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Mon accouchement : la suite… ou quand mon utérus s’est mis en grève !


Publié le 14 février 2018 par Claire Gezillig

La dernière fois, je t’ai raconté mon accouchement… Enfin, il en manque un petit bout.
On dit que l’accouchement est en trois phases : la dilatation, la poussée et la délivrance (qui consiste en l’expulsion du placenta).

Dans mon dernier article, je me suis arrêtée à la sortie de notre bébé…

La découverte de notre bébé

J’ai donc mis au monde mon bébé… ma petite fille !

Nous avions gardé la surprise du sexe.
Mais tout le monde ou presque nous disait que nous allions avoir un garçon.
Et au début de ma grossesse, j’avais l’impression que ce serait un garçon… Je crois que le fait que nous ayons le prénom garçon depuis longtemps alors qu’on a galéré à se mettre d’accord sur un prénom de fille a joué dans l’idée de se projeter plutôt avec un garçon.

On s’est donc fait surprendre en découvrant que c’est une fille.
C’est d’ailleurs ce que je dis en premier en voyant notre enfant, « it’s a girl! » puis, « mon bébé, mon bébé… » – je le répète en boucle quand on me la pose sur moi.

Je ne pleure pas (moi, la madeleine, j’étais pourtant sûre que j’allais pleurer). Je ne suis pas prise par une grande vague d’amour. Mais j’ai l’impression d’être dans un état simple, naturel de bien-être… et toujours un peu dans un état second que j’ai ressenti pendant toute la phase de poussée.
Je regarde ma fille, je regarde mon mari et tout me parait naturel.

Crédits photos : Raphael Goetter

Après quelques minutes, l’amoureux coupe le cordon qui ne bat plus.

La délivrance

Rapidement, la sensation de poussée me reprend pour expulser le placenta. C’est rapide et facile avec l’aide de la sage-femme. Je garde ma fille sur moi pendant ce temps…

Le placenta sorti, la sage-femme vérifie qu’il est complet.
Elle me demandait si je veux le garder.
L’idée de l’enterrer dans le jardin et de planter un arbre au dessus m’a traversé l’esprit à un moment de ma grossesse – c’est ce qui arrive quand on lit pleiiiin d’articles de « hippies » autour de la naissance ; sauf que l’amoureux m’a regardée bizarrement quand je lui ai suggéré pendant ma grossesse, et puis, bon, détail qui a son importance, nous n’avons pas de jardin !
Je décline donc.
Mais elle me demande si je veux le voir ; je suis curieuse donc je dis oui et elle me présente donc mon placenta. Je l’observe puis revient rapidement me focaliser sur ma petite fille.

Ces minutes après la naissance sont précieuses.
Je n’ai pas encore remis mes lunettes, je viens de vivre un moment unique et intense, je suis sans doute baignée d’hormones, tout est doux et brumeux… Ma fille est toujours sur moi et nous la regardons émerveillée.

Quand les choses se compliquent…

Alors que nous sommes encore le regard curieux penchés sur notre enfant, la sage-femme s’active en bas… Et ce n’est pas très agréable.

Au bout d’un moment, elle me dit qu’elle va appeler la gynécologue car je continue de perdre du sang. C’est expliqué de manière calme et claire, je ne panique pas, je suis toujours focalisée sur mon bébé.

La gynéco arrive, se présente, me dit qu’elle va regarder d’où vient le sang que je perds.

J’ai beaucoup aimé que (conformément à mes souhaits), on est pris le temps de toujours m’expliquer ce qui se passait.

La gynéco commence à son tour à farfouiller en bas. Je tente encore de ne pas y prêter attention sauf que ça fait sacrément mal. Vivre les contractions et sortir mon bébé sans péri, c’est une chose, mais je n’ai plus la force de supporter la douleur à ce moment-là et je commence à me tortiller de douleur.
Rapidement donc, la gynéco me dit « ok, ça continue de saigner et nous ne voyons pas d’où ça vient pour le moment, mais comme on vous fait mal, nous allons vous emmener au bloc pour vous endormir, trouver d’où vient l’hémorragie et résoudre le problème »

Quand je raconte cette épisode, les gens me demandent si j’ai eu peur… Et on a du mal à croire que j’ai un si bon souvenir de mon accouchement avec ça.
Sauf que :

  1. pour moi, ce n’est pas directement associé à mon accouchement, j’ai eu cette belle expérience que je te racontais la dernière fois, puis une demi-heure pour faire la connaissance de mon bébé…
  2. Je n’ai pas eu peur non plus parce qu’il n’y avait pas de panique dans la pièce, pas de cri, pas de personne qui se presse, pas de regard inquiet…
    J’ai eu l’impression qu’on a géré de bout en bout, j’étais au bon endroit, entourée de professionnels compétents et bienveillants qui ont fait leur métier au mieux en respectant mes souhaits autant que possible.

Hémorragie de la délivrance

J’ai donc fait une hémorragie de la délivrance.

Pendant la grossesse, le placenta est composé de vaisseaux sanguins qui alimentent le cordon ombilical et donc le bébé. Ces vaisseaux sont alimentés par des artères à l’intérieur de l’utérus. Après la délivrance (l’expulsion du placenta), ces artères doivent se refermer progressivement pour ne plus saigner. Ce mouvement est créé par la rétractation de l’utérus.

Donc pour résumer, mon corps ayant déjà bien bossé (travail rapide, expulsion sans complication du bébé puis du placenta), a dû trouver que c’était déjà beaucoup lui demander. Donc paf, mon utérus a décidé de se mettre en grève, il n’a pas fait son dernier boulot qui consistait à se rétracter pour arrêter l’hémorragie.

J’ai perdu 2,2 litres de sang (détail que je n’ai eu que le lendemain).

La suite…

Au bloc opératoire, on m’a demandé 3 fois mon nom, prénom, date de naissance, si j’avais des allergies et si j’avais déjà été opérée (pas de visite pendant la grossesse avec l’anesthésiste ici), on m’a endormie avec un masque.

Autres détails que je n’ai eus que plus tard : pendant que j’étais sous anesthésie générale, on m’a mis un espèce de ballon de baudruche rempli d’eau dans l’utérus pour l’obliger à se contracter et on m’a perfusé de l’ocytocine.
Ils en ont profité pour recoudre la mini-déchirure que j’ai eu d’un point.

Moi, ce dont je me rappelle c’est que je me suis réveillée dans une salle de réveil dans la pénombre, j’étais un peu sonnée… Je n’ai pas vu que j’avais une sonde urinaire et deux perfusions et je ne ressentais pas vraiment de douleur alors qu’on me demandait plusieurs si la douleur était supportable. Sur le moment, je n’ai pas cherché à vraiment savoir ce qui m’était arrivé…
Non, parce que m’ont tout de suite rejoint les deux amours de ma vie, mon mari et ma fille. On m’a donné cette dernière, on me l’a mise au sein, et j’étais juste une maman comblée.

Les jours qui ont suivi ont été plus compliqués, je reviendrais te les raconter. Mais vraiment, je n’associe aucun ressentiment, aucune peur, aucun regret à ce qui s’est passé pendant et après mon accouchement.

Bien sûr, que je me suis posé la question de ce qui ce serait passé si j’avais accouché à domicile… Ça aurait sans doute été une bien plus grande panique puisqu’on aurait du me transférer en urgence à l’hôpital.

Bien sûr quand au rendez-vous post-accouchement, la gynéco m’a expliqué que pour le prochain accouchement, il me faudrait aller forcément à l’hôpital et avoir une perfusion dès le début, « au cas où ça se reproduirait », j’étais un peu triste. Ça veut dire faire une croix en partie à mon accouchement de rêve

Apparemment, ce qui m’est arrivé se produit dans 6% des accouchements. La faute à pas de chance. Mais bon, à côté de cela, tout le monde n’a pas la chance d’accoucher dans un pays où ce genre de problème n’est plus mortel. Et à plus petite échelle même, tout le monde n’a pas la chance d’accoucher en moins de 4h, d’en garder un super souvenir et d’avoir un bébé en bonne santé et disons-le même, une petite fille tellement parfaite qu’on se demande avec l’amoureux comment ce petit être peut venir de nous !

Et toi, tu as eu des complications après ton accouchement ? Tu as eu l’impression d’être bien entourée par le corps médical ? Raconte !

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Commentaires

21   Commentaires Laisser un commentaire ?

Miss Chat

J’ai également fait une petite hémorragie mais elle n’a nécessité aucune intervention extérieure finalement et s’est résorbée d’elle-même. C’est ma vessie (que je ne sentais plus) qui empêchait mon utérus de se rétracter.
Je n’en garde pas un souvenir impérissable évidemment mais je suis entièrement d’accord avec toi, c’est complètement détaché de l’accouchement en lui-même ! 🙂

le 14/02/2018 à 07h43 | Répondre

Mrs Smith

Quelle photo magnifique! Tres emouvant. Ici aussi j’ai un bon souvenir de mon accouchement (probablement lie au fait que les sage-femmes dans mon hopital a Sydney etaient egalement tres a l’ecoute et dans l’echange) et de la rencontre avec ma fille…

le 14/02/2018 à 07h48 | Répondre

Soazig

C’est mon tout premier commentaire après des années à traîner sur ces blogs.
J’ai fait exactement la même avec le ballon (la gynéco m’a dit que ça s’appelait un ballonet de bacri). Et je suis ravie que tu l’ai vécu aussi bien sur le moment, moi j’avais la péridurale donc j’ai rien senti au début mais j’ai bien senti les massages réguliers pendant les 10h de surveillance après. Ça a oblitéré les émotions de la naissance (ce qui est franchement moche vu que je l’ai eu la vague d’amour et qu’il m’a fallu 2 mois pour aimer autant ma fille qu’à la naissance). Maintenant je dissocie comme toi cette péripétie de la naissance de ma fille. Et j’ai juste eu peur 5-10 min quand j’ai compris dans mon nuage ce qu’il se passait qu’on doive tout enlever.
J’espère que tu t’es remise aussi vite que possible par la suite. C’est quoi la perf dont t’as parlé ton gynéco ? (J’essaye de ne pas cumuler tous les facteurs de risque pour le prochain et je trouve pas trop d’info…)

le 14/02/2018 à 08h11 | Répondre

Plume

Je pense que c’est une délivrance dirigée avec perfusion d’ocytocine de synthèse. Mais tu as dû en avoir si tu avais une péridurale non ?

le 14/02/2018 à 11h10 | Répondre

Soazig

Oui j’ai été déclenchée du coup, l’ocytocine ne faisait plus aucun effet apparemment. Je me demandais si c’était autre chose.

le 14/02/2018 à 12h07 | Répondre

Claire Gezillig

Ce serait une perfusion mise sans rien au départ, si j’ai bien suivi mais au moins, elle aura été posée pour pouvoir injecter vite de l’ocytocine si besoin.
Je demanderai plus de détails le jour J où numéro 2 sera au programme 😉

le 24/02/2018 à 18h42 | Répondre

Plume

J’ai accouché samedi de mon premier bébé (également sans péri) et je me retrouve totalement dans le récit de la découverte ! Pas de pleurs, moi qui pleure tout le temps et « mon bébé » repété en boucle !
Tu n’as vraiment pas eu de chance pour l’hémorragie et l’AG…
De mon côté, mon utérus s’est également mis en grève à 8/9 cm de dilatation. J’en ai profité pour dormir puis il a fallu relancer la machine avec une grosse perf d’hormones de synthèse. Dur sans péri mais heureusement les sages femmes ont su me faire tenir. Du coup, également ocyto de synthèse pour la délivrance et pas eu de problème.
Étranges ces utérus qui arrêtent de bosser !

le 14/02/2018 à 08h25 | Répondre

Marie B

J’ai eu des accouchements bien différents du tien (pour la première : césarienne en urgence pour souffrance foetale, pour la deuxième : début de rupture utérine) et pourtant je me reconnais à 100% dans ton dernier paragraphe!
Quand on me demande si je ne suis pas trop triste de mes accouchements, je réponds que sur le moment j’ai eu peur pour mes bébés mais qu’au final tout le monde va bien alors je m’estime plutôt chanceuse!

le 14/02/2018 à 08h28 | Répondre

la comtesse Bleue (voir son site)

C’est tellement bien de garder ce souvenir de ton accouchement. Je n’ai pas de complications ensuite mais je comprends tout à fait cette impression de deux moment sans lien, surtout s’il y a eu une demie-heure entre les deux. Pour ce qui est d’expliquer ce qui se passe, j’ai l’impression que ça revient un peu plus dans les jeunes générations de médecins et de sage-femme, en tout cas, j’avais aussi demandé qu’on m’explique au maximum (sauf urgence vitale donc) et on m’a répondu (très gentiment) que c’était une évidence ! Bref ravie que tu garde un si beau souvenir de ce moment malgré ce petit événement 😉 Vous êtes très belles toutes les deux <3

le 14/02/2018 à 10h20 | Répondre

Claire Gezillig

Je trouve en effet qu’un personnel soignant qui verbalise avec bienveillance, ça fait toute la différence 😉

le 24/02/2018 à 18h44 | Répondre

elodie

J’aime beaucoup ta philosohie. C’est un beau récit. On oublie parfois, que même en France des dizaines de femmes meurent en couche chaque année, alors certes sur le nombre de naissance c’est un tout petit pourcentage mais ça existe encore. On sent que l’équipe était au top et soudée et que du coup tu étais apaisée. 2 litres c’est vraiment une grosse hémorragie, j’espère que ton mari l’a bien vécu aussi 😉

le 14/02/2018 à 10h21 | Répondre

Claire Gezillig

J’ai en effet pas évoqué le papa qui s’est retrouvé avec sa maman emmenée et un bébé tout neuf dans les bras.
Il m’a dit ne pas avoir été très inquiète mais plus sonné par tout ce qui venait de se passer et d’avoir sa fille dans les bras… Mais je crois que ce moment à eux deux (une fois les tests habituels faits, on les a laissés tranquille à deux) a une grande importance dans le début de leur relation et que ça restera un moment fort dans le cœur de l’amoureux.

le 24/02/2018 à 18h48 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

C’est super que tu gardes un bon souvenir de ton accouchement malgré cet épisode. Je crois que les hormones nous aident à relativiser dans ces moments…
Avant mon accouchement, on m’a parlé que ma fille pouvait avoir une hémorragie cérébrale qui expliquait qu’elle bougeait moins. Jusqu’au bout j’ai eu confiance et ne me suis pas inquiétée alors que ce n’était pas le cas de ma famille. Et je pense qu’effectivement ça pouvait vraiment être grave car toute la maternité (suite de couche, urgences obstétricales, salle de travail…) était au courant de « mon cas »… Heureusement, l’écho quelques heures après a montré que tout été normal 😉

le 14/02/2018 à 11h11 | Répondre

Claire (voir son site)

Le principal, c’est que tes choix aient été respectés et que tu l’ai bien vécu.
Je pense que l’attitude de personnel soignant est fondamentale, car ce sont eux qui contaminent leur stress au final 🙂

le 14/02/2018 à 14h34 | Répondre

Claire Gezillig

Oui, j’ai vraiment conscience d’avoir eu affaire à une super équipe 🙂

le 24/02/2018 à 18h50 | Répondre

Weena (voir son site)

Tant mieux si tu as un bon souvenir de ton accouchement malgré la péripétie finale.
Mon deuxième accouchement a aussi été express et je garde un « mauvais » souvenir de la sage-femme qui s’est jetée sur moi pour m’injecter de l’ocytocine de synthèse sans rien m’expliquer ou quoi que ce soit …
Mais bon, d’un autre côté, c’est la même qui m’a poussé à prendre une péridurale dont je ne voulais pas et dont j’aurai (ai) très bien pu me passer 😝

le 14/02/2018 à 19h57 | Répondre

Marie Obrigada

J’ai aussi eu une hémorragie de la délivrance, une révision utérine sous anesthésie générale puis quelques jours après une transfusion pour mon aînée. Mais comme toi, je n’associe pas ces complications à la naissance de ma fille, j’étais sur un nuage et j’ai accueilli la médicalisation sans inquiétude car le reste de l’accouchement c’était passé comme j’avais idéalisé. En fait j’ai compris que tout ça n’était pas anodin lors de ma 2e grossesse avec les commentaires du personnel soignant et le refus de la salle nature. J’avais peur que ça recommence mais heureusement non et j’ai bien senti la différence niveau énergie.
Félicitations pour la naissance de ta fille!

le 15/02/2018 à 15h03 | Répondre

Claire Gezillig

ahah, moi j’ai compris quand j’ai fait la visite des 6 semaines et qu’on m’a demandé si je l’ai vécu comme un traumatisme et si je voulais en parler…
Après, pour le 2ème, j’aurais le droit normalement d’accoucher tout comme je veux (bon à l’hôpital), si tout se passe (ici pas de salle nature, elles sont toutes équipées comme une salle nature), juste avec une perfusion au cas où pour pouvoir perfuser si nécessaire rapidement…
Contente de lire que tu n’as pas rempilé pour le 2ème, je peux imaginer pour l’énergie vu que j’ai bien mis plusieurs semaines avant de pouvoir faire des choses aussi simples que porter longtemps mon bébé sans avoir la tête qui tourne.

le 24/02/2018 à 18h54 | Répondre

Clem

Le début de ton récit c’est « exactement » notre histoire pour notre aînées : on ne connaissait pas le sexe, tout le monde nous a dit « c’est un garçon », évidemment c’etait une fille et tout ce que mon Mari a dit pendant 2/3 min c’etait « It’s a girl, it’s a girl » 😅 nous avons accouché en UK.

le 16/02/2018 à 14h57 | Répondre

Stella

Felicitations! Quel récit, j’en ai les larmes aux yeux!
Magnifique photo!

le 19/02/2018 à 10h41 | Répondre

Claire Gezillig

Merci à toutes de vos commentaires, félicitations et vos témoignages, ça me touche de pouvoir partager tout ça avec vous (même quand je réponds un peu tard ou seulement collectivement) <3

le 24/02/2018 à 18h56 | Répondre

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