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Les dernières heures avant de rencontrer notre fille : mon accouchement


Publié le 22 juillet 2015 par Madame Chance

Je t’avais laissée la dernière fois avec mes doutes et mes angoisses. Je suis dans ma trente-septième semaine d’aménorrhée (SA), je peux donc accoucher à tout moment.

Cœur sur le ventre

Crédits photo (creative commons) : Leo Grübler

Un soir, je me retrouve avec la culotte un peu mouillée. Je vais me changer, et j’attends de voir si ça recommence. Dix minutes plus tard, ma culotte est de nouveau mouillée. Je vais prendre une douche et demande à mon mari de m’emmener à la maternité pour faire un contrôle. Ce n’est pas la poche des eaux, alors je rentre chez moi.

Une semaine passe, les contractions sont toujours présentes la nuit, mais rien de bien méchant.

Vendredi soir, début de la trente-huitième SA, mon chéri rentre du travail. Pour une fois, je n’ai pas de contraction. Nous allons nous coucher. Je suis réveillée par de fortes contractions. Cette fois, elles sont régulières, et ni la douche, ni le spasfon ne les arrête.

Au bout de deux heures, nous partons pour la maternité. La sage-femme me dit que c’est un début de travail, mais que j’ai encore le temps de rentrer chez moi me reposer, car ça peut prendre du temps.

Retour à la maison vers 5h du matin. Mon mari est grincheux : il est fatigué et aimerait pouvoir dormir après cette longue semaine de travail qu’il vient d’avoir. Par mesure de précaution, je mets un linge dans mon lit !

Je ne trouve le sommeil que vers 6h. Mes contractions se sont arrêtées. A 7h45, je suis réveillée en sursaut. Ma poche des eaux vient de se rompre. Je réveille mon mari, et nous partons de nouveau pour la maternité. Je ne te raconte pas la tête de Chéri, j’aurais dû le prendre en photo ! Cette fois-ci, c’est la bonne.

Retour à la maternité. Mes contractions n’ont pas vraiment repris. Au bout d’une heure de monitoring, on me fait monter dans ma chambre. Mon col ne s’est pas modifié. Je prends possession de ma chambre tranquillement, on me remet sous monitoring et j’attends. Mon mari est rentré manger un morceau à la maison, et s’occuper un peu de notre chien que nous avons laissé en plan dans la précipitation.

Midi, les contractions reprennent.

14h, la sage-femme vient vérifier l’avancement du travail. À son grand étonnement, ça a bien avancé, beaucoup plus qu’elle ne le pensait. Elle me dit de me préparer, car on va descendre en salle d’accouchement. J’appelle mon mari pour qu’il revienne. Je sais qu’il a largement le temps de venir, mais j’ai besoin de lui rapidement, car les contractions se sont bien intensifiées. Je sais qu’une fois en bas, je pourrai avoir la péridurale et je serai soulagée.

Sauf que la sage-femme revient quelques minutes plus tard en me disant que toutes les salles d’accouchement sont prises et que je dois attendre encore un peu. L’une d’elle devrait bientôt se libérer. En attendant, je dois marcher pour continuer de faire avancer le travail.

Je vais prendre une douche avant que mon mari n’arrive, puis je me balade avec lui dans les couloirs de la maternité. La sage-femme me remet sous monitoring dans ma chambre pour vérifier que tout va bien. En attendant, en bas, ils nettoient la salle d’accouchement. Ça prend beaucoup de temps, je ne descends qu’à 16h.

On m’installe et vient enfin l’heure de ma délivrance : l’anesthésiste me pose la péridurale. Le soulagement est quasi instantané ! Ça fait plus de huit heures que je suis à la maternité. L’accouchement rapide ne sera pas pour moi.

Je suis toute seule à accoucher à ce moment-là, donc j’ai la chance d’avoir tout le personnel pour moi : sage-femme, gynécologue, auxiliaire de puériculture… ils sont tous aux petits soins. On nous fait remplir une fiche avec le nom et les prénoms de notre future fille.

19h, je suis enfin à dilatation complète, mais la tête de notre puce est coincée dans mon bassin. On me met sur le côté pour la faire descendre.

L’équipe de nuit vient d’arriver. Je les ai vus la nuit dernière, et ils me plaisent bien. Plus que l’équipe de jour, en tout cas ! Un homme sage-femme et une interne en fin de formation viennent me voir régulièrement.

J’ai un peu de fièvre, alors on me fait passer par perfusion des antibiotiques. La péridurale étant fortement dosée, je ne sens ni les contractions, ni ma fille s’engager dans mon bassin. Ils me l’arrêtent pour que je sois efficace durant le temps de la poussée.

À 20h30, l’interne me dit que nous allons pouvoir nous installer ! J’ai tellement hâte de rencontrer ma fille !

L’interne et l’homme sage-femme sont très gentils et me guident bien. Mon mari est exceptionnel. Il me soutient et m’encourage magnifiquement bien. Je suis fière de lui, car je pensais vraiment qu’il ne tiendrait pas le coup, lui qui déteste les hôpitaux, le sang, et surtout les perfusions.

A 21h09, notre fille pousse son premier cri, et nous pleurons tous les deux de joie. Ce moment restera gravé dans ma mémoire.

Nous découvrons enfin notre fille, ce petit être pour qui je me suis tant inquiétée durant ma grossesse, ce petit bout d’amour pour qui je n’ai pas fini de m’angoisser. Elle est parfaite, et tellement jolie. Je reconnais mon nez et la bouche de son papa.

Nous restons tous les deux sur notre nuage, à contempler cette petite merveille. Mon mari prend conscience qu’il est papa et moi, je découvre la puissance de l’amour que l’on peut avoir pour son enfant. Notre petite Clélia est née. Elle fait 3,300 kg et mesure 48 cm.

La prochaine fois je te raconterai nos premiers moments avec notre petite poupée !

Et toi ? Tu as connu plusieurs faux départs pour ton accouchement ? Tu as beaucoup patienté avant de descendre en salle d’accouchement ? Tu as ressenti cette grande bouffée d’amour ? Dis-nous !

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Commentaires

3   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame D

Jolie récit et bel accouchement ! A la manière dont tu en parles, on dirait que tout c’est déroulé en douceur.

le 22/07/2015 à 09h51 | Répondre

Madame Chance

C’est pour ne pas effrayer les futurs mamans qui n’ont pas encore vécu l’accouchement! C’était un joli moment, j’en garde un très beau souvenir!

le 22/07/2015 à 12h44 | Répondre

Claire (voir son site)

Très jolie récit. La puissance de l’amour pour son enfant, c’est vraiment quelque chose que l’on ne peut soupsonner avant de l’avoir vécu. Et ça aide bien quand on est mort de fatigue 😉

le 22/07/2015 à 14h59 | Répondre

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