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Mon deuxième accouchement sans péridurale – Partie 1


Publié le 22 novembre 2017 par Miss Chat

Mon deuxième accouchement est une suite de scènes floues et de sensations. Je me rends compte que mon récit est d’ailleurs vraiment très détaillé (trop ? à toi de juger !) mais je me dis que cela donnera une bonne image de ce qu’on peut vivre lors d’un accouchement sans péridurale.

Je t’ai expliqué ce qui me motivait à vouloir un accouchement physiologique et je t’avais laissée à la fin de mon dernier trimestre de grossesse, le jour de l’anniversaire de Croquette…

Quand ton bébé fait tout pour te contrarier

Il est 13h20 en ce beau mercredi d’avril. J’en suis à 40SA +5, occupée de regarder une émission hautement intéressante sur Dubai, priant à chaque minute pour que Petit Sushi ne se décide pas aujourd’hui. Cela fait deux jours que je sens que « ça travaille » et ça me stresse ! Tout à coup, je sens comme une bulle qui éclate dans mon entrejambe. Je réalise que je suis sur mon canapé BEIGE et je comprends que ce que je viens de sentir a toutes les chances de le tâcher à vie ! Je fais donc un bond pour en sortir et courir vers la salle de bains.

Il est 13h20 et je viens de perdre les eaux.

Crédits photo (creative commons) : Pixabay

Dans la douche, j’appelle mon mari, un peu paniquée parce que je n’ai jamais perdu les eaux (lors de mon premier accouchement, on m’a percé la poche pour commencer la poussée), je ne suis pas sûre que c’est vraiment ça et « tu crois qu’on doit aller à la maternité ?! » Oui, évidemment, il faut y aller ! Mon mari doit en effet revenir de son lieu de travail, soit une heure, puis nous devons aller jusqu’à la maternité, soit 20 minutes hors trafic (et je t’assure que quand on habite la ville la plus embouteillée du monde selon certains, ça fait réfléchir). Au téléphone, la sage-femme de la maternité est rassurante et me dit que si je n’ai pas de contraction, je peux prendre mon temps. Ouf !

Je passe l’heure suivante à tenir une serviette éponge entre mes jambes pendant que je rassemble nos affaires, prépare le sac de ma Croquette pour son séjour chez ses grands-parents… et que je maudis ce Petit Sushi qui a décidé de débarquer ce jour-là alors que c’est précisément ce que je voulais éviter ! Quelle crapule !

Mon mari rentre enfin vers 14h20 et nous nous mettons en route directement, non sans jeter un dernier coup d’oeil nostalgique à notre appart’, que nous ne reverrons pas avant d’être une famille de quatre.

Pendant le trajet, je sens une contraction douloureuse qui me rappelle d’un coup celles de mon premier accouchement. Je ressens alors une pointe de panique : qu’est-ce qui m’a pris de vouloir un accouchement sans péridurale ?! Est-ce que c’est toujours ça que je veux ?…

Lorsque je m’extirpe de la voiture, je sens un véritable flot inonder mon pantalon. Je remonte donc une des plus grandes artères de Bruxelles le fessier plein de liquide amniotique. En même temps, c’était pas le jour pour vouloir de l’intimité. A ce stade, tous les collègues de mon mari et ses parents savent que je vais accoucher sous peu et on s’apprête à me tâter le vagin une dizaine de fois. On n’est plus à une foule de passants près.

Pendant que nous attendons pour l’admission, je commence à sentir des contractions douloureuses qui s’enchaînent toutes les 10 minutes plus ou moins. Elles ne m’empêchent absolument pas de parler ou bouger. On nous installe dans une des salles du bloc d’accouchement, différente de celle où j’ai accouché de Croquette.

Je tiens à mentionner que cet hôpital fait les choses « bien » en matière d’accouchement, pour plusieurs aspects. En effet, toutes les salles sont à la fois « nature » et « normale », c’est-à-dire qu’elles contiennent une baignoire, des lianes, des ballons, des coussins, des monitorings sans fil mais aussi tout le matériel médical nécessaire (dont l’appareil permettant de doser la péridurale). Le personnel est par ailleurs formé à ces deux types d’accouchement et respecte le choix qui a été fait autant que possible. On a également la possibilité de boire pendant le travail et même de… manger ! J’ai donc eu droit à un plateau-repas servi à 18h, dans mon lit d’accouchement. La classe. Bon par contre, c’est l’homme qui s’est régalé, j’ai passé mon tour.

Vers 15h30 et un échantillon d’urine plus tard, on me pose le premier monito de la journée. La sage-femme me confirme que nous ne rentrerons pas chez nous puisque ma poche est bel et bien rompue (sans déc’, tout le quartier le sait déjà) et je décide d’enfiler la splendide mais pratique blouse d’hôpital. La sage-femme et sa stagiaire me posent des questions pour compléter mon dossier et je leur explique mon souhait d’accouchement sans péridurale. Elles sont d’humeur joyeuse et ont de l’humour, ça tombe bien !

Protocole oblige, elles doivent me poser le cathéter pour une perfusion éventuelle et de toute façon le labo ayant (encore…) perdu mes résultats, elles ont besoin d’un tube de sang. Je ne suis pas opposée à la plupart des interventions médicales et comme j’avais dû être réhydratée via perfusion lors de mon premier accouchement, je n’ai absolument pas l’intention de discuter… Jusqu’à ce qu’elles doivent s’y reprendre à trois fois pour me poser ce fichu cathéter ! J’écope donc de deux trous cernés de bleu, mauve, vert et jaune sur mon bras gauche (et l’histoire nous apprendra que tout cela aura été vain puisque je ne serai jamais perfusée).

Quand on met en pratique la préparation à la naissance

Il est à présent aux environs de 16h30. Le monito a montré des contractions régulières mais espacées de 10 minutes et peu douloureuses. Un premier toucher vaginal annonce un col ouvert à « peut-être un doigt » (pour me faire plaisir ?).

Les heures qui suivent se révèlent assez identiques les unes aux autres. Les contractions se rapprochent et deviennent progressivement de plus en plus douloureuses. Je commence à mettre en pratique les exercices de respiration et de visualisation appris avec ma sage-femme : c’est plus pour tester ces techniques car c’est franchement supportable, je peux toujours discuter durant ces vagues, ainsi que marcher et aller souvent aux toilettes. Je fais d’ailleurs de ce dernier point une mini-croisade personnelle car avoir été sondée sur mon lit d’accouchement il y a 2 ans ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.

Fruit de la séance « gestion de la douleur » faite avec lui ou non, mon mari se sent investi de la mission d’analyser les monitos, suivre ses courbes (« Ouh elle était forte celle-là ! » AH BON J’AI PAS SENTI !) et vérifier sur l’horloge le timing entre et durant les contractions. Nous discutons beaucoup, de tout et de rien, de ce Petit Sushi à venir, du fait que c’est l’anniversaire de notre Croquette, qu’on ne sera pas avec elle pour le fêter et que parti comme ça, ça pourrait être le dernier qu’elle fête seule. Mon mari tente d’être rassurant, en disant que, peut-être, Petit Sushi ne naîtra pas avant minuit. Un deuxième accouchement étant réputé durer moins longtemps, j’y crois moyennement.

La sage-femme qui prend le service de nuit à 19h00 s’avère absolument adorable et drôle (décidément, on a de la chance). Elle a l’air motivée par cet accouchement sans péri et, à chacun de ses passages, discute avec nous de tout ce qu’on peut faire pour accompagner la douleur. Elle répond à nos questions et prend son temps, ce que je trouve vraiment agréable.

Dès 21h00, les contractions deviennent franchement désagréables et je commence à douiller sévère. Je ne peux plus parler durant ces quelques secondes, la visualisation fonctionne de moins en moins bien et je finis par m’asseoir sur le bord du lit, jambes écartées, en me balançant d’avant en arrière, la tête et le torse renversés en arrière. C’est cette position qui me sera la plus tenable jusqu’à la fin de l’accouchement (pour Croquette, c’était d’être allongée sur le côté gauche ; comme quoi). Mon mari m’aide en m’annonçant l’évolution de chaque contraction et sa voix me guide efficacement, je m’y accroche au plus fort de la douleur. Je repense intensément à ma sage-femme qui m’avait répété qu’on « n’a pas mal entre les contractions » : entre chacune, donc, je me concentre sur le fait qu’en effet, je ne ressens pas de douleur. Et ça fonctionne !

Mais jusqu’à quand ? Je reviens très vite te raconter la suite !

Et toi, comment as-tu vécu le début du travail ? Qu’as-tu mis en place pour gérer la douleur ? Ton conjoint a-t-il participé activement ?

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Commentaires

10   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame confettis

Roooh quel suspense! Vite la suite ☺

le 22/11/2017 à 07h30 | Répondre

Weena (voir son site)

Rahhh, le suspens, j’ai hâte de connaître la suite … Et la date de naissance de petit sushi 😉

le 22/11/2017 à 08h19 | Répondre

Miss Chat

Toi, tu peux trouver l’info via Instagram… je dis ça, je dis rien 😉

le 29/11/2017 à 09h38 | Répondre

Doupiou

Le canapé beige ! Tout est dans la précision ! Vivement la suite

le 22/11/2017 à 11h04 | Répondre

Miss Chat

Hé en même temps, il aurait été foutu, le pauvre :p

le 29/11/2017 à 10h09 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Ohhh j’ai hâte de connaitre la suite! J’espère que Croquette aura été contente de son cadeau d’anniversaire qu’il arrive le jour même ou le lendemain 🙂

le 22/11/2017 à 12h38 | Répondre

Miss Chat

Elle a en effet été ravie de l’arrivée de son petit frère, ça c’est sûr ^_^

le 29/11/2017 à 10h31 | Répondre

Flora

Des baignoires dans toutes les salles c’est la grande classe ! Je le trouve très bien ton récit, les détails c’est bien pour les petites curieuses comme moi 😉

le 22/11/2017 à 17h59 | Répondre

Miss Chat

J’espère que ça t’a satisfaite 😉
Oui, c’est super les baignoires hihi !

le 29/11/2017 à 10h27 | Répondre

Madame Lavande (voir son site)

Raaah mais je veux savoir la suite ! 😉

le 23/11/2017 à 14h52 | Répondre

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