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Ma grossesse par don d’ovocyte : mon accouchement long, bien trop long


Publié le 19 octobre 2016 par Madame Arwen

Tu lis le titre de l’article et tu te dis que tu as loupé un épisode (ou tu t’en fiches – mais pour les besoins de la narration, on va faire comme si tu te posais la question, merci de ta collaboration) ? Non, effectivement, je ne t’ai pas raconté ma grossesse en détail, pour plusieurs raisons :

  • les hormones font super bien leur boulot et j’oublie super vite tout ce qui a pu se passer pendant la grossesse,
  • j’ai réellement besoin de raconter cet accouchement (oui, certes, un an plus tard !).

Donc je viens te parler de mon accouchement !

Nous sommes fin août 2015 (oui, oh, ça va !), ma DPA est le 3 octobre. J’ai largement le temps, mais je suis persuadée que notre petit têtard va se présenter en avance (HA HA).

Je commence à ressentir des choses particulières, et je comprends que ce sont des contractions, mais non douloureuses. Étant sous surveillance pour le diabète, je vais débuter les monitorings hebdomadaires : ça me rassure, je vais pouvoir suivre l’évolution des contractions et de leur efficacité. Je suis donc confiante : ça travaille !

Pour faire court, le temps passe… J’enchaîne les monitos, qui montrent bien des contractions, non douloureuses, mais j’ai toujours un col fermé et long. Il faut préciser pour les besoins de l’histoire que mon mari est prestataire de mariage et qu’il avait un mariage prévu à trois heures de route de chez nous les 2 et 3 octobre !

Accouchement très long césarienne

Crédits photo (creative commons) : J.K. Califf

J – 15

Voyant la date fatidique se rapprocher, nous expliquons mi-septembre la situation à la sage-femme. Elle nous dit que si cinq jours avant le départ de Monsieur, le têtard n’a pas daigné montrer le bout de son nez, il sera tout à fait envisageable de procéder à un déclenchement pour que Monsieur Aragorn puisse être présent. Super ! Mais bon, il n’y a pas de raison que l’on aille jusque-là, n’est-ce pas ?

J – 10

Bon, là, il va falloir faire quelque chose, quand même… Pourquoi il ne sort pas ? (Non, la patience n’est pas mon fort !) Il avait dit à mon instinct qu’il arriverait vachement tôt ! Bravo la publicité mensongère…

Depuis le début du mois, je guette les pulsions ménagères, les fatigues intenses, quoi que ce soit qui puisse être un signe, mais rien. Enfin si, tout ça plusieurs fois, mais apparemment, aucune portée prédictive chez moi. Je prends aussi trois fois par jour des tisanes aux feuilles de framboisier, qui sont censées améliorer l’efficacité du travail lorsque celui-ci aura commencé (HA HA bis)…

Une nuit, je me réveille avec des contractions. Pour la première fois, elles sont légèrement douloureuses. Je chronomètre : elles durent une vingtaine de secondes et reviennent toutes les huit minutes. Au bout de deux heures, elles se calment et s’arrêtent. Bon, ce n’est pas pour aujourd’hui, mais au moins, ça se met en route !

Je range mon verre de lait et mes petits beurres (oui, à 4h du matin, je suis une enfant de 4 ans, et alors ?) et je retourne dormir.

Le 25 septembre (J – 7)

À 23h30, je perds le bouchon muqueux. Oui, c’est dégueulasse, je confirme, mais bon, ça annonce aussi que ça va bouger (potentiellement, on est d’accord, mais bon, à J – 7, je me dis que ça l’annonce FORCÉMENT).

Je vérifie sur Internet ce qu’il faut faire dans ce cas : si la perte n’est pas associée à des contractions, il n’est pas nécessaire de se rendre à la maternité. OK, je vais donc me coucher.

Le 26 septembre, 3h30 du matin

Je suis réveillée par des contractions bien plus intenses que celles d’il y a cinq jours. Je commence à chronométrer : elles durent environ quarante secondes et sont toutes les sept minutes. Je continue à chronométrer : à 5h, elles ont légèrement gagné en intensité et sont maintenant toutes les cinq minutes. Je prends ma douche, puis réveille mon mari pour qu’il se prépare également et que l’on se présente à la maternité.

Message personnel à la personne (de sexe masculin, FORCÉMENT) qui a conçu l’accès à la maternité : mettre deux dos d’âne super hauts sur le seul accès routier, c’est pas super gentil !

Nous arrivons à la maternité à 7h. J’ai bien mal depuis un petit moment, alors je me dis que ce sera pour aujourd’hui.

« Votre col est légèrement raccourci et ouvert à 1. » PARDON ? « Il faut rentrer chez vous. Prenez un bain chaud et du spasfon, ça va arrêter les contractions. Là, ce n’est pas le travail… » Huuuuum, si tu le dis.

Nous repartons à la maison, je prends le spasfon et le bain chaud. Mais rien n’arrête ni ne diminue les contractions. Elles durent un peu moins d’une minute, toujours toutes les cinq minutes, et augmentent toujours d’intensité.

À 13h, nous repartons pour la maternité. « Votre col est ouvert à 1. » Non mais le comique de répétition, c’est pas drôle, en fait. Non non, ce n’est pas une blague. Rien n’a bougé, en dix heures de contractions. On me fait un monitoring, qui montre bien de fortes contractions, mais aucune efficacité. On me propose d’aller marcher et de revenir ensuite. Toujours pareil. On nous renvoie alors à la maison.

Le 27 septembre

Les contractions durent depuis vingt-quatre heures. Je n’ai pas dormi et presque pas mangé, je demande à mon mari de dormir, car on y retournera sans doute tôt le matin. Effectivement, à 5h, je n’en peux plus : nous partons à nouveau pour la maternité.

« Votre col est bien effacé, mais toujours ouvert à 1. » Là, je vais m’énerver, je pense… « Et puis bon, vous n’avez pas l’air de souffrir… » Ouh, punaise, alors toi mon coco, tu as intérêt à ne pas te tenir à portée de main ! Je n’ai rien contre les maïeuticiens, mais quand même, de tous les soignants qu’on a vus pendant l’accouchement, c’est le seul qui a cru bon de juger mon niveau de douleur à ma tête…

On réalise à nouveau un monito, qui montre des contractions toujours longues, très régulières et intenses. Mais rien… Il me propose de rentrer chez nous et de prendre de l’atarax, un médicament qui aide à décontracter le corps. Nous rentrons à la maison vers 10h.

L’atarax n’arrête pas les contractions, mais il me shoote tellement que je dors presque trois heures, le luxe !

Nous retournons à la maternité à 16h. « Votre col est ouvert à 1. » Oui bon, j’ai compris, mais là, il va falloir me trouver une solution, quand même ! On me propose d’aller marcher, de faire du ballon, de prendre un bain chaud. Je refuse de rentrer chez moi. Nous allons rester ici jusqu’à ce qu’il sorte !

À 20h, aucune avancée. Les monitos toute l’après-midi montrent toujours des contractions de travail, très intenses et régulières. Mais inefficaces. La sage-femme me propose alors de m’injecter pour la nuit un dérivé morphinique, qui peut détendre et rendre le travail plus efficace. J’accepte.

Les douleurs ne s’interrompent malheureusement pas avec cette solution. En revanche, la morphine m’endort entre chaque contraction. Je suis donc éveillée une minute sur cinq, mais je me repose quand même un minimum.

Le 28 septembre, 5h du matin

On entend hurler dans le couloir. Monsieur Aragorn se réveille en panique, pensant que c’est moi : « Je suis là, je suis là, ce n’est pas moi, chuuuuuut, voilààà. » Je le rassure. Nous demanderons plus tard dans la journée à quoi était dû ce cri à une sage-femme, qui nous dira que c’était une femme qui est arrivée dans le service et a accouché dix minutes plus tard… GROUMPF (je n’ai rien à dire de plus constructif à ce moment-là).

À 8h, la sage-femme vient m’installer un nouveau monitoring. Rien de nouveau, tout est au même point. Le col est peut-être ouvert à 1 et demi, quoi… Je lui demande, désespérée, un déclenchement. Le staff doit se réunir à 9h, elle plaidera en ma faveur.

À 12h, elle m’annonce qu’ils ont refusé le déclenchement : « On va attendre encore un peu… » QUOI ? Ça fait déjà cinquante-sept heures que j’ai des contractions littéralement toutes les trois minutes, qui durent une minute. Ils trouvent donc que déclencher un accouchement pour que le papa qui travaille ne le loupe pas, c’est légitime, mais parce que la mère souffre, là non…

La sage-femme est désespérée pour moi et me propose un décollement des membranes… Ça pique un peu (je pense que sans toutes mes contractions, j’aurais eu aussi bien plus mal), mais ça reste supportable. Elle me propose à nouveau le dérivé morphinique pour l’après-midi.

Le 28 septembre, 22h

La sage-femme m’ausculte et me dit que je suis dilatée à 3 ! Alléluia !! Je me précipite (enfin, avec des temps d’arrêt à chaque contraction quand même) sous la douche, et on nous installe en salle d’accouchement.

Moi qui voulais tenter sans péridurale, je me dis que finalement, soixante-sept heures de contractions, c’est déjà pas mal, sans péridurale ! L’anesthésiste vient, et la délivrance arrive ! Non, pas l’accouchement, hein. La délivrance de la douleur, déjà.

Pendant la nuit, le travail avance doucement, mais il avance. Je dose la péridurale, mais j’ai tellement souffert avant que dès que c’est possible, je rappuie sur le bouton pour avoir les doses maximales. Je dors un peu, mais c’est difficile, entre le froid, le manque de sensations dans les jambes et la soif.

J’ai TRÈS soif. Mon mari me pulvérise de l’eau sur le visage, mais ça ne suffit pas. Ce n’est qu’au bout de cinq heures dans la salle que je demande à la sage-femme si je peux boire et qu’elle me dit que « oui, bien évidemment »… Ce n’était pas aussi évident pour moi !

Le 29 septembre, 8h du matin

Mon col est à 7 ou 8 (excuse mes souvenirs). Ils ont fait des perfusions d’ocytocine pour aider le travail pendant la nuit.

Le 29 septembre, 11h

J’ai mal, la péridurale ne semble plus aussi efficace.

Le 29 septembre, 11h30

J’ai très mal, j’ai envie de pousser. La tête du têtard appuie sur le col pas assez ouvert, la douleur est atroce. La fatigue aussi, je tremble de partout. Il y a des moments où je pense perdre connaissance. Des moments où je ne sens plus rien, nulle part dans mon corps, d’autres où la douleur est intenable.

L’anesthésiste revient, revoit les réglages. Elle ne comprend pas trop pourquoi je résiste maintenant à l’anesthésie.

Le 29 septembre, 12h

La sage-femme, que mon mari a appelée en catastrophe parce que je lui faisais très peur, m’ausculte. Je suis à 9.

« On va attendre encore un peu, et puis sinon, il va falloir songer à aller le chercher…
– C’est-à-dire « aller le chercher » ?
– Bah on fera une césarienne.
– Et pourquoi vous voulez attendre, au juste ??? Ça fait quatre-vingt-et-une heures que je contracte, il faut peut-être se rendre à l’évidence, là ?!
– Ok, on va voir avec les médecins de garde. »

Ces *** de gynécos de garde mettent une heure à discuter. Mon mari doit gueuler, pleurer (de rage, de fatigue, de peur) pour qu’ils se bougent un peu les fesses. Oui, en effet, pendant tout ce temps, notre bébé n’était pas en souffrance, malgré ma fièvre depuis le matin, mais j’ai vraiment l’impression que dans cette histoire, à aucun moment, ils ne se sont préoccupés de ma souffrance à moi et de celle de mon mari.

Le 29 septembre, 13h15

Je suis installée pour la césarienne, mon mari est là. Ce n’était plus négociable, ça. J’ai des spasmes incontrôlables. Ils m’attachent les mains.

L’anesthésiste reste à mes côtés tout le temps et m’explique en temps réel ce que font les chirurgiens (que je n’ai pas vus, qui ne se sont pas présentés…). Et à un moment, j’entends des pleurs.

Le 29 septembre, 13h29

Eliott est né. La sage-femme le pose à nos côtés pour un contact visuel. Il est magnifique. L’anesthésiste me dit : « Maintenant qu’il est sorti, je vous injecte des tranquillisants. »

Ils demandent au nouveau papa de sortir en même temps que son fils de la salle d’opération, le temps de recoudre. Lorsque les chirurgiens sortiront, ils verront Monsieur Aragorn et ne lui diront pas si je vais bien, ni félicitations, ni quoi que ce soit.

Je retrouve mes deux amours directement en salle de réveil. On pose Eliott sur moi, mais je suis tellement fatiguée, vidée, que j’ai peur de le lâcher. Je le redonne à son papa et je m’endors…

Et toi ? Tu as aussi eu un accouchement très très long ? T’es-tu sentie soutenue ou au contraire abandonnée par l’équipe médicale ? Viens en discuter…

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Commentaires

24   Commentaires Laisser un commentaire ?

Doupiou

J’ai l’impression de relire l’article sur mon accouchement… col bloqué, travail très long et douloureux, morphine et résistance à la péri, césarienne à 9…
Je comprends ce que tu as vécu. Tes paroles sont tellement vraies quand tu dis que l’équipe médicale s’occupe du bébé mais absolument pas de la maman (ou du papa). Une césarienne en urgence reste une expérience difficile (et encore plus avec un travail aussi long)

le 19/10/2016 à 08h30 | Répondre

Lilicorne

Je suis désolée pour toi d’apprendre que cet accouchement a été aussi difficile :/

J’ai aussi eu une césarienne en urgence mais je l’ai bien vécue, avec une équipe plutôt humaine. Je réalise que j’ai eu de la chance.

J’espère que Eliott t’apporte tout le bonheur du monde et que le fait d’avoir écris ce billet va te permettre de digérer un peu mieux cette expérience.

le 19/10/2016 à 08h48 | Répondre

Lisa

Ohlala ! quel accouchement ! 🙁 ça a dû être très difficile à vivre pour vous. D’autant plus que les équipes qui vous ont suivi ont l’air d’avoir vraiment manqué d’empathie. Dans ces moments là on a besoin d’être rassuré, d’être écouté, épaulé. J’espère que la suite s’est mieux passé dans la maternité et avec bébé. Hâte que tu nous racontes. 🙂

le 19/10/2016 à 09h13 | Répondre

virginie

Oh l’enfer que tu as vécu ! J’espère que tu t’es bien remise ?

le 19/10/2016 à 09h16 | Répondre

Les Wikipodettes

Félicitations Mme Arwen !
Quelle misère cet accouchement…
Tout ça pour finir en césarienne !!
Mais franchement, personne ne pouvait se décider avant ?
Je compatis+++, le mien ressemblait quelque peu au tien sauf que j’ai été déclenchée pour pré-éclampsie à 37 SA 1/2 avec un col en béton armé.
Après: douleurs, malaises, nausée, vomissements, tremblements (et on en oublie) pendant plus de 37 heures. (pinuts par rapport à toi)
ça traine des heures et des heures, pareil on parle de césarienne, oui/non oui/non
je n’en peux plus…. mais non elle a le bassin large dixit le gyneco, ça va bien finir par passer !
quand j’ai été ENFIN dilatée à 10, je n’avais plus de force, zéro énergie, je ne sentais plus rien, limite j’étais sur une autre planète, plus concernée, plus aucune contraction efficace, c’est surtout ça qui a été un problème !
Mon mari n’en menait pas large non plus.
d’où perfusion à fond, gyneco en urgence, bizarrement il faisait moins le mariole à ce moment là, forceps pour sortir le titi et moi j’ai mis une bonne dizaine de mois à m’en remettre (coucou les primipares !!!)
On oublie vite avec son bébé dans les bras, c’est vrai, mais je suis un peu amère sur le déroulé de cet accouchement.
Si jamais j’avais un deuxième bébé, mon projet de naissance à moi, ça serait juste d’être mobile le plus longtemps possible. Le reste on ne maîtrise rien !
Félicitations encore pour ton petit Eliott, il a juste 3 semaines de plus que mon titi!

le 19/10/2016 à 09h24 | Répondre

Madame choupette

Je ne comprend pas comment une équipe médicale n’a pas envisagé la césarienne avant!
Déjà un travail de 38heures sans avancée pendant 35h pour mon premier, ça a choqué certains professionnels… plus de 80 heures, c’est délirant!
En tout cas, si une deuxième grossesse se prépare, je te souhaite de trouver des personnes pouvant entendre ton traumatisme (c’en est un) et t’apaiser. JE suis en fin de seconde grossesse, j’ai eu la chance de rencontrer une sage femme qui a permis de me libérer de mon 1er accouchement … ouf!

le 19/10/2016 à 15h00 | Répondre

Madame D

C’est horrible !! J’ai envie de pleurer (mais je me retiens je suis au travail). C’est vraiment dommage …
J’espère que malgré tout tu n’en garde pas un souvenir affreux.
Pleins de câlins !!!!!

le 19/10/2016 à 09h48 | Répondre

Chacha d'avril

Le début de ton article, plein d’autodérision et de petites blagues m’a beaucoup fait rire.
La suite, beaucoup moins… Tu as vécu un moment atroce, entourés de soignants sans empathie. Ca a du vraiment être très dur pour toi et ton mari.
J’espère qu’aujourd’hui tu n’y repenses pas avec trop d’amertume (en tout cas je comprends pourquoi tu l’a écrit au bout d’un an).

le 19/10/2016 à 09h57 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

C’est affreux, j’ai eu mal pour vous.
C’est clair qu’ils n’ont pas du tout pris en compte votre souffrance à tous les deux.

le 19/10/2016 à 10h40 | Répondre

Mlle Mora

Oh lala, ça a du être vraiment difficile à vivre… Tu n’es pas tombée sur une équipe très compréhensive…
J’ai vécu la césarienne en urgence, et j’ai été très bien accompagnée, même s’il y a eu des maladresses. Mais comme tu le dis, pour ma part, mon bébé était en souffrance, du coup, ils n’ont pas hésité du tout, au bout de 20 minutes de travail sans résultat, ils m’ont emmenée au bloc. J’imagine que j’aurai peut-être vécu la même chose que toi si mon bébé n’avait pas souffert… Tu dois vraiment en garder un mauvais souvenir, mais l’important c’est qu’aujourd’hui tout le monde va bien. Et dis toi bien que tous les accouchements sont différents- pour ma 2ème accouchement sans souci par voie basse…

le 19/10/2016 à 11h48 | Répondre

Madame Arwen

Je me rends compte que je n’ai pas rendu hommage dans cet article à tous les protagonistes. Mon mari en premier lieu qui a été d’un soutien sans faille du début à la fin, les sages-femmes qui ont été d’une grande douceur et compréhension (sauf le maïeuticien donc), et l’anesthésiste lors de la césarienne et après qui été toute douce et me disait en détail ce qui allait se passer, ce que j’allais ressentir etc… Au final, ce sont les médecins qui ont manqué d’empathie…

le 19/10/2016 à 13h02 | Répondre

Banane

Ah ouais quand même!!
Déjà les 17h de ma belle-sœur lui sont restées en travers de la gorge, alors plus de 80!… ils sont dingues.
J’espère que tout va bien maintenant pour vous 3.

le 19/10/2016 à 13h40 | Répondre

Albertine

C’est vraiment très dur de lire ça 🙁 Plein de câlins virtuels <3 C'est vraiment honteux qu'ils vous aient laissé souffrir comme ça ton mari et toi. Clairement on a l'impression qu'ils n'en avaient rien à faire… J'ai hâte que tu nous racontes la suite pour savoir comment tu as vécu les premiers moments avec ton petit bout et comment tu t'es remise de tout ça.

le 19/10/2016 à 13h42 | Répondre

Étoile (voir son site)

Cela m’a fait mal au cœur de lire tout cela. L’équipe médicale n’a pas assuré 🙁 Chez moi aussi, c’était très « tendu » mais cela n’a pas duré aussi longtemps (30 heures entre la fissuration de la poche des eaux et l’accouchement). La sage-femme s’était retrouvée à me « masser » à un certain endroit pour que cela se détente + perfusion de spasfon. En moyenne, je gagnais 0,5 cm par heure. Elle me faisait changer aussi régulièrement de positions pour aider. Heureusement Petit Prince est finalement arrivé, mais comme pour toi, la péridurale a arrêté de fonctionner d’un côté pendant les 4 dernières heures avant l’accouchement. Donc je comprends à quel point cela n’a pas du être facile pour toi. Fatigue physique, plus personnel limite… J’ai hâte de lire la suite en tout cas 🙂 Tu as été très courageuse !

le 19/10/2016 à 13h59 | Répondre

Betty

Je comprend tellement ce témoignage !
Pour ma part j’ai perdu les eaux, et j’ai accouché près de 30h après. J’ai trouvé ça tellement long!
En revanche j’avais une peur panique de la césarienne, je ne voulais absolument pas de ça et j’ai réussi à l’éviter par chance. Ma fille commençait à faire de la bradycardie et il y a eu un moment très chaud… mais finalement cela a fini par voie basse sans soucis.
En revanche comme toi j’ai eu des tremblements incontrôlables au bout de quelques heures sous péridurale. L’anesthésiste m’a dit que c’était lié aux produits anesthésiants et que ça arrivait souvent. J’ai en effet à chaque fois eu ce genre de soucis en réveil lors de mes operations précédentes sous anesthésie generale donc ça ne m’a pas étonné plus que ça.
J’espère que tu as pu bien te remettre les jours suivants, car pour ma part après 2 nuits blanches sans quasi rien avaler j’ai détesté mon séjour à la maternité : épuisée et seule avec bébé la nuit, je n’en pouvais plus ! Dans ma maternité le papa ne pouvais pas rester la nuit, c’était vraiment dur…

le 19/10/2016 à 18h30 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Oh la la mais c’est vraiment dur je suis désolée pour toi 🙁 . J’espère que ça t’a fait du bien de poser ces mots un peu plus d’un an après et qu’avec le temps le traumatisme s’estompera un peu.

le 19/10/2016 à 21h19 | Répondre

Claire (voir son site)

Je suis ravie de te lire car je me suis demandé il y a quelques jours ce que tu devenais.
Bon bah ça c’est de l’accouchement ! Et je comprends pas du tout pourquoi tu as demandé la péridurale 😉 Enfin 4 jours pour accoucher, je te tire mon chapeau ! Mais je pense que l’équipe médicale aurait quand même pu faire quelque chose avant. J’aurais bien aimé les voir à ta place!
Au passage, j’adore le prénom de ton fils.
Le principal est que tout se termine bien mais quand même !

le 19/10/2016 à 22h25 | Répondre

Marie

Ermmm… Ici la mariée du 2 et 3 octobre (celle de M. Aragorn parce que bon, il y a dû y en avoir d’autres ces jours-là !)
On était déjà touchés qu’il soit venu si tôt après la naissance, mais là, je m’excuse vraiment du fond du cœur de te l’avoir enlevé si rapidement après cette épreuve ! Et on est donc vraiment très touchés et impressionnés qu’il soit venu quand même malgré la fatigue et la décharge émotionnelle… (et du coup on a vu des photos de votre petit bout et je tiens à souligner qu’il est trop beau et que si vous lui cherchez une fiancée plus tard on s’inscrit :))
81 heures de travail, tu es une vraie guerrière ! Je compatis profondément. Pour moi l’accouchement a été rapide mais c’est à la maternité que j’aurais plein de choses à dire sur l’équipe médicale. J’espère que tu t’es bien remise par la suite et que tu as pu profiter des premiers moments avec ton bébé !

le 20/10/2016 à 11h02 | Répondre

Lily

Merci pour ton témoignage… 80 heures !!!!! Tu es extrêmement courageuse (c’est vrai que dans ces moments-là, on n’a pas trop le choix, mais tu es une warrior !).
C’est hallucinant qu’ils aient attendus autant, sans venir te voir, ni rien… Il y a une impression d’abandon, alors qu’il s’agit d’un moment tellement fort de notre existence…
Pour nous, la maternité était blindée (14 accouchements dans la nuit), ils ne se sont quasi pas occupés de moi (accouchement « sans complication »…). C’est dur d’être là à attendre, dans la douleur, des décisions prises par des médecins dans un bureau lointain, rapportées par une sage-femme adorable mais impuissante et pressée, et sans possibilité de répondre !
Après la naissance, j’ai du attendre deux heures (et le retour des analyses, et le passage de la puér) pour avoir le droit de nourrir mon bébé, qui hurlait dans les bras de son père. J’ai rarement été aussi furieuse (et grossière) de ma vie !

le 20/10/2016 à 11h58 | Répondre

Mrs Paillettes (voir son site)

Ohlala, pas cool, je comprends que tu ais mis autant de temps pour en parler.
Le plus important c’est que tout le monde se porte bien.
J’espère que ça ne t’auras fait peur pour la suite et que tu gardes un joli souvenir de ta rencontre avec ton petit loup

le 20/10/2016 à 12h19 | Répondre

Chaperon Rouge

oh bah putain… je pense que je te me l’aurais SCOUE tout ça!!! et ma mère serait venu foutre un BORDEL dans l’histoire! mdr ^^tout est bien qui finit bien, et ta merveille est magnifique, c’est l’essentiel! (mais si number 2 il y a un jour, je te souhaite que ça se passe mieux…)

le 20/10/2016 à 13h17 | Répondre

Popie (voir son site)

Ma pauvre…. ça a du être dur ! Et je me plaignais que mon accouchement déclenché ait duré 15 h !
J’espère en tout cas que tu n’as pas eu trop de mal à t’en remettre !

le 20/10/2016 à 19h54 | Répondre

Madame Pinpon

Quel récit… Je n’imagine pas le niveau de fatigue et d’exaspération que tu as du atteindre ma pauvre…

le 03/11/2016 à 18h23 | Répondre

Mademoiselle Laine

Je viens de lire tous tes témoignages sur les différents blogs (journée très productive au travail …) et je te (vous) trouve très courageuse dans ta démarche, et de nous raconter ton histoire. J’ai été très touchée. J’espère que le petit Eliott grandit bien et que vous êtes tous en pleine forme !!!

le 01/12/2016 à 16h14 | Répondre

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