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L’accouchement médicalisé : une évidence un peu fissurée…


Publié le 29 juillet 2015 par Miss Chat

Mon accouchement et ma grossesse, je les ai tout de suite envisagés de façon médicalisée. C’était une évidence. Il était absolument inenvisageable pour moi de faire autrement.

Moi, je suis une fervente convaincue des bénéfices de la médecine moderne. Je suis prête à en reconnaître les dérives également, notamment en matière de grossesse et d’accouchement, où tout est si facilement soumis à des « procédures » (vilain mot qui sous-entend souvent que la future mère n’a pas son mot à dire, car le personnel médical s’attache à ces dites procédures comme à sa vie). Oui, il y a des points à améliorer. Oui, il y a du carrément mauvais. MAIS j’ai toujours eu et aurai toujours foi en la Science (oui, grand S, carrément).

Seringue

Crédits photo (creative commons) : ZaldyImg

Pourquoi ?

Parce que je pense que l’accouchement médicalisé sauve des vies, avant tout. On a fait des progrès remarquables en un siècle de médecine. On a amélioré les procédures… et quand je dis « améliorer », je veux dire qu’en fait, avant, il n’y en avait pas et que maintenant, il y en a plein ! C’est beau, parce qu’elles ont été mises en place dans l’intérêt du patient, pour l’aider, pour le sauver.

Ok, parfois, c’est juste pour faciliter la vie du médecin, on ne va pas non plus se voiler la face ! L’exemple le plus frappant qui me vienne à l’esprit maintenant : la position gynécologique imposée pour l’accouchement, alors qu’elle est plus douloureuse et moins efficace pour la maman… mais plus pratique pour le personnel soignant.

Bref, aujourd’hui, on sait ce qu’on fait, et pourquoi on le fait, dans la grande majorité des cas. Et pour l’accouchement, c’est radical ! Au début du vingtième siècle encore, accoucher provoquait fréquemment la mort. Aujourd’hui, c’est relativement rare. Dans nos contrées, la mortalité maternelle liée à la grossesse est tombée à 0,016 %. Avoue qu’elle est belle, la médecine moderne…

Je crois également en la médecine parce que mon mari est un scientifique, un vrai, avec blouse blanche et lunettes de labo, et qu’il m’a apporté une vision au plus près du pourquoi du comment « la science » fait ce qu’elle fait. Maintenant, je comprends certains mécanismes de base, et comment on en est arrivé à mettre en place certaines procédures, certains systèmes (la recherche est soumise dans nos pays à un cadre et à des obligations particulièrement contraignantes, par exemple). Malgré les critiques de certains vis-à-vis de la recherche en médecine et en sciences (évidemment qu’il y a des dérives, il y en a même beaucoup !), il y a quand même beaucoup de bien qui en ressort, et « connaître le système » me rassure.

Je crois aussi en la médecine parce qu’une partie de ma famille travaille justement dans un hôpital. Ils ont la vision « de l’intérieur » et ont su m’expliquer comment le personnel médical envisageait les choses. Ils m’ont parlé de leur expérience, des avantages et des inconvénients de certaines procédures liées à la grossesse et à l’accouchement (notamment la péridurale).

Mari et famille ont en tout cas participé au fait que j’aie confiance dans les choix des médecins et du personnel qualifié (de manière générale, je suis quelqu’un qui fait confiance aux professionnels, peu importe leur métier, d’ailleurs). Le suivi médical, même intense, ne me dérange pas a priori.

Enfin, je crois à la médecine parce qu’à côté de tout ça, j’ai dévoré tout ce que je pouvais trouver comme informations sur la grossesse et l’accouchement, et que j’en suis arrivée à une simple conclusion. Je voulais être suivie de A à Z pendant neuf mois pour prévenir le moindre problème de santé, et accoucher dans une maternité, avec sages-femmes, gynécologues, anesthésistes et péridurale, chirurgiens, infirmiers, et tout le matériel possible et imaginable pour qu’en cas de problème, toutes les chances soient de notre côté… Ça me semblait le choix SÛR, la sécurité pour ma vie et celle de ma progéniture. Et ça, ça n’avait pas de prix.

Dans ma tête, c’était donc clair (je le dis sans prendre de pincettes) : au vingt-et-unième siècle, pourquoi risquer « bêtement » des complications, voire la mort du bébé ou de la maman, en étant le plus « nature » possible, alors qu’on peut s’assurer que tout roule grâce aux progrès modernes ?

Oui, mais en pratique ?

C’est bien beau, tous ces grands principes, ces belles théories et cette foi scientifique, mais il a fallu les confronter à la réalité.

Ma puce a dépassé la date prévue d’accouchement de neuf jours, finalement. Pendant ces neuf jours, j’ai déprimé à l’idée du déclenchement programmé pour J+10. Oui, j’apprécie la médicalisation, mais j’avais aussi très envie de pouvoir donner naissance « naturellement », comme une grande, à ma petite fille, sans intervention extérieure. Paradoxal, j’avoue…

Primipare de mon état, j’avais bien lu tout ce qu’il fallait sur les signes devant provoquer le départ pour la maternité. Contractions toutes les cinq minutes ? Départ dans deux heures ! Perte des eaux ? Départ immédiat ! Ok, je gérais la théorie.

Tu me diras probablement que j’exagère, mais je l’ai vécu comme ça : à ce moment, la médecine, en qui je croyais à fond, m’a lâchée pour la première fois. Si j’avais attendu d’avoir des contractions toutes les cinq minutes et deux heures en plus, j’aurais accouché DANS MON SALON. C’est la douleur et l’intuition qui m’ont finalement fait partir.

Tu m’imagines, moi qui voulais tout avoir à disposition en cas de problème, faire ça sur un canapé à la maison ? Impossible ! La perte des eaux ? Provoquée par la gynécologue juste avant de commencer la poussée… Merci la médecine et ses conseils inutiles, me suis-je dit à ce moment.

À la maternité, pose de l’intraveineuse, monitoring et examen pour voir où j’en étais. Puis, comme « 3 cm de dilatation, on a le temps », attente pendant que le travail continuait.

Cependant, les contractions sont devenues intenses, puis insupportables, en quelques dizaines de minutes seulement. C’est là que le drame numéro deux de mon amour avec la médecine a pointé le bout de son nez : « Ah ben Madame, vous êtes à dilatation complète, c’est trop tard pour la péridurale… » Quoi ? J’ai pas bien entendu, vous pouvez me répéter ça ?

Avant cet instant, j’avais toujours dit : « On est au vingt-et-unième siècle, pourquoi je souffrirais inutilement ? » C’était sans compter sur des contractions hyper efficaces, qui m’ont fait passer de 3 à 10 cm de dilatation en une heure et demi.

Bien sûr que je savais que ça pouvait arriver, et que le personnel médical était alors pris de court. Mais la péridurale était la seule chose dont j’étais sûre et certaine. Pour moi, dans ma petite tête, il n’y avait aucun doute, j’allais bénéficier d’une des meilleures inventions de la médecine. La nature en a décidé autrement… Nature 1 – Médecine 0.

La suite s’est tout de même déroulée dans un bel environnement médicalisé comme je l’avais souhaité : sages-femmes à gogo, gynécologue, épisiotomie (j’en ai voulu une dès qu’ils ont eu un doute, hors de question de souffrir d’une déchirure en ce qui me concerne !), intraveineuse, et tout ce qu’il faut. Miss Chat est contente : tout s’est bien passé, l’homme ne s’est même pas évanoui et notre petite fille était en parfaite santé.

En conclusion…

Même si j’ai remis en doute certaines choses, comme le départ pour la maternité, même si je n’ai pas eu droit à cette merveilleuse péridurale, je suis toujours une fervente admiratrice de l’accouchement médicalisé ! Je pense que j’ai gagné à être bien entourée par le personnel, pendant et après. Ne serait-ce que pour ma tranquillité d’esprit… et ça, c’est très important pour un accouchement.

Mais à refaire, tenterais-je l’expérience « naturelle » ? Accoucher sans péridurale et pratiquement sans aide extérieure finalement (à l’exception de l’épisiotomie) m’a montré que j’étais capable d’avoir un accouchement naturel. Je serais restée chez moi, ça aurait été pratiquement le même résultat. J’ai beau dire, depuis lors, l’idée de pouvoir mettre au monde naturellement, avec juste mon corps, mon bébé et moi, eh bien, j’avoue qu’elle me charme… Pour un deuxième, pourquoi pas ?

Et toi ? Tu partages cette confiance absolue en la médecine ? Tu ne jures que par la péridurale ? Ton accouchement a aussi remis en question certaines de tes croyances ? Dis-nous !

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Commentaires

52   Commentaires Laisser un commentaire ?

Mademoiselle Black

Merci pour ton témoignage! Je suis anesthésiste, alors forcément moi aussi je suis « pour » l’accouchement médicalisé.

Je voudrais juste donner un conseil aux futures mamans qui veulent accoucher à l’hôpital: renseignez-vous sur le déroulé pratique des choses avant de vous inscrire! Et sur l’étendue de votre pouvoir de décision.

Je m’explique: dans la maternité où je travaille, si une femme veut un accouchement plutôt « naturel », elle peut très bien ne pas avoir de perfusion, marcher, bouger, on fait juste un monitoring toutes les heures, et bien sûr chaque femme décide avec la sage femme dans quelle position elle va accoucher (selon comment le bébé descend aussi): à quartes pattes, sur le côté, « classique » sur le dos etc…

Au contraire, une femme qui ne veut pas souffrir peut avoir sa péridurale même à 1cm de dilatation si elle juge la douleur trop forte, et même à dilatation complète (il y a une technique spéciale pour ça qui s’appelle la péri-rachianesthésie combinée, qui agit en moins d’une minute).

J’ai l’impression que même si elles accouchent dans un milieu médicalisé et « rassurant » les femmes ont une grande marge décisionnelle dans leur accouchement!

Après bien sûr toute femme qui a accouché sait sur ce n’est jamais complètement comme on l’imagine!

Bonne journée à toutes!

le 29/07/2015 à 08h30 | Répondre

Miss Chat

Ton hôpital a l’air décidément très sympa avec les femmes qui accouchent ! Je pense que les libertés que vous leur accordez sont jusque ce qu’il faut de médicalisation pour se sentir en sécurité, tout en n’ayant pas l’impression d’être submergée et de ne pas avoir voix au chapitre 😉
Mon hôpital ne laissait pas autant le choix, il me semble (mais j’avoue ne pas avoir creusé la question non plus).

En ce qui concerne la péri-rachi dont tu parles, ça dépendait apparemment des anesthésistes. Mais de toute façon, une fois arrivée à dilatation complète, je n’ai pas vu une grande différence dans la douleur : ni plus ni moins mal et en plus, avec la poussée, on « oublie » un peu la douleur et on se concentre sur l’effort physique. Mais le ressenti est peut-être différent d’une femme à l’autre 🙂

le 31/07/2015 à 14h48 | Répondre

Mademoiselle Black

C’est sûr que s’il ne reste « plus qu’à » pousser ça ne vaut pas forcément le coup!
Mais il y a des femmes qui sont tellement paniquées à l’idée de ne pas avoir de péridurale qu’elles paniquent complètement!
Et on n’est jamais à l’abri d’avoir besoin de forceps, ou recoudre une déchirure, ou même devoir délivrer le placenta… Et on peut trouver plus cool de ne pas sentir l’aiguille de la sage-femme pendant les premières minutes avec bébé!
Après je pense que si je me retrouvais dans la situation d’arriver à la maternité à dilatation complète je saisirais l’opportunité d’essayer d’accoucher sans péridurale.
Enfin bref chacune ses envies mais si l’accouchement nous laisse la possibilité de faire des choix, c’est bien de s’être renseignée avant sur les habitudes des équipes!

le 31/07/2015 à 15h04 | Répondre

Miss Chat

Oui dans mon cas, il n’y avait plus qu’à pousser hihi (ils ont eu le temps de me brancher à la perf, au monito et de me placer sur le dos, c’est tout). Apparemment, j’ai lu aussi que la péri-rachi, vu que c’était quand même une rachi, insensibilisait encore plus que la péridurale « simple », notamment dans les jambes.
Mais comme tu dis, pour les premiers moments avec bébé, c’est effectivement mieux d’être « au calme » question douleurs… Même si ça ne m’a pas dérangée ni sur le moment même, ni par après !

le 09/08/2015 à 14h59 | Répondre

Madame Vélo

Puisque tu en parles j’ai une petite question : la perfusion est-elle oui ou non obligatoire ? est-il possible de la refuser ?
J’ai eu un accouchement « naturel » dans une maternité de niveau 3, quasiment tous mes souhaits ont été respectés (pas de péridurale alors que bébé en siège, bain, possibilité de bouger, etc.) mais on m’a imposé la perfusion (enfin, pour être plus précise, on m’a posé le cathéter et on ne m’a branché qu’au moment de la poussée) et on m’a imposé aussi l’accouchement en position gynécologique parce que bébé était en siège. Je ne regrette rien de tout ça, je sais que j’étais un cas « particulier » avec ce siège, et je suis contente d’avoir pu le faire sans péri alors qu’on me l’avait rendu quasi obligatoire. Mais vraiment si c’est possible j’aimerais ne pas avoir de perfusion pour la prochaine fois !

le 04/08/2015 à 11h24 | Répondre

Mademoiselle Black

Honnêtement je ne pense pas. Si tu choisis d’accoucher à l’hôpital c’est pour bénéficier d’une certaine sécurité. Et avoir un accès à une veine fait partie de ça.
Les femmes ne le savent pas forcément mais il y a plein de médicaments deja prêts pour le cas où une urgence surviendrait.
Évidemment dans la plupart des cas où on doit injecter un médicament on aurait le temps de mettre un cathéter avant mais pas toujours. Et ce n’est pas la peine de rajouter à une situation stressante une piqure.
Sans rentrer dans les détails en cas d’hémorragie et/ou de chute de tension c’est plus difficile de mettre un catheter.
En gros: entre prendre 5minutes pour mettre calmement une perfusion à l’arrivée et pouvoir injecter un médicament rapidement si besoin sans (trop) déranger la maman ou: en cas d’urgence, se jeter sur la maman pour réussir a mettre un catheter rapidement, voire lui enlever son bébé des bras/pousser le mari dehors et rajouter plein de stress inutile à la situation, on choisit la première solution.
Pour résumer: si tu « subis » le fait d’accoucher a l’hôpital pour être bien prise en charge en cas d’urgence, on (l’équipe medicale) se doit de faire le minimum pour te garantir cette sécurité: sinon aucun intérêt pour toi.

le 09/08/2015 à 15h25 | Répondre

Croco

Personnellement, je ne souhaite pas accoucher à la maison, mais c’est vrai que j’aimerai avoir l’impression que le corps médicale est plus à l’écoute de la maman. Étant sous anti-coagulant pendant ma grossesse, tout le monde veut que mon accouchement soit déclenché pour que je puisse bénéficier de la péridurale (qui ne peut être administrée moins de 12h après la dernière injection d’anti-coagulant). Personnellement, je préférerai un déclenchement naturel, même si du coup il y a un risque que je ne puisse pas avoir la péridurale (mais finalement, il n’est pas si important, d’autant plus que mon hématologue m’a dit que je pouvais sans problème sauter une injection si je pensais que j’allais accoucher dans les 12h suivantes). Il me reste encore un peu de temps pour en discuter et essayer de convaincre le personnel, mais je ne suis pas sure d’arriver à imposer mon point de vue.

le 29/07/2015 à 08h50 | Répondre

Madame l'Abeille

Croco, je comprends qu’un déclenchement ne te réjouisse pas trop! Mais je ne pense pas qu’on veuille déclencher ton accouchement uniquement pour pouvoir bénéficier de la péridurale, mais plutôt pour « maitriser » tout le risque hémorragique lié à un accouchement : tu n’es pas à l’abri d’une césarienne en urgence, et même sans péri tu peux faire une hémorragie de la délivrance (un saignement utérin très important lié à un utérus qui a du mal à se rétracter ou à une rétention du placenta, après la sortie du bébé). Et sous anticoagulant les saignements sont bien plus difficiles à maîtriser et ça te met en danger. Enfin, demande qu’on t’explique bien les décisions et donne ton ressenti.

le 29/07/2015 à 11h54 | Répondre

Croco

Je suis traitée par héparine de bas poids moléculaire (Lovenox 0.4 ml). A priori, le risque hémorragique est faible, et on peut pratiquer une césarienne ( et une rachianesthésie) même sous traitement.
De plus, j’ai lu que l’administration d’ocytocine pendant le travail augmente le risque d’hémorragie (je sais que l’ocytocine n’est pas toujours nécessaire, mais quand même, c’est un risque en plus). Du coup je ne suis vraiment pas persuadée.
Mais je vais en reparler avec ma gynécologue au prochain rendez-vous, c’est sur !

le 29/07/2015 à 13h18 | Répondre

Madame l'Abeille

Ah oui en effet, c’est différent puisque tu es sous anticoagulant à dose préventive (ce que je te disais c’est pour l’anticoagulation à dose curative).

le 29/07/2015 à 14h07 | Répondre

Miss Chat

S’il s’agit uniquement de t’offrir la possibilité d’avoir la péridurale, je trouve ça personnellement aussi un peu dommage de déclencher… Le déclenchement n’est pas un acte anodin après tout. Je ne connais pas les tenants et aboutissants médicaux de ta situation mais de toute façon, essaye d’en discuter le plus possible et de vraiment t’assurer que tu prends la bonne décision, quelle qu’elle soit, en accord avec tes souhaits et tes principes 😉 Je te souhaite bonne chance !

le 31/07/2015 à 14h55 | Répondre

Madame D

Merci pour cet article Miss Chat ! Je me sens moins seule ! Je suis d’accord avec 100% de ton récit !!!!

le 29/07/2015 à 09h42 | Répondre

Miss Chat

Hihi de rien et merci d’avoir lu 😀

le 31/07/2015 à 14h57 | Répondre

Flora

Je suis scientifique (pas médecin) la science j’y crois à fond. Par contre pour moi la médicalisation c’est un peu comme la magie, il y a toujours un prix à payer. J’essaie de faire des analyses de risques basés sur les expériences dans mon entourage et les statistiques disponibles. Pour le moment j’en tire que je veux accoucher en milieu hospitalier pour la tranquillité MAIS avec le minimum de médicalisation possible (je ferai mon suivi de grossesse avec des sages femmes libérales).
-Péridurale: c’est une très bonne invention certes mais avec son lot de complication et d’effets indésirables. Pour moi ça restera une solution de nécessite, pas de confort.
-Épisiotomie: pour moi ça va aussi dans le panier faciliter la vie de l’équipe médical aux frais de la future maman! Une déchirure naturelle est souvent plutôt superficielle et donc cicatrise beaucoup mieux et beaucoup plus vite qu’une épisiotomie. Après c’est plus esthétique d’avoir une déchirure toute droite mais bon ça ne fait pas partie de mes critères.
Après je n’ai pas encore accouché donc peut être que je changerai d’avis 😉

le 29/07/2015 à 10h04 | Répondre

pitch

Tout pareil 😀 par chez moi il existe des maisons de naissance qui nous laissent sortir le jour même si tout va bien et je pense que j’opterai pour ce choix le moment venu

le 29/07/2015 à 13h43 | Répondre

Mlle Moizelle

En fait, on peut sortir le jour même quand on accouche à l’hôpital aussi. Techniquement, on est pas prisonnières, heureusement! Mais c’est vrai qu’il faut qu’un médecin nous fasse signer une décharge, et que souvent, ils essaient de nous dissuader de quitter les lieux… même si tout va bien! Rien que pour ça, je me sentirais comme une lionne en cage si je devais accoucher là-bas! ^^

le 29/07/2015 à 14h03 | Répondre

Miss Chat

Je pense que je rejoins maintenant ton avis : accouchement le plus physiologique possible mais en milieu hospitalier. Ca me semble également le choix idéal !
Par rapport à l’épisiotomie, par contre attention : il n’y a AUCUNE étude qui montre qu’une déchirure est mieux qu’une épisio (j’insiste vraiment !). Mais dans le même ordre d’idées, rien ne prouve non plus qu’une épisio permet un meilleur rétablissement ! La seule chose qui a été démontrée pour le moment, c’est que l’épisiotomie permettait d’éviter les blessures de l’anus, qui sont plus difficiles à soigner 😉 Maintenant, j’avoue que j’aimerais savoir ce qu’il en est réellement des statistiques par rapport aux déchirures : quel est le risque ‘réel’ d’en avoir une ? (et donc, est-ce que ça vaut la peine de faire l’épisio ou non ?)

le 31/07/2015 à 15h13 | Répondre

Flora

Beaucoup de spécialistes dont l’OMS ont prouvé que les prétendus avantages de l’épisiotomie n’étaient pas démontrés et qu’il faudrait mieux le limiter à des cas spéciaux (tu peux trouver une petite compilation d’étude statistique ici: http://www.cngof.asso.fr/d_livres/2004_Go_021_maillet.pdf). un petit extrait: Les déchirures du sphincter anal ne sont pas prévenues par l’épisiotomie,
Il apparait même qu’elle en augmente l’incidence. A moins d’être dans les cas spéciaux indiqués, on prend plus de risque avec l’épisio que sans 😉

le 04/08/2015 à 10h03 | Répondre

Madame l'Abeille

Je trouve ton billet super intéressant ! Merci de nous faire partager ton point de vue et ton expérience !

Je suis médecin et toute nouvelle maman, et je rejoins les commentaires de Mme Ebene et Melle Black : on peut avoir un accouchement physiologique mais dans un environnement médicalisé (dans une maternité où on est entouré et où les équipes sont prêtes à intervenir en cas de problème).

Le personnel médical n’est pas « pris de court » lorsque c’est trop avancé pour une péridurale : ils savent gérer un accouchement sans péridurale, leur rôle est d’accompagner un phénomène naturel et d’intervenir si besoin. Tu en as fait l’expérience ! Les progrès en obstétrique sont surtout liés au développement d’outils précieux pour accompagner et sécuriser un phénomène naturel (échographie, péridurale si besoin ect).

J’ai foi en la médecine, mais elle n’est pas toute puissante, et surtout elle n’est pas une science exacte ! Les protocoles servent à guider mais chaque situation reste unique. Au contraire de toi, si j’étais allée à la maternité au bout de 2 heures de contractions efficaces toutes les 5 minutes, j’aurai attendu des heures à la maternité avant d’accoucher. Tu dis que « c’est la douleur et l’intuition qui m’ont fait partir », exactement pareil pour moi. Bref, il y a la théorie et la pratique !

Un déclenchement à J+10 ? Vis-tu en France ? En général on déclenche 4 ou 5 jours maximum après le terme (terme en France = 41 SA)…enfin il me semble que c’est le protocole 😉

le 29/07/2015 à 11h31 | Répondre

Miss Chat

Oui je suis d’accord mais quand je disais « pris de court », c’est parce qu’elles ont eu l’air étonné (et un peu désolé pour moi) quand elles ont constaté la dilatation complète…
Bref, je rejoins entièrement ton commentaire sinon 😉
Alors j’ai appris récemment que le terme d’une grossesse était différent selon les pays effectivemment ! Je vis en Belgique, où le terme est à 40 SA. Donc selon vos standards français, j’aurais dû être déclenchée à J+3 😉 (mais j’ai finalement accouché à 41 SA + 2 jours)

le 09/08/2015 à 15h07 | Répondre

Mlle Moizelle

Bon… Je viens mettre mon grain de sel! 😉
Si tout se passe bien, mon accouchement devrait avoir lieu dans la douceur de mon foyer, le plus naturellement possible et avec les seules présences réconfortantes de mon mari et de la sage-femme. Donc je n’accoucherai pas « sans médicalisation » car la sage-femme est très pro, très équipée et très expérimentée: elle a beaucoup de matériel (bouteille d’oxygène, ocytocine de synthèse, outils chirurgicaux, de quoi ranimer l’enfant ou la mère, de quoi stopper une hémoragie, etc…), mais sa démarche est tout autre, car son matériel n’est là « qu’au cas où ». Une sage-femme qui accouche à domicile est beaucoup plus dans l’observation et n’intervient qu’en cas de nécessité.
Je suis profondément convaincue que la grossesse et l’accouchement ne sont pas des maladies, que nous sommes des mammifères et qu’heureusement que les femmes savaient accoucher avant notre médicalisation moderne, parce que sinon notre espèce n’aurait jamais vu le 21è siècle! ^^
Ce qui me dérange dans les protocoles des hôpitaux, c’est tout ce côté préventif. Heureusement que la médecine existe, et je ne crache pas sur son aide quand j’en ai besoin. Mais seulement quand j’en ai besoin! Je trouve les premiers soins très intrusifs pour le tout-nouveau-né, manipulé, intubé, lavé, piqué, les gouttes dans les yeux, les gants en plastiques de mains inconnues qui le manipulent… Si tout va bien, pourquoi précipiter tout ces soins si ce n’est pour le confort du personnel médical comme tu dis, ou pour « éviter tous les risques » (le risque zéro n’existe pas, donner la vie, c’est côtoyer la mort, depuis des siècles, à travers le monde et pour toutes les espèces vivantes…).
Donc si la naissance s’est passée « normalement », mon bébé devrait passer les premières heures de sa vie à mon sein, contre le ventre dans lequel il était pendant 9 mois…

le 29/07/2015 à 12h08 | Répondre

Camille

J’espère que tu nous raconteras 🙂 L’accouchement à domicile est effectivement une option comme une autre dans d’autres pays, mais en France c’est très rare, et surtout presque impossible du fait de l’assurance exorbitante à laquelle les sages-femmes doivent souscrire pour le pratiquer. Bref, ce serait un récit très intéressant (même si ça ne se passe pas comme prévu, d’ailleurs, la démarche reste intéressante) !

le 29/07/2015 à 13h29 | Répondre

Mlle Moizelle

J’y ai pensé! 🙂 et oui, la plupart des sages-femmes doivent hélas se passer d’assurance… Mais elles sont tellement passionnées qu’elles prennent des risques pour exercer ce métier qui leur tient à coeur!

le 29/07/2015 à 13h34 | Répondre

Claire Gezillig

Je plussoie Mlle Moizelle, j’ai très envie que tu nous racontes comment tu prépares ça (et plus tard, comment ça s’est passé). 😉

le 29/07/2015 à 14h06 | Répondre

Mlle Moizelle

Il faudra être patientes, autant que moi… Car le bébé n’est pas encore en route! ^^ Du coup, on a beaaauuuucooouuup de temps pour se documenter… ^^ Et même si j’ai pensé écrire sur ce blog, j’avoue avoir des réserves: cette décision sera déjà difficile à défendre devant les gens croisés tous les jours, proches et moins proches, j’ai un peu peur de devoir lutter contre les jugements des lectrices en plus de tout ça… :-/

le 29/07/2015 à 14h15 | Répondre

Claire Gezillig

bien sûr, il y aura des gens pas d’accord et des arguments contraires mais sur Dans Ma Tribu, les commentaires sont généralement bienveillants et s’ils ne respectent pas la charte, la tour de contrôle (Alice ou Camille) les enlève.
Et c’est grâce à des témoignages comme ça, qu’on peut faire avancer les choses pour que les femmes aient vraiment le choix.
Parce que c’est de ça dont il s’agit, avoir le choix (ici, aux Pays-Bas, c’est la situation inverse, jusqu’à récemment, on ne pouvait pas avoir de « péridurale de confort », maintenant, on peut le demander… Et je trouve ça bien. Comme je trouve bien qu’on puisse facilement accoucher à la maison dans ce pays, 30% des femmes le font d’ailleurs…)
Bref, ça m’intéresse grave de savoir comment ça se passe en France quand on fait ce choix qui y est marginal. 😉

le 29/07/2015 à 16h18 |

Mlle Moizelle

Oui, c’est la raison pour laquelle j’ai déjà pensé à témoigner ici: informer pour briser les préjugés, pour montrer que c’est légal et possible même si peu encouragé (quel euphémisme!). Je pense donc que je vous enverrai ma « candidature »! ^^ Mais comme je le disais, il va falloir être patientes car je ne suis pas encore enceinte… 🙁

le 29/07/2015 à 16h33 |

Nilith lutine

Pour nuancer (et bien que je sois très ouverte quant à l’accouchement à domicile, j’y songe d’ailleurs très fortement depuis longtemps, bien que ne souhaitant pas y avoir recours pour mon premier accouchement) et peut-être rassurer certaines futures mamans qui ne seraient pas prêtes pour ce choix, il est aussi possible d’avoir un accouchement physiologique à l’hôpital. Et toutes les maternités ne pratiquent pas de soins intrusifs sur le nouveau-né. Malheureusement, il faut bien se renseigner en amont, car c’est loin d’être la politique dominante en France (et comme il y a trop peu de maternités en France, pas simple de choisir en fonction de cela !). En revanche, bonne nouvelle : ça ne se joue pas entre public/privé. Il y a d’excellentes maternités publiques. (Et de mauvaises privées, aussi !)
Lorsque j’ai accouché, mon bébé est ainsi resté tout contre moi pendant plus d’une heure. Les soins ont ensuite été très limités. Pas de tube pour vérifier que le canal de respiration est bien perforé : un petit coton devant chaque narine, s’il bouge, c’est que l’air circule bien ! (Enfantin !) Quant au bain, conformément aux nouvelles recommandations de l’OMS, dans cette maternité, ils ne le font jamais le premier jour. (D’ailleurs ils ne l’ont pas mesuré non plus le premier jour, le bébé est trop recroquevillé). Théoriquement on le lui aurait donné le lendemain, mais il n’y a pas eu de moment propice. Alors pas de problème : on lui a donné ce premier bain le surlendemain (et on l’a mesuré à ce moment). 🙂

le 29/07/2015 à 18h08 | Répondre

Madame Irbis

Pour le bain et la mesure le lendemain, la SF de la maternité où j’ai accouché me racontait que c’était de plus en plus en courant en France.
Le mesurer dès qu’il sort ne rime à rien, vu qu’il est encore tout recroquevillé !

le 29/07/2015 à 18h27 | Répondre

Miss Chat

Je trouverais également ton témoignage très intéressant, ne serait-ce que pour avoir tes motivations sur le sujet 😉 Depuis mon propre accouchement, je trouve l’idée de le faire à domicile encore plus tentante (même si je ne m’y plierai probablement jamais, par peur).
Je me fais un peu l’avocat du diable par contre car vu le matériel que tu décris, ce n’est pas forcément très différent de l’accouchement dans certains hôpitaux. Les mêmes machines se retrouvent à l’hôpital et tu peux toujours en trouver un qui permet un accouchement physiologique.

le 09/08/2015 à 15h54 | Répondre

Mamzelle

La grossesse n’est pas une maladie mais une condition médicale particulière! Faire confiance à son corps et à la nature est merveilleux mais peut conduire à de grands risques. C’est quand tu les côtoies de près que tu prends vraiment conscience de ce que cela implique. Je ne vais pas raconter ici mon histoire, je ferais probablement prochainement un billet, mais je suis convaincue qu’il s’agit d’un choix extrêmement personnel! Qu’on ne peut faire l’apologie ni d’un accouchement naturel ni d’un médicalisé. Pour moi l’important c’est de bien comprendre les avantages et risques des différentes possibilités et de prendre une décision murement réfléchie… en concertation avec le PAPA !!!

le 29/07/2015 à 13h00 | Répondre

Mlle Moizelle

Bien sûr, je ne conseille à personne d’accoucher seule, mais je parle de l’accouchement à domicile (avec une sage-femme) avec passion car c’est très peu connu et reconnu en France… Pourtant, dans nombre de pays « civilisés » (!) d’Europe et autre, l’accouchement à domicile est une option parmi d’autre, et les taux de mortalité sont aussi faibles qu’en France…
C’est une décision qui n’est pas prise à la légère et qui nécessite de se documenter en amont (ce que nous avons fait et continuons de faire).
Et bien sûr, c’est une des conditions pour un AD réussi, le papa doit être motivé et confiant! Ici, c’est lui qui a lancé l’idée… 🙂

le 29/07/2015 à 13h06 | Répondre

Camille

Mamzelle, on a hâte de lire ton récit si tu nous le fais parvenir 🙂

le 29/07/2015 à 13h31 | Répondre

Nilith lutine

Haha, je pars d’un point de départ quasiment opposé au tien, mais j’ai en commun avec toi d’avoir eu une dilatation rapide de 3 à 10 : du coup alors que j’en étais à me demander si, tout de même, je ne la prendrais pas cette fichue péridurale vu les horribles contractions dans les reins, on m’annonce que je suis à dilatation complète ! 😆 Pour le coup, j’étais ravie de ne plus avoir le choix et de me savoir si proche de la fin. 😉
Je suis curieuse de voir ce que tu choisiras pour un deuxième. En tout cas il est aussi possible d’accoucher physiologiquement à l’hôpital puisque la présence de l’équipe médicale te rassure. Mais aujourd’hui, il faut se battre pour ça dans la plupart d’entre eux malheureusement. 🙁

le 29/07/2015 à 17h27 | Répondre

Madame D

Oh, je n’avais pas suivi que ton bébé etais né !!!!!!! Félicitation !!!!!!!!!!!!!

le 31/07/2015 à 09h24 | Répondre

Miss Chat

Je te rejoins tout à fait pour le soulagement de savoir que c’était « presque » terminé !! 😉 L’hôpital où j’étais permettait beaucoup de choses mais pas tout… Utiliser uniquement un plateau technique et avoir une sage-femme avec soi serait assez équilibré pour moi, en fait. Mais plus le temps passe, plus je suis convaincue de vouloir réessayer sans péridurale. Il y a ce petit côté très satisfaisant d’avoir pu mettre au monde ma fille « toute seule » qu’il ne me déplairait pas de retrouver !
En passant, est-ce que tu comptes faire un article justement sur le fait de vouloir avoir un accouchement physiologique ? Ca m’intéresserait 🙂

le 30/08/2015 à 17h36 | Répondre

soltia

Moi je suis infirmière donc je suis plutôt pour la médicalisation mais comme dit plus haut adaptée à chacune. J’ai accouché 3 fois et à chaque fois j’ai demandé la péridurale. Je ne voyais pas l’intérêt d’enfanter dans la douleur! Pour mes 2 1eres princesses ça a marché nickel même en étant dilatée à presque 9! ( j’avoue être infirmière aide car d’habitude ils ne la posent pas à ce stade! La chance du corporatisme!). Mais pour la dernière tout comme toi le travail a été bien trop rapide et la péri n’a pas fonctionné! Bon ben j’ai enfanté dans la douleur… Pour le choix d’une maternité de niveau 3 j’ai bien fait car j’ai fait une hémorragie de la délivrance! Heureusement qu’il existait un protocole! ?

le 29/07/2015 à 18h05 | Répondre

Miss Chat

Oh mais si tu n’as eu la péridurale qu’à 9, c’est que tu as quand même bien dû douiller avant d’y arriver ! 😉 Oui comme pour ton hémorragie, il y a des situations où les protocoles médicaux sont précieux, d’où l’intérêt à mon sens d’être en milieu médical lors de l’accouchement.

le 30/08/2015 à 17h43 | Répondre

emma

Loin de moi l’idée de faire l apologie d’un système car comme beaucoup le disent ici, l’important c est que chaque femme puisse avoir le choix de l’expérience qui lui convient le mieux en minimisant les risques pour la mère et enfant. Par contre je grince un peu des dents sur des arguments façon « la femme est un mamiphere elle est donc faite pour accoucher depuis des siècles ». La femme et l enfant sont surtout morts d’accoucher pendant des siècles et ça reste vrai pour une partie de la planète. Par principe, la nature n’est ni gentille, ni bonne, elle sélectionne et efficacement en plus. Accoucher à la maison avec une sage femme qui dispose d matériel ad hoc, de la formation ad hoc et d’un centre d’urgence à 20 mn de chez soi c est une démarche que je peux complètement comprendre, mais qui reste loin de l’état naturel et à mon sens c est plutôt une chance 🙂

le 29/07/2015 à 19h01 | Répondre

Dubmel

Tout à fait d’accord avec toi Emma, il y potentiellement de grands risques au moment de l’accouchement, et je crois que tout le monde ici est d’accord pour dire que le médical à une place dedans.
La question, à mon avis, c’est dans quelle mesure le processus médical interfère dans le procédé naturel et créé de nouveaux risques (par ex plus de risques de progrès lent ou déchirure en position allongée), et comment trouver le bon milieu entre le support et l’intervention médicale qui réduisent certains risques et laisser faire le processus naturel qui en évite d’autres. À défaut de consensus scientifique et pratique sur le sujet, je pense que chacun peut trouver une réponse différente à cette question

le 29/07/2015 à 20h50 | Répondre

Miss Chat

Emma, je te rejoins entièrement sur le fait que l’accouchement, bien qu’étant une des choses les plus naturelles au monde, reste un acte particulièrement dangereux pour la mère et l’enfant, une véritable épreuve physique dont on ne sort pas forcément gagnant malheureusement… Mais comme l’a très justement dit Dubmel, je crois que dans l’Europe du 21e siècle, la question est maintenant de trouver son propre « juste milieu », sa propre solution qui répondra à ses attentes et à ses craintes 🙂

le 30/08/2015 à 17h46 | Répondre

Chaperon Rouge

Super article, très interessant! ici j’ai aussi une belle confiance dans la médecine… mais je suis aussi curieuse de savoir jusqu’où je saurais aller… au début je me disais que je demanderai la péri dès que possible, pour pouvoir la doser et retarder peut être le moment où j’appuierai sur le bouton. Mais finalement, je me demande si je serais capable de faire sans… Ce serait le luxe, d’avoir des contractions et une poussée aussi efficaces que les tiennes… mais oui, j’aimerai essayer les positions physiologiques et titiller mon seuil de douleur… ainsi que la patience de l’homme!

Par contre, oui, je serais plus rassurée d’accoucher à l’hopital, ou en maison nature, que toute seule. En même temps aujourd’hui, c’est rare d’accoucher dans sa voiture ou sur son paillasson… 🙂

le 30/07/2015 à 21h15 | Répondre

Miss Chat

Je crois qu’il en va de notre curiosité naturelle de savoir jusqu’où on peut pousser notre petit corps hihi ! Objectivement, on est toutes capables de se passer de la péridurale car ce n’est qu’un acte de confort donc non-nécessaire (c’est ce que je me dis maintenant). Mais se dire cela tout en gardant la possibilité de soulager la douleur, ça c’est le vrai luxe ! 😉
Oui, j’ai eu beaucoup de chance (je trouve) et je voudrais la même chose pour une prochaine fois si possible !

le 30/08/2015 à 17h50 | Répondre

Accalia

Je suis du même avis qu’Emma…je grince des dents aussi à la phrase : »que nous sommes des mammifères »…surtout qu’avant d’accoucher, c’était exactement le genre de phrase que je me disais!

Il suffit de trouver le juste milieu et cela devient de plus en plus possible…Il suffit de se renseigner un peu sur la maternité / hôpital qu’on choisi (prendre plutôt niveau 1 si tout va bien que niveau 3 où c’est forcément plus médicalisé et à juste titre!) et parler parler parler. Dire tout de suite les choses, ce qu’on veut, comment on va ça…

Je ne souhaitais pas avoir la péridurale (mouhahaha) (phobie des aiguilles) et alors qu’elles étaient surbookées (j’ai bien choisi la nuit, tout le monde accouchait j’avais l’impression!), elles ont vraiment tout essayé pour me soulager (positions, bain, gaz hilarant…)… Je dis « elles » parce qu’en fait, parce que mon accouchement a duré 30h. Donc j’ai vu passer du monde…

Et au bout de 24h de contractions, je devenais folle de douleur…et finalement, c’est mon mari qui a pris la décision (je n’étais plus en état de décider quoi que ce soit, soyons honnête) et on m’a administré la péridurale…et franchement, toute mammifère que je suis, rien que pour ça, je remercie la médecine, parce que cela a été magique, j’ai même réussi à m’endormir, épuisée pendant quelques heures…

Bien évidemment, tout accouchement ne dure pas aussi longtemps, loin de là, mais bon…ça arrive…et malgré ma préparation, je ne pouvais plus gérer. Et je ne sais pas si j’aurais eu la force de pousser si je n’avais pas eu la péridurale).
Donc gardez quand même cette option ouverte, on ne sait jamais! (un accouchement à domicile pour moi, cela aurait été l’horreur je pense…et pour le suivant, je ne me pose même pas la question! )

le 31/07/2015 à 09h05 | Répondre

Accalia

Après, j’ajoute une nuance : je suis en région parisienne, donc moi, j’ai réellement un choix très large en matière de maternité / hôpital et je pouvais vraiment choisir. Je suis consciente que ce n’est pas le cas de tout le monde!

le 31/07/2015 à 09h13 | Répondre

Miss Chat

WAW, juste WAW 30h !!! C’est clairement un accouchement qui ne donne pas envie… Il me fait un peu penser du coup à celui de Floconnette, si tu l’as lu. Quand on me demande si je le referais sans péridurale, je réponds toujours « oui, du moment que c’est aussi rapide que mon premier » (car les contractions ont été réellement insoutenables pendant 2 petites heures, sur 9 au total). Mais 30h, je n’aurais pas supporté non plus… Je suis admirative que tu aies même tenu 24h !

le 30/08/2015 à 17h57 | Répondre

Floconnette

oulah! En effet je me retrouve un peu dans ce témoignage, mon accouchement ayant duré 26h avec péridurale au bout de 22H. Comme tu le dis, folle de douleur, je les ai suppliés alors qu’ils ne voulaient pas me la donner (je n’étais qu’à 1).
Donc oui c’est bien d’avoir le choix, et de mon vécu (pré-éclampsie, accouchement long etc) je ne voudrais pas du tout accoucher à la maison, trop peur qu’il arrive quelque chose. La pré éclampsie m’a bien effrayée quand même et il est sûr que j’accoucherai en hôpital pour mon prochain, au risque que je fasse une crise après l’accouchement.
Mais en effet le choix de l’hôpital avec respect de la physiologie de l’accouchement c’est parfait. Moi j’ai pu me promener (ou plutôt ils m’envoyaient promener ^^), aller dans la salle nature prendre un bain voir si ça soulageait les contractions (la réponse est OUI au début mais NON j’ai quand même pas tenu sans péri jusqu’au bout), etc… Mon bébé allait bien, les monito étaient bons, donc on me laissait aller et venir 🙂
Ah et RESPECT pour ton accouchement!

le 31/08/2015 à 13h03 | Répondre

Accalia

Oui, je ne pense pas du tout à cette journée comme la plus belle de ma vie, loin de là!^^ (ça choque toujours quand je dis ça!^^). Surtout après une grossesse où j’ai eu des fortes nausées jusqu’au jour de l’accouchement…J’avais vraiment très peur des aiguilles…

Le problème est qu’au lieu de mettre une heure par cm de dilatation, je suis restée « bloquée » plusieurs heures à 5, puis à 7 (je crois que je suis restée de 23h à 5h du mat à 7) et ainsi de suite…cela n’avançait donc pas et ils m’ont mis une perfusion d’ocytocine…et sans péridurale, cela fait vraiment très mal…et quand cela fait la 5ième fois qu’on t’examine et qu’on te dit que non, cela n’a toujours pas avancé alors que tu souffres le martyre avec des contractions toutes les deux minutes, il y a de quoi devenir folle!

Je pouvais aller et venir autant que je voulais, mais au bout de 20h, j’étais juste crevée, cela n’avançait pas…bref, j’ai fini par m’allonger et attendre (ce qui n’était pas du tout ce qui fallait faire…)
J’avais lu ton témoignage, Floconnette lors de ma grossesse , en espérant ne pas avoir d’expérience similaire! ^^ Et je suis tout à fait d’accord pour le bain : c’est bien au début, après, cela ne vaut plus grand chose…

Et Miss Chat, quelle chance, un accouchement en 9h! J’espère avoir ça au suivant!! Mais j’y crois peu…je ne sais pas si c’est génétique ou pas, mais dans ma famille, les femmes mettent beaucoup de temps à accoucher, peu importe le nombre d’enfants…

le 31/08/2015 à 20h13 | Répondre

liliy87

entièrement contre. j ai accouché a la maison de ma deuxieme. le premier en maternitée mais avec souhait de naissance physio.je suis restee 24h sans peri avec des fortes contrax apres la perte des eaux 24h avant. douloureux mais perveilleux . malheureusement ils m on fait acceleré avec la perf, douleures insoutenables car fausses.peri,que j ai trouver horrible ,tres decue,accouchement de 30h allongee sur un lit d hopital, etages des cancer juste au dessus de moi au fond quesque je foutais la? episio forceps et sejour infernal…ma deuxieme est née en 23h j ai pu boire manger me ballader devant chez moi, j ai eu vraiment mal seulement a la fin quand elle est passée dans le bassin la je me suis demandé pourquoi une telle douleure est possible mais quelques instands apres ma beautée etait la. si troisieme, a la maison. le bébé a besoin de ce travail, de cette nature,de ce respect de la naissance. l hopital c est seulement si on est malade ou besoin d ètre operé…meme mon pere qui avais un cancer en fin de vie est mort a la maison a coté de la ou ma fille est née, plus besoin d hopital quand les jours sont comptés et qu on souhaite profiter ds derniers instands…. belle journée tout le monde.

le 01/08/2015 à 12h21 | Répondre

Miss Chat

Je respecte ton choix car tu te sens visiblement plus à l’aise avec le fait d’accoucher à domicile mais je trouve dommage que tu aies pris cette décision suite à ta mauvaise expérience en hôpital. Je suis d’accord que l’hôpital est un lieu pour les malades mais l’accouchement peut parfois se révéler dangereux et nécessiter une intervention médicale/chirurgicale donc je ne serais pas aussi catégorique que toi à ce niveau 😉

le 30/08/2015 à 18h03 | Répondre

Mini Nou

Pour moi c’est accouchement à la maternité sans hésitation! Ma petite puce est née il y a deux mois. Après une grossesse sans problème, je m’attendais à un accouchement tel qu’on nous l’explique lors des cours de préparation et qui se rapproche le plus possible d’un accouchement physiologique (mais avec quand même une péridurale en fin de travail, quelle belle invention!^^) Malgré des contractions depuis plusieurs semaines, notre puce n’a pas voulu pointer le bout de son nez le jour du terme et mon col était « verrouillé ». L’accouchement a été déclenché à J+4 car bébé commençait à présenter quelques petits troubles du rythme cardiaque. Après 22h de travail et une dilatation qui n’avançait pas malgré tous mes efforts et ceux de l’équipe soignante (j’ai pu bouger et j’ai vraiment pu participer aux décisions, je me suis senti très soutenue et entourée par les sage-femmes) mon bébé n’a tout à coup plus supporté les contractions et à commencer à souffrir. Elle a du être sortie en urgence par une césarienne et est née en quelques minutes. Heureusement j’étais alors sous péridurale et j’étais consciente durant l’opération. Je n’ai pas eu un accouchement de rêve, et j’ai ressenti une certaine déception de ne pas avoir été « jusqu’au bout » mais mon bébé est en excellente santé et c’est bien ça le plus important!
Pour ma part, j’ai eu la chance d’avoir à mes côtés des sage-femmes très à l’écoute de mes souhaits lors du travail mais également une équipe médicale qui a vite réagit lorsque cela a été nécessaire.
Belle grossesse et bon accouchement aux futures mamans!

le 02/08/2015 à 20h50 | Répondre

Miss Chat

Félicitations pour ta puce ! 😉 Tu dis le principal ici, je pense : le plus important, c’est que notre pitchou soit en bonne santé à la fin, quoiqu’il arrive. Au moins, l’équipe médicale semble t’avoir bien suivie et écoutée, c’est une très bonne chose !

le 30/08/2015 à 18h07 | Répondre

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