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Mon accouchement [partie 2]


Publié le 9 mai 2018 par Rigel

Dans l’épisode précédent, les sages-femmes envisageaient « d’aider » le bébé à sortir puisqu’il n’arrivait pas à s’engager dans mon bassin. Je trépigne, j’ai une trouille bleue de ce qui se passerait s’ils devaient utiliser des instruments. Je demande s’ils ont un « truc » de sage-femme pour aider. Ils me proposent donc de changer de position (j’étais alors « assise-vautrée » qui tient un peu du même concept que le « assis-debout » du tire-fesse mais version femme enceinte) en travaillant sur ma respiration.

Avec leur aide (même si la péridurale est bien dosée, j’ai une jambe totalement endormie), je re-bouge, et m’installe en position gynécologique (glamour bonjour !). Aparté : tu ne trouves pas que les installations pour les examens gynécologiques tiennent plus de l’instrument de torture moyenâgeux que d’un truc rassurant ? Sérieusement, j’ai l’impression qu’on va me passer à la question !

Les sages-femmes repartent et au bout de 3min, à respirer selon les indications, les douleurs que je ressentais au niveau des côtes disparaissent d’un coup (il s’agissait des pieds ou des genoux du bébé qui tapaient, la péridurale ne fonctionnant qu’environ du nombril aux orteils). Je sens un drôle de truc qui se passe dans mon bassin. Je dis à M. Tad d’appeler (je n’arrive plus à atteindre cette foutue sonnette !). Les sages-femmes reviennent, m’examinent « ahh oui, le bébé va arriver ! On revient d’ici 10min ». Ils repartent. A peine repartis, je re-dis à M. Tad d’appeler. Ils reviennent. Et là, les cheveux du bébé sont visibles ! Je ne fais rien, absolument rien, le bébé est en train de sortir tout seul, malgré l’absence de contractions (enregistrées) et de poussées ! Tout le monde s’agite très vite d’un coup, les sages-femmes ont à peine le temps d’enfiler les tabliers, gants, masques… En deux poussées, la tête du bébé est dehors, une poussée supplémentaire, les épaules passent. Et voilà ! 16h59, Numérobis ouvre ses yeux sur le monde ! Si tu as bien calculé, il s’est passé moins d’une demi-heure entre le moment où ils envisageaient « d’aider le bébé » et l’arrivée de Numérobis. Qui est un… petit garçon ! M. Tad coupe le cordon, me demande si je veux essayer (je mourrais d’envie de couper un bout de cordon, pour « voir » la texture, mais là, sur le coup, plus envie du tout ! Je resterai probablement toute ma vie dans l’ignorance de la chose).

Crédit photo : Sanjasy

On se découvre et M. Tad envoie les premiers SMS pour annoncer la bonne nouvelle « le bébé est né », suscitant une vague immédiate d’appels « oui, le bébé est né ! mais comment il s’appelle ?!!!! » (si tu te souviens bien, nous avons choisi de ne pas révéler le sexe du bébé avant sa naissance).

On prend quelques instants pour se découvrir, puis Numérobis est emmené pour ses premiers examens, qu’il passe brillamment (mon fils est déjà un génie !). Pendant ce temps, les sages-femmes me demandent de pousser pour faire sortir le placenta, ce qui est rapidement fait. Je vois bien que quelque chose les contrarie. Ils se mettent à parler leur jargon entre eux et parlent de « RU ». Je comprend immédiatement, compte-tenu du contexte qu’il s’agit d’une révision utérine et pas de restaurant universitaire. Arrrrrgggg ! Mais ça fait très peur ça ! La sage-femme titulaire m’explique calmement qu’elle doit aller chercher une partie de la membrane qui est restée accrochée dans mon utérus. On se dit tout, sur ce que ça fait ? Honnêtement, ça ne fait pas mal. Bon, certes, j’avais une péridurale. Mais je n’ai pas senti grand chose, même si une main complète est partie tâter mon utérus de l’intérieur. En voyant la membrane ensanglantée sortie, dans le bac de récupération des déchets médicaux, j’ai eu l’impression d’être une brebis de l’amour est dans le pré.

[séquence frime absolue] Malgré les menaces de ventouse et autres, et malgré un bébé de plus de 4kg, mon périnée est totalement intact. Je sais, c’est pas juste. Mais j’ai des vergetures sur le ventre, alors pas de tomates ! [fin de la séquence frime absolue]

La puéricultrice me ramène mon fils pour une tétée de bienvenue, et je lui suis fort reconnaissante de ne pas me dévorer comme l’avait fait Choupinette. Néanmoins, je persiste à trouver la tétée sacrément douloureuse. Au bout de 40min, je laisse Numérobis profiter des bras de M. Tad. Qu’il est beau, mon mari, dans son rôle de papa.

Au final, l’accouchement aura duré 14h. Comparé aux 22h nécessaires à la naissance de Choupinette, j’ai l’impression que ça a été vite !

Et toi, ton accouchement a-t-il été long ? Si tu dois accoucher bientôt, as-tu des craintes particulières ?

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Commentaires

6   Commentaires Laisser un commentaire ?

WorkingMutti (voir son site)

Oh le super accouchement ! Ayant eu uniquement des césariennes, je rêve toujours en lisant des accouchements comme ceux là qui se finissent bien 🙂

le 09/05/2018 à 17h08 | Répondre

Rigel

On a surtout tendance à dire quand ça va mal plutôt que quand ça va bien 🙂 après ce n’était pas un pur moment de détente non plus, c’était long ! Comme me l’a dit la sage-femme le lendemain « 14h, ça va pour un premier accouchement ! » « Oui… mais là c’était le deuxième ! »

le 09/05/2018 à 22h09 | Répondre

Doupiou

J’avais parfois entendu dire que les médecins « font peur » aux mamans en annonçant l’utilisation de forceps ou ventouses pour débloquer psychologiquement la maman. Ça m’a toujours choqué et ton accouchement me fait un peu penser à ça !

le 09/05/2018 à 18h14 | Répondre

Rigel

En l’occurence c’est la sage-femme qui en a parlé et elle a juste dit que si le bébé ne descendait pas dans l’heure, il faudrait envisager une aide (elle n’a pas prononcé les mots tabous !). Je crois vraiment que c’était une question de position parce que dès que j’ai bougé j’ai senti que la pression sur mon diaphragme diminuait. Ou alors je sous-estime la puissance de mon psychisme :-p

le 09/05/2018 à 22h00 | Répondre

Madame Vélo

Super récit d’accouchement ! C’est chouette que tu n’ai pas eu mal pour la révision utérine, généralement on entend que c’est assez douloureux. Et j’avoue que c’est une des complications qui me fait le plus peur ! Je suis assez étonnée que la position qui a facilité la descente du bébé soit la position gynéco, car elle est pas réputée pour être « physiologique », mais tant mieux si ça a marché !

le 11/05/2018 à 14h00 | Répondre

Rigel

Non effectivement, ce n’est pas la position réputée pour faciliter la descente ! Mais l’angle que devait former mon abdomen avec mon bassin ne devait pas être favorable, alors qu’en position gynécologique j’étais quasi à plat donc bien alignée. Pour la révision utérine, ça me faisait très peur aussi mais comme ils m’ont prévenu et que j’étais bien anesthésiée, ça a été tout seul. C’est une chance je pense par rapport à une RU qui se fait dans l’urgence absolue et une anesthésie générale.

le 13/05/2018 à 19h23 | Répondre

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