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J’ai envie d’un deuxième enfant, mais pas mon compagnon


Publié le 5 novembre 2016 par Soloise

J’ai mis un peu de temps à le convaincre d’avoir des enfants. Il n’était pas trop partant. Mais on était jeunes, la première fois que je lui en ai parlé. On ne savait pas si on ferait notre vie ensemble… Mais notre couple a duré, comme une évidence. Et il a fini par aimer l’idée d’avoir des enfants.

Il y a un peu plus de trois ans, est arrivée dans notre vie une petite choupinette exceptionnelle. Oui, je sais, ils sont toujours exceptionnels, nos enfants. N’empêche, tu ne m’enlèveras pas de l’idée qu’elle est super intelligente, belle, sociable, câline et adorable…

Son arrivée a évidemment bouleversé quelques petits équilibres, mais ça s’est globalement passé de manière idéale. Si l’accouchement m’avait laissé un goût un peu amer (une césarienne avec des douleurs importantes les jours suivants) et si j’ai mal vécu l’allaitement, notre fille a vite fait ses nuits et s’est acclimatée rapidement à nos weekends nomades.

Lorsque j’ai commencé à ressentir le besoin de faire le deuxième, elle n’avait pas encore tout à fait 2 ans. J’ai voulu bien faire les choses, et j’ai consulté la gynécologue avant. Il s’avère que j’ai bien fait car, « petit » détail anatomique, la césarienne n’avait pas bien cicatrisé sur l’utérus… Il fallait la reprendre pour consolider la paroi, sous peine de rupture utérine en cas de grossesse. Verdict : pas de nouvelle grossesse avant six mois post-opération dans le meilleur des cas, plus sûrement un an.

Là, je me suis littéralement effondrée. Effondrée de voir que ma fille n’aurait pas de petit frère ou sœur proche d’elle en âge comme je le voulais. Effondrée parce que ça repoussait l’âge où on serait libérés des contraintes des enfants en bas âge. Effondrée parce que tout ce dont j’avais rêvé s’envolait.

Quand le conjoint ne veut pas de deuxième enfant

Crédits photo (creative commons) : Guian Bolisay

Mais surtout, surtout, j’ai eu l’impression avant, et même après, l’opération que ma féminité toute entière était remise en cause. Je me sentais abîmée de l’intérieur.

J’étais cassée.

Je ne valais plus rien.

Bonne à jeter.

Mon conjoint m’a bien soutenue dans les premières semaines post-opération. Il s’est occupé de moi à la maternité et après (eh oui, car l’ironie, c’est que je suis repassée exactement par les mêmes choses que pour la naissance : même maternité, même cicatrice ouverte et refermée, même douleurs et soins post-opératoires pénibles…). Mais je n’arrivais pas à me sortir de la tête cette sensation d’être abîmée et bonne à rien.

Je déprimais sérieusement.

À ce moment-là, mon impatience vis-à-vis de ma fille s’est amplifiée. Si j’avais du mal avec le « terrible two », ça ne s’est pas arrangé ! Mais mon couple aussi a commencé à être en danger car je n’avais plus aucune libido, j’étais toujours fatiguée et je prenais une pilule contraceptive obligatoire que je ne supportais pas.

Puis, six mois plus tard, est venu le rendez-vous de contrôle, attendu avec angoisse. Et là, le soulagement total ! Une véritable libération : tout était parfaitement cicatrisé. Récupération parfaite de l’opération. Autorisation de prévoir une grossesse dès maintenant, avec recommandation d’attendre encore quelques mois toutefois.

Le soir même, je lui ai demandé : « Quand est-ce qu’on lance le deuxième ? »

Le soir même, il m’a annoncé qu’il n’était plus sûr d’avoir envie.

Décidément, ça a été les montagnes russes, cette journée !

Et la discussion m’a montré l’étendue des dégâts. Il n’était pas sûr que je puisse assumer, étant donné que j’étais fragile/déprimée. Il trouvait qu’on avait un bon équilibre à trois. Il ne voulait pas recommencer les mauvaises nuits. Il ne voulait pas prendre le risque d’avoir un enfant moins cool, moins intéressant, plus compliqué. Il avait peur de ne pas aimer le deuxième autant que la première… Mais surtout, il s’inquiétait pour moi. Il s’inquiétait pour nous. Il nous trouvait déconnectés, se posait des questions sur notre avenir.

Les raisons me concernant étaient légitimes. J’avais été insupportable ces derniers mois. Je me suis éloignée, oui, déconnectée de lui, murée dans ma souffrance de mère castrée. Et j’avais frôlé l’épuisement maternel avec la première. Alors c’était vrai, il fallait que des choses changent.

J’ai donc pris des rendez-vous pour régler une fois pour toutes mes problèmes de sommeil (et ça a marché ! Ça durait depuis quinze ans et je dors à présent comme un loir !), fait des séances de sophrologie, vu une ostéo plusieurs fois…

En fait, rien que le fait de me savoir « réparée » m’a déjà beaucoup aidée. J’ai fait énormément de progrès. J’ai agi sur tous les tableaux et j’ai avancé comme je n’avais jamais avancé. J’ai changé ma relation à mon boulot, auparavant très prenant. J’ai apaisé la situation avec ma fille. J’ai me suis reconnectée avec ma libido – et avec lui ! Tous ces progrès dans l’espoir de le convaincre que j’étais capable et prête à avoir un deuxième enfant.

Il reconnaît tous ces changements. Mais il nous trouve encore fragiles et ne se voit pas replonger dans les couches. Alors voilà. L’opération, c’était il y a un an. Il ne change pas d’avis. Et moi non plus.

Non, notre couple ne va pas bien. Mais je ne peux m’empêcher de penser que c’est à cause de la frustration immense que je ressens. Dès que je perçois en lui une mini porte ouverte, je vais mieux pour plusieurs jours. Dès que je vois la porte se fermer, je me sens morose.

Alors quel avenir ? Soit je le force à accepter et il m’en veut. Soit il me contraint à renoncer et je lui en veux. Comme d’autres témoignages que j’ai lus, j’ai l’impression d’une famille incomplète. J’ai peur pour ma fille. J’ai lu aussi des témoignages qui expliquaient qu’être enfant unique, ce n’était pas aussi dommageable que ce que je croyais. Mais comment aurais-je fait sans ma sœur quand j’ai perdu mes parents ? Je ne veux pas que ma fille reste seule s’il nous arrive quelque chose.

On parle beaucoup. Enfin, je parle beaucoup. J’essaie de comprendre son point de vue, mais je n’arrive pas à accepter ses arguments, que je considère uniquement « pratiques ». On a 34 et 33 ans. J’ai l’impression que c’est maintenant ou jamais. Plus on attendra, moins il voudra retrouver les couches !

J’ai vraiment l’impression de devoir faire un deuil. Et ce deuil n’est même pas obligatoire. Il est réversible ! Quand j’ai perdu mon père à 19 ans, quand j’ai perdu ma mère à 25 ans, il n’y avait plus rien à faire que les enterrer. Le deuil était nécessaire car incontournable. Comment accepter que quelqu’un qui n’a pas été, comment accepter qu’une simple idée disparaisse alors qu’il est encore possible qu’elle apparaisse ?

Et je me demande constamment : « D’où vient une envie pareille ? » C’est vrai, quoi… Pourquoi ça me rend si malheureuse ? J’ai une bonne situation, une fille adorable, un conjoint compréhensif (généralement) et présent, une chouette petite maison… Pourquoi vouloir plus ?

Ce truc indéfinissable que je ressens au fond de mes tripes, il sort d’où ? Quelle légitimité il a ? Et pourquoi, parce que je ne veux pas y renoncer, je me sens presque capable d’assumer la mise en danger de mon couple, et donc de toute ma vie de famille actuelle ? Je serais prête à tout perdre pour un deuxième enfant ? Ce n’est pas un peu dingue, ça ?

Renoncer à la maternité évoque plutôt les difficultés de conception. C’est d’autant plus culpabilisant quand on a la chance d’avoir déjà un enfant. Mais c’est une réalité aussi que de renoncer car le projet n’est pas partagé par le conjoint.

Et chez toi ? L’arrivée d’un nouvel enfant fait-elle débat ? Comment vis-tu ce désaccord ? As-tu aussi l’impression que ça fragilise ton couple ? Viens en parler…

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Commentaires

19   Commentaires Laisser un commentaire ?

Die Franzoesin (voir son site)

Oh la la tout d’abord je suis désolée pour toi, j’imagine ta souffrance et je ne pense pas qu’elle soit illégitime. Bien sûr on peut être heureux avec un seul enfant quand c’est un choix mais le nombre d’enfants que l’on souhaite est un projet de vie considérable, très important, il est normal que le fait de ne pas t’accorder là dessus avec ton mari te pèse. Je ne sais pas avec quelle rapidité tu es tombée enceinte la première fois mais j’aurais éventuellement une petite idée : et si tu disais à ton mari que, sans relancer des essais « sérieux » tu laissais quand même tomber la contraception ? Juste histoire de voir, sans planifier, laisser faire la nature et le destin décider… Est-ce que ce ne serait pas un compromis pour tous les deux ? Ou encore plus doucement, instaurer une période de transition sans pilule avec préservatif s’il le souhaite ? Ce seraient déjà des premiers pas vers une potentielle grossesse ?

le 05/11/2016 à 08h16 | Répondre

Soloise

La première fois, je suis tombée enceinte dès le premier mois d’essai. Je ne suis plus sous pilule depuis 6 mois environ surtout parce que je la supportais mal. Il n’avait pas trop apprécié car il avait sans doute l’impression que je lui forçais la main. C’était pas la première raison mais c’était pas innocent non plus j’imagine.

Cela dit, il n’est pas question un seul instant de lui faire un enfant dans le dos (quelqu’un d’autre l’a suggéré). Je ne vois pas comment je pourrais lui demander quoi que ce soit dans les soins et l’attention du bébé, puis de l’enfant, si je faisais ça!

le 05/11/2016 à 11h33 | Répondre

Charlène

Bonjour,
je suis désolée que cette situation te rende malheureuse. Et si tu regardais les choses sous un autre angle : Ton mari a conscience de ses limites et en plus il les exprime. Pour moi c’est une immense preuve d’amour. Accepter ce fait, et donc reconsolider votre couple dans un premier temps. C’est il me semble, l’étape à franchir pour envisager, un jour, une deuxième grossesse sereine, sans peur ni pression.
Bon courage

le 05/11/2016 à 09h13 | Répondre

Virginie

+1 avec Charlène, ce qui me sidère le plus dans ton récit c’est que tu reprends ta vie en main non pas pour sauver/consolider ton couple et te reprendre effectivement main mais pour prouver à ton mari qu’il se trompe. Tu ne vas pas mieux en réalité, tu joues le jeu pour qu’il te donne ce que tu veux. Peut-être le ressent-il ? Cela le ferait du coup reculer, non ?
Je lis dans ton récit que tu fais une fixation sur le deuxième mais… hum… n’est-ce pas révélateur d’autre chose ?
Par ailleurs, tu as fait peur à ton mari en ce qui concerne votre couple. Son inquiétude face à une deuxième paternité me paraît en conséquence justifiée. Du coup, j’ai envie de demander : pourquoi ne l’entends-tu pas ? Une famille, des enfants, il me semble que c’est un projet de parent, de couple. A t’entendre, je comprends que tu pourrais limite lui faire un enfant dans le dos que ça ne te semblerait pas grave. Peut-être ai-je mal compris ?
J’espère sincèrement que vous arriverez à sortir de cette impasse.

le 05/11/2016 à 09h34 | Répondre

Étoile (voir son site)

Situation pas évidente j’en conviens 🙁 Mais si vous vous laissez juste un peu de temps tous les deux en reconsidérant un deuxième bébé dans quelques mois ? Ne faut-il mieux pas attendre un peu et consolider ta famille que de forcer au risque de faire voler en éclat ta famille ? Je sais que c’est facile de le dire. Je ne suis pas dans ton coeur, mais j’ai juste l’impression que ton conjoint t’envoie aussi un appel à l’aide à sa manière. Alors essayez de penser d’abord un peu à vous pour envisager un bébé 2 de manière sereine ? Peut-être qu’il changera d’avis s’il voit que les choses vont mieux ? Je te souhaite bonne chance pour la suite 🙂

le 05/11/2016 à 10h24 | Répondre

Soloise

C’est marrant en relisant le texte ce matin à sa publication, je me suis dis « Mon dieu ce que tu dépeins est sacrément triste et déprimant ». Je pense que lorsque je l’ai écrit, je le ressentais vraiment et que cela résume ce qui s’est passé ces derniers mois mais ce n’est plus le cas récemment. L’ambiance n’est pas si lourde entre nous.

C’est difficile de répondre à vos commentaires sans avoir l’impression de me justifier. Mais je sais, au fin fond de moi, que j’ai progressé dans ma façon de voir la vie en général comme je ne l’avais pas fait pendant des années. Ce « désaccord » entre nous m’a fait avancé.
C’est vrai que je me suis longtemps demandé si je ne faisais pas tous ces efforts juste pour lui faire plaisir / le convaincre. Dire que c’était pas du tout le cas serait mentir. Mais je ne l’ai pas fait *que* pour ça, j’en suis maintenant sûre.

C’est intéressant de voir des points de vue externes. Pas facile non plus mais c’était le but de ma démarche en écrivant ce billet.

On va mieux. Nettement mieux depuis plusieurs semaines. On sort plus, on fait attention à passer plus de temps ensemble. On est de plus en plus proche! Et j’ai un peu lâché prise et j’arrête de le harceler.

Mais y’a pas. Je *sais* qu’il faudrait attendre qu’on se consolide. Mais j’ai l’impression d’attendre depuis bientôt deux ans, de jouer de malchance et évidemment plein de choses me rappellent ce désir au quotidien et je n’arrive pas à accepter de laisser passer encore du temps entre ma fille et son petit frère ou soeur. J’ai pas envie de replonger dans le bas âge quand on aura vraiment goûté à autre chose car on y retournera pas.
Bref, j’ai vraiment l’impression que c’est maintenant ou jamais.

le 05/11/2016 à 11h28 | Répondre

Cricri2j

Je comprend totalement ce que tu ressens je suis également en ce moment « obsédée » par cette envie du petit 2eme. Je ne pense qu a ca, littéralement en permanence. Mon mari me suit mais me dit de me calmer un peu, que si je ne lache pas prise il ne viendra pas. C est vrai que libérer l esprit est en général un moyen pour que le + apparaisse mais bon.
Notre situation est un peu différente, notre 2eme petite fille devait naître dans 3 semaines mais nous l avons perdu in utero cet été.
Mais je comprend ce besoin, cette envie inexplicable que tu souhaites combler. Je n arrive pas à retomber enceinte et je vois s éloigner chaque jour ce rêve de 2 petites filles proches en age se tenir la main…

le 05/11/2016 à 13h29 | Répondre

Soloise

Je serais probablement dans le même état à ta place! C’est la crainte de vivre quelque chose de similaire ou d’attendre plusieurs mois avant de tomber enceinte qui me donne ce sentiment d’urgence aussi.
Je sais qu’il est disproportionné et déraisonnable.

C’est pour ça que je suis un peu perdue parce que la raison me dit « décroche » mais cette fichue envie… c’est vraiment incompréhensible!

le 05/11/2016 à 14h15 | Répondre

Toscane

Je vois bien ce que tu ressens.
J ai eu mes deux premiers enfants très rapprochés. J ai eu mon premier fils sous pillule… que j ai certainement oublié plusieurs fois je ne me voile pas la face… Et je suis tombé enceinte de ma fille en retour de couche… Mon fils avait 9 mois, ils ont 17 mois d écart…
Notre vie de couple a été très mouvementée ensuite… Surtout parce que on avait pas choisi cette parentalité finalement.
J avais toujours dit à mon amoureux que je voulais au moins 3 enfants…
Mais l épreuve des deux premiers nous avait mis à mal…
Mon premier fils a 10 ans… Et nous allons avoir ce troisième enfant tant espéré… par moi.
Les derniers temps avant que je ne tombe enceinte je lui en voulait tellement que j était prête à partir, à tout plaqué pour avoir un enfant… de lui ou pas je m en foutait je voulais cet enfant… C était une véritable obsession.
Et puis mon stérilet est arrivé à échéance…Et j ai attendu et attendu avant de l enlever… Je savais très bien que je ne remettrais rien si je l enlevait… J ai donc attendu… Et quand je me suis décidée à le faire enlever, il avait complètement abimé mon col et une partie de la paroie utérine… Mon medecin m a donc dit qu il fallait attendre avant d en remettre un… Et comme je suis une tête en l air de première, la pillule était totalement exclue…
Au début quand j ai dit à mon amoureux que je ne pouvais rien prendre, il a fait la tête…. Et puis ça a été ceinture… Rien, nada pendant plusieurs semaines, mois même…
Et puis un jour il m a dit qu’il prendrait le risque… Et en un mois j étais enceinte.
Je ne l ai pas pris en traitre, il savait que je ne prenais plus rien. Il a mis plusieurs semaines à se décider mais il est désormais très content de ce nouveau petit bout qui doit arriver à Noël dans notre vie. J ai 36 ans et c était pour moi la dernière chance… surtout que j ai des chances en plus d être en ménopause précoce au vue de mes antécédants familiaux…

Ton amoureux a peut être juste besoin de temps pour se faire à l idée. Mais j avoue que c est extrêmement pesant sur le couple.

Maintenant le mien croise un peu les doigts pour que j en veuille pas un quatrième…. Mais ca rien n est moins sure de ma part… lol

le 05/11/2016 à 14h55 | Répondre

Soloise

@Toscane: ton histoire est effectivement proche de la mienne.
Et elle a l’avantage de bien se finir! :p Profite bien de ton nouveau né quand il sera là!

le 07/11/2016 à 23h13 | Répondre

Léna

Tu vas me détester puisque j’ai déjà 2 enfants rapprochés mais je comprends puisque moi c’est d’un 3eme dont je rêve et pourtant mon mari est formel, il n’y en aura pas. Pour tout un tas de raisons aussi raisonnables les unes que les autres…
Sauf que voilà, ce besoin pour moi est viscérale, il me prend aux tripes et ne me lache pas. Je fais le choix de ne pas harceler mon mari, pour ne pas le braquer, parce que notre vie à 4 est trop belle. Mais ça ne m’empêche pas de prier pour une défaillance de mon stérilet…et de serrer les dents à chaque fois que quelqu’un me dit vous avez garçon et fille, le choix du roi, maintenant vous êtes tranquilles

le 05/11/2016 à 15h05 | Répondre

Chaperon Rouge

Merci pour ce témoignage bouleversant sur le désir de maternité, cest passionnant pour moi qui ait vécu cette douleur a cause de la PMA qu’on peut être fertile et ne pas faire l enfant que l’on souhaite (oui c’est debile mais quand on a le nez dans SES soucis on pense pas que d autres peuvent les vivre autrement). Ici on en veut 3, la médecine seule peut nous aider a atteindre ce but, ce qui rend les choses vraiment compliqué. Mais j aime tant être enceinte que je ne sais pas non plus si je saurais m arreter au bout de 3 ^^
Je lis dans les commentaires que votre relation s’est apaisée. Ca me semble important. Je pense qu’un deuxième bb n’est vraiment exclu que quand la ménopause arrive. Oui, vous devrez peut être vous remettre aux couches. Mais vous aurez une aide précieuse: Une grande soeur gaga qui aura envie de jouer a la poupée elle aussi! 😉

le 07/11/2016 à 07h39 | Répondre

Soloise

Tu es exactement dans le genre de situation qui fait que mon « problème » semble ridicule. Comme pour toutes celles qui ont des problèmes de conception ou des grossesses compliquées/interrompues.

Courage pour tout ça!

le 07/11/2016 à 23h36 | Répondre

Chaperon Rouge

Mais bien sur que non ta situation n’est pas ridicule! Elle te fait souffrir! Mais il existe autant de problèmes de couples que de perception de la maternité, de grossesses et d enfants différents! Au contraire c’était vraiment un article intéressant et je suis sure qu’il peut soulager certaines lectrices!
Pour le reste, oui dans ce que tu écris ton couple n a pas l air au mieux. Mais tu nous explique en commentaire que ça se calme 🙂 ca vaut peut être le coup de tenter une analyse exterieure? Un psy? Toi tu sais ce qui te « gangrène » mais lui n a pas l’air prêt a remettre en question ses arguments malgré tes progrès. Ce serait ptetre intéressant de creuser non? 🙂

le 08/11/2016 à 07h26 | Répondre

Soloise

Un de nos « problèmes », c’est qu’il trouvait que je décidais trop de choses pour nous, j’imposais trop mon point de vue. Et c’est une réalité. Si ça lui convenait pendant longtemps aujourd’hui il veut plus que je l’écrase. Et il s’exprimait peu sur ce qu’il ressentait mais 1/ il avait pas conscience que ça lui pesait et 2/ il apprend à le faire. C’est pas facile pour lui de parler. L’option psy, je lui ai proposé très tôt mais il veut pas.

Je pense qu’une bonne partie du problème vient que cet envie d’enfant – l’engagement d’une vie! – serait vraiment lui imposer encore une fois ce que JE veux aux dépends de ses désirs à lui. Et symboliquement ce serait imposer quelque chose d’énorme. Au delà des « excuses » de type « je veux plus des couches et des mauvaises nuits » ou autres « on peut enfin ressortir et profiter et tu veux remettre ça », je pense que son refus vient de tout ça.

C’est pour ça que c’est totalement impossible pour moi de lui forcer la main alors que mes tripes le veulent autant. C’est là que se joue notre couple en somme et c’est pour ça que je pense que je vais devoir renoncer.

le 08/11/2016 à 08h30 | Répondre

Sophie

Ca fait bizarre de lire un témoignage que j’aurais pu écrire; dans le sens où moi ce n’était pas le désir de maternité qui me rongeait, mais le désir d’unir réellement notre couple, de le consolider. Je voulais me marier, acheter une maison avec lui. Lui non, catégoriquement non. C’était un désir qui me broyait le coeur et l’estomac, et plus il refusait, plus ce désir me rongeait. J’avais la désagréable sensation qu’il ne voulait pas de moi dans sa vie.
Et en fait, en l’état, c’était vrai. Chaque effort que je faisais, je ne le faisais pas pour moi, mais pour qu’il veuille faire toute sa vie avec moi. inconsciemment, bien sur, mais avec le recul, je me suis rendue compte de ça.
Il a fallu notre rupture de quelques mois pour que je vive vraiment POUR MOI, que je fasse des efforts (qui n’en étaient pas en fait) POUR MOI, et pas pour quelqu’un d’autre.
Maintenant, ca fera trois ans fin du mois qu’on est marié. ET ça fait 1 an et quelques que nous habitons dans NOTRE maison, dans la ville où je voulais habiter. Et tout s’est fait naturellement, sans que je lui mette de couteau sous la gorge. tout ce que je voulais avant, je l’ai eu quand c’était le bon moment, et de la meilleure manière qui soit: je n’avais jamais abandonné mes souhaits, mais j’ai compris ce qu’il voulait lui: Etre rassuré sur nous, être rassuré sur moi aussi (qui n’était vraiment pas bien à cette époque là). Nous reconstruire, souder nos liens, avant de faire quoique ce soit. C’est moi qui l’ait demandé en mariage, mais j’ai attendu six mois, la bague cachée dans mes affaires, pour trouver LE bon moment: celui où ce serait lui qui émettrait le désir de s’unir à moi. Pour la maison, c’est en fait ma chouquette qui l’a décidé pour nous: quand on est passé à 5 séances par semaine à l’hôpital pour elle, faire 150 km par jour pour y aller, c’était trop pour elle et pour nous. J’ai demandé une mutation, acceptée en deux mois, et on a cherché notre maison à ce moment là. 7 ans après notre rencontre.
J’aurai obtenu tout ce que je voulais quand je le menaçais, ça n’aurait jamais marché entre nous.
Mais il m’a fallu du temps avant de comprendre ce qu’il se passait entre nous. Et ce temps là nous a été précieux à tous les deux.

Le désir de maternité tord les tripes. Il est plus fort que tout. Vous êtes encore jeunes (oui 34 ans c’est jeune à mes yeux), soyez ensemble avant de faire un bébé qui bouleversera votre quotidien.
Est ce qu’un deuxième bébé MAINTENANT serait une bonne idée, pour votre couple? Chaque grossesse et chaque accouchement est différent, j’en suis la preuve vivante, mais ton chéri a peur de revivre ce que vous avez vécu une nouvelle fois.
Ce n’est pas « maintenant ou jamais » comme tu dis, c’est quelque chose que je comprends, mais ne te voile pas la face. Peut être n’aurez vous pas deux enfants rapprochés, mais ça a aussi pleins d’avantages! Ta première sera plus grande, donc plus autonomes, vous aurez plus de temps à consacrer à ce bébé, les nuits pourries, ça ne dure pas si longtemps. J’ai 15 ans d’écart avec ma dernière petite soeur, et malgré nos 15 ans de différences, on peut pas faire plus complices que nous deux!
Prenez du temps pour vous, ton chéri sera plus rassuré, et sans doute plus enclin à revenir sur cette décision. Le mien, pour la 3e, on était plus ensemble, et le même jour, presque au même moment, on avait émis ce désir du petit troisième, alors qu’on était tous les deux déjà d’une séparés, mais aussi complètement contre l’idée d’un troisième enfant…
et prends soin de toi aussi 🙂 je pense que c’est même par là qu’il faut commencer 🙂

le 07/11/2016 à 09h29 | Répondre

Soloise

Comme je le dis dans un commentaire en dessous, ce n’est pas seulement lui qui ne veut pas d’enfant trop tard. Moi non plus. Je ne veux pas être quasi à la retraite à son adolescence. Je veux profiter de mes enfants en étant « jeune » (quand je vois l’énergie que c’est avec ma fille parce qu’il faut danser, se cacher sous la table, cajoler, courir, faire des chatouilles… tout ça en 5min!).

Mais pour tout le reste, ton exemple est frappant par sa ressemblance avec ma situation et par le bon sens que ton expérience dégage. Si seulement je pouvais accepter d’attendre un peu plus que quelques mois. Tu as raison, si je lui disais « écoute, je comprends, on met en parenthèse le projet bébé 2 quelques années », il serait sans doute soulagé et ça débloquerait des choses. Mais si je lui dis ça, ce serait pas vrai. Ce serait seulement une stratégie. Et ce serait malhonnête.
Et puis pourquoi, la reconstruction du couple ne pourrait pas se faire en même temps que l’arrivée d’un 2ème enfant? Je sais, je viens de me lire; ma tête me dit que ça tient pas. Mon coeur est persuadé du contraire.

En ce moment, dans ma tête, c’est soit je renonce complètement et je garde une famille à 3 avec tout le regret que ça sera pour moi, soit j’arrive à le convaincre. Chaque fois que j’imagine réellement la première solution, je me mets à pleurer comme si ce bébé était mort avant d’être conçu.

Là, ça va bientôt faire un mois que je lui en parle plus. Depuis qu’on est allé à Ikea et qu’il regardait comment mettre le bureau dans le salon (pour libérer notre 3ème chambre). J’ai senti une ouverture mais j’ai décidé de ne surtout pas m’engouffrer dedans et de lui laisser de l’espace. Depuis, notre couple respire beaucoup mieux. Mais bon sang, que c’est dur de me taire!

le 07/11/2016 à 23h32 | Répondre

Soloise

Je vous remercie pour vos longs commentaires. Ils me font évidemment beaucoup réfléchir.

J’ai quand même l’impression d’un décalage entre ce dont on parle et ce que je vis. J’ai pas l’impression que notre situation de couple est si critique. Je ne sais pas si c’est parce que je me voile la face ou si c’est tout simplement pas ce qu’on vit. Peut-être qu’une solution serait de lui faire lire tout ça. J’avais pas prévu de le faire mais peut-être que ça nous ferait du bien.

Ce qu’il faut comprendre c’est que JE ne veux pas d’enfant dans quelques années non plus. Je ne veux pas fêter mes 50 ans l’année où mon enfant fêtera ses 10. Il est hors de question pour moi d’être enceinte à 38 ou 39 ans (chacun fait comme il veut, mais moi c’est non). Peut-être que ça vient du fait que ma mère m’a eu très jeune (20ans). C’est pas seulement une question d’écart entre les enfants. Je me souviens lui avoir dit, à mon compagnon, en début d’année 2016, que je nous donnais jusqu’à la fin de l’année car je ne voulais pas avoir d’enfant au delà de 35 ans… Je repousse chaque mois mon échéance. Et ça, c’est en partant du principe que tout marche du premier coup, ce que la Nature ne nous donne pas nécessairement! On en a des rappels assez souvent…

Dans notre maison, on a trois chambres. Il a toujours été question que la 3ème, qui est à l’heure actuelle un bureau, soit la chambre du 2ème enfant. Si vous voyiez le bazar qu’il y a dans ce bureau. Des papiers non rangés depuis deux ans, encore des cartons de notre déménagement… Et je conserve tous les vêtements et affaires de ma fille au cas où… Si je suis le raisonnement de Sophie, je devrais tout bazarder, tout ranger, et véritablement aménager cette 3ème chambre en vrai bureau/chambre d’ami et me décider à jeter ou vendre les affaires de ma fille. Et tout se débloquera.

De toute façon, d’ici un an, je serai forcée de l’accepter. Alors je rangerai à ce moment-là. Parfois, j’ai l’impression qu’il joue la montre – de manière inconsciente – parce qu’il sait que je veux pas être enceinte trop tard.

le 07/11/2016 à 23h09 | Répondre

Amand88

Bonjour,

Votre témoignage me touche beaucoup parce que je suis exactement dans la même situation.

J’ai une magnifique petite fille de bientôt 18 mois et je rêve d’un deuxième enfant… mais pas mon mari.

Il est enfant unique et il a très bien vécu comme ça du coup, il ne comprend pas pourquoi j’ai envie d’un deuxième.

J’ai eu comme toi une période sans libido (depuis j’ai arrêté la pilule et je me sens mieux) et je suis dans une période assez morose.

En réalité, je me rend aujourd’hui compte que j’ai fait d’énormes sacrifices (je m’occupe de tout à la maison, j’ai abandonné ma passion,…) et je n’ai plus envie de céder pour le deuxième.

Je me rend compte que notre couple s’essouffle de plus en plus… Mon mari est un grand enfant (il est capable de me voir m’agiter, malgré mon handicap moteur, dans tous les sens en étant affalé dans le canapé, un ado je vous dis!), du coup lui il fait sa vie, ses sorties, ses passions, il s’occupe de sa fille quand cela l’arrange mais pas trop longtemps quand même et moi je pense à tout.

Il y a quelques temps, il était d’accord pour le deuxième mais depuis il a changé d’avis…

Puis-je vous demander où vous en êtes aujourd’hui? Avez vous « gagné »?

Merci d’avance,

Bonne journée.

le 19/05/2017 à 14h04 | Répondre

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