Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Petit mode d’emploi pour l’entourage des couples en essais bébé depuis longtemps


Publié le 12 février 2015 par Madame Tout Court

J’ai fait partie de celles qui ont trouvé le temps long. Très long. Quatre longues années, avant de pouvoir mettre au monde le petit morceau de bonheur que nous attendions tant.

Nous avons fait le choix de parler relativement ouvertement (ouvertement = à la dizaine d’amis les plus proches ainsi qu’à nos parents et frères et sœurs) de notre parcours de PMA. D’abord parce que ça évite les gaffes (enfin, c’est ce que nous pensions naïvement à ce moment-là !), mais aussi, et surtout, parce que c’était une période importante de notre vie, que nous n’avions pas l’intention de passer sous silence une fois bébé parmi nous. Enfin, le cours des événements a fait que nous avons eu besoin de soutien et de réconfort, et nous étions soulagés de pouvoir partager cela avec eux.

Mais qui dit « plein de gens au courant » dit « plein de gens qui essaient tant bien que mal de trouver les mots ». Et malheureusement, ce n’est pas facile, dans ce genre de situation…

Oh, je ne leur jette pas la pierre, je n’aurais sans doute pas fait mieux à leur place ! Mais du coup, je me suis dit que j’allais essayer d’en tirer du positif : je t’ai compilé un petit medley des phrases à éviter, et de ce que tu peux dire à la place.

chaussons de bébé

Crédits photo (creative commons) : Iris

« C’est parce que vous y pensez trop. »

Pourquoi c’est nul :

Parce que c’est ultra culpabilisant ! (Tu essaies de tomber enceinte et tu sais pas contrôler chacune de tes pensées ?! Non mais allô quoi !)

La tête contrôle beaucoup de choses, c’est vrai. Mais, il s’agit d’une décision qui modifie des habitudes profondément (on ne ricane pas) ancrées : jusque-là, on avait toujours tout fait pour NE PAS que ça arrive. Maintenant, on fait tout POUR que ça arrive. Et on voudrait ne pas y penser ?! Mais il n’y a rien de plus naturel !

Alors oui, parfois Murphy fait que ce que tu attendais tant te tombe dessus au moment où tu t’y attendais le moins. Et parfois pas. Et tu ne le contrôles pas, ce satané Murphy. (Si je le tenais, celui-là… !)

À dire à la place :

Comme toute situation qui implique une part de hasard, il est plus sain de ne pas s’arrêter de vivre en attendant que le projet bébé se réalise.

Tu peux faire comprendre ça gentiment à ton ami(e)/voisin(e)/collègue/cousin(e) avec des propositions ouvertes, telles que « Vous ne voudriez pas faire une pause, en profiter pour partir en voyage ? Ça vous ferait changer d’air ! » ou « Et si tu mettais ce temps à profit pour parfaire ta culture cinématographique/te mettre au tricot/préparer ton mariage/faire du sport… ? ».

« Profitez-en, vous verrez, après ce n’est plus pareil ! »

Pourquoi c’est nul :

C’est bien simple : parce que si le couple a pris cette décision, c’est justement qu’ils ont envie que ce ne soit plus pareil !

D’ailleurs, on n’a pas encore trouvé le moyen de faire des stocks de sommeil, de silence, de bonne humeur, d’air pur, de bains moussants et autres pédicures, de sorties entre potes ou de tendresse conjugale… *Aparté : à tout hasard, si tu as un tuyau pour les réserves de sommeil, j’ai quelques copines intéressées…*

De manière générale, dénigrer quelque chose qu’une autre personne désire ardemment, ce n’est ni très gentil, ni très poli, même si c’est pour lui remonter le moral !

À dire à la place :

Là encore, invite ton interlocuteur à profiter de ce temps pour faire des choses qu’il ne pourra pas faire de la même façon pendant les quelques mois qui suivent l’arrivée de bébé, sans pour autant lui noircir inutilement le tableau – parce que ça peut même être un immense bonheur, l’arrivée d’un bébé !

« Mais vous êtes jeunes, vous avez le temps ! »

Pourquoi c’est nul :

Parce qu’une envie d’enfant, ce n’est pas une question d’âge. Certains sont prêts à 20 ans, d’autres ne le sont pas à 40.

À dire à la place :

Rien. Ou plutôt si : juste « Je croise les doigts pour vous, je suis sûre que vous ferez de bons parents ».

« La nature sait ce qu’elle fait. » ou « C’est que ce n’est pas le bon moment. »

Pourquoi c’est nul :

Il y a déjà suffisamment de hasard dans la conception d’un enfant (Murphy, oui oui, toujours lui) sans y rajouter en plus une dose de volonté supra naturelle qui déciderait de façon totalement injuste qui a un enfant à quel moment !

À dire à la place :

L’empathie fonctionne bien mieux que la minimisation : « Je comprends que tu trouves le temps long… La vie ne fait pas toujours bien les choses. Je croise les doigts pour vous ! ».

Je suis sûre que ça va marcher !

Pourquoi c’est nul :

Bah… comment tu le saurais ? Madame Soleil, sors de ce corps !

À dire à la place :

Tu peux proposer ton soutien à la personne : « Je souhaite de tout cœur que ça marche », « je croise les doigts pour vous », voire, si tu es croyante, tu peux proposer de glisser une petite prière pour que ça aille plus vite… ça fait toujours plaisir.

J’ai une amie/voisine/collègue/cousine qui a mis du temps aussi, mais ils ont un/deux/trois beaux enfants maintenant.

Pourquoi c’est nul :

Ça a beau être vrai (Dieu merci, il y a encore des gens qui finissent par y arriver !), moi, ça ne me réconforte pas du tout de savoir que Machine-truc-muche y est arrivée et pas moi. Et puis qu’est-ce qu’on en sait, d’abord, de la vie de Machine-truc-muche ? Est-ce que le problème avait la même origine, est-ce que c’était au même degré ?

À dire à la place :

Si tu souhaites évoquer l’expérience de personnes que tu connais, tu peux proposer : « Je connais un couple qui a aussi traversé une épreuve semblable. Peut-être que ça te ferait du bien d’en parler avec eux ? »

Oh un an, c’est rien ! J’ai une amie/voisine/collègue/cousine qui en est à sa 7ème FIV en 8 ans !

Pourquoi c’est nul :

Parce que ça ne rassure pas du tout. Bien sûr, il y a toujours des gens dans une situation pire que la nôtre, mais est-ce que ça rend la nôtre plus facile pour autant ?

À dire à la place :

« Je comprends que ça vous semble long. »
« Je vous souhaite que ça marche très vite et que la médecine n’ait pas à s’en mêler/que vous n’ayez pas à refaire d’autres tentatives de sitôt. »

Ne t’inquiète pas, la médecine fait des miracles, aujourd’hui !

Pourquoi c’est nul :

Là encore, c’est tout à fait vrai – merci la médecine ! Mais ton interlocuteur le sait probablement déjà… Par contre, il préfèrerait peut-être ne pas avoir à recourir à la médecine et/ou se demande peut-être s’il ne fera pas partie de ce petit pourcentage de gens pour qui la médecine ne peut rien – la faute à Murphy.

À dire à la place :

« Je vous souhaite de ne pas avoir à recourir à la médecine. » ou « Je vous souhaite qu’on trouve vite le moyen de vous aider ».

Et l’adoption, vous y avez pensé ?

Pourquoi c’est nul :

Si on ne t’en a pas encore parlé, c’est probablement que ce n’est pas encore envisagé pour le moment.

À dire à la place :

Pose des questions plus ouvertes, qui peuvent éventuellement mener à évoquer l’adoption, mais pas obligatoirement : « C’est quoi, l’étape d’après ? », « vous vous êtes fixés une échéance ? ».

Tu devrais perdre du poids/te mettre au sport/arrêter de fumer/mieux manger

Pourquoi c’est nul :

Parce que c’est culpabilisant et sous-entend que la personne ne fait pas réellement tous les efforts pour mettre toutes les chances de son côté. D’ailleurs, si le couple a déjà consulté, il y a de fortes chances que la question ait déjà été abordée avec le médecin. Et puis au fait : de quoi je me mêle ?!

À dire à la place :

Là encore, les questions ouvertes sont tes amies : « Vous avez parlé de vos difficultés à un médecin ? Vous a-t-il donné des conseils d’hygiène de vie ? ».

En fait, bien sûr qu’on essaie de se consoler en se disant qu’il y a pire que soi, que les miracles existent, qu’il suffit d être patient… mais ça n’empêche pas de flipper. Et dans ces cas-là, ce qu’on attend de quelqu’un à qui on confie notre désir d’enfant, ce n’est pas qu’il tente de nous rassurer avec ces généralités, mais juste une écoute attentive et de la compassion.

Et toi, c’est quoi les trucs les plus pénibles et énervants que tu as entendu pendant l’attente ? Qu’est-ce que tu aurais préféré qu’on te dise ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !

Commentaires

38   Commentaires Laisser un commentaire ?

Melimelanie

Ha oui les généralités. C’est faciles les généralités, ça permet de ne pas s »impliquer émotionnellement. Ça mets une distance… Ou parfois c’est juste que les gens ne comprennent pas.

Certaines de tes phrases j’y ai eu le droit après ma grossesse extra utérine. Très fin quoi.

Ba oui je n’ai que 26 ans j’ai le temps. Pourquoi je veux me précipiter. On ne sait pas dans quoi on s’engage avec mon mari, on devrait profiter. Et puis est ce que j’ai pensé à ma carrière? Je viens de commencer à travailler ce n’est pas sérieux de tomber enceinte maintenant.

Ce discours là je le vomi pour toutes les raisons que tu as cité. J’ai une autre phrase à rajouter (mais qui du coup ne fonctionne qu’après une grossesse qui s’est mal finie) : « Au moins vous êtes un couple fertile ». Je crois que la prochaine personne qui me sors cette phrase je lui balance à la tête tout mes tests de grossesse négatif.

Mais après je peux malheureusement comprendre. Moi aussi avant tout ça j’aurai pu sortir ce genre de banalités sans me rendre compte à quel point ça blesse.
Je suis très heureuse pour toi que tu ai enfin pu avoir ta petite princesse. Merci pour ton petit mode d’emploi. Je l’enverrai peut être à certaines personnes 😉

le 12/02/2015 à 09h00 | Répondre

Two Love

Quand ma soeur a fait une fausse couche, une cousine lui a dit: tu diras à ton mari que c’est pas la peine que ça marche du 1e coup si c’est pas des spermatozoides de bonne qualité!!
Ma cousine n’a pas compris pourquoi ça ne les avait pas faire rire!!
Le gens sont parfois vraiment idiots!

le 12/02/2015 à 09h16 | Répondre

Madame Tout Court

ah oui, « Au moins vous êtes un couple fertile », j’y ai eu droit après ma 2ème fausse couche aussi… la personne ne savait pas que la grossesse était par FIV…

J’estime que nous avons été chanceux que ça ait marché après 4 ans sans qu’on ait trop désespéré, d’autres attendent bien plus longtemps et/ou le vivent bien plus mal…

Bonne chance à toi!

le 12/02/2015 à 15h14 | Répondre

Ornella

Tu peu rajouter le : » mes pauvres! Mais rassure toi vous n’êtes pas les seuls ». Je n’ai jamais compris cette idée selon laquelle, le fait que d’autres souffrent de la même affliction que toi puisse être rassurante.

le 12/02/2015 à 09h01 | Répondre

Ornella

Peux hein!

le 12/02/2015 à 09h06 | Répondre

Melimelanie

C’est du même acabit que « Oh un an, c’est rien ! J’ai une amie/voisine/collègue/cousine qui en est à sa 7ème FIV en 8 ans ! »

En gros notre souffrance est moindre quand on est pas tout seul et que certains vivent pire.

le 12/02/2015 à 09h06 | Répondre

Madame Tout Court

Il y a plein (trop) de phrases de cet acabit malheureusement! Comme si c’était réconfortant de se dire ça…

le 12/02/2015 à 15h17 | Répondre

Madame fuschia

Un grand Merci pour cette article, qui va peut être m’aider pour mon parcours.
Pour le moment nous n’avons encore rien dit à personne , nous sommes à 1ans et demi d’essai.
J’hésite à commencer à en parler justement pour éviter toutes ses remarques, mais à la place j’ai les autres remarques : « alors c’est pour quand? » « vous avez perdu la notice???? » et j’en passe.

De plus j’ai l’impression que en parler va rendre les choses très très réelles!!! et j’ai du mal à assumer que nous avons des soucis ….

le 12/02/2015 à 09h02 | Répondre

Two Love

Madame Fushia, j’étais dans le même état d’esprit que toi. Je pensais que tant que cela était un secret, c’est qu’on n’avait pas vraiment de problème et je craignais la réaction de mon entourage.
Mais ça me bouffait de l’intérieur. Finalement, le destin a fait que j’ai été hospitalisé à cause des traitements, j’ai été obligé de le dire à mes proches. Quel bien fou!! Ils ont très bien réagi, nous ont soutenu et d’arrêter de cacher tout ça m’a libérée.
Bon courage à toi pour la suite et à toutes les autres!! Je croise les doigts!

le 12/02/2015 à 09h13 | Répondre

Madame fuschia

je te remercie de ton soutien. Je souffre de ne pas en parler car je mens à tout le monde quand je dit que les enfants c’est pas pour moi ….ou pas pour le moment!

le 12/02/2015 à 11h18 | Répondre

Two Love

Tu peux m’en parler si tu le souhaites, si ça peut te permettre de lâcher la pression,je serai ravie de t’écouter ( te lire plutôt).
Donnes moi ton adresse mail si ça te dit!

le 12/02/2015 à 13h37 | Répondre

Madame fuschia

Merci Madame Two love de ton soutien ça fait chaud au coeur ! Comment je peux te donner mon adresse mail en privé?

le 13/02/2015 à 08h50 |

Two Love

Je t’ai envoyé un mail madame fushia!! A bientôt

le 27/02/2015 à 16h37 | Répondre

Madame Tout Court

Comme je l’ai dit dans l’article, nous avons fait le choix d’en parler… oui, nous avons eu plein de remarques maladroites telles que rapportées ci-dessus, mais à l’heure du bilan, je ne regrette absolument pas d’en avoir parlé, de ne pas avoir été obligée de mentir quand qqn abordait la question…
Effectivement, l’admettre, c’est aussi se l’admettre à soi-même et ça rend les choses réelles, mais au fond c’est bien réel déjà, à la différence près que vous êtes les seuls à souffrir. Vraiment, je ne saurais que trop te conseiller de partager ce fardeau, si tu en as envie et si tu en ressens le besoin (je peux concevoir qu’on veuille garder la surprise ou qu’on trouve ça trop intime, aussi, hein…)
Bon courage, j’espère que ça viendra vite poru vous!

le 12/02/2015 à 15h22 | Répondre

Madame fuschia

Merci Madame tout court.
J’avoue que c’est très pesant de mentir à tout le monde et toujours trouver de nouvelles excuses… Je culpabilise de mentir à mes proches et encore plus à mes parents…
J’ai l’impression tant que nous »nous cachons « , nous sommes les seuls à souffrir, je ne veux pas que mes proches s’inquiètent pour nous. Mes parents vont être tellement triste …
Et puis j’ai aussi le sentiment que nous allons devenir » le couple qui n’arrive pas à avoir d’enfant » dont tout le monde va parler ….
En bref je n’assume pas ses difficultés, cela ne fait « que » 1 an et demi donc j’ai encore le temps de changer d’avis et peut être un jour je me sentirai prête à aborder le sujet avec mes proches.

le 13/02/2015 à 08h56 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Merci pour cette article…
J’arrive bientôt à la fin de ma première année d’essai… D’ici une semaine je serai fixée… Je mets beaucoup d’espoir mais paradoxalement je n’y crois pas encore pour cette fois-ci…
J’ai un mauvais pressentiment, l’impression que ce fameux + n’arrivera jamais même avec l’aide de la médecine…
J’en ai eu marre des réflexions de mes proches… Maintenant qu’ils savent que ça fait un an qu’on essaie et qu’on y arrive pas, les commentaires se sont un peu calmés, ça fait du bien!!
J’ai une amie qui travaille en PMA, elle essaie de me rassurer avec des chiffres ou autres mais quand je vois le nombre de couples amenés à consulter ou encore les pourcentages de chances de réussite des divers procédés, je trouvent que ça fout la chaire de poule donc c’est vrai que ce genre de réflexions des proches, on s’en passerait bien!
Je suis heureuse de voir que ça a fonctionné pour toi et ça donne beaucoup d’espoir!
Belle vie à toi et ta petite famille!

le 12/02/2015 à 10h04 | Répondre

Madame Tout Court

Je suis désolée pour vous Bobette…
Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais les pressentiments ne sont pas tes amis…qui n’en a pas eu, dans le bon sens comme dans le mauvais! mais à mon sens, il ne faut pas y voir autre chose que ce qu’ils sont: l’expression de tes craintes conscientes ou inconscientes. Sers-t’en pour prendre conscience de ce que tu ressens, travailler là dessus et essayer de retrouver espoir.
Je suis intimement convaincue que rien n’est écrit d’avance, donc entre les essais, une forte envie d’y croire et la médecine peut-être, il y a de l’espoir!
Bon courage pour tout ça, je sais à quel point ça peut-être déprimant parfois…

le 12/02/2015 à 15h45 | Répondre

MadameDeLaForêt

C’est article est juste P.A.R.F.A.I.T!!! Merci Madame Tout Court de t’être lancé dans cet article!!! On en avait parlé justement dans les commentaires dans un de mes articles et du coup il tombe plus qu’à pic!!
Il devrait être imprimé et distribué en flyers partout^^ 😉

le 12/02/2015 à 10h44 | Répondre

Madame Tout Court

Hahaha, merci! ça fait longtemps que ça me trotte dans la tête (ainsi que le suivant… bientôt bientôt 😉 )

le 12/02/2015 à 15h47 | Répondre

Mlle Mora

Bien sûr, les gens ne pensent pas à mal en ayant ce genre de réflexions (quoique parfois on se demande !!), ce n’est pas évident de trouver les bons mots, et j’y vois beaucoup de maladresse, mais c’est vrai que mieux vaut s’abstenir quand on ne sait pas quoi dire, une main sur l’épaule, un sourire, un souhait de réussite, ça apaise (un peu) sans blesser…

le 12/02/2015 à 11h27 | Répondre

Madame Tout Court

C’est exactement ça! à bon entendeur…

le 12/02/2015 à 15h47 | Répondre

Mme Beebop

10000 mercis pour cet article très bien écrit!!

tu as réussi à me faire rire sur le Sujet!!

ça me rappelle une copine qui a mis 3 mois à tomber Enceinte « un an et demi c’est pas beaucoup »…

grrrr…..

le 12/02/2015 à 14h50 | Répondre

Madame Tout Court

Ravie d’avoir réussi à te faire rire Mme Beebop!

le 12/02/2015 à 15h49 | Répondre

Weena

Ça me rassure de voir que j’ai bien réagit face à ma cousine, alors déjà en essais depuis 6 mois lorsque je lui ai annoncé, avec beaucoup d’appréhension ma grossesse …
Mais j’ai souvent pensé à eux et envoies toujours des marques de sympathie quand je croise un couple pour qui les essais durent …
Parce que même si j’ai eu la chance de tomber enceinte rapidement, je peux imaginer la détresse des gens qui sont en attente …

le 12/02/2015 à 18h02 | Répondre

Madame Tout Court

Un peu de sympathie, c’est déjà énorme! Bravo d’être autant à l’écoute, c’est chouette 🙂

le 15/02/2015 à 11h21 | Répondre

Démétra

Hello,

Après une très longue attente et un verdict peu engageant, nous avons le bonheur de tenir une belle princesse aussi dans nos bras, après une ICSI, donc ce genre d’article me parle beaucoup 😉
C’est d’ailleurs fort bien rédigé et agréable à lire, malgré le sujet délicat.
J’utilise cependant beaucoup le « je suis sûre que ça va marcher » avec mes amies en essai car derrière tout ça se cache une réelle angoisse et du coup, elles cherchent du positif. Je croise aussi les doigts mais je suis pour la pensée positive (plus facile de l’extérieur qu’en plein cœur de la tourmente).

Bon courage à toutes celles qui sont en essai et qui trouvent le temps long !

le 12/02/2015 à 18h40 | Répondre

Madame Tout Court

Félicitations alors Demetra!

C’est peut-être loi qui suis très susceptible sur le sujet alors, mais « je suis sûre que ça va marcher » était sans doute la phrase qui m’agaçait le plus lol!

Je comprends tout à fait ton envie de positiver mais en vrai, après 2 FIV et 2 FC, non, tu ne peux pas être sûre que la troisième va marcher… Je préfère largement qu’on me dise « j’y crois pour vous! »

Mais c’est probablement très variable selon la personne à qui tu le dis et son vécu!

le 15/02/2015 à 11h26 | Répondre

madame L

Pour moi aussi c’est la pire phrase. Parce qu’après avoir entendu ça, tu ne peux plus confier tes peurs, tes angoisses que ça ne fonctionne jamais, tes doutes et tes difficultés. Ben non, puisque « ça va marcher, c’est sûr ! » Je vois que pour Demetra c’est une façon d’apporter du positif. Ça part d’une bonne intention mais moi, la copine qui m’a dit ça plusieurs fois, c’est celle à qui je n’ai plus envie d’en parler. D’ailleurs c’est marrant après deux echecs fiv et une fausse couche, sa boule de cristal est beaucoup moins sûre d’elle…

le 16/02/2015 à 09h03 | Répondre

Demetra

Je pense en effet, avec vos témoignages que cette phrase ne fonctionne qu’un temps. Il ne faut pas s’acharner à ressortir cette formule bateau parce qu’on a rien de mieux à dire.
Une de mes amies a fait une FIV en janvier, malheureusement sans succès. Il est évident que pour le TEC, je vais trouver mieux, tout en essayant de l’encourager à garder le moral.

Je suis désolée poir toi Madame L que ton amie ait réagis comme ça. J’ai traversé ca un peu seule, car ma mère vit loin j’essaye donc d’être le plus à l’écoute des copines en PMA.

Perso, la phrase qui me gonfle magistralement c’est « arrête d’y penser ! » Ca me met toujours dans une colère noire !!!!!!

le 16/02/2015 à 15h10 | Répondre

GUERARD (voir son site)

Oh que j’aime ton article, c’est exactement !! Que de mauvais souvenirs, je crois que les pires sont « arrêtes d’y penser, ça marchera tout seul » et les histoires des copines des copines de truc qui ont eu des bébés !!!

le 13/02/2015 à 11h47 | Répondre

Madame Tout Court

Hahaha, contente que ça te parle!

le 15/02/2015 à 11h27 | Répondre

Nathalie

Merci beaucoup pour ce « tutoriel ». J’ai des amis qui essaient depuis un moment d’avoir un bébé et qui n’y arrivent pas. Je ne sais pas toujours comment aborder la chose et quoi dire pour les soutenir. J’apprends donc par cœur toutes les répliques que tu donnes en exemple! Merci!

le 13/02/2015 à 15h31 | Répondre

Madame Tout Court

Merci Nathalie! Ravie d’avoir pu t’aider! le plus important ce ne sont pas forcément les phrases, c’est surtout l’écoute et la compassion…

le 15/02/2015 à 11h29 | Répondre

Miss Pop

Ohlala….ces phrases j’ai dû les dire à une amie qui avait fait une grossesse extra-utérine et qui a mis ensuite + d’un an à tomber enceinte…et maintenant je m’en veux!! Mais on ne sait pas quoi dire ou comment rassurer…d’autant plus que j’étais enceinte…j’ai aussi dit « au moins, vous êtes fertiles », « je connais une fille qui a fait une GEU et qui a maintenant 2 beaux enfants », « tu devrais faire de la sophrologie, ça te détendrait » et j’en passe…j’ai surement été maladroite mais ça partait d’un bon sentiment…

le 14/02/2015 à 10h18 | Répondre

Weena

Je suis bien d’accord, c’est dur de trouver les mots pour réconforter des proches qui galèrent quand on est soit-même enceinte :-S
On a tellement peur de leur faire du mal involontairement …

le 14/02/2015 à 11h24 | Répondre

Madame Tout Court

Bien sûr Miss Pop que ça partait d’un bon sentiment, et je suis sûre que ton amie le sait! Inutile de te flageller! J’ai entendu toutes ces phrases et pourtant tous mes amis sont encore mes amis 😉 Et dis toi bien que le plus important c’est que tu aies été là pour elle, que tu l’aies écoutée et soutenue… une phrase maladroite, c’est toujours mieux qu’un silence gêné…

le 15/02/2015 à 11h32 | Répondre

Magali

Une de mes amies est en mode « essais » depuis presque 2 ans et je ne lui en parle même plus, de peur de mettre les pieds dans le plat et de me retrouver dans une situation genante… Donc nous n’en parlons meme plus !!

le 22/02/2015 à 13h24 | Répondre

madeleine

Coucou les filles. C est bien difficile tout ça, n est ce pas…. mais le pire, ce n est pas forcément ces réflexions parfois à côté de la plaque, c est le silence gêné. Perso, je préfère les remarques parfois maladroites, mais qui essaient d être aidantes, que le rien.

le 01/10/2015 à 17h54 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?