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Quand le mode de garde se complique


Publié le 23 janvier 2019 par Onedaymaybe

Nous avons très vite choisi de nous orienter vers une assistante maternelle pour garder notre fille Charlotte, et ce dès ma reprise du travail.

Cette option, pour nous, relevait à la fois du domaine du pratique (domicile à côté de chez nous, facilité pour aller l’un et l’autre l’emmener et la récupérer, communication avec une seule personne, possibilité de la confier malade), du rassurant (cocooning dans les premiers mois, trois enfants gardés seulement) et du bon feeling !

Charlotte était donc gardée depuis ses trois mois par une nounou, quatre jours par semaine, à deux pas de chez nous (nous voyons le jardin de la nounou depuis notre fenêtre de cuisine).

Nous étions parfaitement satisfait de la situation jusqu’à ce que…

Crédit photo : Pixabay

L’annonce

Notre nounou nous a parlé, dès le départ, de problèmes de santé par le passé, qui ont nécessité hospitalisation et soins. Cependant, en avril de cette année, elle m’annonce qu’elle va devoir réduire son activité, pour raisons de santé. A ce moment là, tout se bouscule dans ma tête : que va-t-on faire? Comment trouver un autre mode de garde? et puis comment va notre nounou?

Après une discussion un soir après le travail, nous apprenons que notre nounou est en réalité atteinte d’une maladie évolutive, qui fonctionne par poussées. Habituellement, elle gère très bien les douleurs et la situation. Or, elle a été convoquée par le médecin de la Sécurité Sociale qui, au vu de la pathologie, l’a d’office placée en invalidité de catégorie 2 ! En soit, cela signifie normalement que l’on ne peut plus travailler. Dans la réalité, c’est un peu différent : il est possible de continuer à travailler, mais il ne faut pas dépasser un quota d’heures et un montant maximum de salaire.

Directement, notre nounou nous a annoncé que s’il ne devait rester qu’une seule enfant à son domicile, ce serait Charlotte ! L’accroche est très bien passée entre elles deux, et elle ne souhaite pas mettre fin à la garde. En revanche, il nous appartient de trouver une façon de réduire quelque peu son temps de travail.

Réflexions

Avec le papa, nous nous posons donc pour discuter : que faire?

  • Changer de nounou? Oui, mais Charlotte est si bien là bas ! Elle y a son rythme et ses habitudes. C’est juste à côté de chez nous. Notre nounou est hyper arrangeante, et très cool sur les horaires. Et puis nous envisageons de déménager l’an prochain, alors changer maintenant pour rechanger encore dans l’année…
  • Garder notre nounou? Oui, mais ça signifie trouver une solution pour une journée de garde ailleurs ! Nous n’avons pas de famille à proximité. Il ne sera pas possible de trouver une nounou pour une seule journée par semaine. Une crèche? Mais est ce que c’est bien la crèche ?

Après plusieurs temps de réflexion, après en avoir aussi échangé avec mes collègues de PMI, je décide d’appeler la crèche de mon secteur de travail, pour savoir s’il serait possible d’obtenir une journée de garde par semaine dans leurs locaux.

Une solution finalement rapidement trouvée

Qu’elle ne fut pas ma surprise d’apprendre que oui ! La crèche de la ville où je travaille réserve quelques places pour les personnes qui travaillent dans cette ville sans y vivre. M’étant renseignée trop tard vis à vis de la garde à temps plein, je ne pouvais y prétendre, mais une journée par semaine, pas de souci ! ça tombe bien, c’est ce que nous cherchons.

Je n’ai en revanche pas le choix du jour, ce sera le mercredi (jour habituel des temps partiels, donc jour où il y a de la place).

Nous recevons par mail l’ensemble des pièces justificatives à fournir pour monter le dossier, ainsi qu’une demande de prise de rendez-vous avec la directrice pour la présentation des locaux et la description du projet de la crèche. Dès la rentrée de septembre, après une semaine d’adaptation, c’est parti pour une garde mixte nounou/crèche.

Un nouvel équilibre à trouver

Pour Charlotte, tout est allé comme sur des roulettes : à peine un chouinement le premier jour où je l’ai laissée une matinée, après quoi elle avait parfaitement retenu le prénom de la référente de son groupe d’âge, et celui de sa copine arrivée en même temps qu’elle !

Pour nous adultes, cela a demandé quelques ajustements. Je suis la seule à l’emmener et la ramener puisque nous n’avons qu’une voiture et la crèche est à 14km de notre appartement. J’ai donc dû adapter mes horaires pour commencer plus tard et terminer plus tôt. Nous avons dû apprendre tout un tas de nouveaux prénoms (enfants et encadrants) et nous habituer à recevoir tout un tas de mails pour les organisations (changement des crèmes de change…fermeture pour les fêtes…réunion des parents…changements d’horaires pour réunion d’équipe). Nous devons également prévenir très en avance pour les divers congés.

Une solution qui nous convient

Trois jours par semaine, Charlotte est cocoonée, seule chez sa nounou. Je la dépose le matin et son père va la chercher le soir. Une journée par semaine, nous avons notre trajet à toutes les deux, et elle passe une super journée pleine d’activités avec de nombreux camarades, dont ses copines, Jeanne et…Charlotte.

Alors, oui, Charlotte est plus enrhumée depuis qu’elle est en collectivité. Mais elle est aussi plus à l’aise avec les autres enfants, et plus aventurière aussi.

L’an prochain, nous ne savons pas quel mode de garde nous aurons si nous déménageons. Mais ce dont nous sommes sûrs, c’est que, quelque qu’ il soit, il conviendra à notre fille !

Commentaires

3   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Nounours (voir son site)

Arf jamais facile le changement de mode de garde. J’ai connu ça l’été dernier avec la nounou de mon fils qui a pris sa retraite début juin!. Ca été un peu la galère pour trouver une nouvelle nounou vu que la période n’était pas forcément très propice pour trouver une nounou qui ait une place de libre mais on a eu de la chance. Après ce que je remarque c’est que les jeunes enfants s’adaptent très rapidement à leur nouvel environnement, c’est nous les parents qui avons une tendance (pas tous le monde non plus) à flipper. Les enfants sont plein de ressources. C’est cool que ta fille ce soit bien adapté à la crèche, ce qui est bien avec une telle alternance ça lui permettra d’être encore plus à l’aise lorsqu’elle entrera à l’école.

le 23/01/2019 à 09h07 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Je trouve que c’est un bon compromis de pouvoir faire dans ce sens. Avec le recul, c’est vraiment quelque chose qui m’aurait plu pour ma fille mais je n’ai pas le cœur aujourd’hui de la séparer de sa nounou et de ses copains sans véritable raison.

le 23/01/2019 à 11h18 | Répondre

Workingmutti (voir son site)

C’est vraiment super si vous avez trouvé un compromis qui permet de satisfaire tout le monde. Cela permettra également à ta petite de découvrir doucement la collectivité.

Par contre une crèche qui réserve des places pour les personnes qui travaillent dans ville sans y habiter c’est un sacré coup de pot !

Et toutes mes pensées vont également vers la nounou de ta fille. La SEP (si je lis bien entre les lignes) est vraiment une saleté imprévisible.

le 23/01/2019 à 14h30 | Répondre

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