Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Faire vivre l’association des parents d’élèves


Publié le 30 mai 2019 par Chacha d'avril

Je t’ai raconté il y a quelques mois comment j’avais rejoint l’association des parents d’élèves et en étais devenue la secrétaire adjointe. L’année scolaire est bien entamée (à l’heure où je t’écris nous sommes fin mars) et j’aimerais te raconter tout ce que j’ai fait depuis quelques mois avec mes co-parents d’élèves.

Être une équipe

L’association de parents d’élèves repose sur les épaules des six personnes, dont moi, qui forment le bureau.  Nous nous parlons quasiment tous les jours sur WhatsApp pour discuter des « dossiers « en cours, des prochaines choses à organiser, de la répartition des tâches,…

Chacun fait ce qu’il peut à la hauteur du temps et des compétences qu’il peut mettre au profit de l’association. Ce qui compte, c’est d’être une équipe et d’essayer de faire au mieux. Il ne faut pas oublier qu’on démarre tous les six dans cette aventure.

Au début, on a tâtonné puis on a pris de l’assurance. Maintenant, on sait comment lancer la prochaine réunion, trouver un ordre du jour, lancer les invitations, animer la réunion, rédiger et envoyer le compte-rendu, le tout en un temps record. Bien sûr, il y a eu des bourdes mais nous ne sommes pas des professionnels et nous essayons de réparer au mieux les erreurs ou maladresses que nous avons pu faire.

Pour ma part, en tant que secrétaire adjointe, je partage la gestion de la boîte mail et la rédaction des compte-rendu de réunion. Le secrétaire gère l’autre moitié, la page Facebook et la communication via les affiches et flyers. Ça, se sont les tâches officielles. Ensuite, on se partage le reste tous les six selon nos disponibilités : coups de fils, déplacement à la mairie, auprès des prestataires d’événements, réunions,…

Et on essaye du mieux qu’on peut d’être toujours présents tous les six lors des réunions de l’association. Ces réunions rassemblent le bureau et les adhérents afin de trouver des idées pour les prochains événements, voter les dépenses ou les autres décisions importantes.

On se réunit dans une salle publique, généralement de 20h à 22h et on suit l’ordre du jour dans une ambiance très décontractée, sous forme de discussion de groupe, en plaisantant et parfois même en mangeant un gâteau et buvant un verre.

Crédit photo (creative commons) : pxhere

Malheureusement, seulement 15% des parents d’élèves de notre commune sont adhérents. Et sur tous les adhérents, très peu se déplacent aux réunions. C’est ainsi qu’on se retrouve à prendre des décisions pour toute la communauté en n’étant qu’une quinzaine dans la pièce.

L’un de nos plus gros défis est de relancer l’engouement des parents pour l’association de parents d’élèves.

Faire vivre la communauté

Pour cela, on dépose un mot dans les cahiers de liaison de tous les enfants dès qu’il y a une réunion, un événement ou que l’association a fait une dépense au profit des enfants. Nous espérons ainsi mieux nous faire connaître et attirer de nouveaux adhérents.

Pour les parents déjà adhérents, nous les incluons dans toutes les décisions, des plus importantes (changement de banque, nature des événements organisés) aux plus insignifiantes (quelles boissons seront servies à la buvette de la fête de l’école).

Et bien sûr, ils participent à la vie de l’association : ils tiennent la buvette à tour de rôle lors d’événements, ils aident à la distribution des chocolats de Pâques,…

Tout cela a permis de créer une jolie communauté de parents qui se connaissent, passent du temps ensemble et s’entraident même en dehors de l’association. Et c’est bien utile quand l’association doit faire face à un ouragan.

Faire face

Lors de notre toute première réunion, une mère de famille nous a parlé d’une chose grave, très grave. Le genre de chose qui ne devrait jamais être évoquée dans la même phrase que le mot enfant.

Nous étions sous le choc, et nous avons très mal géré cette situation. Il faut se rappeler que nous étions tous novices, c’était la première fois qu’on dirigeait une association, c’était notre première réunion et notre premier scandale. Au vu de la façon dont la mère nous a présenté les faits, nous avions compris que les enseignants et les autorités étaient au courant. Nous en avons donc parlé, sans détails, dans le compte-rendu de la réunion qui était ensuite diffusé auprès de tous les adhérents.

Aujourd’hui, plusieurs mois après, je me rends compte que c’était une erreur monumentale.

Personne n’était au courant, pas même la directrice de l’école. Et tout le monde l’a appris en même temps. La présidente de l’association a été convoquée chez la directrice, chez le maire et a dû faire face pour nous tous. J’ai eu une mère en larmes au téléphone. Et nous nous sommes excusés auprès de toute la communauté des parents d’élèves.

De plus, après enquête, il est apparu que les faits n’étaient pas complètement véridiques.

Nous sommes restés soudés tous les six face à cet ouragan et nous avons pu faire survivre l’association pour pouvoir organiser les différents événements qui ponctuent l’année scolaire et tenter d’améliorer le quotidien des enfants.

Organiser

L’association des parents d’élèves organise plusieurs événements au cours de l’année scolaire. Moi l’organisation, j’adore ça, mes copines chroniqueuses pourraient le certifier 🙂

Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Et on s’est retrouvé avec une liste d’événements et manifestations à organiser parce que c’était comme ça les années précédentes et qu’il fallait prendre la suite. On a un peu eu l’impression de sauter dans un train en marche mais finalement, on s’en est plutôt bien sorti.

Crédit photo (creative commons) pxhere

Les événements et manifestations en question sont : une bourse aux jouets, une galette des rois, une vente de chocolats de Pâques, et une journée style fête foraine. Nous participons également au carnaval de l’école et à la fête de l’école.

Pour chaque événement, il a fallu : trouver un lieu, des prestataires, mettre en place une buvette, réfléchir à des animations, budgétiser et surtout bien se répartir les tâches. On a beaucoup discuté, on s’est retrouvé tous les six ou avec les adhérents et au final tous les événements se sont bien déroulés.

Pour te donner un exemple, moi j’ai envoyé des mails, gérer le casse-tête des emplacements de la bourse aux jouets, démarcher des prestataires pour les chocolats, fait l’état des lieux des salles, comptabiliser les commandes de chocolats, lister les bénévoles pour tenir la buvette,… D’autres ont géré les impressions, les prestataires de la journée fête foraine, fait les courses pour la buvette,…

C’est un travail d’équipe. Tout ça se sont les six du bureau qui le font mais les adhérents ont aussi beaucoup aidé : ils ont tenu la buvette, assurer la sécurité du parcours du carnaval, tenu les stands de la fête foraine et de la fête de l’école. Au final, le bureau gère le back-office et les adhérents sont là pour prendre les décisions et venir en support les jours importants. Tout ça, n’a qu’un seul but : nos enfants.

Pour les enfants

Et oui, si on fait tout ça, si on y passe tant de temps, si on s’arrache les cheveux pour trouver une salle libre un week-end de mai ou si on a des fous rires en parlant des tarifs des chocolatiers, c’est pour nos enfants.

Déjà, on leur faire plaisir avec ces différentes animations, mais surtout on récolte de l’argent : les adhésions, les buvettes, les vente de chocolats,… Tout cela nous rapporte un peu d’argent qu’on reverse ensuite aux écoles. Cela permet de compléter ce que les écoles touchent déjà avec les subventions de la mairie et la coopérative scolaire. Et ainsi, les enfants peuvent faire de plus belles sorties scolaires ou avoir du nouveau matériel : jeux, jouets, multimedia, livres,…

C’est ainsi que Petite Fleur a pu faire du vélo tout neuf dans la cour avec ses copains ou que j’ai pu voir dans son cahier de liaison de belles photos prises avec l’appareil acheté par l’association. Et savoir que ça et bien d’autres choses, c’est en partie grâce à nous et à nos efforts, ça me rend vraiment très fière.

Et toi, tu fais partie d’une association de parents d’élèves, je t’ai donné envie d’en rejoindre une ou au contraire tu fuis ce genre de choses ? Raconte !

 


Tu en as marre de courir les magasins pour les fringues des enfants ? Et ce tous les mois, vu à la vitesse à laquelle ils grandissent ? Et je ne parle pas du petit qui hurle (que ce soit le tien ou celui d’une autre, grrr) parce qu’il ne veut pas essayer ce pull-là… Et si tu recevais directement chez toi de jolis looks (du 1 mois au 14 ans !) à essayer TRAN-QUILLE-MENT. Ça va ? Tu gardes et tu payes. Ça ne va pas ? Tu renvoies gratuitement. Bref, viens vite tester Little Cigogne !

Commentaires

4   Commentaires Laisser un commentaire ?

Cricri2j

Bravo pour ton implication et votre travail qui aide le nos enfants

le 30/05/2019 à 13h20 | Répondre

Chacha d'avril

Merci pour ton gentil commentaire

le 03/06/2019 à 13h36 | Répondre

Virg

Petitchat n’ayant que 2 ans, je ne suis pas encore concernée mais ce sujet m’intéresse. D’où proviennent les fonds initiaux (hors événements donc) ? Avez-vous la main sur l’utilisation des fonds par l’école ou s’agit-il d’un simple don ?
Merci pour tes retours 🙂

le 01/06/2019 à 20h39 | Répondre

Chacha d'avril

Bonjour Virg,
Nous sommes une toute petite association de parents d’élèves, ce qui se passe chez nous n’est pas forcément le cas partout ailleurs.
Les fonds initiaux viennent de trois endroits : la subvention de la mairie (comme à toute association), les frais d’adhésions récoltés au début de chaque année scolaire, et tous les fonds qu’il reste des années précédentes.
Pour ce qui est des dons faits à l’école, l’école peut nous demander un don exceptionnel pour un achat particulier mais sinon nous versons en fin d’année une certaine somme d’argent à chacune des deux écoles qui en font ensuite ce qu’elles veulent, à condition que cela soit bénéfique aux enfants.

le 03/06/2019 à 13h40 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?