Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

J’ai détesté allaiter


Publié le 28 mai 2016 par Chacha d'avril

Je t’ai raconté à quel point c’était galère de gérer les coulées de colostrum pendant la grossesse. Eh bien, figure-toi que l’allaitement a été PIRE !!

Avant la naissance de ma Petite Fleur, je perdais donc déjà beaucoup de colostrum. Du coup, à sa naissance, j’avais ce qu’il fallait.

En remontant du bloc, on me l’a collée au sein. Elle a eu du mal à attraper mon téton, qui ne prenait pas la bonne forme. On a donc tenté avec des bouts de sein en silicone, et c’était génial : elle attrapait bien et je n’avais pas mal.

Quand c’était encore du colostrum, tout allait bien : elle tétait, et j’avais la bonne quantité à lui offrir.

Allaitement et excès de lait

Crédits photo (creative commons) : Heather Williams

Mais ma montée de lait est arrivée. Tintintin !!! (Comme dans les films, le moment où tout a basculé.)

J’avais du lait, aucun doute là-dessus ! Mes seins coulaient en permanence, qu’elle tète ou pas. Les vannes étaient ouvertes. Je mettais des coques pour récupérer le lait qui coulait, elles étaient pleines en une demi-heure. Si elles débordaient ou bougeaient, mon soutien-gorge et mon tee-shirt étaient inondés.

J’ai passé des journées entières à la maternité à enlever mon soutien-gorge, le faire sécher au sèche-cheveux, enfiler le deuxième, qui était trempé au bout de vingt minutes, le sécher au sèche-cheveux, renfiler le précédent qui était encore humide, et ainsi de suite… L’horreur !!

Les sages-femmes étaient dépassées : elles sont plus habituées aux femmes qui n’ont pas assez de lait qu’à l’inverse. L’une d’elles m’a dit : « Vous pourriez nourrir quatre enfants sans problèmes ! » Une autre m’a dit : « Arrêtez de vous plaindre, il y en a qui n’arrivent pas à nourrir leur enfant ou qui ont mal. » Peut-être, mais à ce moment-là, je n’en avais rien à faire, des autres ! Mes seins occupaient toutes mes pensées et mes journées. Ils demandaient plus d’attention que mon bébé, qui dormait.

Rentrée à la maison, ça a continué. J’ai arrêté les coques, qui stimulaient mes seins, et je suis passée à une solution assez radicale : je vivais avec des torchons pliés en six dans le soutien-gorge. Torchons que je changeais toutes les deux heures… Et en plus, je me vidais les seins au-dessus de l’évier quand Petite Fleur dormait.

Je me suis renseignée pour donner mon lait, mais le lactarium ne venait pas jusque chez moi pour les collectes… Alors, j’ai mis en place un système : pendant que Petite Fleur tétait à un sein, je plaçais une bouteille avec un entonnoir sous l’autre sein, et je récoltais du lait, que je congelais ensuite. J’avais l’impression d’être une vache laitière…

Une sage-femme m’avait donné une « solution » pour diminuer la quantité de lait : faire deux tétées de suite sur le même sein et vider l’autre. Ainsi, les seins auraient dû produire moins. Je n’ai pas trop vu de différences, mais j’ai continué de le faire.

Je ne pouvais pas sortir de chez moi, j’étais trempée, fatiguée, déprimée…

Et outre mon malaise, cet afflux de lait avait une autre conséquence : le débit était tellement important qu’il ne se passait pas une tétée sans que Petite Fleur ne s’étrangle. Ça arrivait trop vite, trop fort. J’ai cru que j’allais la tuer à plusieurs reprises, quand elle toussait à ne plus pouvoir respirer pendant plusieurs secondes.

J’ai très mal vécu tout ça, et mon mari m’a souvent retrouvée le soir en train de pleurer… Allaiter était plus une contrainte qu’un plaisir.

Au bout d’un mois, j’ai décidé d’arrêter, et je suis passée progressivement au biberon. D’abord des biberons de mon lait, puis des biberons de lait artificiel. Petite Fleur a très bien vécu cette transition, puisqu’elle était déjà habituée aux tétines avec mes bouts de sein en silicone. Mes seins se sont très vite taris, et tant mieux !!

C’était plus cool pour elle, elle ne s’étouffait plus, j’étais plus détendue. Et moi, j’y trouvais beaucoup plus de plaisir qu’avec le sein. Je pouvais l’admirer pendant qu’elle buvait, sans avoir peur qu’elle ne s’étouffe. Et après le biberon, on faisait un câlin pour le rot (oui, parce qu’avec le sein, elle ne rotait pas).

Aujourd’hui, j’aime toujours autant lui donner le biberon et la câliner pour le rot. Alors non, je n’ai pas honte de le dire : j’ai détesté allaiter, mais j’adore donner le biberon !!

Et toi ? Si tu as allaité, comment se sont passés tes débuts ? Avais-tu trop de lait également ? Ou au contraire pas assez ? Es-tu finalement passée au biberon avec soulagement ? Raconte !


Tu en as marre de courir les magasins pour les fringues des enfants ? Et ce tous les mois, vu à la vitesse à laquelle ils grandissent ? Et je ne parle pas du petit qui hurle (que ce soit le tien ou celui d’une autre, grrr) parce qu’il ne veut pas essayer ce pull-là… Et si tu recevais directement chez toi de jolis looks (du 1 mois au 14 ans !) à essayer TRAN-QUILLE-MENT. Ça va ? Tu gardes et tu payes. Ça ne va pas ? Tu renvoies gratuitement. Bref, viens vite tester Little Cigogne !

Commentaires

38   Commentaires Laisser un commentaire ?

Doupiou

Ton témoignage est très étonnant quand on a l’habitude de lire des récits de mamans qui n’ont pas assez de lait! J’imagine bien que dans ces conditions tu sois dégoûtée de l’allaitement et que tu t’isole!
Tu n’as pas pu laisser du lait à la maternité? Sans passer par la case lactarium ? J’avais laissé du lait maternel au pôle nourrisson des urgences quand ma fille a été hospitalisée

le 28/05/2016 à 08h36 | Répondre

Alice

Ce n’est possible que pr son propre enfant.
Dans les lactariums, le lait est analysé pr être sûr qu’il ne véhicule aucune bactérie nocive.
Alors que quand tu amènes ton lait pr ton propre enfant, hospitalisé, ils ne font que le donner … (quand ils le donnent).

le 28/05/2016 à 11h37 | Répondre

Chacha d'avril

Personne ne m’a proposé de laisser mon lait à la maternité. En même temps j’étais dans une maternité de niveau 1, sans service néonatal. Je ne pense pas que dans ces conditions ils avaient besoin de lait maternel.

le 28/05/2016 à 14h39 | Répondre

Lisa

Tu m’as fais sourire avec ton impression de vache laitière, j’ai ressentis un peu la même chose lorsque je tirais mon lait. Contrairement à toi, je n’avais pas trop de lait, uniquement lorsque bebe t’était un sein, l’autre coulait et quand il était trop pleins ou que bebe pleurait, j’avais quelques fuites. Mais c’était déjà pas hyper pratique pour sortir, on a vite le t-short tâché, alors je comprends très bien ton inconfort. Dans ces conditions, tu devais ressentir plus de contraintes, stress. Lorsque j’allaite bebe le soir en rentrant du travail, mes seins sont pleins et le débit est rapide et important, ce n’est pas forcément l’idéal pour bebe alors j’imagine qu’avec un tout petit nourisson ce soit compliqué. Par contre, même allaité, j’ai toujours fais faire le rot à bebe. Et pour le biberon, au départ, je trouvais ça beaucoup moins simple, plus de temps pour préparer… Mais je suis ravie d’entendre qu’avec le biberon on peut avoir de grands moments câlins avec bebe.

le 28/05/2016 à 09h41 | Répondre

Chacha d'avril

C’est super si l’allaitement se passe bien pour toi. Oui le biberon était un moment plus serein et donc beaucoup plus propice à la tendresse. Avec le sein, ce n’était que du stress dans mon cas.

le 28/05/2016 à 14h41 | Répondre

Virginie

+1, article étonnant à lire quand on voit toutes celles qui n’y arrivent pas !
Je n’ose imaginer le délire… parce que là c’est du délire franchement, comment as-tu fait pour tarir le sein alors que tu tirais ton lait ?

le 28/05/2016 à 09h58 | Répondre

Chacha d'avril

Je ne tirais pas mon lait. Cela voulait tout seul ce n’était donc pas nécessaire. Et oui j’ai eu beaucoup de chance que ca se tarisse si vite et sans engorgement.

le 28/05/2016 à 14h43 | Répondre

fatma (voir son site)

Super article. Je suis une pro allaitement mais je déteste qu’on juge les femmes qui n’allaite pas, alors ton témoignage est génial !
On lit des articles sur le « bonheur » d’allaiter, avec des propos qui font penser que si tu n’allaite pas et bien tu es une mauvaise mère.
J’ai eu le même soucis pour bébé 1, des seins qui coulées à flot mais un bébé qui n’arrivait pas à téter. Et bien c’est tout, j’avais prévu pour le cas pas assez de lait et j’avais une boite de lait artificiel. Les sages femmes m’ont déconseillée de passer au biberon artificiel mais même le tire lait je n’y arrivais pas. J’ai arrêté au bout de la première semaine à la maison. Trop de stress, ne pas savoir si bébé à bien manger et l’entendre pleurer (en plus en pleine canicule ça n’aidait pas).

Pour autant ça ne m’a pas empêché d’allaiter la seconde et de faire le co allaitement avec la seconde et le troisième.

Ca va faire 3 ans que j’allaite non stop (avec 2 grossesses) et on m’a même déconseillé le co-allaitement qui aurait causé une grossesse difficile.

On est maman, nous seules savons ce qui est bon pour notre bébé et pour nous aussi.

Est il mieux d’entrer dans la case allaitement et rejoindre le groupe des super mamans ou simplement donner un biberon et profiter d’un bon moment, détendue, plein d’amour et de tendresse avec son enfant.

Merci pour ton témoignage ! Et je confirme, tu as pris la bonne décision : être détendue et profiter des meilleurs moments avec ton enfant, dire m…. aux autres et décider pour vous.

Un grand BRAVO !

le 28/05/2016 à 10h08 | Répondre

Chacha d'avril

Oh merci beaucoup ? Je ne pensais pas récolter autant de réponses positives à cet article. Je suis contente de savoir que tu as réussi à allaiter le second malgré les mêmes soucis que moi. J’espère aussi pouvoir mieux allaiter bébé 2 quand il y en aura un

le 28/05/2016 à 14h45 | Répondre

fatma (voir son site)

Je ne pensais pas non plus et je suis partie de l’idée que je n’y arriverais pas et que ce ne serait pas grave en soi, sachant que bébé 1 se portait très bien malgrès l’arret rapide de l’allaitement.
L’expérience a été carrément différente, elle dormait à la naissance (oui elle dormait quand je l’ai sortie du ventre 😉 ) et on ne me la pas mise de force au sein. Quand elle s’est réveillé, j’ai profité d’elle étant seule dans la chambre et quand on a essayé elle l’a pris et a commencé à téter.
Mon homme était étonné et moi aussi, je ne pensais pas que ça allait être aussi simple.

Après, pour la troisième grossesse je suis encore partie de l’idée que si ne tête pas et bien tant pis.

Il faut le faire si tu sens que c’est un bon moment. Je vois des mamans qui allaitent mais n’aime pas et le font quand même, je trouve ça dommage.

J’admire ton courage d’avoir pris la bonne décision pour toi et pour la relation avec ton bébé.

le 28/05/2016 à 18h46 | Répondre

Gaelle

C’est dommage que ça se soit si mal passé, je pense qu’avec de bons conseils ça aurait pu être beaucoup plus agréable pour vous deux!
Je me suis totalement reconnue dans ton témoignage et j’allaite toujours mon petit bout qui a 6 mois maintenant.
De petits conseils qui m’ont bien aidées : utiliser des coussinets d’allaitements pour éviter les fuites (les jetables sont plus absorbants pour le début,
les lavables sont bien ensuite, quand les fuites se sont calmées), jamais de coques, çà stimule la lactation (au bout de 10 minutes j’ai eu droit à une inondation! 🙂 ).
Pendant que j’allaite le bébé, je garde toujours mon soutient gorge (avec coussinet pour éviter une fuite de l’autre sein). Je ne comprends pas le conseil de ta sage femme
car allaiter deux fois desuite du même cote et vider l’autre va au contraire stimuler ta lactation… En effet, plus on « tire » de lait, plus le corps en produits pour satisfaire ton bébé.
Par contre ça diminue le réflexe d’éjection fort (je t’en parle plus loin) mais ce n’est pas du tout ma solution préférée! Je pense qu’un bon compromis est de l’allaiter sur les 2 seins
(avec changement au milieu) pendant une tétée pour éviter le trop plein.
Le fait que ton bébé s’étouffe avec ton lait vient probablement d’un réflexe d’éjection fort, il a une solution simple : avant de donner le sein à ton bébé, il faut exprimer un peu de lait
manuellement jusqu’à ce que le lait coule moins facilement. En effet, ce réflexe ne concerne que le tout début de la tétée pour chaque sein.
Une conseillère de la leche league t’expliquerait cela sans doute bien mieux que moi (http://www.lllfrance.org/ petit site indispensable lorsqu’on souhaite allaiter!)
mais voici quelques trucs qui ont permis à mon allaitement de bien se passer.
Peut être qu’une autre fois tu voudrais réessayer, n’hésites pas à contacter une conseillère de la leche league, elle devrait pouvoir te guider si tu le souhaite)

le 28/05/2016 à 11h50 | Répondre

Chacha d'avril

Je prendrais sûrement conseil auprès de la lèche league pour le prochain bébé, car je compte bien retenter l’allaitement. Merci pour tes conseils, je les note !!

le 28/05/2016 à 16h13 | Répondre

Hermy

C’est vrai qu’on lit toujours des articles avec des mamans qui manquent de lait et pas l’inverse.
Je trouve ta décision courageuse et je pense vraiment que si cela t’a fait du bien moralement d’arrêter, tu as pris la bonne décision.

le 28/05/2016 à 12h30 | Répondre

Chacha d'avril

Merci beaucoup pour ton soutien ^^, oui je ne trouvais plus aucun plaisir dans l’allaitement et j’ai vécu le passage au biberon comme une libération.

le 28/05/2016 à 16h14 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je ne savais pas que c’était possible d’avoir trop de lait.
Je ne peux qu’imaginer comment cela était dur cette gymnastique pendant un mois.

le 28/05/2016 à 12h41 | Répondre

Chacha d'avril

Oui c’est vrai qu’on entend très peu parler de ce cas là et moi non plus avant de le vivre, je n’en avais jamais entendu parler.
En effet ce fut très difficile à vivre, comme ça peut l’être dans le cas contraire. L’allaitement ce n’est pas toujours facile !

le 28/05/2016 à 16h17 | Répondre

Banane

Cool, on va pouvoir monter un club!
J’ai aussi détesté allaiter pour les mêmes raisons : dès les premières heures après la naissance, j’ai du colostrum à gogo et ça ne s’arrange pas avec la montée de lait. Les coques à chaque tétée sur le sein que le bébé ne prend pas, qui se remplit à la vitesse de l’éclair, le bébé qui boit trop vite et trop…
Pour notre aîné, j’ai tenu le temps de son hospitalisation (donc 3 mois, sur la fin je tirais 1litre par jour alors qu’il buvait à peine 300ml par jour : j’en avais stocké pour faire un allaitement mixte pendant encore 3 mois). La seconde seulement 6 semaines. Le troisième pas du tout. Mais pas complètement sans regret, pour sa santé et le lien. Bon’ c’est un autre sujet. 🙂

le 28/05/2016 à 13h51 | Répondre

Chacha d'avril

Un club, quelle bonne idée ^^.
Ca n’a pas changé avec les grossesses suivantes alors…? Zut, moi qui espérait peut être mieux m’en sortir avec me prochain bébé…

le 29/05/2016 à 12h11 | Répondre

Popie

Je n’ai pas eu de problème de ce type pour l’allaitement (mais j’ai eu droit aux crevasses et à un canal lactifere qui commençait à se boucher). J’ai eu de la chance, ça sets arrangé vite mais si ça avait duré j’aurais fait comme toi ! Je pense qu’on doit faire ce qu’on sent le mieux et c’est un plaisir de lire que tout s’est arrangé et que tu profites de ta petite princesse ! J’adore allaiter mais je déteste la culpabilisation autour de celles qui ne veulent ou ne peuvent pas. Le biberon c’est tout aussi bien, car à mon avis un sein donné en se sentant mal fait plus de mal qu’un biberon donné avec plaisir !

le 28/05/2016 à 19h28 | Répondre

Chacha d'avril

Aïe, tu as dû avoir très mal !!
Oui le biberon était vraiment la meilleure solution pour nous.

le 29/05/2016 à 12h12 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Je trouve ça super que tu aies eu la lucidité d’arrêter sachant que ça te rendait aussi mal… Je me suis acharnée un peu plus longtemps pour d’autres raisons (deux mois) et au final ça a clairement gâché le début de ma maternité. En revanche j’adore donner le biberon depuis toujours c’est un vrai moment de câlin et de tendresse…

le 29/05/2016 à 13h30 | Répondre

Chacha d'avril

Vous me parlez de lucidité et de courage alors que j’ai juste l’impression d’avoir lâchement abandonné…
Mais tu as raison, le biberon est un grand moment de tendresse. Et c’est le plus important !

le 29/05/2016 à 18h12 | Répondre

Popie

Je ne crois pas que tu aies lâchement abandonné. J’ai surtout l’impression que la société nous culpabilise de ne pas allaiter ou de ne pas y arriver. J’ai hésité à arrêter à son pic de croissance des 3 semaines, je n’ai pas regretté de ne pas l’avoir fait mais le temps de l’hésitation j’ai culpabilisé. Alors que si ça pèse on devrait juste arrêter. On est pas obligé de se torturer non plus. C’est pour ça que je suis d’accord sur le fait que c’est courageux d’assumer sa décision et de faire comme on le sent.

le 30/05/2016 à 13h13 | Répondre

gaelle131313

Ne dis pas que tu as lâchement abandonné! Tu as fait ce qui était le mieux pour toi et ton bébé : mieux vaut une maman heureuse et soulagée qu’angoissée et stressée. Le bébé le ressent forcément. Ta décision t’a permis de te sentir mieux c’est donc que c’était la bonne! Ceux qui peuvent se reprocher quelque chose, ce sont les professionnels de santé qui en plus de ne pas avoir su t’aider t’ont culpabilisée…
En tout cas n’ai aucun regrets tu as fait de ton mieux 🙂

le 30/05/2016 à 13h43 | Répondre

Floconnette

Bonjour Chacha d’avril!
Je fais partie des femmes qui n’avaient pas de lait au début et dont le bébé n’a jamais rien voulu savoir du lait maternel 😉
DOnc c’est un autre monde que je découvre en te lisant. Par contre, je trouve que de te dire « d’autres n’en ont pas assez, ne vous plaignez pas » est ridicule car après tout, en faisant ainsi, tous les « problèmes » du monde peuvent toujours être « relativisés » par quelque chose de pire!
Nous sommes toutes différentes et vivons des tracas différents après la naissance (et avant!) de nos enfants. Les minimiser en comparant à d’autres n’est à mon sens pas la bonne solution! Je ne supporte pas non plus quand on me fait le coup par rapport à mes pathologies de grossesse. Résultat: je n’en parle plus, est-ce vraiment la bonne solution? je ne pense pas.

Je suis contente que tu en aies parlé car d’autres mamans sont dans le même cas et seront soulagées de te lire.

Et pour ma part, pour un problème tout inverse donc, j’ai été plus que soulagée d »abandonner » après 48h d’acharnement (oui seulement 2 jours) et je me suis sentie tellement libérée d’un poids en donnant ce premier biberon que je ne me suis plus jamais demandé si ma décision avait été la bonne. Je suis plus sereine en imaginant ma deuxième maternité à venir car j’espère ne plus culpabiliser, quoi qu’il arrive (hum hum…)
Profite des câlins biberons maintenant 😀

le 29/05/2016 à 21h04 | Répondre

Chacha d'avril

Merci Floconnette !
J’imagine à quel point ça doit être dur de ne pas avoir de lait mais c’est vrai que minimiser ma situation par rapport à celle de femmes comme toi n’était vraiment pas une bonne idée. Ça m’a plutôt vexer qu’aider..

Le biberon, cette invention géniale qui sauve des mères dépassées ?, ça a été un vrai soulagement pour moi.

Pour ce qui est de la culpabilité, je pense malheureusement qu’on arrivera toujours à trouver quelque chose sur lequel culpabiliser, même si ce sont des sujets différents par rapport au premier bébé. Je ne connais aucune mère qui ne culpabilise pas ^^

le 30/05/2016 à 08h35 | Répondre

Madame Vélo

Encore un « bel » exemple d’allaitement mal vécu à cause d’un manque d’information et de soutien ! Mes seins ne coulaient pas autant que les tiens mais je me souviens comment ça m’agaçait et me tracassait, et vu ce que tu décris je comprends que tu l’ai mal vécu !! C’est vraiment dommage que le lactarium était trop loin, ils auraient été ravis d’avoir une donneuse comme toi 😉
Pour le prochain bébé si tu veux retenter l’allaitement, sache que normalement entre 1 et 3 mois la lactation se régule et les seins ne coulent plus (ou en tout cas pas autant !). Une animatrice spécialisée te l’expliquera mieux que moi, mais si ça peut t’aider un peu dans ta future décision… 🙂
Comme Gaelle je trouve très bizarre le conseil de ta sage-femme de donner deux fois le même sein et de tirer le lait sur l’autre, pour moi ça aurait plutôt tendance à stimuler la lactation… En tout cas bravo d’avoir su prendre la bonne décision et merci d’avoir partagé avec nous cette expérience « atypique » !

le 30/05/2016 à 14h13 | Répondre

Chacha d'avril

C’est vrai que je n’ai pas reçu beaucoup de soutien des sages femmes qui avaient toutes un avis ou un conseil différent…
Oui, je pense que pour le prochain, je prendrai conseil auprès de la leche league.
Et merci beaucoup de ton soutien, toi qui est une pro de l’allaitement ^^

le 30/05/2016 à 16h24 | Répondre

la grogniasse

Le trop de lait, j’ai connu aussi… même si c’était beaucoup moins fort que chez toi
Et en effet, c’est pas très marrant : se réveiller la nuit dans des draps trempés, ne plus supporter son odeur (oui, ça pue!), le bébé qui s’étrangle et s’énerve, le canapé vite tâché…
La palme de la réflexion la plus intelligente revient à la sage-femme qui a assuré ma rééducation périnéale : « ah bon? vous avez trop de lait? ah ben… on dirait pas! » (j’ai de très petits seins à la base). OK OK… donc si j’ai besoin de rien… je te demande!

le 30/05/2016 à 15h25 | Répondre

Chacha d'avril

J’ai vraiment l’impression que les sages femmes n’y connaissent rien à l’allaitement quand je vois des réflexions pareilles !!
Ou alors il faut tomber sur la perle rare, ce qui n’a pas été mon cas…

le 30/05/2016 à 16h25 | Répondre

Freesia

je fais ma petite souris et je réagis à la phrase « ça pue ». Oh mon dieu, j’ai juste horreur de cette odeur, entre lait caillé et sueur … Beurk !

le 01/06/2016 à 18h25 | Répondre

Jade (voir son site)

Salut 🙂
J’allaite depuis 15 jours et comme toi, j’ai un surplus de lait ! Ca me fait du bien de te lire, parce que je me sens à la fois fière de pouvoir allaiter mon bébé, mais parfois c’est dur psychologiquement. Comme tu le dis, le voir s’étrangler c’est franchement pas drôle et c’est constamment… j’essaie de faire des pauses mais c’est compliqué ! Et j’ai l’impression de vivre dans le mouillé, c’est pénible 🙁
J’espère voir mon flux baisser un peu (j’ai lu que ça devrait baisser un peu pour s’ajuster…) et sinon, tant pis, on passera au biberon aussi !

le 27/01/2018 à 17h09 | Répondre

marine

merci pour cet article, je vis la même situation et c’est très rare de trouver des témoignages de femmes ayant vécu cette expérience! L’entourage n’arrive pas à comprendre les difficultés que pose la fait d’avoir « trop » de lait, surtout nos mères et belles-mères qui ont souvent connu l’inverse (si on pense qu’à la mater on leur « apportait » bébé juste le temps de les allaiter, dur dur de bien faire partir la lactation…). je suis en train de me demander si j’abandonne ou pas, je souffre de voir bébé en peine: ma fille de deux mois tête mal depuis quelques jours car elle n’a jamais eu besoin de faire d’effort, le lait coulait à flot. Mais maintenant, entre les « jets » (plus forts et plus nombreux), elle ne sait plus téter et s’énerve, m’a l’air affamée… Le conseil d’exprimer du lait avant la tétée ne fonctionne pas pour moi car les jets se reproduisent en cours..! je confirme que sages femmes et conseillères s’y connaissent moins en « trop, trop vite et trop fort »! Ici en Italie la « pression sociiale » est encore plus forte sur l’allaitement je trouve, et moi je me la mets aussi alors que je n’ai pourtant jamais eu d’idées arrêtées sur la question…!

le 30/04/2018 à 06h55 | Répondre

Chacha d'avril

Je suis désolée de lire que tu souffres autant de la situation. J’espère que tu trouveras une solution qui vous conviendra à ta fille et toi. Peut-être peux-tu contacter la Leche League, par téléphone ou par internet. Je pense qu’il y en a aussi en Italie. Ils pourront te donner des conseils très utiles. Courage

le 30/04/2018 à 14h43 | Répondre

marine

merci de ta réponse, en effet j’ai essayé de contacter la leche League mais c’était le pont du premier mai… En revanche je suis allée au « consultorio », sorte de PMI ici en Italie, et l’infirmière pédiatrique m’a rassurée me disant que ma fille savait bien prendre le sein, qu’elle a peut-être eu quelques jours d’inconfort, mais elle l’a vue téter en 5 minutes et commencer à s’agiter, en fait il semblerait qu’elle avait fini et que je la stressais à rester au sein!!! Depuis qu’elle m’a dit d’être sereine, que la petite s’est sûrement adaptée à ma production qui a évolué en fonction de ses besoins aussi, et bien tout se passe bien à nouveau… A l’avenir si je rencontre un autre problème de la sorte, je me rappellerai qu’il peut parfois s’agir de juste quelque jours, mais surtout que dans notre cas, c’est mon stress qui a beaucoup joué! On dit toujours que les bébés sont des éponges à émotion, je crois que c’est bien vrai! surtout que c’est un gros bébé qui dort (plutôt) bien et qui sourit tout le temps, je vais me servir de cette expérience pour essayer de discerner les vraies préoccupations des petits soucis passagers 😉

le 04/05/2018 à 10h04 | Répondre

Marie

Hello, tu as du ressentir tellement de désarrois à ce moment la, et comme souvent mal conseillée. Je lis que tu regrette quand même un peu de n’avoir pas plus continuer. Mais tu as fait comme tu as pu avoir les moyens du moment.

Toutefois si je me permet de commenter c’est parce que je vois dans les commentaires que beaucoup d’autres mamans ont connu ca et on aussi arreter a cause de cela alors qu’elles auraient peut être voulu continuer.

Ce que tu as eu est très courant ( il suffit de regarder certaines peintures) cela s’appelle un Reflexe d’ejection fort (REF de son petit nom)
et pour celle que cela interesse je me permet de mettre le lien de la leche league qui explique ce que c’est et comment le gerer.

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/allaiter-aujourd-hui-extraits/1823-aa-104-trop-de-lait-trop-vite-trop-fort

le 06/12/2018 à 16h05 | Répondre

Chacha d'avril

Merci Marie d’avoir mis un nom sur ce phénomène qui m’a pourri mon allaitement.
Cela m’aidera beaucoup quand j’aurais un second enfant.

le 07/12/2018 à 13h19 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?