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Mon allaitement n’a pas été épanouissant


Publié le 29 avril 2017 par Onedaymaybe

Je vais peut-être m’attirer des foudres mais tant pis, j’assume : pour moi, allaiter mon enfant n’a pas du tout été source d’épanouissement.  Pourtant, j’ai voulu allaiter, j’ai réussi à le faire, j’allaite encore un peu aujourd’hui. Je vais essayer de t’expliquer mon point de vue.

Nos boissons familiales : thé de Madame, chocolat de Monsieur et biberon de Mam’zelle ! – photo personnelle 

Avant la naissance

Avant la venue au monde de notre fille, je me disais que j’avais envie d’allaiter mais sans me mettre la pression. J’ai autour de moi de nombreuses mamans et je sais que l’allaitement peut être source de stress, d’angoisses. Je sais que ça peut bien se passer (et durer très longtemps) ou au contraire que la montée de lait peut ne jamais arriver. Donc, si ça le fait ok, sinon biberon !

A la naissance

Notre fille n’a pas eu de tétée d’accueil, trop fatiguée par la naissance. Pendant 72h, nourrir ma fille s’est révélé très compliqué : elle s’endormait, prenait le sein mais attendait que cela coule tout seul… nous étions obligés de la déshabiller et de la surstimuler pour qu’elle boive. Malheureusement, elle a perdu beaucoup de poids. J’ai tiré mon lait pour lui donner des compléments au biberon, elle a également eu des compléments de lait artificiel. Je me mettais beaucoup de pression, alors même que je m’étais jurée de ne pas le faire et (les hormones n’aidant pas) j’en ai beaucoup pleuré, ayant déjà l’impression d’être une mauvaise mère qui ne peut pas nourrir son enfant…

Et enfin ! Une puéricultrice m’a proposé une solution pour aider ma coccinelle à bien boire au sein : une téterelle en silicone.

Grâce à cela, Charlotte a réussi à téter au sein, correctement, et à reprendre du poids. A ce jour je les utilise toujours : en effet, mon mamelon est très plat, et elle a de fait du mal à se positionner, ce qui entraîne son énervement.

Au retour à la maison

Le premier mois a été une véritable horreur ! Oh, notre fille s’y retrouvait très bien, elle a pris du poids, tétait bien, pas de souci. Mais moi, j’ai trouvé ça… long. Ennuyeux. Pas du tout le moment de symbiose et de bien-être mère-fille dont on m’avait tant parlé.

Ma fille tetait toutes les trois ou quatre heures, jour et nuit,  et pendant 40 minutes à chaque fois (20 minutes par sein)… ce qui m’a valu le nouveau surnom de « Biquette » par mon mari. Autant dans la journée, ça allait, autant la nuit je l’ai assez mal vécu.

Rapidement j’ai eu beaucoup de lait, ce qui a entraîné des fuites, des douleurs, un engorgement. J’ai vite pris le pli de tirer mon lait, entre deux tétées.

Par  conséquent,  j’avais l’impression de passer ma vie les seins à l’air, à nourrir ma fille ou à vider le trop plein de lait. Jamais mes seins n’avaient tant été au centre de mes préoccupations !

Désormais…

Comme je tirais mon lait, dès la quatrième semaine, mon mari a pu donner le biberon à notre fille. Nous avons ainsi pu nous rendre compte qu’elle acceptait très bien le biberon et buvait sans souci.

Côté allaitement, les tétées en journée sont toujours toutes les trois heures mais ne durent désormais que trente minutes maximum, rots inclus.

De sa sixième à sa huitième  semaine, Charlotte a eu un biberon par jour de lait artificiel ou de lait maternel (en fonction de ce que j’ai tiré). Depuis sa huitième semaine, elle a deux biberons par jour. Elle accepte tant le lait maternel que le lait artificiel. Nous allons bientôt tester le fait que quelqu’un d’autre que nous, parents, donne le biberon, pour préparer l’arrivée chez la nourrice.

Et moi ? Je me sens bien ! L’allaitement se passe bien, mais je trouve cela agréable de pouvoir partager le temps des repas avec mon mari, et ne plus être « esclave » des demandes alimentaires de ma fille. Je peux aller passer une soirée au cinéma en solo sans problème !  Je suis contente d’avoir allaité, et d’avoir fait bénéficier ma fille des bienfaits du lait maternel, mais il est certain que je ne veux pas continuer l’allaitement au delà de ma reprise du travail (elle aura trois mois). Cela n’a pas été une source d’épanouissement, cela n’a pas non plus été une charge insupportable.

A l’avenir, pour un autre enfant, je saurais comment faire, et je crois que je m’écouterai davantage, en passant peut être plus rapidement à un allaitement maternel mixte, au sein et au biberon de lait tiré.

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Commentaires

12   Commentaires Laisser un commentaire ?

Banane

Pour moi aussi, beaucoup de lait et tétons plats. J’avais besoin des tèterelles et à chaque tétée le sein que ne prenait pas le bébé fuyait abondamment (au point de remplir la coque en silicone que je mettais dessus, plus de 30ml je pense). Hyper pénible.
A l’hôpital on m’avait dit max 20min par tétée, 10 min par sein, j’avais l’œil sur le chrono, et un bébé qui pleurait sans qu’on sache s’il avait encore faim ou si c’était autre chose.
Bref, pour le dernier il a été décidé avant même qu’il ne soit conçu qu’il ne serait pas allaité.

le 29/04/2017 à 08h53 | Répondre

Onedaymaybe

J’ai très rapidement arrêté d’écouter les conseils du type « 40 minutes ? Mais c’est trop long ! IL FAUT que ce soit 10 minutes par sein ! ». Tant que Charlotte tetait même s’il y avait des pauses, je considérais qu’elle en avait besoin. Ça me saoulait mais elle prenait ce qui lui fallait.

le 01/05/2017 à 17h48 | Répondre

Audrey

Bonjour,
Je rejoins tout à fait tes propos. Avant la naissance de mon fils j’avais envie et je m’étais préparée à allaiter. De plus, quasiment toutes mes amies avaient allaité leur bébé (et pendant longtemps). A la naissance, difficultés à mettre l’allaitement en place, réflexe d’éjection fort, fatigue…je n’éprouvais aucun plaisir à donner le sein et je voyais ça comme une contrainte et je culpabilisais. Au bout de 3 semaines j’ai arrêté et ça a été la meilleure solution! J’ai compris que étant quelq’un qui aime prévoir, anticiper,avoir des horaires, planifier, l’allaitement n’était pas pour moi! Cela ne signifie pas que pour un 2e je ne réessaierai pas…maintenant que j’ai pris du recul!

le 29/04/2017 à 22h44 | Répondre

Onedaymaybe

Exactement ! Tant qu’on n’a pas essayé, on ne sait pas comment on va le vivre, comment le bébé va réagir, si on est prête à ça… je crois que c’est une expérience à tenter mais savoir où sont ses limites c’est nécessaire !

le 01/05/2017 à 17h51 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Suite à mon cours de préparation sur l’allaitement​, j’ai commencé à me renseigner surtout sur l’allaitement mixte.
Je ne suis pas sûre de vouloir faire un allaitement exclusif pour de nombreuses raisons personnelles et de ressenti. Mon mari est en phase avec moi donc cela ne me gène pas, mais j’ai un peu peur du regard des autres quand même.
Après comme toi, je n’envisage de toute façon pas de continuer au delà de mon congé maternité et donc ma fille aura le même âge que la tienne au moment où tu devrais arrêter. Ça m’intéresserait d’avoir tes conseils sur le sevrage et sur la mise en place de la diversification par la suite.

le 30/04/2017 à 09h19 | Répondre

Onedaymaybe

Pas de souci ! Tu peux me contacter par mail si tu veux. Depuis aujourd’hui je n’allaite plus, Charlotte est exclusivement au biberon. Et ça se passe bien !

le 01/05/2017 à 17h53 | Répondre

Anne

J aurai adoré pouvoir faire comme toi un allaitement mixte !mais je produisais beaucoup trop de lait du coup le tire lait stimulait beaucoup beaucoup trop! Je pouvaisnourrir tout un régiment :)! du coup allaitement exclusif jusqu à la reprise du boulot j ai adore mais à la fin je me sentais un peu esclave de mon fils il était temps qu on passe au biberon …

le 30/04/2017 à 15h45 | Répondre

Onedaymaybe

Je te rejoins sur cette impression « d’esclavage », à un moment donné c’est usant… mais c’est chouette que tu aies pu allaiter jusqu’à ta reprise si c’était de bons moments pour toi !

le 01/05/2017 à 17h55 | Répondre

Doupiou

Allaitement mixte et tire-allaitement ici aussi ! Le tire-lait a sauvé mon allaitement même si je n’étais pas fâchée d’arrêter pour me réapproprier mon corps !

le 30/04/2017 à 22h01 | Répondre

Onedaymaybe

Ouiiiii, se réapproprier son corps ! Remettre de jolis soutifs ! Ne plus avoir de fuites !!! Pouvoir déléguer les repas aux papa, papy, mamie, nounou… !
Chouette alors 😊

le 01/05/2017 à 17h57 | Répondre

la grogniasse

Je n’ai jamais compris ce que l’allaitement pouvait avoir d’épanouissant…
Pourtant, j’ai allaité longtemps (on en est à un peu plus de 2 ans, alors…) mais si j’ai bien vu qu’il n’y avait rien qui faisait plus plaisir à mon petit garçon ou qui puisse lui apporter plus de bien-être, pour moi, j’ai trouvé ça assez contraignant.

le 02/05/2017 à 11h41 | Répondre

Croco

Mon fils a 20 mois, je l’allaite toujours, et j’aime ça !
Bien sur, il y a des moments plus compliqués (le premier mois a été difficile avec une monté de lait tardive, des engorgements, des tétées totalement anarchiques), des moments de raz le bol (mais pourquoi justement aujourd’hui tu réclames à 18h alors que je suis crevée, qu’il faut que je prépare le repas, et que ça fait des mois que tu ne tètes plus qu’au réveil et au coucher ?), mais dans l’ensemble, j’aime ces moments privilégiés, surtout le soir avant le coucher (dommage, ils sautent de plus en plus souvent, mais bon, c’est surement mieux ainsi, je suis enceinte du deuxième).
Je n’aurais pas le temps de me « réapproprier » mon corps avant la prochaine naissance, mais en fait, j’ai l’impression que c’est déjà fait depuis que ma production de lait s’est régulée (et j’ai arrêté soutien-gorges d’allaitement et tenues pratiques depuis qu’il ne tête plus que matin et soir). Mais j’ai hâte d’allaiter de nouveau un tout petit, même si je me doute que ça n’ira pas sans difficultés.

le 10/05/2017 à 13h13 | Répondre

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