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Mon accouchement express à domicile, aux Pays-Bas


Publié le 15 avril 2015 par Mam' Agrume

Jeudi soir. Je commence à trouver le temps long. Certes, nous sommes encore à 10 jours du terme, mais pour Bergamote, j’ai accouché 12 jours avant, et les sages-femmes ont estimé que l’avance serait similaire (tout en me prévenant qu’il pouvait toujours naître 4 jours après terme, histoire de ne pas susciter de trop folles espérances en moi !).

Demain, c’est le dernier jour de la stagiaire sage-femme. Je l’aime bien, j’aimerais bien qu’elle voie mon bébé (spoiler : elle a pu le voir dans la journée suivant la naissance).

Et puis, ça fait 2 fois que je rafistole mon vernis à ongles. J’ai pourtant mis toutes les couches préconisées pour que ça tienne bien, mais y’a pas, quand on s’occupe d’une maison et d’un grand bébé, la main droite ne résiste pas longtemps. Dans la série « la femme enceinte s’attarde sur des détails futiles », eh bien, je n’ai pas du tout envie de refaire mon vernis ! J’avais prévu que ce serait le vernis de mon accouchement, je veux qu’il tienne pour l’accouchement !

Ça fait deux nuits que je dors très peu. Et M. Agrume n’est guère mieux, je l’ai entendu grincer des dents pendant son sommeil (il faut préciser que sa situation professionnelle est incertaine en ce moment, alors avec l’arrivée imminente du bébé il n’est pas très rassuré). Moyennant quoi, ayant accumulé les heures de sommeil en retard, cette nuit, je m’endors très bien. Un peu avant, ou un peu après minuit, je ne sais pas trop. Rien de pire pour entretenir une insomnie que de guetter l’heure, de toute façon.

Ça ne dure pas longtemps. 1h25, une contraction me réveille. Bon. OK, j’ai eu une contraction, mais la douleur, je ne l’ai pas rêvée ? À force d’attendre, c’est bien le genre de choses dont je serais capable !

Je ne crois pas que 5 minutes se soient passées avant de sentir un peu de liquide chaud couler le long de ma cuisse. Bon, là je suis bien réveillée ! D’ailleurs, quand je me lève, c’est l’inondation. M. Agrume pourrait me suivre à la trace jusqu’aux toilettes. Enfin, les toilettes étant en face de la chambre, il n’a pas besoin de jouer au trappeur pour venir me demander si ça va.

Sûre de moi, je l’informe donc que j’ai perdu les eaux. Je ne savais pas comment c’était, car pour Bergamote, j’étais déjà allongée sur la table d’accouchement et proche de l’expulsion quand la poche des eaux s’est rompue (pour te dire, j’ai senti une partie de la poche des eaux sortir AVANT qu’elle ne se rompe. C’est une sensation très bizarre !). Mais perdre les eaux, ça ne ressemble à rien d’autre, tu ne peux t’y tromper quand la cascade est si franche !

récit accouchement à domicile aux Pays-Bas

Crédits photo (creative commons) : Kala Bernier

Faisant preuve d’un self-control certain, M. Agrume ne montre rien de sa panique (je le connais, il est en panique totale là). Il appelle la sage-femme, tâche de lui décrire mon état. Raté, elle demande à me parler… Autant M. Agrume est quasiment bilingue, autant moi j’ai appris à me débrouiller, mais en pleine contraction, mon anglais peut devenir carrément hésitant ! Car les contractions ont démarré très fort. Beaucoup plus que pour Bergamote ! Ma première sage-femme (qui m’avait suivie en France pour ma fille) m’avait prévenue qu’en cas de perte des eaux en premier, les contractions pouvaient être plus douloureuses… Bingo.

Je ne sais plus pour quel détail en particulier, mais à un moment, j’ai l’impression de répéter trois fois la même chose et finis par rendre le téléphone au Papa, un poil agacée. (Il faut dire que ces derniers temps je m’agace déjà bien facilement, alors avec les contractions à gérer en plus…) Maintenant, j’essaie de me mettre à la place de la sage-femme, en plein milieu de la nuit, au téléphone avec une femme en train d’accoucher qui ne parle pas sa langue maternelle (et habituelle de travail). Pas confortable non plus !

La sage-femme finit par nous dire de rappeler quand j’aurai eu 5 contractions régulières à 5 minutes d’intervalle ou moins. On a donc rappelé 25 minutes plus tard. Je t’ai dit que les contractions ont démarré très fort ? Heureusement, elle habite dans le coin, et est à la maison un petit quart d’heure plus tard.

Il est 2h15, le travail a commencé il y a 50 minutes. Rapidement, la sage-femme m’examine, je suis à 4 cm. Pour info, c’est le 2e toucher vaginal auquel j’ai droit depuis le début de ma grossesse, et le premier, c’était dans le but de trouver les fils de mon DIU (en vain). Qu’il est agréable de ne pas avoir sans arrêt des doigts étrangers dans son vagin !

En chien de fusil, je laisse passer quelques contractions sur mon lit. M. Agrume m’a apporté à ma demande des serviettes, car je continue à perdre du liquide amniotique régulièrement. Je lui demande également de me faire couler un bain. C’est une suggestion de la sage-femme, mais j’avais déjà fait ça pour Bergamote, et c’est vrai que ça aide. Je n’attends pas qu’il ait fini de couler pour m’y immerger !

Entre temps, la presque-grande sœur s’est réveillée, et son papa va s’occuper d’elle. Ces deux-là n’auraient pu trouver mieux : la petite Agrume a une grande personne toute dévouée à elle, et le papa a de quoi s’occuper pour garder la tête froide.

Plusieurs contractions passent dans le bain. Je ne sais pas combien. Je suis hors du temps. Jusqu’ici, j’avais toujours géré la douleur (pas que celle de l’accouchement) en concentrant mon attention sur une autre partie de mon corps. Là, ça m’est tout bonnement impossible. Alors j’accompagne en pensée chaque contraction. Oui, ça fait mal. Mais je m’imprègne de la finalité de cette douleur. Chaque contraction est une vague qui vient chercher mon petit et le porter chaque fois un peu plus loin. Je les encourage, ces vagues. Allez, encore un peu, un peu plus loin.

C’est très différent de mon premier accouchement ! Quand je suis arrivée à la maternité pour Bergamote, je voulais la péridurale. Je voulais que la douleur s’arrête. (Je ne suis restée que 50 minutes à la maternité avant la naissance, donc autant te dire que pour la péri, j’ai pu me brosser). Évidemment, là je n’encourage pas la douleur, mais les contractions. Enfin c’est quand même assez lié.

Une contraction un peu plus forte me pousse à me mettre à genoux dans la baignoire. Je me sens le cœur au bord des lèvres. Vite, je demande à la sage-femme quelque chose pour « cracher », le mot anglais pour vomir ne me revenant pas. Pleine de présence d’esprit (et aussi d’habitude, sans doute), elle me tend la poubelle (préalablement vidée de son sac). Il m’était arrivé la même chose pour Bergamote, j’aurais donc pu prévoir… et je sais donc que l’expulsion approche.

Précautionneusement, je sors de la baignoire, et j’enfile mon peignoir. Je n’ai nullement l’intention d’accoucher dans mon bain. Surtout que l’eau ne doit plus guère respecter les conditions d’hygiène nécessaires…

Je monte avec un peu de peine sur mon lit. C’est un peu plus dur qu’enjamber le rebord de la baignoire, car afin de faciliter le travail de la sage-femme d’abord, puis des kraamverzorgsters (qui assurent à la fois le rôle d’auxiliaire puéricultrice et un peu d’aide à domicile), mon lit a été surélevé. Nous avons pu louer des plots, un mois avant le terme prévu, pour les placer sous les pieds du lit.

Une nouvelle contraction. Ou peut-être deux, trois. Je réclame la poubelle, encore une fois. Et cette fois c’est l’intégralité de mon estomac qui se déverse dedans. Je repousse mon peignoir, qui soudain m’encombre, de mon torse sur mes fesses. Et je sens la tête progresser dans mon bassin, accompagnée d’une irrésistible envie de pousser. Pour Bergamote, j’ai le souvenir d’une sensation presque agréable. Ou plutôt d’une sensation à la fois douloureuse et agréable. Là, je ne dirais pas ça. Mais ça reste plus agréable que les contractions elles-mêmes… D’autant que ça signifie la fin des contractions ! (En fait non, mais les contractions de « tranchée », post-accouchement, sont quand même plus supportables).

Je sens que la tête est passée. Je suis toujours à quatre pattes, et la main entre les jambes, je peux sentir son crâne dans ma paume. Je m’entends crier « Il est là, il est là ! ».

M. Agrume accourt, après avoir reposé Bergamote dans son lit. Il me dit de me retourner. Me retourner ? Me mettre sur le dos ? N’importe quoi ! Je l’ignore. En revanche, j’oriente mon bassin vers la sage-femme pour qu’elle puisse réceptionner le bébé. Ce qui était en fait exactement ce que M. Agrume voulait que je fasse !

À partir de là, il y a eu un moment où je ne sais pas trop ce qui s’est passé, n’ayant pas une vision directe. Je pense que la sage-femme a essayé de dégager les épaules un peu vite au goût de mon périnée (mais pas forcément du bébé qui n’avait qu’une envie : sortir de cet endroit étroit !), qui n’était pas forcément à dilatation optimale vu la vitesse du travail. Toujours est-il que pour accompagner la sortie du bébé, tout en préservant mon périnée, je me suis retrouvée dans une position pour le moins acrobatique, à savoir à quatre pattes toujours, mais sur les pieds et non plus sur les genoux. Ce qui n’a pas empêché une déchirure de 3 points… c’est le gros désavantage d’un accouchement express. Il est 3h35, Kumquat est né.

Les évènements qui suivent sont beaucoup plus confus dans mon esprit. Je me souviens que la sage-femme a proposé à M. Agrume de couper le cordon, et qu’il a refusé, c’est donc moi qui l’ai coupé. Je me souviens que la sage-femme m’a demandé de pousser encore pour expulser le placenta, alors que j’étais cette fois allongée, puis qu’elle m’a recousue. Je me souviens que mon Kumquat tout neuf s’est accroché au sein pendant bien une demi-heure, enveloppé dans les serviettes les plus douces que M. Agrume a pu trouver…

Je me souviens que la kraamverzorgster censée assister la sage-femme est arrivée. Elles ont procédé aux examens accompagnant la naissance : poids, périmètre crânien, température, niveau d’éveil… la taille a été mesurée plus tard dans la journée. La température était un peu basse, et c’est M. Agrume qui a pris Kumquat contre sa peau nue pour le réchauffer… sans prendre le temps de retirer son pantalon et sa ceinture, ce qui fait qu’il a passé le reste de la nuit à moitié habillé.

Je me souviens aussi de ma grande fatigue. Emplie de bonheur et d’endorphines, c’est avec mon mari et mon bébé que je me suis endormie… dans mon propre lit.

Et toi ? Tu avais des drôles de lubies à la fin de ta grossesse ? Tu as compris tout de suite quand tu as rompu la poche des eaux ? Tu as accouché dans un pays étranger ? Tu te souviens avoir eu quelques soucis de communication liés à la différence de langue ? Raconte !

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Commentaires

16   Commentaires Laisser un commentaire ?

Élise

Oh une autre jeune maman française aux pays-bas 🙂
Moi j’ai accouché dans une maison de naissance dans le service maternité de l’hôpital. Accoucher à la maison c’était pas envisageable pour moi ni pour le papa qui est pourtant Néerlandais. Et heureusement car Poussin est finalement né à l’hôpital.

le 15/04/2015 à 08h14 | Répondre

Mam' Agrume

M. Agrume n’était pas hyper enthousiaste au début, mais une fois renseigné il m’a suivi dans mon idée !
(Après c’était pour le remboursement qu’il n’était pas rassuré, dans la mesure où il n’y a pas vraiment d’équivalent au kraamzorg en France).

le 15/04/2015 à 23h21 | Répondre

Madame Trilingue

Magnifique récit de naissance
 quelques jours de mon terme j en ai les larmes aux yeux 🙂

le 15/04/2015 à 11h26 | Répondre

Mam' Agrume

J’espère que tout se passera comme tu le souhaites, et que ton bout de chou te fera de jolis areuh en 3 langues !

le 15/04/2015 à 23h21 | Répondre

Mlle Mora

Waouh quel accouchement ! Loin de la position inconfortable de l’hôpital !
Ca a du être dingue de sentir le crane de ton bébé sous ta main… et tu as même coupé ton propre cordon ! Moi jdis bravo !

le 15/04/2015 à 11h54 | Répondre

Mam' Agrume

`C’était… un peu étrange. Je me disais que je pouvais le réceptionner toute seule, que finalement je n’avais besoin de personne pour accueillir mon bébé.
Ce qui n’est pas foncièrement faux, mais j’ai quand même laissé faire la sage-femme ^^
Pour le cordon ça m’a pas tant marqué puisqu’au départ je l’avais omis dans le témoignage, c’est M. Agrume qui m’a dit « pourquoi tu dis pas que c’était toi qui as coupé ? » – « Ah bon, c’était moi ? Ah oui c’est vrai… »

le 15/04/2015 à 23h27 | Répondre

Claire Gezillig

Merci de ce témoignage, je risque de passer par là aussi 😉
Mais ce qui me fait le plus « peur » à l’heure actuelle, ce n’est pas la douleur de l’accouchement sans péri, c’est de devoir parler une langue étrangère dans ce moment, pourtant, je parle l’anglais couramment et je me débrouille en néerlandais mais je crois que j’aurai envie à ce moment-là de parler ma langue profonde, ma langue maternelle…
Comment as-tu géré ça du coup ?

le 16/04/2015 à 08h25 | Répondre

Mam' Agrume

Ben disons déjà que je n’avais pas le choix, à moins d’aller accoucher à l’hôpital en Belgique, ce qui présentait beaucoup plus d’inconvénients à mon goût.
Et mon mari est français, donc quand j’étais dans des moments où la langue de Shakespeare pouvait bien aller se faire voir, il pouvait traduire. Si nécessaire, car cette nuit-là, la sage-femme de garde était celle qui parlait un peu de français (loin d’être rare à Maastricht qui était francophone encore au XIXe siècle).

Enfin, les explications en anglais ça devient machinal, même si quand j’en ai marre je repasse facilement par mon mari… pour tout dire là j’étais en pleines démarches administratives en France et en repassant les explications à apporter au personnel administratif je les traduisais mentalement, avant de me dire « ah ben non, en français ça sera quand même plus simple ».

le 16/04/2015 à 10h42 | Répondre

Miss Chat

Waw waw waw ! C’est impressionnant (et rapide !)…
Je ne pourrais jamais accoucher à la maison (ça me rendrait folle de lier les douleurs d’un accouchement à mon doux foyer) mais je reconnais que l’expérience que tu décris semble très belle 🙂

le 16/04/2015 à 12h34 | Répondre

Mam' Agrume

Ah, je le vois sous un tout autre angle !
Pour moi c’est le doux foyer qui vient adoucir les douleurs de l’accouchement.
Et puis, le fait de pouvoir gérer comme on l’entend, d’adopter la position qu’on sent le mieux (et qui se trouve généralement être la plus physiologique…) ça diminue aussi la douleur (même si quand la montée en puissance est aussi rapide, ça douille quand même. Mais pas longtemps !)

Après, puisque je retourne en France, et que l’AAD ne s’y fait pas, j’aimerais bien, pour un éventuel 3e, pouvoir avoir un retour à domicile dans les heures qui suivent, comme ça se fait quand tu accouches avec une SF libérale sur plateau technique d’hôpital.

le 16/04/2015 à 15h07 | Répondre

Miss Chat

Quoi, vous ne pouvez pas accoucher à domicile en France ?! Ah mince je pensais que ça existait partout…
Oui, je me doute que tu peux prendre en compte l’une ou l’autre dimension de l’accouchement à la maison (et tu as opté pour la plus positive) mais la petite primipare angoissée que je suis n’envisage pour le moment qu’une seule possibilité 😀 Je crois que c’est un choix à considérer pour les 2e grossesses et suivantes !

le 17/04/2015 à 10h11 | Répondre

Nilith lutine

En France l’accouchement à domicile est extrêmement stigmatisé, et tout est fait pour décourager les rares sage-femme et voudraient les pratiquer. 🙁 Il y a malgré tout quelques « résistants », mais c’est dur, très très dur. Et y’a même pas de maisons de naissance, il est beau le choix hein ? 😀
Pour les cris je suppose que, quand c’est courant comme c’est le cas aux Pays-Bas, les voisins ne se posent pas trop de questions. Mais sinon, j’avais vu (en France) qu’une maman avait laissé un petit mot à l’attention de ses voisins (dans leurs boîtes aux lettres ou/et sur la porte de son appartement) disant en gros « si vous entendez des cris, n’ayez pas peur ! », en plus joliment tourné.

le 17/04/2015 à 10h46 | Répondre

Mme Ebène

Mes félicitations! c’est vraiment une chouette expérience et ça me tente un peu j’avoue. Mais j’ai trop peur de devenir la crieuse du quartier! Sinon l’option SF libérale me semble être un bon compromis car 4 jours à l’hôpital non merci…

le 17/04/2015 à 10h01 | Répondre

Mam' Agrume

Pour la sage-femme libérale sur plateau technique d’hôpital, il faut être à proximité d’un hôpital qui l’autorise… pour l’instant ce n’est pas mon cas (enfin, après le retour en France), mais je ne désespère pas que ça change d’ici le 3e.

Pour le côté « crieuse du quartier », j’avoue que je craignais un peu aussi ! Ma voisine avec qui je m’entends très bien m’a rassurée en me disant qu’ici ils avaient l’habitude (enfin, pas tous les jours, mais qu’ils ne trouveraient pas ça étrange).
Et puis, je crois que je n’ai vraiment crié que pour l’expulsion, en pleine nuit, avec un peu de chance les voisins ne s’en sont même pas rendu compte dans leur sommeil ! (j’avoue, je n’ai pas été leur demander hein).

le 17/04/2015 à 10h27 | Répondre

Nilith lutine

Oups c’était là la question des cris ! 😆 Trompage !

Mam’ Agrume j’allais te dire que tu pouvais toujours aller plus loin que l’hôpital du coin, mais ceux qui permettent ça étant à une heure de chez toi tandis que tu as des accouchement express, en effet, ce n’est pas évident.
Il faudra quand même se renseigner s’il ne reste pas un(e) irréductible sage-femme de l’accouchement à proximité, on ne sait jamais. (Bon le risque c’est qu’elle soit tellement loin que tu accouches sans elle le temps qu’elle arrive… C’est simple, tout ça…)

le 17/04/2015 à 10h50 | Répondre

sab

Moi ce que je me demande c est comment tu as géré bergamote ? A t elle entendu les cris? Es tu allée la réveiller ou a t elle eu la surprise de découvrir un petit nouveau en se réveillant le matin?

le 30/07/2015 à 00h11 | Répondre

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