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Mon accouchement pas si programmé – Partie 1


Publié le 13 juin 2018 par Doupiou

Comme tu le sais avec mes précédents articles sur le déroulement de ma grossesse, je vais accoucher par césarienne et pour diverses raisons : j’ai déjà eu une première césarienne et le gabarit du bébé s’annonce important et il ne passera pas dans mon bassin.

S’il y a bien une chose de certaine avec la grossesse, c’est qu’il est rare que tout se passe comme « prévu ».

Je t’avais donc laissé la dernière fois avec mes contractions super régulières. Je suis à presque un mois du terme et à dix-huit jours de la date de ma césarienne programmée.

On arrive à la maternité

Une fois PetitePerle installée dans le siège auto de son papi, Mari Barbu et moi prenons notre voiture. Les contractions sont toujours très régulières et nous arrivons à 20h30 à la maternité. C’est le calme plat ! Tant mieux !

Une adorable sage-femme s’approprie mon dossier puis me fais une échographie. Grosse surprise ! Barbouille s’est retourné la tête en bas ! Le col est ouvert à 1 malgré la régularité des contractions…

Mari Barbu et moi pensons que nous allons rentrer à la maison mais la sage-femme nous installe en salle de pré-travail. Si la césarienne programmée doit avoir lieu, ça sera ce soir ou demain ! Je suis à 37 SA + 2 et lorsque que le travail se lance spontanément à 37 SA, les médecins de l’hôpital ne font rien pour l’arrêter.

Avec Mari Barbu on se pose pleins de questions ! Ce n’est pas un peu tôt pour Barbouille de sortir maintenant ? Dire qu’on s’était organisés pour le jour-J ! Et bien c’est le cathéter sur ma main et une jolie blouse sur le dos que je me retrouve ! Je pleure parce que je n’ai pas du tout anticipé mon épilation… Le maïeuticien qui me suivra cette nuit se présente et me rase le pubis en vue de la césarienne. Voilà qui est réglé pour l’épilation !

Quand la question fatidique est posée

A ce stade, les contractions se rapprochent, s’intensifient et la gestion de la douleur est de plus en plus compliquée.

Je décide de marcher un peu dans la chambre quand le maïeuticien refait son entrée mais avec la gynécologue de garde cette fois. Il est 1h du matin, la césarienne est prévue mais elle me propose une autre option. Pour elle, si Barbouille peut rester au chaud encore quelques jours ce n’est pas plus mal. Contre toute attente elle me donne le fameux cachet qui arrête les contractions de faux travail. Il sera bien sûr inefficace…

Elle me dit bien comprendre que la césarienne est prévue et que j’y suis préparée mais me propose tout de même de tester la voie basse pour ne pas avoir de regrets. On pose les conditions : pas d’ocytocines à haute dose, pas d’acharchement, pas de toucher vaginal tous les quarts d’heures, recours aux méthodes naturelles pour accélérer le travail. J’accepte toutes les conditions mais elle en émet une dernière : la péridurale ne devra pas être posée trop tard si besoin de filer en urgence au bloc.

Je fais une petite heure de ballon et à 2h30 du matin, on me bascule en salle d’accouchement pour la péridurale. Ma salle est entre le bloc opératoire et une salle de néonatalogie ! Me voilà complètement rassurée !

J’ai très mal au moment de la pose de la péridurale mais je sais que c’est un mal pour un bien !

A 3h, le maïeuticien m’examine (rien n’a bougé) et propose la première alternative naturelle : le décollement des membranes. Bon je ne sens absolument rien ! Si ce n’est qu’à la fin de son intervention, j’ai beaucoup de mal à respirer. Comme si quelqu’un appuyait très fort sur mon diaphragme. Et je commence à perdre connaissance. Je ne vois que du noir, j’entends des gens qui m’appelle très loin, je sens parfois qu’on me met des claques. Puis plus rien. Le noir total. Je n’ai plus mal nulle part et je me demande même si je respire encore. Nouvelle grosse claque, j’entends à nouveau des voix qui m’ordonnent de serrer une main et d’ouvrir les yeux. Comme je ne peux pas faire les deux, je me concentre sur les yeux et essaie de les ouvrir dans un effort surhumain. Je perçois beaucoup de silhouettes qui s’agitent, je sens qu’on me branche à pleins de machines qui font bip bip de partout.

Progressivement, je reprends conscience. J’arrive à serrer la main qui est dans la mienne, mes yeux s’ouvrent plus longuement et je respire même si ça me fait mal. Tous les gens dans la salle me regardent dans le plus grand silence avec une tête complètement paniquée. Pendant près de cinq secondes, personne ne parle. Et c’est le maïeuticien qui me demande comment ça va. Je lui réponds que ça va mais je n’ai pas compris ce qu’il s’est passé. A vrai dire, personne n’a compris.

L’anesthésiste me surveille comme le lait sur le feu et vient prendre des mesures tous les quarts d’heures. Elle écarte l’embolie pulmonaire mais précise qu’au moindre petit coup de moins bien on m’emmènera faire une radio des poumons et une échographie du cœur.

Mari Barbu s’endort sur le fauteuil mais moi j’ai peur de fermer les yeux et de ne plus jamais les réouvrir…

Crédit photo : pixabay

L’attente

J’essaie de me reposer tant bien que mal. J’apprécie énormément que l’équipe médicale ne fasse pas des touchers vaginaux à répétition !

A 6 heures du matin, le super maïeuticien revient et me propose de percer la poche des eaux pour accélérer le travail. Il en profite pour vérifier le col qui n’a pas bougé ! Mais il est très positif et me souhaite un bel accouchement par voie basse avant de finir sa garde !

Et ensuite… on attend.

Des heures et des heures !

A 9 heures, l’équipe de jour prend le relai et une sage-femme m’injecte une légère dose d’ocytocines, avec mon accord, pour essayer de faire avancer le travail.

Ce qui est rageant c’est que les contractions sont fortes et hyper régulières, mais toujours sans effet sur le col !

Du coup, j’attends encore ! Des heures et des heures !

Vais-je avoir droit à l’accouchement par voie basse dont je rêve ? Je me projete en train de pousser pour me donner du baume au cœur !

La suite bientôt !

Et toi ? Ton bébé aussi a décidé de son jour alors qu’il était prévu à une date ? As-tu espéré accoucher par voie basse après une césarienne ? Le travail était long ? Dis-nous tout ! 

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Commentaires

12   Commentaires Laisser un commentaire ?

Sarajade

OH la la je sais que c’est fini et joué depuis longtemps, mais je te le souhaite tellement!! Quoique déjà vivre des contractions, et en arriver jusqu’où tu en es à la fin de cet article, ça serait déjà un rêve pour mon second accouchement! (Equipe césarienne programmée pour le premier)

le 13/06/2018 à 09h20 | Répondre

Doupiou

Je ne vais rien spoiler ! Verdict dans quelques jours…!
Mais je te rejoins sur la partie de vivre les contractions. C’est le signe que c’est bébé qui décide et malgré la douleur, je suis contente d’avoir pu expérimenter ça pour mes deux accouchements

le 13/06/2018 à 11h26 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

J’ai eu une césarienne pour ma première, j’espère que quand BB2 il y aura, je pourrai tenter et réussir la voie basse!!
En tous cas, tu as du bien avoir peur après ce malaise! Je crois que ça m’aurait bien inquiété pour la suite à ta place vu les suspicions!
Hâte que tu viennes nous raconter la suite!

le 13/06/2018 à 10h53 | Répondre

Doupiou

Je te souhaite d’avoir l’accouchement dont tu rêve pour ton deuxième ! C’est très courant les voies basses après une césarienne !

le 13/06/2018 à 11h27 | Répondre

Marie B

Je te la souhaite cette voie basse!
J’ai eu une césarienne en urgence pour ma 1ère, pour ma 2ème césarienne programmée au 20 juillet 2017, entrée en travail le 10 juillet, on a voulu tenter la voie basse mais j’ai eu d’un seul coup d’horrible douleurs : début de rupture utérine donc Re-césarienne!

le 13/06/2018 à 12h08 | Répondre

Doupiou

Oh punaise la rupture utérine c’était ma plus grosse angoisse !

le 13/06/2018 à 14h53 | Répondre

Nala

Ma fille aînée est née par césarienne, pratiquée en urgence. Le gynécologue qui m’a suivie pour ma seconde grossesse, était très optimiste sur la réussite d’un AVAC. Je suis entrée spontanément en travail vers 6h du matin, arrivée à la maternité 2h plus tard avec un col ouvert à 2 et demi et des contractions de travail régulières, perte des eaux vers midi mais le col ne bougeait pas… il ne bougera pas jusqu’à 19h, heure à laquelle je décide de passer au bloc pour une nouvelle césarienne. Mon bébé allait bien, moi aussi (aucune douleur mis à part celles des contractions) mais au final cette césa fut un mal pour un bien car groooooos bébé (4.440kg et 54cm) et début de rupture utérine 🙁

Je te souhaite d’avoir réussi ta voie basse Doupiou, ou d’avoir connu une belle césarienne 🙂

le 13/06/2018 à 14h13 | Répondre

Doupiou

Waou ! 4,400 c’est un beau gabarit en effet ! La suite de mon récit d’accouchement dans quelques jours 😉

le 13/06/2018 à 14h54 | Répondre

WorkingMutti (voir son site)

la suite, la suite ! La stagnation je ne connais que trop bien malheureusement .. Mais déjà le côté pas trop de touchers c’est vraiment une excellente chose !

le 13/06/2018 à 15h11 | Répondre

Doupiou

Oui j’ai beaucoup apprécié l’écoute et le respect de l’équipe médical pour cette partie du travail !

le 13/06/2018 à 16h15 | Répondre

Maud R.

pfiou quelle angoisse ça a du être ce malaise ! pour moi aussi ma 2e fille a décidé d’arriver plutôt que prévu et je l’en remercie énormément car j’étais perturbée à l’idée de connaître sa date de naissance à l’avance. en revanche la voie basse m’était déconseillée en raison d’un risque hémorragique (placenta praevia) donc ce fut quand même césarienne (après un AVAC).

le 13/06/2018 à 23h47 | Répondre

Doupiou

J’étais au plutôt rassurée de conaître ma date d’accouchement (qui était aussi la date de naissance de mon grand-père!)
Ça m’a complètement décontenancé quand j’ai compris que Barbouille allait naître le soir de mon arrivée à la maternité ou le lendemain ! J’ai mis beaucoup de temps à réaliser : ce n’était pas prévu comme ça !

le 14/06/2018 à 06h36 | Répondre

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