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Mon accouchement : pas si rapide que prévu (du tout !)


Publié le 3 décembre 2014 par Floconnette

Je t’ai laissée la veille de mon autorisation de sortie.

Le matin du 15 février, je suis à 38SA+5, et j’ai toujours l’une ou l’autre contraction plus douloureuse (mais largement supportable). La sage femme vient me faire le monitoring et je l’en informe. A l’issue du monito, il s’avère qu’effectivement, certaines sont un petit peu plus fortes, mais elles sont si isolées que rien n’est alarmant. Je dois attendre le médecin de garde et je peux sortir pour la journée ! Hiiiiiiiiiiii !

Mon Saint-Graal (pardon, mon autorisation de sortie) en poche, je rentre à la maison. Nous allons au restaurant fêter notre St Valentin en retard. Les contractions augmentent en intensité, même si cela reste supportable. Ça commence à venir toutes les 20/30 minutes.

Nous rentrons à la maison après un succulent repas (je me demandais quand je mangerais la prochaine fois !). Je prends un bain pour voir si ça se calme. Durant ma la période où j’étais en menace d’accouchement prématuré (MAP), j’ai en effet eu de nombreux épisodes de contractions très fréquentes (mais non douloureuses) pendant des heures. Le Spasfon et un bain calmaient bien les petites crises. Mais là, rien ne fonctionne.

Vers 17h30, je dis à mon mari que ça augmente trop. J’en ai toutes les 5 à 7 minutes. Mais ma sage-femme m’avait prévenue : « Votre bébé est si bas, il va venir très très vite ! N’attendez pas, vous, les 2h habituelles : allez tout de suite à l’hôpital !!! ». Donc on y retourne plus tôt que prévu (ma sortie était autorisée jusqu’à 20h30).

Vers 18h, j’y suis. Je me dis que ça y est, c’est pour cette nuit. Je suis examinée. « Ooooooh vous aviez le temps ! Vous êtes à peine à 1, le col n’est pas modifié du tout. ». Je suis déçue, car ça commence à devenir un peu difficile pour moi… Je me dis que si je souffre déjà là, qu’est-ce que ce sera pendant les 12 prochaines heures de dilatation ? (12…. Naïve que j’étais…).

Je retourne dans ma chambre. On attend, la sage femme me dit que quelqu’un viendra me ré-examiner, et elle part. On attend, on attend… Vers 22h environ, je souffre vraiment. Personne n’est venu m’examiner. Je sonne, et un homme sage femme, que je connais déjà, arrive. Je lui explique, il n’était pas au courant ! Il me dit que, vu comme je me tords, je serais mieux en salle d’accouchement. On m’y descend donc.

Examen : toujours à 1. Damned !!! J’ai envie de pleurer. Mes contractions me prennent dans le dos, la tête de mon enfant s’est logée contre les os de mon bassin à gauche, je souffre de cela même entre les contractions. Elles sont très, très rapprochées. Je panique un peu.

On me fait des injections pour que le col bouge. Ça marche à tous les coups, me dit-on. On me pose un cathéter douloureux sur le dos de la main, car c’est pour dans la nuit. Ouf, me voilà rassurée, ça va bouger ! Et on me remonte dans ma chambre. (D’ailleurs je me demande ce que ça aurait donné toute cette histoire, sans mon hospitalisation préalable et le fait que j’avais donc déjà une chambre.)

Le sage femme me fait de l’acuponcture, ça soulage un peu mon dos pendant les contractions. Je commence à vraiment douiller…

On me redescend quelques heures plus tard. Rien n’a bougé ! Là, je deviens « un peu » hystérique. Je devine qu’ils ne savent plus quoi faire… Je leur demande pourquoi mon col ne bouge pas. « On ne sait pas. »,  » Ça arrive. », disent-ils… Au final, je reçois du Salbumol pour stopper les contractions et que je me repose. On me remonte en chambre, il doit être 2 ou 3h du matin.

Mon mari rentre dormir un peu et s’occuper de nos chats. Les contractions se calment un peu en effet, mais j’ai très très mal de par la position de mon bébé. Et aucune position m’est moins douloureuse qu’une autre ! Couchée sur le dos ou le côté, c’est l’horreur. Debout ou assise… aussi !

photo de naissance rencontre avec bébé

Crédits photo (creative commons) : Kala Bernier

Au bout de même pas 2h, je craque de douleur et je sonne. Le sage femme vient me faire une injection d’un antalgique un peu plus fort. Ca marche un peu, je parviens à somnoler par tranches de quelques minutes jusqu’au petit matin, et à surmonter la douleur du bassin. Les contractions, elles, reviennent de plus en plus. La matinée se passe dans ma chambre, je souffre encore. Je suis examinée, et à la mine déconfite de la sage-femme je comprends : « Toujours à 1, Madame… ». Je n’en peux plus ! C’est quoi ça ? Il est 11h ! Toujours à 1 ?! Mais mince, ils vont faire quoi ?

Paraît-il que c’est une « dystocie de démarrage ». Je n’en ai jamais entendu parler en cours d’accouchement, mais j’aurai le loisir de me renseigner plus tard sur ce sujet. D’ailleurs, je la retiens ma sage femme des cours, de m’avoir promis un « accouchement super rapide tellement mon bébé est bas ». Je crois que ça a encore amplifié ma frustration, car non seulement c’était long, mais en plus je m’attendais à un accouchement plus rapide que la moyenne.

Je commence à m’énerver, car je n’ai aucune réponse. On vient me voir toutes les 2/3 heures en me disant « toujours à 1, au revoir ». Je maudis tous ces stupides cours qui parlent de 12h de dilatation. Je demande la péridurale car je suis à bout, je pleure. « Ah non Madame ! La péridurale, on la pose à 5/6 pas avant. » ARG !!! (Tu noteras toute la rancœur d’une femme en souffrance à qui on refuse la péridurale alors qu’elle la demande…)

Je suis épuisée, je n’en peux plus. Mon mari revient. On me descend à nouveau en salle d’accouchement pour essayer la salle nature, avec la baignoire. De 13h à 15h environ, on me laisse dans la baignoire. Ça me soulage un peu, mais je suis à bout, j’ai mal comme je n’ai jamais eu mal, et rien ne se passe, augmentant ma panique.

Vers 15h, je dis à mon mari d’aller chercher quelqu’un. Et là, il me faut une réponse, une intervention, quelque chose. Je n’en peux plus. Je souffre en quasi non stop depuis la veille 18h, ce n’est plus humain !

La sage femme du jour arrive. Elle m’examine… je suis toujours à 1. Là, je pleure carrément. En 21h de contractions, dilatation… à 1. Je la supplie de faire quelque chose, elle m’emmène en salle de travail. Elle me jure que j’accoucherai aujourd’hui. Elle me propose de l’ocytocine pour augmenter mes contractions « pas efficaces »… Je proteste, j’ai trop mal, je suis trop fatiguée, je ne peux pas supporter plus de douleur sans péridurale. Mais il n’est toujours pas question de la poser. On me propose le masque avec le gaz hilarant. Ça m’étouffe, ça ne marche pas. « Pourtant c’est très efficace », m’assure-t-on. « Ah oui ?! Alors pourquoi on a inventé la péridurale, dites-moi donc ? ». HUM.

En même temps, une sage-femme étudiante essaie de reprendre le cathéter de la veille pour commencer les injections d’ocytocine ultérieurement. Elle force… En fait, il s’est bouché, ça fait vraiment très mal. Après quelques hurlements de ma part, la sage femme titulaire m’en repose un autre. J’ai tellement mal que j’en pleure à chaudes larmes, j’ai honte de moi mais je suis vidée, mes contractions sont toutes les 2 à 1 minutes depuis des heures, c’est trop pour mon corps. Je divague, je me dis que jamais je ne verrai mon bébé car jamais je n’accoucherai, mon corps ne veut pas.

Le personnel part délibérer de mon cas. J’ai honte de les embêter, mais je n’y peux rien, moi, si ça ne se passe pas comme prévu… D’ailleurs, c’est quoi « comme prévu » ? Rien n’est jamais prévu…

Soudain, je romps la poche des eaux sur une contraction, ce qui me provoque une douleur aiguë. Les contractions s’intensifient de ce fait. Finalement, l’anesthésiste et la sage femme acceptent de me poser la péridurale. Toutefois, il existe un risque de césarienne non négligeable. Oui mais, de toute façon, on fait quoi sinon ? J’accepte, évidemment !

J’attends la péridurale, c’est d’une lenteur… Mon mari attend dans le couloir. Une femme hurle à la mort à côté, j’apprendrai plus tard que mon mari a cru que c’était moi (la pauvre dame mettait au monde son enfant sans péridurale… Alors qu’elle la souhaitait, mais il n’y avait pas eu le temps).

Je dois faire le dos rond sans bouger pendant plusieurs grosses contractions, c’est abominable. Je serre les dents en me disant que ce sont sûrement les dernières aussi violentes, car bientôt l’analgésie fera effet…

Enfin, c’est fini. Je peux m’allonger. Bientôt, j’ai moins mal. Dans le dos et dans le côté droit, je ne sens presque plus rien. Dans le côté gauche, je sens toujours la tête de mon bébé buter régulièrement dans mon bassin, mais après tout le reste, cette douleur unique est gérable. J’essaye de basculer sur le côté, mais ça ne change rien. Il est 16h, et après 22h de douleur non-stop, j’ai enfin un peu de répit. On lance l’ocytocine dans ma perfusion, maintenant que je peux la supporter.

Mon mari rentre à nouveau à la maison. Moi, j’essaie de me reposer entre malgré les douleurs du côté gauche. Je pense plus rationnellement et m’inquiète pour mon bébé qui subit aussi toutes ces contractions…. On me dit que ça ne leur fait rien, mais je n’y crois qu’à moitié… Au bout d’une heure, la sage femme vient m’examiner. Je me dis que ça sera 1, et que je vais avoir une césarienne. Elle m’annonce « 4 cm ». J’en pleure de bonheur.

J’appelle mon mari qui revient à l’hôpital. Un peu avant 19h, la sage femme me dit que c’est pour dans environ 1h, et me remet un peu de péridurale. Finalement, Bébé veut bien pointer son nez ! Je commence à pousser vers 19h10, sans sentir mes contractions. Le personnel me dit quand pousser. Je donne tout ce que j’ai ! Je sue, je pousse… Je n’ai pas vraiment mal, car là, la péridurale est bien effective. Mais il ne sort pas!

Au bout de 30min la sage femme dit que là, vraiment, il faudrait qu’il vienne. Elle sort… Je continue avec la stagiaire. Je me doute bien de la suite, aussi quand je vois la sage-femme revenir avec le médecin de garde, je ne suis pas surprise. Après toutes mes histoires, j’aurai encore droit à la ventouse…. Je ne réfléchis pas trop sur le coup, il faut sortir mon enfant.

Après 2 aides de la ventouse, notre bébé est là. Mon mari l’attrape, car moi, j’ai refusé quand la sage femme me l’a proposé. Dans mon état brumeux, je pense qu’il s’agit d’une grosse opération, alors qu’il ne s’agit que le saisir !

19h51, notre fils est né, il est magnifique, il pleure un peu et se blottit contre moi. À cet instant, je me dis que toute la souffrance endurée pendant plusieurs heures vaut largement cette seconde magique à laquelle nous découvrons notre enfant. Je suis aussi soulagée de voir qu’il va parfaitement bien.

J’ai mis longtemps à écrire cet article, car je culpabilise de mon accouchement, je me dis que j’aurais dû « mieux faire ». C’est ridicule je le sais, mais c’est ainsi. J’ai des regrets. Je ne vis pas non plus dans le ressassement, aujourd’hui ça va mieux, mais quand je lis ou j’entends des récits d’accouchements plus classiques, plus rapides surtout, je suis un peu triste. J’aurais voulu connaître ça.

Et surtout, je m’en veux pour la ventouse. La tête déformée de mon fils m’a longtemps ramenée à ma culpabilité. C’est parti je te rassure, mais j’ai malgré moi ressenti de la responsabilité lorsqu’il a eu de légers souci de tête plate (plagiocéphalie). Je pensais que sa bosse l’empêchait de tourner correctement la tête.

Il paraît qu’il faut du temps pour accepter que son accouchement ne s’est pas passé comme on l’imaginait. J’ai des fois encore ce petit pincement au cœur, mais je me dis que j’ai fait du mieux que j’ai pu, que je n’ai pas eu de chance pour la dystocie, que mon fils va bien et qu’il est merveilleux, qu’il est beau, qu’il a une tête parfaite et que tout le bonheur qu’il nous apporte valait bien cet épisode. Et surtout, le moment magique de sa venue au monde a été, lui, à la hauteur de mes espérances, voire bien plus haut. Donc finalement, j’ai eu un accouchement difficile niveau douleur et angoisse de ne pas savoir vers où on va, mais une naissance magnifique.

Malgré tout, j’ai des sueurs froides à penser à mon prochain accouchement, car nous voudrions bien un autre enfant… Mais je chasse l’idée, j’y penserai le moment venu. Pourtant je ne m’en tire pas mal : malgré un travail long, je n’ai eu « que » la ventouse et la déchirure, et j’ai bien accouché par voie basse et non pas par césarienne d’urgence, donc j’ai évité l’opération. De plus, à l’inverse, je me suis très bien et très vite remise de mon accouchement par la suite… donc là, j’ai plutôt fait partie des veinardes !

Et toi ? As-tu eu un accouchement long ? As-tu des regrets, de la culpabilité ? Le moment de la rencontre a-t-il été émouvant ? Raconte !

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Commentaires

18   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Nounours

Eh ben tu as vachement douiller pour ton accouchement mais comme tu le dit, après quand bébé est là c’est du bonheur. Je ne suis pas encore passé par cette étape mais je pense que chaque femme va vivre son accouchement de manière très différente et je pense qu’il ne faut pas culpabiliser. Comme tu dit, tu as fait de ton mieux et dit toi que tu as un petit garçon en bonne santé qui vous apporte chaque jour le bonheur. Ta prochaine grossesse sera différente de celle-ci et je te le souhaite plus rapide et moins douloureuse que la première enfin surtout à l’accouchement.

le 03/12/2014 à 10h50 | Répondre

Floconnette

Oui je sais bien qu’il ne faut pas culpabiliser et ça va mieux à présent (mon fils a 9 mois et demi). Mais sur le coup je me suis sentie nulle, et honteuse, j’avais embêté tout le service, j’avais eu besoin d’aide pour sortir mon bébé, etc…. + un allaitement totalement foiré par la suite (abandonné au bout de 48h). Mais ça va et aujourd’hui je mesure ma chance, qui est celle d’être maman et heureuse avec un petit garçon en pleine santé!

le 03/12/2014 à 13h25 | Répondre

Mlle Mora

Oh lala Floconnette, ça a dû être vraiment dur ! C’était très long, quelle patience tu as eue ! il faut être fière de toi, il n’y a aucune raison pour que tu sois « honteuse » de ton accouchement ! Tu as été courageuse, jusqu’au bout. Félicitations en tout cas !
par contre, je te comprends très bien pour l’appréhension du 2ème accouchement. Mais comme chaque accouchement est différent, faut pas qu’on s’en fasse, ça se passera bien ! Et comme tu dis, l’important c’est la rencontre avec bébé, et après on oublie tout ça !

le 03/12/2014 à 12h39 | Répondre

Floconnette

Merci c’est gentil! Oui des fois ça m’arrive de me sentir fière, mais quand même un peu faible d’avoir pleuré ainsi! Et d’avoir supplié pour une péridurale!
Je crois que toi aussi tu peux dire en effet qu’on ne sait jamais comment ça va se passer, un accouchement…. On verra bien pour nos deuxièmes!

le 03/12/2014 à 13h27 | Répondre

Louna

Roh la la, ma pauvre Floconnette ! J’ai l’impression que c’est un véritable parcours du combattant que tu nous décris là ! Tu as de quoi être drôlement fière de toi ! Et ton petit bout a bien de la chance d’avoir une maman si forte !

Je peux comprendre que tu culpabilises, mais dis-toi que même si ton accouchement avait été parfait (enfin, si ça existe, un accouchement parfait !), tu aurais de toutes façons trouvé quelque chose à te reprocher, non? En tous cas, c’est mon cas !

Je suis toujours tellement impressionnée par ces mamans warriors ! Toutes mes félicitations ! 🙂

le 03/12/2014 à 13h39 | Répondre

Floconnette

Merci!
Oui je pense que je me reprocherais des choses car comme l’avait écrit Annie Hall sur ce même blog, on culpabilise tout le temps nous les mamans!!!
Là où j’ai eu l’impression d’être une warrior, en effet, c’était les quelques semaines après la naissance. Bien que je me sois assez bien remise, j’étais fatiguée par ma fin de grossesse et par mon accouchement et j’ai été épuisée (comme tous les parents!). Et là quand j’y repense, je me dis qu’on est des warriors! et je regarde différemment les femmes qui ont plusieurs enfants quand je sais la douleur de l’accouchement!

le 03/12/2014 à 15h50 | Répondre

Mam' Agrume

J’ose à peine commenter les billets comme celui-là, avec mes accouchement express !
Je n’avais jamais entendu parler de « dystocie de démarrage »… Pauvre Floconnette ! Les suites de couches n’ont pas dû être évidentes, en effet.

le 03/12/2014 à 13h56 | Répondre

Floconnette

Ah ben non tu peux écrire! Ca va maintenant je ne suis plus « envieuse » quand j’entends les récits. Je suis plutôt contente pour les mamans qui ont des accouchements rapides. Et puis on a toutes nos soucis, j’ai vu des femmes souffrir après la naissance alors que moi, finalement ça allait, malgré une déchirure hum… impressionnante! Donc « envier » n’est pas vraiment intelligent. Mais après cet accouchement oui évidemment j’étais heureuse pour mes amies mais forcément un peu envieuse par moments, et je détestais ça. Ca va bien mieux à présent.
Pour la dystocie, je n’en avais jamais entendu parler non plus pour ma part. Comme quoi, on apprend en temps voulu 🙂

le 03/12/2014 à 15h53 | Répondre

Madame Vélo

Moi je t’admire beaucoup, car après tout ce que tu as dû subir pendant ta grossesse, tu as en plus bien douillé à l’accouchement. Je ne connais pas encore la douleur des contractions, et j’aimerais si possible éviter la péridurale… mais après plus de 20h de douleurs, qui ne craquerait pas ?! Il ne faut pas culpabiliser d’avoir « embêté » l’équipe médicale : c’est leur boulot et au final c’est toi qui souffrait et qui allait donner la vie ! Félicitations en tout cas !!

le 03/12/2014 à 14h00 | Répondre

Floconnette

Merci mme Vélo! J’espère ne pas t’avoir fait peur, j’aurais été traumatisée de lire ça avant! Pourtant j’en garde un bon souvenir, car le moment de la naissance a vraiment été à la hauteur de mes espérances, voire beaucoup plus fort encore!
Et puis il faut savoir que mon cas est rare, le lendemain, le personnel m’a dit qu’ils n’ont quasiment jamais ces soucis.
Ton bébé est pour quand?

le 03/12/2014 à 15h55 | Répondre

Madame Vélo

Oh non ça ne me fait pas peur toutes les histoires d’accouchement. Bizarrement, je préfère savoir que c’est possible et ne pas découvrir ça au dernier moment… c’est tellement un saut dans l’inconnu tout ça ! Je me raccroche à ce que tu dis et ce que toutes les mamans disent : le bonheur de la naissance et de serrer son enfant dans ses bras. Mon bébé est pour le mois de mai, j’ai encore du temps pour penser à tout ça !!

le 03/12/2014 à 16h15 | Répondre

Floconnette

Bizarrement, j’ai paniqué sur l’accouchement au premier et début du deuxième trimestre! Ensuite ça allait très bien, jusqu’à ma MAP où je ne me sentais pas prête et c’est comme is la réalité m’avait rattrapée: tu DEVRAS accoucher un jour ma fille!!!!
Après, avec les cours, mon bébé bas etc, j’envisageais ça d’un bon oeil, me disant que de toute façon ça devrait se faire. Puis à la fin avec la pré éclampsie, je n’attendais que ça, la délivrance!
C’est bien de te renseigner en effet, tu seras peut être moins surprise que moi que ça ne se passe « pas toujours comme prévu »… Et si ça se trouve ça passera comme une lettre à la poste!

le 04/12/2014 à 09h28 | Répondre

Marie France

J’ai eu un accouchement semblable et j’avoue que maintenant encore ( près 5mois après) j’ y pense encore, je me demande pourquoi bébé ne voulait pas sortir pourquoi il n’ y avait pas de dilatation, pourquoi sa tête cognait vachement pendant ces heures de contractions provoquées, pourquoi j’ai pas su accoucher sans aide ( pas de ventouse, mais une sage femme poussant sur mon ventre, souvenir horrible après une heure de poussées … inefficaces ).
Je l’ai déjà dit ici, mais je m’en suis tant voulue de voir sa tête déformée et blessée.Le bonnet a été son ami des semaines malgré l’été caniculaire!
Le deuxième ca ira mieux! Il faut y croire 😉

le 03/12/2014 à 18h18 | Répondre

Floconnette

Je ne te comprends que trop bien. La tête déformée me semblait vraiment difforme alors qu’hier soir, je me suis encore plantée devant notre pèle mêle avec des photos pro faites à 1 mois de vie et… sa tête est magnifique je trouve. Mais à l’époque je voyais ça différemment.
Je n’ai toujours pas compris non plus pourquoi mon corps ne s’est pas mis en route correctement. Pourquoi la dilatation ne venait pas… Pour ma part je soupçonne le fameux médicament que j’ai pris jusqu’à 37SA (j’ai accouché à 39SA), celui pour stopper les contractions…. J’ai entendu plusieurs mamans MAP avoir eu le même souci. Mais les professionnels de santé jurent que ça n’a rien à voir…. Pour le deuxième, j’essaierai de freiner les activités physiques un peu plus tôt, histoire d’éviter au plus ce médicament à la fin!
En tout cas tu as été courageuse Marie France, et j’espère que comme moi, ce sentiment de malaise passera et sera peu à peu remplacé par la fierté d’avoir fait tout ça pour ton bébé d’amour!

Et concernant la « poussée sur ton ventre »… Je n’en ai pas parlé dans l’article mais je l’ai eue aussi, cette « expression abdominale », qui m’a laissé un bleu énorme et n’a pas aidé du tout…. Et qui est INTERDITE! Je ne l’ai su qu’après! Il faut refuser ce type de manoeuvre mais on ne le sait pas! Je vais dire à ma sage femme d’informer les mamans car on ne me l’a pas dit en cours!

le 04/12/2014 à 09h33 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Tu auras décidément tout enduré ! Heureusement maintenant c’est derrière toi et tu peux profiter à fond de ton bébé.

Tu disais dans un commentaire que tu n’avais pas oublié les douleurs de ton accouchement, contrairement à moi. Mais je n’ai pas vécu le dixième de ce que tu as vécu et même si, avant la péri, j’ai dû traumatiser toutes les parturientes alentour en hurlant tant et plus, j’ai eu globalement un accouchement « comme dans les livres  » (dixit le sage-femme qui s’en est occupé), un cm par heure, l’ensemble réglé en douze heures après le début -spontané- des grosses contractions.

Et ma petite a aussi eu une légère plagiocéphalie due à un torticolis… ça arrive souvent, ce n’est pas de la faute de la ventouse (j’ai failli l’avoir aussi, mais finalement le gynéco a estimé -à raison, donc- qu’on pourrait s’en passer)… et encore moins de la tienne !

le 05/12/2014 à 12h29 | Répondre

Marjorie

Coucou,j’ai lu ton récit avec attention,,ça m’a rappelé des souvenirs…Mon premier accouchement date d’il y a 3 ans et demi.C’est l’année ou Baby boom a commencé, et je suivais assiduiment.Je n’avais pas peur d’accoucher,mais je me disais que 12h c’était long quand même…Ah si je savais!!!Mon accouchement a été déclenché 15 jours avant terme,pour risque de pré eclampsie.Il était 10h du matin.J’ai eu des contractions presque tout de suite.Des contractions intenses, dans les reins, et totalement inefficace: bref, de la souffrance inutile!Au début, la sage femme m’a donné du spasfon, la blague!!!Au bout de 8h de contractions, elles se succédait toutes les 2mn, mais j’étais toujours à 1cm, je souffrais le martyr et n’avait pas droit à la péridurale.J’en pouvais plus,ils ont fini par me shooter vers 21h avec un truc à base de morphine dont j’ai oublié le nom.J’ai pu dormir quelques heures!Vers 1h du matin, je me suis reveillée, la douleur s’était calmée.Puis les contractions ont repris, et la poche des eaux s’est percée, j’ai enfin pu avoir la péridurale ouf!!!!Et là le travail a vraiment commencé, et j’ai accouché 9h plus tard quand meme!!Petite anecdote,au moment de pousser, ma péri faisait quasi plus effet, et j’ai eu droit au spatule: j’ai cru que j’allais mourir!!!!Une douleur horrible!!!Mais quand ma fille est sortie,quel soulagement: enfin je n’avais plus mal, et je voyais enfin mon bébé!Je trouvais que 12h c’était long, j’ai mis 24h lol!!!Pour mon deuxième, j’ai été déclenchée aussi.Quand le médecin me l’a annoncé, j’ai pleuré, j’avais peur de souffrir encore énormement!!Heureusement ça a été plus rapide, « que » 12h,mais j’ai eu la péri rapidement ouf!!!Mais c’est vrai que c’est frustrant de voir qu’on « galère » à accoucher alors qu’il y en a en même pas 3h c’est plié!!Mais le plus important c’est que tout le monde soit en bonne santé!

le 20/03/2015 à 16h46 | Répondre

Marisa

Merci! Je pensais être la seule, et j’ai l’impression de lire mot pour mot mon accouchement, que je vis aussi comme un gros échec avec péridurale, ocytocine etc alors que je voulais un accouchement naturel… j’attends le deuxième et appréhende particulièrement le travail… je ne veux pas revivre mes 3 jours dans ma chambre de maternité à ce qu’on me dise que rien n’a avancé…

le 06/02/2018 à 19h42 | Répondre

Floconnette

Bonjour Marisa,
Félicitations pour ta grossesse! Je ne voulais pas spécialement un accouchement naturel donc je pense que la chute a été un peu moins rude pour moi que pour toi. J’en suis désolée.
Pour mon deuxième, qui a maintenant 18 mois (déjà!!!!!!!) cela s’est passé beaucoup plus « normalement », j’ai eu en gros l’accouchement standard des bouquins en termes de durée. Je l’ai raconté sur ce blog aussi. J’ai eu le temps de bien identifier le début du travail, de laisser sereinement mon aîné sans stress que ça aille super vite (l’avantage d’un premier accouchement long), d’arriver, de commencer à bien souffrir :-), d’avoir la péridurale tranquilou et elle a cessé de faire effet pile au moment de donner la vie à mon fils donc absolument parfait! Cela a duré 6 à 7h si je compte à partir de quand j’ai eu mal donc vraiment standard.
J’en garde un superbe souvenir, même si je me rappelle bien la douleur.
J’espère que cela ira plus vite pour toi aussi. Je te souhaite une superbe naissance 🙂

le 07/02/2018 à 14h54 | Répondre

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