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Le deuxième trimestre de ma grossesse à risque : de l’angoisse à la sérénité


Publié le 29 octobre 2015 par Étoile

Il est temps de te donner quelques nouvelles sur ma grossesse dite « à risque ». J’ai passé un premier trimestre très sportif comme tu as pu le lire précédemment… et malheureusement, ça a eu un impact sur la suite de ma grossesse. Je te rassure, rien de grave pour autant.

Le début du deuxième trimestre : un temps de répit, les premiers mouvements

Quand j’ai entamé mon quatrième mois, les nausées ont miraculeusement disparu. Je me sentais certes toujours un peu fatiguée, mais beaucoup mieux physiquement, et donc moralement. Au travail, j’ai continué à avoir un rythme soutenu, car je me sentais relativement bien, et ma conscience professionnelle prenait le dessus sur ma fatigue.

Bref, ce n’était pas si mal, d’être enceinte, finalement, et puis on commençait à me laisser la place dans le métro. Bon, à vrai dire, c’était surtout parce que je cambrais beaucoup mon dos pour montrer mon ventre naissant… Je crois que les gens n’ont commencé à voir ma grossesse qu’à partir de 5 mois et quelques.

Eh oui, comme je ne prenais pas beaucoup de poids, ma grossesse a mis du temps à être visible, et pendant longtemps, je semblais plus avoir des bourrelets disgracieux qu’un ventre de femme enceinte ! J’ai mis moi-même du temps à me considérer comme une personne prioritaire.

Enceinte dans métro

Crédits photo (creative commons) : Maurizio Pesce

C’est aussi pendant le quatrième mois que j’ai commencé à sentir mon bébé. J’étais persuadée au départ que c’était mon ventre qui « gargouillait ». Mais un jour, j’ai clairement senti un petit coup, et j’ai su que c’était lui ! Je m’en souviendrai toujours. J’étais seule ce soir-là.

À cette période, bébé bougeait beaucoup le soir avant que je ne me couche. La journée, je crois que je ne faisais simplement pas attention à ses mouvements.

L’échographie du cinquième mois et un arrêt maladie soudain

J’étais plutôt bien moralement, mais très fatiguée au début de mon cinquième mois. De gros projets au travail, un rythme relativement soutenu pour une femme enceinte (de 9h du matin à 20-21h le soir)… Mais je ne me faisais pas plus de souci que ça. Je gérais en me reposant un maximum le weekend.

Je suis allée tranquillement à l’échographie du cinquième mois, et là, le couperet est tombé : « Il est vraiment très petit, ce bébé ! » Eh oui, nous avons découvert que notre petit bout était tout petit. Il n’avait pas non plus un retard de croissance (bien qu’il soit limite), mais voilà, j’ai quand même été arrêtée en urgence. Cette échographie a été gâchée. Je me suis retenue pour ne pas éclater en sanglots devant le médecin.

Compte tenu de ma grossesse à risque, c’était inconcevable de me laisser continuer à travailler. Les médecins ont eu peur à ce moment-là qu’en cas de complication (notamment en cas d’hypertension), le bébé décroche de sa petite courbe de croissance. De plus, s’il survenait un problème et/ou une naissance prématurée, il est toujours plus compliqué de gérer un petit poids qu’un gros bébé.

Malgré tout, mon gynécologue a toujours été rassurant. Pour lui, avec du repos, les choses iraient mieux, car il n’avait pas trouvé de cause médicale à cette faible croissance. Bébé était bien portant et bougeait bien. Il vaut sans doute mieux ça qu’un gros bébé qui a d’autres soucis, non ?

Ce que j’ai ressenti dans les semaines qui ont suivi cet arrêt

J’ai donc été arrêtée du jour au lendemain. J’étais déjà anxieuse par rapport à ma grossesse à risque, je n’avais pas besoin de ça en plus ! Je ne saurai jamais si c’est la maladie, le rythme de travail, ou les deux qui ont fait que je ne suis pas arrivée à faire un gros bébé, mais je peux te dire qu’on culpabilise en tant que future maman. Vraiment, je m’attendais à des complications, mais pas à ça.

J’avais continué à avoir une activité professionnelle intense jusqu’à mon arrêt, n’ayant pas réussi à freiner, compte tenu des obligations de mon poste. Nous l’avons sans doute un peu payé, d’une certaine manière, mon bébé et moi. Mes horaires n’ont jamais été aménagés, alors que mes supérieurs étaient au courant des risques de ma grossesse.

Je n’en veux à personne, c’est comme ça. C’était à moi de dire stop aussi et de remettre mes priorités dans le bon ordre. Mais je n’étais absolument pas consciente que mon rythme de travail pouvait jouer sur bébé, car, je le répète, je me sentais globalement bien (surtout : je faisais avec la fatigue et le stress).

Donc, un énorme conseil : même si tu es ultra consciencieuse et investie, il faut que tu penses au bébé et à toi, et ce, très rapidement dans la grossesse. Ne te réveille pas comme moi à 5 mois ! Si tu ressens beaucoup de fatigue, du stress… lève le pied.

Relativiser, se dire qu’on n’est pas passés loin de vraies complications

Deux semaines après mon arrêt, j’ai également découvert que certaines données commençaient à être limites, notamment ma tension et mon taux de fer (clairement corrélé aux nausées du premier trimestre), qui devaient indirectement jouer sur la croissance de mon bébé. Bref, cet arrêt est arrivé au bon moment. Je crois que j’étais épuisée et que je ne m’en rendais pas vraiment compte.

Quoi qu’il en soit, mon médecin gynécologue a été adorable, et nous avons convenu rapidement d’un suivi hebdomadaire à domicile par une sage-femme, en plus du rendez-vous mensuel à l’hôpital. Ce super suivi m’a permis de me rassurer et de me sentir mieux. Il n’y avait pas d’urgence vitale, et le corps médical avait tout sous contrôle.

J’ai vite relativisé . Environ deux semaines après l’échographie. Déjà, j’ai passé un temps impressionnant à dormir lors de mon premier mois d’arrêt et, me sentant mieux physiquement, je me suis sentie mieux moralement.

De plus, j’avais la chance énorme d’avoir un bébé qui bougeait régulièrement, et ça m’a beaucoup rassurée. Un vrai petit champion ! Dès que j’ai été arrêtée, j’ai perçu beaucoup mieux ses mouvements. C’est grâce à lui que je me suis vite rassurée ! Un bébé qui bouge bien, c’est un bébé qui est heureux dans le ventre de sa maman, non ?

D’une certaine manière, je suis fière de moi. Je me suis débrouillée pour vite « effacer » les émotions négatives pour ne pas impacter mon enfant. J’ai commencé à pratiquer l’haptonomie, à plus lui parler… Je me suis dit que plus il se sentirait aimé, mieux il grossirait.

J’ai revu mon alimentation car, malheureusement, même si je n’avais plus de nausées, globalement, je n’ai jamais eu très faim pendant ma grossesse. Je me suis donc « forcée » à manger de la viande rouge, beaucoup de laitages, etc. en me disant que ça l’aiderait à grossir.

Une autre solution a été de me forcer à me projeter en commençant la décoration de sa chambre (en partie du DIY) et en commençant à repérer des meubles et des vêtements sur internet…

Je pense que toutes ces petites choses (repos, bonne alimentation, bon moral et pas de stress) ont clairement été bénéfiques. Il faut être patiente. Finalement, tout ça a payé car, à la fin de mon sixième mois, bébé avait bien grossi !!

Et toi, comment as-tu géré les soucis pendant ta grossesse ? Ton bébé avait-il aussi un petit poids ? As-tu été arrêtée ? Comment as-tu réagi ? Viens en parler !

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Commentaires

10   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Fleur (voir son site)

Sur tous les blogs que je lis, la maman se sent toujours coupable quand le bébé est trop petit.
Ne culpabilise pas l’important c’est d’avoir réagit et que tout aille bien finalement.

le 29/10/2015 à 10h12 | Répondre

Étoile (voir son site)

Oui 🙂 bon, ceci dit j’écouterai un peu plus mon corps la prochaine fois !

le 29/10/2015 à 20h41 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

J´ai ressenti des choses semblables quand j´ai été arrétée du jour au lendemain au debut du septieme mois pour menace d´accouchement prematuré. C´était juste après un gros stress au travail. Je ne savais pas si je devais en vouloir à mes collegues ou à moi meme… Et je retiendrai aussi la lecon pour le deuxième 😉 . Apres ce qui est difficile pendant la grossesse, c´est que les femmes ne sont pas toutes egales. Mais il faut apprendre à s´écouter 🙂 .

le 29/10/2015 à 12h50 | Répondre

Étoile (voir son site)

Je comprends très bien ton sentiment. Au départ, j’en voulais « un peu » vis-à-vis de mon travail, mais avec du recul j’ai compris que c’était aussi à moi de dire stop. Toute mon équipe a été très inquiète pour moi quand j’ai été arrêtée. Maintenant ils n’attendent qu’une chose : rencontrer le petit bout !

le 29/10/2015 à 20h43 | Répondre

Chaperon Rouge

ici, un ventre assez visible rapidement donc pas de soucis pour me « projeter » dans ce bébé (qui de toutes façons était siiiiii attendu! 🙂 ) tu vois, on est à moins de 2 mois du terme… et la chambre n’est toujours pas faite! il y a un lit monté, et tout le reste dans des cartons… on n’a toujours pas d’armoire! mdr
En tous cas, c’est difficile je trouve de savoir quand ça va plus. paril, pleine forme, et au rdv mensuel des 7 mois on m’a dit « hophop! col raccourci, on arrête tout!!! » alors que je me sentais en pleine forme… heureusmeent qu’on est un peu suivi de temps en temps!

En tous cas, je trouve qu’il a pas été cool ton doc… les échos c’est un moment important, il aurait du faire ça de façon un peu plus calme… pas te faire paniquer ou t’inquiéter…

le 29/10/2015 à 14h13 | Répondre

Étoile (voir son site)

J’avoue que le corps médical peut un peu faire stresser, mais je remercie vraiment mon gynéco. Compte tenu de ma pathologie, cela aurait été trop négatif pour le bébé et pour moi de continuer à travailler. Pour la chambre, elle peut se préparer très très rapidement. J’en parlerai dans un prochain article ! Bons préparatifs en tout cas 🙂

le 29/10/2015 à 20h46 | Répondre

Lucie

bonjour!

Je découvre ton blog avec cet article. Je me demandais: pourquoi « grossesse à risque »? Parce que tu as un antécédent de GEU?

le 29/10/2015 à 14h34 | Répondre

Étoile (voir son site)

Bonsoir Lucie, je suis atteinte d’une pathologie qui fait que pour le corps médical, je suis automatiquement « classée » en grossesse à risque. J’ai eu un suivi médical très stricte pendant ma grossesse (et même avant la conception!).

le 29/10/2015 à 20h49 | Répondre

Lorelei (voir son site)

on veut toujours trop en faire et puis finalement la nature nous rattrape, on est humaines 😉 Même si la grossesse n’est pas une maladie, il faut se ménager quand même!
Tant mieux si tout est rentré dans l’ordre, tu as fait tout ce qu’il faut pour ça! bizzz

le 29/10/2015 à 15h26 | Répondre

Étoile (voir son site)

Merci pour ton petit message 😉 Et oui, je crois que dans nos vies de « wonderwoman », on peut vite oublier de se ménager parfois !

le 29/10/2015 à 20h51 | Répondre

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