effet…!

le 21/03/2018 à 14h27 | Répondre

Doupiou

Puisque tu cite mon article je ne peux être que d’accord avec toi ! Je ne me suis jamais mis la pression et je m’en suis dis qu’on verra bien pendant le travail !

le 21/03/2018 à 08h28 | Répondre

Miss Chat

La bonne attitude à avoir, je trouve 😉

le 21/03/2018 à 14h40 | Répondre

Jahanara

J’ai vécu un 1er accouchement avec péridurale et un 2e sans.
Dans le 1er cas, je souhaitais m’en passer, mais après 17h de contractions, quand enfin une salle de naissance était dispo et qu’on m’a proposé la péridurale, j’ai accepté avec soulagement. Pour autant, certes les dernières heures de contractions ont été moins douloureuses, mais j’ai eu très mal lors de l’expulsion et lorsqu’on m’a fait les points de suture suite à mon épisio. Il s’avère que bébé est sorti avec une ventouse. Est-ce que c’est lié à la péridurale ? En tout cas c’est possible… En tout cas j’en retiens que j’ai eu très mal et mis plusieurs jours à m’en remettre !
La 2e fois, je restais sur mon souhait de me passer de péridurale. Sous l’effet de la douleur suite à la perte des eaux, j’ai souhaité en avoir une. Sauf que je suis passée de 6cm à dilatation complète en 15 minutes, donc c’était trop tard ! Au final c’est tout à fait le scénario que je voulais, ne plus avoir le choix. J’ai l’impression d’avoir eu bien moins mal que pour mon 1er accouchement et surtout je m’en suis remise bien plus vite.
Conclusion, si 3e enfant il devait y avoir, je recommencerais sans péridurale !

le 21/03/2018 à 08h45 | Répondre

Madeleine

Merci pour ton témoignage. La question que je me pose, c est : est ce que tu as eu moins de mal à te remettre la deuxième fois parce que c était un deuxième accouchement ou parce que tu n avais pas de péridurale ? En général, c est le premier accouchement qui est le plus difficile (en général, y a des exceptions nombreuses !)

le 21/03/2018 à 08h51 | Répondre

Jahanara

Probablement un peu des deux. Et puis mon 2e accouchement a été bien plus rapide ce qui aide à être en forme après !

le 21/03/2018 à 09h18 | Répondre

Miss Chat

Je ne sais pas si c’est plus facile pour un deuxième mais pour moi, l’épisio fait beaucoup aussi… Ca m’a vraiment pourri mes suites de couches pour ma première. Perso je ne vois pas de lien entre péridurale et épisio mais bien entre épisio et ‘mauvais’ accouchement !

le 21/03/2018 à 15h00 | Répondre

Madeleine

Ah c est bien ce genre de témoignage ! Merci😄
(moi, c est team césarienne programmée ! Ça ne m a pas traumatisée, j en ai un excellent souvenir😄😄)

le 21/03/2018 à 08h48 | Répondre

Miss Chat

Si tu l’as bien vécu, c’est le principal !!

le 21/03/2018 à 15h15 | Répondre

Corentine (voir son site)

Je me suis toujours demandé d’où venait ce récent besoin de certaines femmes de se passer de la péridurale… Pour moi, il n’en a jamais été question. Souffrir pour souffrir, à quoi bon ? (Surtout quand j’ai entendu toute ma vie ma maman bénir cette invention après 3 accouchements sans et le dernier avec ! Elle m’a toujours dit que c’était merveilleux !)
Les témoignages de femmes « survivors » sont de plus en plus nombreux, et par toujours très bienveillants envers les femmes qui ont demandé la péri… Avant, je voyais la péridurale comme une aide précieuse et nécessaire, à présent je me dis que c’est devenu un accessoire, voire une faiblesse pour certaines…
Tout cela me gêne beaucoup, mais peu importe, pour mon 2e accouchement je dirai encore oui à cette anesthésie avec grand plaisir !

le 21/03/2018 à 08h54 | Répondre

Miss Chat

Je tranche en disant que la péridurale est un accessoire précieux ! Ce n’est certainement pas une faiblesse de s’en servir mais ce n’est pas non plus nécessaire, quoiqu’on en dise.
A la fameuse question « pourquoi souffrir », je te dirais qu’il y a des centaines de raisons pour lesquelles une femme ne voudrait pas de péridurale et qu’elles ne sont pas souvent liées au fait de souffrir, justement 🙂 Il me semble normal que ta maman qui a vécu 3 accouchements sans anesthésie et sans possibilité de faire autrement, trouve géniale la péridurale…

le 21/03/2018 à 17h00 | Répondre

Pauline

Merci de ton témoignage, cest bien de lire à propos de toutes les possibilités et choix qui s’offrent aux femmes. Surtout en France ou la norme par défaut est quand même la peri. Je vis en Angleterre, et ici la norme par défaut c’est sans peri. J’ai eu mes deux filles ici, sans peri donc. Et Jen suis Tres heureuse. Ce que je reproche à la france c’est de ne pas toujours bien informer les femmes sur les options qui s’offrent à elles. Comme je le disait plus haut, cest avec peri par défaut, si une femme souhaite faire autrement (naturellement par exemple) cest a elle de faire ses recherches etc. C’est dommage. Il y a de vrais avantages et risques dans les deux cas et il me sembles qu’ils ne sont pas communiqué de la même manière et avec objectivité aux femmes (simplement parce qu’un accouchement physiologique sans peri c’est quand même moins facile/pratique pour le personnel médical). Donc d’abord je pense que cest le manque de communication qui devrait changer. Ensuite chaque femme en effet est maîtresse de son corp et de ses choix et personne ne devrait la faire culpabiliser quelque soit son choix.
Cela étant dit, je n’aime pas trop cette mention de ‘femme survivors’, celles qui l’ont fait et font culpabiliser les autres… le simple fait de faire un choix différent, en être heureuse, et discuter ouvertement des avantages qu’on y a trouvé ne revient pas à critiquer celle qui ont fait autrement.
Jai accouché sans peri, c’était mon choix, Jen suis heureuse et je crois foncièrement en 10000 raisons pourquoi un accouchement physiologique est bon pour une maman et pour un bébé (dans l’absence de pb médicaux bien évidemment); ca ne veux pas dire que je juge celles qui font autrement, cela ne veux pas dire que je pense qu’un accouchement plus médicalisé fait ‘du mal’ à la maman et au bébé – cela veux simplement dire que je trouve personnellement plus davantage au physio et plus d’inconvénients/risques au médicalisé. C’est malheureux si certaines femmes prennent se discours pour de la critique ou une attaque menée pour les faire culpabiliser. Je ne suis pas une femme survivor, simplement une femme qui a fait un autre choix et qui aime discuter des différentes options.

le 21/03/2018 à 09h22 | Répondre

Miss Chat

Tu as entièrement raison, c’est encore un choix limité et peu encouragé chez nous. Je trouve ça très dommage… J’ai eu la chance d’avoir une maternité très ouverte à ce niveau, une gynécologue, une kiné et des SF aussi qui m’ont laissée maître de mon choix sans jamais influencer dans un sens ou dans l’autre. Ca devrait juste être la norme en fait !
Quant aux survivalistes de l’accouchement, on en a discuté plus bas mais ce qui me dérange, c’est bien celles qui jugent justement dans leur façon d’exposer les choses.

le 21/03/2018 à 17h16 | Répondre

Choupichette (voir son site)

Je trouve la position de ton article vraiment très intéressante ! C’est vrai qu’on lit pas mal de témoignages d’accouchement sans péri en mode survivor et un peu culpabilisant pour « les autres ». J’ai aussi l’impression que le retour à ce genre d’accouchement est du à un manque de confiance envers le corps médical et le besoin de se prouver quelque chose (un peu comme on se challengerait pour faire un marathon)
Je suis enceinte de mon premier bébé et pour ma part je n’envisage pas l’accouchement sans aide médicale. Je ne suis pas effrayée par la douleur, je l’accepte plutôt très bien même mais je ne veux pas me « forcer » en sachant qu’une aide est disponible. Cependant, je suis assez détendue concernant ce sujet : si mon accouchement se passe en vitesse lumière, je saurais trouver la force de me passer de péri. Si jamais je dois passer par une césarienne, je l’accepterais aussi en me disant que c’est pour le bien de mon bébé (même si honnêtement c’est la « solution » qui m’enchante le moins)
Je pense que l’essentiel est de ne pas idéaliser son accouchement car c’est le meilleur moyen d’être déçue étant donné qu’il n’y a rien de plus aléatoire et imprévu que cet événement.

le 21/03/2018 à 09h57 | Répondre

pauline

Beaucoup trouvent que les temoignages des femmes ayant accouché sans peri sont ‘culpabilisant’… je serai interessée de comprendre qu’est ce qui est culpabilianst dans ses temoignages 🙂 comme je le dit dans mon commentaires plus haut jai du mal saisir pourquoi le simple fait de temoigner d’un choix different peut etre culpabilisant pour les autres.

le 21/03/2018 à 10h05 | Répondre

Corentine (voir son site)

Je trouve pour ma part que certaines crient haut et fort que c’est le mieux pour la maman, pour l’enfant, que les émotions sont décuplées, elles évoquent un accouchement pleinement vécu, limite une expérience hors norme réservée aux femmes qui en ont le courage. De ce fait, on a l’impression que choisir la péri c’est opter pour la facilité et finalement choisir volontairement de passer à côté de quelque chose de merveilleux…
Mouais, après avoir accouché avec péri j’ai trouvé mon accouchement merveilleux aussi et n’ai à aucun moment regretté mon choix 🙂 Je peux le dire, je n’ai pas souffert et j’en suis ravie !

le 21/03/2018 à 10h25 | Répondre

pauline

mmm je vois. J’avoue que ca me chagrine quand meme un peu. parce que effectivement j’ai l’impression d’un accouchement pleinement vecu, d’emotions decuplés, d’une experience hors norme – mais ni plus ni moins que toi qui a eu une peri. Le fait que je ressente tout ca ne veux pas dire que je pense que les femmes ayant eu un peri ne ressetent pas toutes ces emotions egalement ou ne peuvent pas avoir eu un accouchement merveilleux. Personne ne critique une femme qui temoigne de son accouchement merveilleux sous peri – personne ne pense que par temoigner de son expereience elle culpabilise les autres, par contre si une femme temoigne de son accouchement sans peri, alors la elle est critiqué pour essayer de faire culpabiliser les autres.

le 21/03/2018 à 10h36 | Répondre

Miss Chat

Le souci n’est pas qu’elles s’expriment évidemment (sinon Dans Ma Tribu n’existerait pas ! 😉 )
Ce que moi je leur reproche, c’est de dire « Rien de tel que d’accoucher comme nos mères, grand-mères et aieules pour comprendre ce qu’est un accouchement …  » (je cite un témoignage, ce n’est pas juste une phrase en l’air)
Dire ça, c’est (hyper) culpabilisant. Ca revient à dire qu’une maman ne peut pas comprendre ce qu’est un accouchement si elle ne le fait pas sans péridurale, comme si c’était la seule façon possible d’accoucher.
Je ne trouve pas tous les témoignages sans péri culpabilisants (j’espère par exemple que les miens ne l’étaient pas) mais certaines ont une manière d’exprimer les choses qui causent une hiérarchie de l’accouchement que je trouve insupportable, alors même que je n’ai jamais accouché avec une péri !

le 21/03/2018 à 10h31 | Répondre

Corentine (voir son site)

Non non, bien sûr, tous les témoignages ne sont pas culpabilisants, heureusement. Disons que j’ai du mal déjà à comprendre les motivations de ces femmes. Pourquoi choisir la souffrance ? C’est réellement quelque chose qui me dépasse. Dans ces motivations je vois quelque chose de transcendant et inaccessible pour moi, un truc de l’ordre du mystique…
Ces femmes doivent bien trouver qu’accoucher sans péri est mieux qu’accoucher avec péri, sinon pourquoi le faire ? Et là, j’avoue, je bloque…

le 21/03/2018 à 10h42 | Répondre

pauline

je comprend ce que tu dis. Cela etant dit, pour ma part j’entend et je lis bien plus de ‘je ne comprend vraiment pas celles qui veulent accoucher sans peri avec toute la douleur etc’ que de ‘je ne comprend pas celle qui prennent la peri er preferent un accouchement sans douleur’. en d’autre mots, je me sens bien plus souvent jugée pour avoir choisi le physio que ce que je juge celles qui ont eu une peri. Le jugement ca va vraiment dans les 2 sens :). je vais de ce pas lire ton temoignage 😉

le 21/03/2018 à 10h44 | Répondre

pauline

je n’ai pas choisi la douleur. J’ai choisi une option d’accouchement physiologique, moins medicalisée. c’est a dire un accouchement ou je n’ai eu aucun produit dans mon systeme, pas d’aiguilles et pas de catheter, un accouchement ou je pouvais bouger comme je le voulais, me mettre dans la position qui me convenait, etre dans l’eau. ce sont ces raisons la (raisons importante pour moi) qui ont motivées mon choix – et il se trouve que la condition pour avoir toutes ces options, etait de devoir avoir la douleur. La douleur de mon accouchement n’etait pas un choix en tant que tel (je ne suis pas maso LOL) mais un compromis, une concession. Crois moi bien que si javais pu avoir tout le reste SANS la douleur je l’aurai fait aahahah 😉

le 21/03/2018 à 10h53 |

Miss Chat

Oui le jugement va effectivement dans les deux sens et il est aussi très fort de la part des « pro-péri » qui sont rarement délicates quand elles en parlent 😉
J’ai trouvé, par expérience, que le fait d’expliquer ces raisons sans jugement justement, sans jamais dire « ça c’est quand même mieux que ceci », permettait à la personne en face de mieux comprendre ma position. Comme tu viens très bien de le faire d’ailleurs 😉 Tes raisons sont pragmatiques, sans jugement, entièrement personnelles.

le 21/03/2018 à 11h57 |

Corentine (voir son site)

Je comprends mieux ton choix alors 🙂

le 21/03/2018 à 12h50 |

Choupichette (voir son site)

Je pense que c’est aussi une question de culture.
Pour avoir lu quelques témoignages d’accouchements en Angleterre je trouve les récits moins culpabilisants par ce que de ce pays il est « normal » d’accoucher sans péri. C’est comme ça qu’on fait alors on s’y prépare à l’avance, les équipes médicales nous accompagnent.
En France, ça reste encore un acte exceptionnel et on est regardé comme une dingue à la fois par les SF (enfin pas toutes, heureusement !) et par l’entourage.
Et si je pousse encore plus loin je prendrais l’exemple du Liban (dont je suis originaire) où tout le monde accouche par césarienne sur rdv par ce que c’est plus pratique. Et dans ce cas un accouchement par voie basse (avec péri) est vu comme une épreuve digne d’une warrior !
Je rejoins ce qu’a dit Miss Chat : ce qui est culpabilisant dans certains témoignages, c’est l’idée que la méthode qu’on a choisi (peu importe laquelle) est LA méthode, LE rite initiatique qui nous fait devenir mère. Les autres sont « moins biens ».
C’est comme, je trouve, le terme d’éducation bienveillante qui impliquerait que tout le reste est malveillant ?? Je ne pense pas que la critique est présente dans l’esprit de toutes les mamans mais certains propos peuvent être maladroits et donc mal pris par les personnes ne partageant pas ces choix

le 21/03/2018 à 11h48 | Répondre

Miss Chat

Voilà, c’est tout à fait ça ! Ca dépend de l’idée qui transparaît à travers le témoignage : « je pense que c’est mieux pour moi » vs « c’est mieux que le reste ».

le 21/03/2018 à 11h59 | Répondre

pauline

en effet la culture a bcp a voir la dedans. en angleterre c’est effectivement la norme, personne ne releve. Par contre en France, ma famille et mes amis me prennent pour une folle (ce que personnlelemnt je trouve tres difficile – tout le monde sa’arrete au fait que j’ai choisiu d’avoir mal, alors qu’en fait le choix d’un accouchement physio, ce n’est pas le choix de la douleur en tant que tel, c’est une serie de choix qui implique qu’il faut faire avec – souvent les gens ne voient pas au dela de la douleur). ajoute a ca un allaitement longue duree et je suis carrement une extra terrestre LOL.
je suis juste pour la liberte des choix quels qu’ils soient et je trouve souvent qu’on juge bcp celle qui ne font pas comme la norme en les faisant passer pour des donneuses de lecons, simplement parce qu’elle choissisent un autre chemin.

le 21/03/2018 à 12h07 | Répondre

@neso

je rejoins également choupichette, ne pas idéaliser pour ne pas être déçue !
Je me souviens en cours de préparation d’une personne qui voulait absolument accoucher par voie basse et sans péridurale mais dont le bébé se présentait en siège … pas impossible mais beaucoup moins évident a priori d’après la sage femme qui nous accompagnait …cela en devenait obsessionnel à mesure que le terme approchait pour elle … je ne sais pas comment l’histoire s’est terminé mais je ne pouvais m’empêcher de penser qu’elle risquait de mal vivre son accouchement car la probabilité que son idéal ne soit réalisé était faible …
A l’inverse je suis arrivée sans idée préconçue, plutôt favorable à une péridurale doutant de ma capacité à gérer la douleur et le scénario final a été tellement loin de tout ce que j’avais pu imaginé (pertes des eaux – début des contractions 1h après – bébé sorti sans péridurale 4h30 après la perte des eaux)

le 21/03/2018 à 15h52 | Répondre

Miss Chat

Tu es la voie de la sagesse !
J’ai été dans la situation de la femme que tu as rencontrée sauf que mon fils a quand même fini par se retourner et oui, ça a tourné à l’obsession ! Si tu y vas effectivement sans idée préconçue, c’est presque impossible d’être déçue, on est d’accord. Et à partir du moment où tu te fixes un objectif, forcément les obstacles te paraîtront insupportables… mais est-ce que ça justifie le fait de ne pas se donner d’objectif ? Parce qu’un accouchement sans péridurale sans aucune préparation préalable, c’est quand même… pas évident !

le 21/03/2018 à 17h27 | Répondre

Sarah

J’ai accouché avec péridurale par choix, et je ne regrette vraiment pas. Pourquoi souffrir quand on peut limiter la douleur ? Je n’aurais eu aucune fierté à accoucher sans, pas plus que de me faire arracher une dent sans anesthésie quoi. Après c’est une question très personnelle. Le plus important est qu’on ait le choix. Le coté « survivor » me fait sourire mais ne me culpabilise pas, car je sais que c’était le mieux pour moi, et ma fille va très bien.

le 21/03/2018 à 10h22 | Répondre

Miss Chat

Je pense que le côté « fierté » vient du fait que l’accouchement physiologique reste une minorité dans nos pays et qu’il met donc un peu « à part » la maman qui le pratique/subit. En ayant pourtant une anesthésie à disposition, elles luttent pour ne pas s’en servir et « gagnent », c’est une victoire, d’où la fierté. On peut discuter de l’intérêt réel ( 🙂 ) mais je crois que c’est assez humain de ressentir de la fierté quand on accomplit un objectif qu’on s’est fixé, non ?
En tout cas, personnellement, je ne ressens aucune fierté par rapport à mon premier accouchement mais je me sens bien fière d’avoir réussi mon pari personnel pour le deuxième 😉
Comme tu l’as dit, et je crois que c’est vraiment la clé en matière d’accouchement, l’important c’est d’avoir le choix !

le 21/03/2018 à 10h44 | Répondre

Melimelanie

Tu le sais j’ai eu deux péridurales.
La première par obligation vu que le travail n’avançait pas et qui je pense à eu un effet « néfaste » sur Petit Habitant qui a été lui aussi un peu anesthésié.
La deuxième par manque d’accompagnement et trop tard (donc j’ai eu au final l’accouchement sans péridurale avec les contraintes post péridurale *joie*)
Et au final j’ai cru crever la deuxième fois. Clairement j’ai eu un moment ou je ne savais plus ou j’étais et comment je supportais ça.
Mais je me dis que c’est surtout l’accompagnement qui m’a manqué.
Bien évidemment la question ne se pose pas pour un troisième mais au final 10 mois après je suis heureuse d’avoir vécu ça. Et je peux enfin traiter mon mari de grosse chochotte XD

le 21/03/2018 à 11h19 | Répondre

Miss Chat

Hahaha « j’ai cru crever » moui il y a un peu de ça ! C’était probablement la phase de désespérance 🙂
J’avoue… de temps en temps… je dis à mon mari que si j’ai accouché sans péridurale deux fois, il peut bien supporter une petite douleur sans broncher… C’est pas bien de faire ça…

le 21/03/2018 à 17h30 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Bon je dois t’avouer que le sans péridurale pour un prochain accouchement ne me passe par la tête qu’un quart de seconde et ensuite je redeviens un peu plus raisonnable 😉
Mais je trouve ton témoignage intéressant et je comprends assez bien le mécanisme qui t’a fait ressentir ça. Je pense que j’aurais pu réagir pareil. Je suis sûre que tu aideras bien des futures mamans et déjà mamans!

le 21/03/2018 à 11h46 | Répondre

Miss Chat

Merci !
Profite bien de ta péridurale alors ! ^^

le 21/03/2018 à 17h34 | Répondre

emma_chan

moi j avoue que j ai kiffé ma péridurale, j’étais bien, détendu aevc le niveau de sensation qui va bien. pour deuz je referai pareil si je peux avoir le choix. Un truc qui est clair pour moi : l accouchement n est pas un défi lancé a ma féminité ou a ma capacité a devenir mère c est le premier point de rencontre avec mon bébé. Ce sur quoi je vais être concentré au moment X ? l’arrivée du bébé et non hyper sensation chimique provoquée par l arrêt de la douleur. Pour moi il y a, dans certains (j ai bien dit certains) récits d’accouchements sans peri une bonne part d’égo trip. On est beaucoup dans la question de se lancer un défis, de se prouver un truc un soi etc.. j avoue que ça me dépasse un peu de choisir ce rituel de douleur pour réussir a se prouver qq chose et il me semble qu on est bien loin du sujet principal a savoir l’arrivée d’un autre être humain.

le 21/03/2018 à 12h16 | Répondre

pauline

J’ai du rater les temoignages ou les femmes choisissent un accouchement naturel par defi personnel, pour se prouver qq chose. comme tu dis, on ne parle pas de courir un marathon ou un iron-man, mais de mettre un enfant au monde. Je ne pense pas que l’ego y ai beaucoup a faire.
Le debat n’est pas vraiment ‘celles qui n’ont rien a se prouver’ CONTRE ‘celles qui ont besoin de se prouver qu’elles peuvent le faire’. Ni, ‘celles qui ne veulent pas avoir mal CONTRE celles qui veulent avoir mal – Encore une fois, je ne suis pas convaincue que la plupart des femmes qui choisissent un accouchement naturel/physio le font parcequ’elles VEULENT avoir mal; elles ne choisissent pas la douleur en tant que telle; mais elles le font plutot pour pleins d’autre raisons (eviter les produits, les aiguilles, profiter de mobilité de mouvement, ne pas rester sur le dos etc) et que de fait, la peri n’est pas compatible.

le 21/03/2018 à 16h04 | Répondre

Miss Chat

Je pense qu’on peut dire que j’ai notamment choisi d’avoir le deuxième sans péridurale pour une question de défi avec moi-même, type « je l’ai fait une fois, pourrais-je le refaire ». Je ne vois donc pas bien en quoi c’est un problème de penser ça 😉 Ce n’est en revanche pas un défi que je lie à l’accès à une maternité/féminité spécifique.
Comme l’a dit Pauline, on ne choisit pas la douleur, ce serait stupide, masochiste ! Moi, j’ai choisi de faire la même chose pour mes deux enfants, de simplement revivre une deuxième fois ce que j’avais vécu la première fois.

le 21/03/2018 à 17h41 | Répondre

emma_chan

Pour le coup, je trouve ton récit très mesuré et bien expliqué. Comme les filles qui parlent de peur de la piqure dont je comprend le choix (une peur contre une autre, on choisit la plus simple à gérer) etc.. Par contre je suis désolée mais entre internet et les récits de copines « en vrai » y a quand même pas mal d’histoires qui tournent autour du défis et de la sacralisation rituelle de « devenir mère ».

le 22/03/2018 à 10h22 | Répondre

Mignardise

Merci pour cet article Miss Chat.

De mon côté, j’aime à penser qu’avec ou sans péridurale un accouchement par voie basse reste un bel accouchement 🙂 Vous l’aurez compris, j’ai mis mes deux enfants au monde par césarienne (en urgence les 2 fois). Très longtemps, j’avais du mal à concevoir que je venais d’accoucher – je n’intégrais pas ce terme en fait… Mes enfants étaient nés, mais moi-même je n’avais pas accouché.

Ma dernière césarienne m’a un peu réconciliée avec cette intervention et aujourd’hui en essais pour un troisième bébé, je suis davantage sereine à l’idée d’une 3e césarienne (certainement programmée, celle-ci). En revanche, je garde une part d’amertume par rapport à la voie basse qui me paraît plus naturelle et que je n’aurai jamais connue. Je n’en ai pas encore fait le deuil…
Le faux-débat « avec ou sans péri » me fait sourire, le plus important reste de mettre au monde des enfants en bonne santé. Bien vivre son accouchement en tant que maman, est aussi essentiel. Peu importe la manière 😉

Je rejoins Choupichette sur le fait de l’importance de ne pas idéaliser son accouchement lorsqu’on est enceinte. C’est le meilleur moyen d’être déçue, quelle que soit la façon de mettre son bébé au monde ! Chaque situation est différente et peut nécessiter un acte que l’on a pas envisagé – ou alors comme étant celui de la « dernière chance », je pense à la césarienne notamment…

le 21/03/2018 à 12h35 | Répondre

Miss Chat

Je trouve très triste que tu penses/aies pu penser que tes accouchements par césarienne n’aient pas été de vrais accouchements… Parce que vraiment ce n’est pas le cas. Il n’y a aucune différence, aucune hiérarchie pour moi entre les deux. C’est la même finalité, ce sont des accouchements au même titre 😉 Tant que ton enfant est là, peu importe, comme tu dis !

le 21/03/2018 à 17h47 | Répondre

Mignardise

J’ai fait un gros travail sur moi-même et tout ce négatif que j’ai éprouvé, surtout après la naissance de ma fille aînée… Aujourd’hui j’accepte davantage mes césariennes, elles étaient vitales pour la survie de mes enfants de toute façon (et la mienne aussi en quelque sorte, pour la première intervention !). J’espère que la troisième sera davantage respectueuse de mes souhaits et du papa également – on l’oublie souvent dans le cas d’une césarienne 🙁

Je me rends compte que je suis plus sereine à cette idée, espérer une voie basse serait une utopie dans mon cas… Et puis je préfère une césarienne qui se déroule bien plutôt qu’une voie basse ratée 😉 Je pense aussi qu’avec une péridurale mal/trop dosée, on peut facilement se retrouver spectatrice de son accouchement alors qu’une césarienne bien préparée et réussie, peut nous donner l’impression d’être actrice de la naissance de notre bébé <3

le 22/03/2018 à 10h17 | Répondre

Madame Yoga

Ralala comme ce témoignage me parle! La question d’avec ou sans péri ne s’est pas posée pour moi puisque départ en catastrophe donc on ne m’a pas laissé le choix. Et je continue également à penser que j’ai été enceinte puis plus mais à aucun moment je n’ai accouché…
Pour les « survivors » certains témoignages me font penser aux « si tu n’allaites pas tu es une mauvaise mère »… Mais chacun ses choix après 😉

le 21/03/2018 à 20h06 | Répondre

Melle saphir

C’est drôle, je n ai absolument pas le sentiment d avoir subi une quelconque pression avant d accoucher de mon premier enfant.
Suite à des.problèmes de santé passés, je me.connaissais.bien en terme.de résistance a la douleur, et je ne craignais pas vraiment de souffrir. J avais par contre peur d’une péridurale mal.dosée, qui.m aurait empêchée de sentir mon accouchement, de pousser au.bon moment, etc. Et puis je craignais de ne pas pouvoir gérer la douleur comme bon me semble, dans la position que je voulais. Mon point de vue était donc de me passer de péri aussi longtemps que possible pour pouvoir me promener. Je n y voyais ni défi personnel, ni gloire à en tirer. Et je ne me refusais pas du tout le péridurale!
Au final, j’ai eu ce que je voulais : le travail s est avéré trèèès long, et jai demandé la péri au bout de 10h de travail. J avais besoin de me reposer, je ne voulais pas arriver épuisée au moment de pousser. La péri a fonctionné 3h, puis elle s est lateralisée. Jai donc eu mon répit, et ja de nouveau senti mon.accouchement pour les heures qui ont suivi (je vous ai dit que ca avait été long??) 😀.
Je suis enceinte de 7mois et demi, et je suis exactement dans la.même optique : péri, si besoin, sans culpabilité et sans aucune déception à la.clé!!

le 21/03/2018 à 12h50 | Répondre

Lexie (voir son site)

Quelque temps avant mon premier accouchement, ma SF m’a demandé «quel est votre plan d’accouchement?» et j’ai répondu (un peu perdue car je ne suis pas qqun de très organisée dans tous les cas) «Prendre les choses comme elles viennent?» Elle m’a répondu que c’était peut être encore le meilleur plan qu’on pouvait avoir. Avoir un choix (avec péri ou sans péri), mais se sentir prête à suivre le flot et les besoins du moment, pour éviter de se bloquer et de mal vivre son accouchement. Je voulais une péridurale (j’ai horreur d’avoir mal) mais j’avais demandé à la SF de préparer mon conjoint à m’accoucher si nécessaire car on habitait loin de la maternité, et j’avais toute confiance en lui.

le 21/03/2018 à 15h44 | Répondre

Miss Chat

Avant ma première, je ne voyais pas de pression non plus parce que j’avais déjà pris ma décision !
C’est important d’y aller sans idée préconçue, OUI MAIS accoucher sans péridurale sans avoir aucune préparation préalable, je trouve qu’il te faut soit de la chance, soit une parfaite connaissance de toi-même. Si on veut vraiment accoucher sans péridurale (pas juste « je fais sans le plus longtemps possible puis je la prends »), dire qu’on y va comme une fleur les mains dans les poches en pensant qu’on trouvera toute seule la force, je pense que c’est incroyablement utopique…

le 21/03/2018 à 17h52 | Répondre

Lili (voir son site)

J’avoue qu’au départ je ne voulais pas de la péri mais pas pour les raisons que tu cites…Je n’en voulais pas car c’est une anesthésie et je voulais le moins possible de cochonneries dans mon corps surtout. Au final après plus de 15h de travail, j’ai demandé une péri car je n’en pouvais plus,j’avais trop mal. Ca a marché pendant deux heures environ et j’ai eu à nouveau mal. Pour mon 2è, je pense que je demanderai une péri si je vois que le travail est trop long.

le 21/03/2018 à 15h13 | Répondre

Miss Chat

C’est très difficile d’estimer jusqu’où on peut aller, je trouve. Un accouchement peut s’accélérer, ralentir, ré-accélérer… et on se retrouve à ne pas savoir jusqu’à quand on pourra prendre la péri, ni même combien de temps elle fera effet. Pas facile !

le 21/03/2018 à 17h54 | Répondre

Bibichu

Je n’envisage pas la péri d’avance. Idéalement je vais vers un accouchement « naturel » (à croire que sous anesthésie ça n’est plus naturel, le bébé il passe par le même endroit me semble…). Pas par défi personnel (je suis pas folle non plus), mais bien parce qu’en posant le pour et le contre, je préfère avoir mal que me déclencher une crise de panique parce que je ne peux pas bouger, sentir et ressentir les sensations de mon corps. J’en fais des cauchemars de cette péri… MAIS, le jour J, j’aurai beau me dire « ça va faire mal comme jamais », si je craque, je craque. Et c’est tout. Dans tous les cas, le plus important, c’est qu’on gagne toute le plus beau des trophées: notre beau bébé!

le 21/03/2018 à 16h40 | Répondre

Miss Chat

Il parait qu’une péri bien dosée permet justement de ressentir ce qui se passe et de bouger un peu 😉 Je suppose que c’est le bon compromis mais ça demande une bonne dose de confiance envers l’anesthésiste qui posera le geste !

le 21/03/2018 à 17h57 | Répondre

Lucie

Premier accouchement provoqué, douleur immédiate et intenable, donc péridurale très très vite. Ça a été vraiment long. J’ai complètement subi cet accouchement. J’en suis sortie avec une jambe restée anesthésiée encore 12h après la naissance de mon fils, un énorme oedème, une grosse épisiotomie, des douleurs au coccyx qui ont duré plus d’une année, causées par 3h de poussées couchée sur le dos… Très très mauvais souvenir.
Deuxième accouchement, j’ai fait quasiment tout le travail à la maison, sans me rendre compte que j’étais en train d’accoucher (naïve, j’étais pourtant à 4 jours après terme…) Deux heures avant la naissance, je lisais dans mon bain à la maison. Quand on s’est garés sur le parking de la maternité, j’étais sûre qu’on allait nous renvoyer à la maison. La sage-femme qui m’a accueillie m’a demandé si je voulais la péridurale. J’ai répondu « Je pense que je vais pas y arriver sans. » Et puis j’ai perdu les eaux, et mon corps s’est mis à pousser tout seul, et bébé est née. Moi admise à la maternité à 23h05, elle à 23h35.
Je sais que j’ai eu mal, surtout les trois dernières minutes, mais la douleur ne m’a laissé aucun souvenir, contrairement à celle de mon premier accouchement, que je peux encore ressentir.
Alors, certes, bébé était très bien placée, c’était la 2e et elle était pas mal plus petite que son frère. Mais je crois que la non-médicalisation de mon accouchement, je pourrais même dire mon « déni d’accouchement » m’a vraiment permis de laisser les choses se faire.
Je suis maintenant persuadée que la médicalisation de l’accouchement inhibe les processus naturels et peut clairement créer des difficultés lors de l’accouchement. (Même si bien sûr, dans les cas où elle est nécessaire, la médicalisation sauve des vies, on est bien d’accord.)
Malheureusement qui dit péridurale, dit médicalisation. Donc j’espère pouvoir m’en passer de la même manière si j’ai un 3e enfant.
Et puis il m’a fallu 20h pour me lever après mon premier accouchement, alors que j’étais debout 30 mn après le 2e…
Dans les livres qui parlent d’accouchement naturel, on retrouve souvent l’histoire d’un médecin anglais précurseur de l’accouchement sans douleur, qui aurait assisté une femme sans abri qui accouchait dans un fossé, au 19e siècle. Il dit qu’elle n’a pas eu mal, et que quand il lui a demandé si elle avait souffert, la femme a répondu « Ah bon, ça devait faire mal ? » je croyais pas à cette histoire, mais depuis mon 2e accouchement, je me dis pourquoi pas.

le 21/03/2018 à 16h48 | Répondre

pauline

merci de ton temoignage! je me retrouve beaucoup dans le recit de ton 2nd accouchement et ca fait du bien 🙂 je suis aussi resté a la maison tres tard et ai accouché 20 min apres etre entree a l’hopital. j’etait debout 30 min apres, j’ai pris un bain apres la premiere tété et de retour chez moi moins de 20h apres. je n’irai pas juste qu’a dire que je n’ai pas eu mal (j’ai eu MAL, tres mal lol) mais quant il n’y a pas de pb medicaux, qu’on reste mobile et active pendant le travail, le corps prend le relais, il sait comment faire et tout se passe bien plus facilement – apres on va pas nier qu’un second accouchement est aussi souvent plus facile qu’un premier. meme si je garde a super souvenir de mon 1er accouchement (sans peri aussi) il n’a pas ete aussi rapide et facile que le deuxieme. Si jamais on se relance pour un 3eme pourquoi ne pas tenter l’aventure a la maison…

le 21/03/2018 à 17h01 | Répondre

Miss Chat

Hmm ton commentaire rejoint cette tendance de dire que « on va mieux après un accouchement sans péridurale » alors que ce n’est pas forcément vrai. J’ai eu des suites de couches horribles pour ma première, à base d’épisio douloureuse pendant des semaines, de douleurs pendant des mois, une hémorragie, un malaise vagal et une impossibilité de se lever pendant quasiment 24h après la naissance… alors même que je n’ai pas eu de péridurale.
Oui, la péridurale peut inhiber les processus naturels mais je n’irais pas jusqu’à dire que c’est la médicalisation dans son ensemble qui pose problème. Un accouchement reste un acte qui n’est pas anodin pour le corps…
Maintenant, je trouve effectivement que ton premier accouchement ne donne pas envie et ne rassure pas pour avoir une péri ! Mais il existe tellement de scénarios différents que je trouve dommage de tirer un trait sur la péridurale juste pour une expérience 😉

le 21/03/2018 à 18h10 | Répondre

Lucie

Je ne tire pas un trait sur la péridurale, non non, je suis pas folle. Si je dois vivre une nouvelle provocation jamais je ne le ferai sans péridurale, c’est clair et net.
Dès la première contraction de ma provocation, j’aurais noté ma douleur à 9/10. Quand je suis arrivée à la maternité 30mn avant mon 2ème accouchement, j’ai évalué ma douleur à 3/10 : clairement ça se gérait. J’ai parfois plus mal lors de mes règles. J’allais prendre la péridurale, parce que j’étais persuadée de n’être qu’aux prémisses du travail.
Je pense que le fait d’avoir fait tout le travail à la maison, tout en gérant le quotidien, m’a permis que ça se passe plus facilement que si j’avais été à l’hôpital. Je crois que les examens répétés, la lumière crue, le lieu étranger… auraient rendu l’accouchement plus douloureux en me stressant et en me focalisant sur le fait « j’accouche ». Mais je dis ça en revenant de loin : pour mon premier, j’avais obtenu une césarienne de convenance pour peur d’accoucher, que j’ai annulée la veille.
Alors, oui, je me souhaite un potentiel 3ème accouchement aussi facile, aussi peu douloureux, mais s’il ne devait pas l’être, je ne cracherais pas sur la péri.

le 21/03/2018 à 20h41 | Répondre

Miss Chat

D’accord, je vois ce que tu veux dire 🙂
L’accompagnement et l’environnement jouent effectivement un grand rôle dans un accouchement. La deuxième fois, j’ai été à l’hôpital dès le départ pour cause de perte des eaux mais on a respecté mon souhait d’accouchement naturel autant que possible : les SF ont baissé les lumières, n’ont fait que les examens que j’acceptais, ont utilisé des monitorings sans fil, nous ont mis à disposition ce dont on avait besoin y compris de la nourriture etc. Je n’étais pas chez moi mais je ne me suis pas non plus sentie dans un environnement hyper médicalisée.

le 22/03/2018 à 09h18 | Répondre

la comtesse Bleue (voir son site)

Merci pour cet article Miss Chat ! Pour moi, tu as réussi ton pari, cet article n’est pas du tout culpabilisant. Je pense que ces oppositions viennent (en plus des opinions personnelles) aussi de blessures conscientes ou non, des choses dont on doute personnellement et que l’on a besoin d’expliquer et de s’expliquer alors qu’on n’a absolument pas pour but de blesser notre interlocutrice.
Pour ma part, j’ai eu une péridurale et j’ai un souvenir tellement serein (dans la continuité de ma grossesse mais je ne vais pas trop en dire ici sinon je n’aurai plus rien à raconter ensuite !) de mon accouchement que je ne regrette pas.
Je n’avais pas forcément d’avis, si ce n’est que je voulais voir jusqu’où je pouvais aller. Je ne souffrais pas particulièrement mais une injection d’un produit a posteriori inutile plus tard (merci ma maladie rare que peu de médecins connaissent !), le travail s’est quasiment arrêté à 4 cm et quand on a commencé à parler d’ocytocine, j’ai d’abord demandé la péri. J’aimerais bien pousser un peu plus l’expérience pour un prochain accouchement parce que je ne souffrais même pas autant que pour une gastro, mais encore une fois, sans objectif farouche. Et grâce à une péri pas trop dosée, j’ai pu bouger librement (sur mon lit certes, les sages-femmes ne sont pas trop téméraires 😉 , mais j’avais vraiment de la force dans les jambes, juste pas mal) et me lever sans soucis dès la sortie de la salle de naissance, j’ai vraiment senti la sortie de petit Miracle (et la suture de la déchirure aussi … héhé). Bref, merci à toi et vive les bébés en bonne santé avec des mamans sereines

le 21/03/2018 à 16h55 | Répondre

Miss Chat

Oui, je pense comme toi que beaucoup de ces témoignages sont issus de réflexions plus profondes et souvent sans jugement. Mais je n’aime vraiment pas qu’on dise « nan mais c’est mieux de toute façon sinon t’es pas une vraie maman ».
Ta péri bien dosée semble idéale en tout cas ! 😉 C’est définitivement ce que j’aurais voulu avoir si j’avais pris la péri !

le 21/03/2018 à 18h14 | Répondre

Asle

Merci!
Merci de désacraliser l’accouchement prétendument parfait.
Toute cette pression de la maman « parfaite » que l’on s’inflige avant même de voir son bébé, tout cela en réalité n’a pas lieu d’être.
On fait toutes comme on le peut, selon la situation qui se présente.
De mon côté, j’avais dit que le pire scénario serait de subir une césarienne, je ne voulais même pas l’imaginer.
Finalement, c’est ce qui s’est passé et heureusement car sans cet acte chirurgical l’issue aurait été dramatique. Aujourd’hui, nous avons un petit garçon en parfaite santé, l’essentiel est à mon sens uniquement là.
Pour relativiser un peu toute cette pression que nous nous mettons, je citerai mon mari qui a expliqué son ressenti de cet accouchement de la manière suivante:
« à 4 heures du matin j’étais en pleine forme, mais à partir de midi, je n’en pouvais plus »
Voilà, voilà, les hommes c’est certain, se mettent beaucouuuuup moins de pression! 😉

le 21/03/2018 à 17h14 | Répondre

Miss Chat

Je pensais aussi qu’une césarienne était le pire scénario ! Je le pense toujours d’ailleurs mais c’est parce qu’il s’agit d’une opération chirurgicale lourde et qu’on est toujours mieux physiquement si on peut l’éviter… Et une césarienne pour mon deuxième aurait signifié ne pas donner la même chose à mes deux enfants (idée que je déteste par dessus tout). Mais je ne l’ai jamais envisagé comme un « moindre accouchement ».
On fait comme on peut, oui !
Ah les hommes… 😉

le 21/03/2018 à 18h19 | Répondre

Madame La chouette

Pour ma part, j’ai toujours projeté mon accouchement sans péridurale depuis le début de ma grossesse, sans doute parce que me faire piquer me faisait plus peur que d’avoir mal en accouchant lol, peut-être aussi parce que je suis née sans et que ma mère m’a décrit un accouchement plutôt « cool ». Au final j’ai accouché sans péri, après 12h de travail. Je ne sais pas si c’est la « préparation mentale », les hormones, ou la résistance du corps, mais franchement, et pas pour faire rêver les futures parturientes, la douleur avant que je perde les eaux (à 9 cm) était pour moi gérable. D’ailleurs, j’ai refusé là péridurale que la SF m’a proposé quand j’étais entre 7 et 8 cm en lui disant que je n’avais pas vraiment mal. Bon, après avoir perdu les eaux, ça s’est compliqué, et heureusement que j’avais un ballon et une écharpe de suspension pour gérer ma douleur… Après un passage de désespoir (classique et naturel avant l’expulsion), je me suis mise à pousser toute seule, et j’ai accouché sans trop de soucis. En toute honnêteté, ce n’est pas la douleur de l’accouchement qui m’a le plus marqué (merci les hormones), c’est celle de la délivrance du placenta… rien que pour cette partie là il faudrait pouvoir avoir un anesthésiant exprès lol. Les récits d’accouchement n’ont pas pour but de faire la « compétition » à mon sens, mais bien d’illustrer les milliers de déroulés et de ressentis possibles, car tous sont uniques !

le 21/03/2018 à 21h36 | Répondre

Miss Chat

On a eu des accouchements très semblables ! Pour ma première, j’ai trouvé ça supportable aussi avec poche des eaux intacte jusqu’à 8-9 cm (je crois, parce que je n’ai eu aucun examen entre 3 et 10 cm…) mais les derniers cm sont trash. Par contre rupture de la poche avant d’avoir des contractions pour le deuxième et j’ai quand même trouvé que ça devenait plus vite plus douloureux, je dirais dès 6-7, c’était un vrai travail de concentration de gérer la douleur.
Mais bon… chaque femme vivra la douleur différemment, chaque douleur sera différente aussi… comme tu dis, il y a tellement de ressentis.

le 22/03/2018 à 09h25 | Répondre

Lily

Merci pour ce témoignage 🙂
Bizarrement ça me rappelle ce que m’avait dit ma mère, qui a eu la péridurale quand elle m’a donné le jour : elle avait adoré son accouchement, parce qu’elle a tout ressenti, dit-elle, sauf la douleur…
Aujourd’hui j’envie sa sérénité ! Sans doute baignée dans la tendance « retour au naturel », j’ai culpabilisé pour mes deux accouchements avec péridurale (déclenchés suite à la perte des eaux), d’autant plus que je suis sans doute une petite nature : je continue à souffrir le martyre à chaque contraction, même sous péridurale 😉
Bref, c’est justement cette notion de résistance à la douleur qui me fait intervenir : on peut débattre à l’infini des vertus de l’accouchement naturel, je pense qu’aujourd’hui comme depuis toujours il y a des femmes qui supportent mieux que d’autres la douleur (sans parler du déroulement unique de chaque accouchement), et qu’on ne parviendra jamais à vivre de l’intérieur la douleur des autres…
Mais bon, il n’y a pas de raison pour que cette dimension de la maternité échappe plus que les autres (allaitement, parcs, trotteurs et autre cododos…) aux jugements, aux comparaisons et aux désaccords 😉

le 22/03/2018 à 11h52 | Répondre

Miss Chat

Non, c’est très compliqué de se projeter dans l’expérience d’accouchement d’une autre personne, on aura des ressentis différents de toute façon et effectivement on ne gère pas la douleur de la même manière 🙂 Puis, je trouve aussi que la douleur d’un accouchement est très différente de tout le reste, ça rend sa perception d’autant plus spécifique !
Franchement, pour un déclenchement, je ne crois pas que j’aurais tenu sans péridurale par contre… ça a l’air si douloureux…

le 22/03/2018 à 12h17 | Répondre

Madame Lavande (voir son site)

Je trouve ton témoignage très intéressant et pas du tout culpabilisant !
De mon coté je suis arrivée au jour de mon terme en sachant que l’option césarienne était à considérer car gros bébé avec une grosse tête ^^
Mais le jour J j’ai commencé le travail sans souffrir. Au bout de 2h de contractions non douloureuses mais très rapprochées et bien régulières nous sommes partis à la maternités.
Je n’ai pas du tout ressenti de pression de la part de l’équipe médicale dans un sens ou dans l’autre. On m’a proposé la péridurale tout de suite en arrivant mais j’ai refusé car pas de douleur. Puis une fois mon col à 6, la sage-femme m’a demandé si j’étais contre le fait qu’elle perce la poche des eaux car le travail avançait lentement, le liquide faisant office d’amortisseur. J’ai donc accepté et on m’a re-proposé la péridurale à ce moment là. Je suis très sensible à la douleur et je savais qu’une fois la poche des eaux percée les contractions seraient une autre histoire donc j’ai accepté.
C’est drôle parce que la plupart du temps on associe la péridurale avec immobilité. Pour ma part, même si je n’ai plus pu me balader, j’ai eu le choix de toutes les positions possibles (dos, coté, à quatre pattes…) et pas du tout la sensation de ne plus sentir mes jambes, seulement une absence de douleur. Et finalement quand ma fille s’est mal positionnée (tête en travers) et qu’il a fallu partir en césarienne, la péridurale était déjà en place et ce n’était pas plus mal.
Finalement pour un deuxième bébé je crois que j’essaierai de rester dans le même état d’esprit : être préparée à toutes les éventualités et ne pas idéaliser. Je sais qu’il est possible que j’accouche par voie basse, avec ou sans péri, mais je sais aussi que j’ai pas mal de chance d’avoir une nouvelle césarienne, alors on verra bien.

le 22/03/2018 à 13h55 | Répondre

Miss Chat

Je dois dire qu’avoir déjà la péri en place en cas de césarienne ou d’urgence était un des avantages principaux de la péridurale pour moi !
C’est effectivement important de ne pas idéaliser son accouchement parce qu’il n’y a rien de plus aléatoire que ça !

le 23/03/2018 à 09h30 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je me retrouve beaucoup dans ton discours ! Moi le truc que je retiens c’est que tu te noies complètement dans la douleur. Personnellement, j’y suis allée en me disant on verra et honnêtement au début c’était très supportable. Mais quand ma poche des eaux a été complètement vide ce n’était pas la meme du tout. Le passage de 4 à 7 en 45 min ben ça pique un peu. Et encore je suis hyper chanceuse qu’il n’y est eu personne d’autre dans le service ce soir là car l’anesthésiste est venu de suite ! Et heureusement, 30 min de plus et je suis certaine que ça ne servait plus à rien. Après il y a quand même quelque chose que je trouve merveilleux. Je sais que j’ai eu très mal vraiment comme jamais mais je suis incapable de dire combien de temps. J’avais des contractions toutes les 3 min et pourtant j’ai l’impression et encore plus 9 mois après que j’ai eu deux contractions douloureuses ! C’est bizarre quand même. Pour un second je me laisserai la même possibilité mais je choisirai une maternité un peu plus dans le physio pour être plus libre de mes mouvements. Je ne suis pas sure que ça aurait été pareil si je n’avais pas dû être allongée !

le 22/03/2018 à 17h42 | Répondre

Miss Chat

On perd un peu la notion du temps pendant un accouchement, je trouve… J’ai eu beau regarder souvent l’horloge (pour mesurer les contractions !) j’ai vraiment du mal à remettre précisément des heures, des minutes ou un nombre de contractions précis sur cette journée.
Oui, la position joue quand même beaucoup en effet. Ils ne te laissaient même pas la possibilité de te lever ?! C’est fou ça, ça ne coûte rien à personne pourtant…

le 23/03/2018 à 09h38 | Répondre

Maria

J’ai beaucoup aimé ton article et je trouve ton point de vue très bien développé.

Mais je suis choquée par ton idée de vouloir offrir la même choses « exactement » à tes deux enfants.
En plus du fait que c’est impossible, (comment s’occuper d’un deuxième bébé avec la même attention qu’un premier né??), je ne vois vraiment pas l’intérêt.
Tes enfants ne veulent pas avoir la même chose. Certains demandent plus d’attention, d’autre sont plus autonomes. L’un peu avoir besoin de soutien sportif, l’autre de faire du sport avec un parent…

Ca me rappelle des souvenirs de ma petite enfance quand mes grands parents avaient les mêmes idées. Quand c’était l’anniversaire de ma soeur, il m’offrait aussi un cadeau pour ne pas que je sois triste. Quand j’ai demandé à accompagner Papi à la pêche, ma soeur a du nous accompagner parce que sinon j’aurais « fait quelque chose de plus que ma soeur ».
Encore aujourd’hui nous avons les même cadeaux et si mes grands parents passent voir l’une de nous un week-end, nous savons que l’autre aura de la visite la semaine d’après.

Tout ça pour dire que tous les enfants étant différents, toutes les années le son aussi et il ne sert à rien de vouloir donner la même chose, se comporter pareil avec ses deux enfants.

Je suppose que tu le verras avec le temps. 🙂

le 22/03/2018 à 22h38 | Répondre

Miss Chat

Oula non je te rassure, je n’en suis pas du tout au même point que tes grands-parents !! C’est plutôt que je veux les traiter de la même manière, leur offrir autant que possible la même chose et que ça passe parfois par des trucs un peu bizarres comme « ne pas les exposer à la péridurale » 😉 Parce que c’est quelque chose qu’il m’est possible de leur donner au même titre.
Je sais qu’ils sont différents, on le voit déjà maintenant qu’ils ont quasi 1 et 3 ans : ma fille était incapable de jouer ou rester seule (ça commence à changer), alors que notre fils est beaucoup plus indépendant et sait très bien passer 30 minutes à jouer sans même nous regarder ! Du coup, on passe effectivement moins de temps avec lui… mais ça n’a pas l’air de le déranger 🙂

le 23/03/2018 à 09h45 | Répondre

petitsruisseauxgrandesrivieres (voir son site)

Ton article me parle très très fort… J’ai voulu tenter le sans péridurale pour mon 3e, j’ai changé d’avis en cours de route, et manque de bol, c’était trop tard. Tu parles de se noyer dans la douleur : c’est exactement cela que j’ai ressenti. J’ai eu l’impression d’être dans les mains de la Gestapo. Je ne recommencerais sûrement pas.
mon récit d’accouchement AVEC douleur ici 😀 https://petitsruisseauxgrandesrivieres.wordpress.com/2018/01/06/lheroisme-inutile/

le 25/03/2018 à 23h46 | Répondre

Miss Chat

Oh mon dieu, j’ai adoré ton article, j’en ai presque les larmes aux yeux !!! Je te décerne officiellement la palme du meilleur récit d’accouchement sans péridurale ! 😀 (et j’adore ton style, je crois que tu viens de gagner une lectrice hihi)

le 28/03/2018 à 10h04 | Répondre

petitsruisseauxgrandesrivieres (voir son site)

Oh merci, je mesure l’honneur que tu me fais ! Et je me dis que si ça te fait rire, c’est que toute cette horrrrrible souffrance avait un sens :-))

le 28/03/2018 à 22h30 | Répondre

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