Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Mon deuxième trimestre de grossesse : le début de l’ascenseur émotionnel


Publié le 25 mars 2017 par Miss Chat

J’espérais un deuxième trimestre de croisière, ce qui m’a été donné dans un premier temps.

Avec un premier enfant à la maison, il est clairement plus difficile d’optimiser ses temps de repos. J’ai donc profité de la moindre opportunité pour rester au calme, en laissant notamment Croquette à la crèche lors de mon jour de congé hebdomadaire (j’étais en 4/5e) ou aux bons soins de sa grand-mère lors de nos fréquents week-ends chez mes beaux-parents

Mon mari est déjà celui qui cuisine et fait le gros du ménage en temps normal (t’as vu un peu la chance ?). Ma seule attribution restante étant les machines de linge, j’ai pu les gérer à mon rythme : pas envie de pendre le linge maintenant ? Je le ferai après une sieste, no problemo.

Le quatrième mois

J’ai enfin senti les premiers délicats petits coups de notre crevette ! Ceux de Croquette étaient bien plus forts en comparaison alors qu’ici, je devais vraiment me concentrer pour les identifier. Mais cela m’a enfin permis de prendre pleinement conscience de sa présence discrète et du fait que, oui, nous allions bien agrandir la famille !

Côté physique, à la fin de ce mois, j’avais vaguement un petit bidou que je qualifierais « de digestion » ou, plus poétiquement, de « ventre à bières » naissant. Vu ma prise de poids microscopique, ce n’était pas vraiment étonnant.

Je suis déjà en temps normal ce qu’on appelle un « petit gabarit », c’est-à-dire un petit poids plume. Malgré mon 18,5 d’IMC, j’ai toujours mangé à ma faim et je me sens bien dans mon corps, même si je ne dirais pas non à quelques kilos stratégiquement bien placés (genre les seins, tout à fait au hasard bien sûr). Pour ma première grossesse pourtant, ma gynéco s’était d’abord demandée si j’allais prendre assez (- 2 kilos au début), puis si je ne prenais pas trop (+ 17 à la fin).

Pour cette deuxième grossesse, je n’avais pas pris un gramme sur tout le premier trimestre et, suite à ma glycémie à jeun un peu élevée, j’avais aussi limité mon grignotage sucré intempestif (en le remplaçant par du salé, pas folle la guêpe). Autant te dire qu’avec mon métabolisme à toutes épreuves, mon poids n’a pas bougé d’un iota. Je ne le savais pas encore mais ce n’était pas près de changer !

Pendant le quatrième mois, j’ai complètement perdu la notion de temps de grossesse et de nombres de semaines… « Tu en es à combien ? » « Heu… 4 mois et demi ? Ah non 3 et demi. Ou 4 quand même ? » Et si tu me demandais la semaine, c’était foutu… Quand je te disais la dernière fois que les étapes de la grossesse me marquaient moins cette fois-ci, ce n’était pas pour rire. Complètement à l’ouest, la Miss Chat !

Ca a été le mois de toutes les annonces ! Nous avons enfin pu crier notre joie au monde entier, en prévenant la famille et nos amis. Mon frère a notamment accepté son rôle de futur parrain avec plaisir.

J’ai aussi découvert le ‘fun’ de devoir annoncer une grossesse à un employeur… sauf que moi j’en ai deux. Deux fois plus de fun et de gêne, donc ! Mes deux cheffes l’ont heureusement merveilleusement bien pris mais elles ont aussi rapidement réalisé que j’allais vraiment partir 4 mois en 2017.

La diversité de mes attributions, mon double statut (employée et freelance) ainsi que la courte durée de mon congé rendent mon remplacement compliqué. Ca a eu le mérite de faire réfléchir mes deux cheffes sur notre précieuse collaboration : en quelques semaines, j’ai donc gagné de nombreux compliments, beaucoup de reconnaissance sur mon travail mais aussi … des augmentations salariales de chaque côté et une proposition d’augmenter mon temps de travail à mon retour de congé de maternité ! Quelle différence avec mon précédent job, j’en aurais pleuré…

C’est pas tous les jours qu’une annonce de grossesse provoque une augmentation salariale, n’est-ce pas ?

Le cinquième mois

Ce mois a merveilleusement bien commencé puisque il débutait par ma visite mensuelle chez la gynéco, qui s’est avérée pleine de bonnes surprises.

Il y a 2 ans, j’avais un taux de 1/420 pour le test de trisomie 21. Ce n’est pas mauvais du tout (on ne fait le nouveau tri-test ou l’amniocentèse qu’au-dessus de 1/250 en Belgique) mais c’était quand même relativement haut vu nos profils (jeunes, en bonne santé, bonnes mesures à l’échographie, etc.). Cette fois, le taux obtenu était de 1/6900 (je n’en revenais pas !) et nous mettait donc statistiquement largement à l’abri.

Une fois en place pour l’échographie mensuelle, ma gynéco nous a ensuite annoncé que nous attendions… un petit garçon ! Confirmé par l’échographie morphologique quelques semaines plus tard, c’est donc UN Petit Sushi qui viendra agrandir la famille en avril !

Ma gynécologue a de l’humour, comme tu peux voir…

Mon mari était fou de joie ! Il pensait qu’on aurait une deuxième fille (va savoir pourquoi) et se voyait déjà comme mâle unique, heureux au milieu de sa « tribu de gonzesses », mais ce résultat l’a transformé en enfant sous ecstasy ! A cause de la déception initiale lors de ma première grossesse, j’avais cette fois refusé de me projeter sur un sexe plutôt que l’autre et j’étais juste curieuse de savoir si on allait réutiliser les mignonnes petites robes de Croquette ou investir dans une nouvelle garde-robe, deux perspectives qui me réjouissaient tout autant l’une que l’autre (ne jamais refuser une séance shopping !)

Pour nous, avoir un garçon maintenant, cela voulait dire découvrir un autre « type » d’enfant, avec certains besoins différents de la première, pouvoir expérimenter l’éducation et l’évolution des deux sexes. Pour moi, cela voulait aussi dire recréer le schéma familial que je connaissais : moi l’aînée et mon petit frère, un modèle qui à la fois me ravit et m’inquiète.

L’annonce de cet héritier mâle s’est globalement bien passée, excepté avec ma mère…

Le sixième mois

Oui, car en ce début de sixième mois de grossesse, ma mère ne savait toujours pas que j’étais enceinte.

Il faut que tu saches que ma mère n’est pas un chamallow affectionné et bienveillant. Le destin nous a fourni une figure maternelle bipolaire et instable, agressive et menteuse, vivant dans des conditions sanitaires déplorables et imposant son mode de vie catastrophique et ses manières à ses enfants. J’ai personnellement eu l’impression d’être oppressée pendant des années, psychologiquement violentée et humiliée.

Dans ces conditions, tu comprendras donc que notre relation soit difficile. Je l’évite autant que possible et l’empêche d’avoir de l’emprise sur ma vie, ce qui me permet de vivre sans angoisse au quotidien. J’aurais voulu que Croquette et Petit Sushi aient une grand-mère aimante et proche mais ça n’est pas le cas avec ma mère. Puis, la maman de mon mari est là pour ça, avec toute sa tendresse et son amour envers nous tous, et je pense qu’elle comble largement ce qui manque d’un côté.

J’en reviens à cette histoire d’annonce de grossesse : je voulais absolument lui annoncer la bonne nouvelle en face à face car je ne l’avais pas fait pour Croquette, dans un énième moment de rage suivant une charmante remarque de sa part (« tu comprends, si je ne trouve pas quelqu’un pour m’accompagner à votre mariage, je préfère encore ne pas venir »). Elle avait donc reçu à l’époque un simple texto, froid et factuel. Ici, je voulais faire ça bien… et résultat, comme nous ne nous voyons pas souvent, à l’entrée de mon dernier trimestre de grossesse, elle ne savait toujours rien.

Ce mois chargé en émotions, d’abord avec le décès de ma grand-mère, notre dernier lien familial avec le pays d’origine de mon papa, mais aussi avec les hauts et les bas médicaux de cette grossesse qui s’annonçait décidément plus anxiogène que la première.

A 23 SA, j’ai passé l’échographie morphologique, le gros examen du deuxième trimestre qui permet de s’assurer de la bonne croissance du bébé. J’avais gardé un très bon souvenir de celle de Croquette, avec du personnel doux et attentionné qui nous expliquait tout ce qu’il faisait, une écho 3D pour essayer de voir bébé et de nombreuses photos souvenirs.

Nous nous sommes donc rendus à ce rendez-vous confiants et impatients de découvrir la bouille du pitchou !

Dur retour à la réalité…

Le gynéco qui a fait l’examen, c’était le niveau 0 de l’empathie. Il a demandé d’entrée de jeu quelle était notre formation, l’air de dire que si on n’était pas assez instruits, il n’expliquerait rien. Ensuite, on n’a eu droit ni au Doppler (« on voit bien que le cœur bat correctement, pas besoin d’en faire »), ni à des photos puisque « l’image n’est pas belle », ni à l’écho 3D sous prétexte que « la 3D de toute façon, c’est moche ».

Je suis ressortie extrêmement déçue et triste… Je sais que le principal était de savoir que notre fils allait bien mais j’aurais voulu avoir au moins un souvenir auquel me raccrocher. En cherchant dans mon carnet de suivi, je me suis également rendue compte que nous n’avions jamais eu de profil de notre fils et qu’aucune photo n’avait été imprimée depuis le 4e mois. Bref, un vrai retour aux sources : nous découvrirons donc sa bouille à la naissance.

Suite à ma mauvaise expérience du test de dépistage du diabète lors de ma première grossesse, ma gynéco avait accepté que je ne fasse que le O’Sullivan cette fois-ci : une seule prise de sang après absorption de 50 gr de glucose. Je m’étais résolue à passer cet examen car mes glycémies continuaient de montrer un taux élevé de sucre et nous avons une longue tradition familiale de diabétiques. Je me suis donc exécutée de bonne grâce en cette fin de mois de décembre.

Mon prochain rendez-vous n’étant que pour mi-janvier, à 28 SA, j’attendais un coup de fil de ma gynéco pour m’avertir des résultats (en Belgique, on n’envoie pas d’office au patient les résultats des examens). L’appel ne venant pas, j’avais conclu que tout allait bien.

J’ai déchanté très vite lors de ce rendez-vous. Déjà, nous avons découvert en même temps que la doc qu’elle ne recevait pas les analyses médicales faites à l’hôpital (dans lequel elle consulte et fait les accouchements). En effet, lorsque les gens du labo voient son nom sur les fiches, ils ne se posent pas la question de savoir où doivent aller les résultats et les envoient directement à sa consultation à l’hôpital plutôt qu’à son cabinet privé. Logique, n’est-ce pas ?

Bref, un appel au secrétariat plus tard, la tête de ma gynéco a changé d’un coup en s’exclamant : « 172 ?! Mais c’est beaucoup trop haut ! » La messe était dite, j’étais en grosse suspicion de diabète de grossesse et obligée de passer le long et pénible test du triangle. En attendant le test complet et ses résultats, j’avais ordre de couper court à tous les sucres « évidents » : les sucreries, pâtisseries et desserts, les biscuits et galettes, le sucre dans le café, le morceau de chocolat du soir… Exit !

Pour moi qui suis une vraie bouffe-tout, ça a été difficile de réaliser heure après heure tout ce qui allait m’être interdit pendant les 3 prochains mois. Au-delà de l’interdiction alimentaire, c’est la culpabilité de compromettre cette grossesse et de mettre en danger la vie de mon petit bébé, si fragile et innocent, qui m’a rongée : il n’était même pas encore né et je lui faisais déjà subir des mauvais traitements. Quelle mère, je faisais.

La mort dans l’âme, j’ai effectué le test de diabète quatre jours plus tard et rappelé ma gynéco dans la foulée, à un moment où elle était sûre d’être à l’hôpital avec mes résultats sous la main.

Mais cela, je t’en parlerai une prochaine fois !

Et toi ? Comment as-tu vécu ton deuxième trimestre de grossesse ? Comment se sont passées les annonces à tes proches ? Qu’as-tu ressenti à la découverte du sexe de ton bébé ? As-tu déclaré un diabète gestationnel ? Viens nous raconter !

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !


Porte le bracelet Ava chaque nuit et obtiens sans effort des informations sur ton cycle, ta fertilité, ta grossesse et ta santé. Alors, pour mettre toutes les chances de ton côté pour avoir un petit bébé, je te propose 10% de réduction sur le bracelet Ava avec le code : DansMaTribuXAva ! Commande-le dès maintenant par ici !

 

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !

Commentaires

13   Commentaires Laisser un commentaire ?

Mlle Mora

Entre ta mère et le diabète gestationnel, émotionnellement c’est pas facile cette seconde grossesse, mais tout sera effacé à la naissance de Petit Sushi !!

le 27/03/2017 à 12h48 | Répondre

Miss Chat

Non, c’est beaucoup plus prenant que la première, c’est sûr ! 😉

le 27/03/2017 à 20h15 | Répondre

Swiiixou

Ohhh mince… C’est une vraie spirale négative ! Courage Miss Chat !

le 27/03/2017 à 13h38 | Répondre

Flora

Décidément entre trouver un boulot enceinte et ta double augmentation, la grossesse te porte chance professionnellement 😉
Quelle charmante personne ta maman ! Tu es cruelle de t’arrêter au milieux de l’histoire sans raconter la réaction à l’annonce mais c’est difficile de t’en vouloir dans un tel contexte.
La gynéco qui ne reçoit pas ses analyses au bon endroit je connais aussi. Je n’aime vraiment pas cette histoire de l’infantilisation du patient en Belgique, je ne comprends pas ce que ça peut bien leur faire de t’envoyer tes résultats…

le 27/03/2017 à 14h44 | Répondre

Miss Chat

Je n’avais pas vu ça comme ça mais en effet…! Va falloir que je retombe enceinte si je veux décrocher le prochain super job zut…
Pour ma mère, l’annonce a été épique. Mon mari en rigole encore. Moi beaucoup moins…
Ah merci ! Toi aussi, ça t’énerve ? « Si vous voulez les recevoir, ça sera 3€ svp » … je dois payer pour avoir accès à mes propres résultats médicaux ???

le 27/03/2017 à 20h25 | Répondre

Madame Vélo

Ah pas mal pour l’augmentation, c’est vrai que ça doit pas arriver tous les jours !! ça donne envie de faire un 3ème 😉
Hi hi j’imagine bien ton mari en enfant hystérique à l’annonce du sexe !

le 27/03/2017 à 15h57 | Répondre

Miss Chat

Hmm… je crois que maintenant je préfère encore rester à mon niveau actuel hihi !

le 27/03/2017 à 20h27 | Répondre

Doupiou

La suite la suite !

le 27/03/2017 à 16h09 | Répondre

Miss Chat

Oups pas encore écrite…

le 27/03/2017 à 20h34 | Répondre

Madame Lavande (voir son site)

Ca a du être les montagnes russes émotionnelles ce second trimestre ! Les bonnes nouvelles coté pro, la déception avec ta maman, les inquiétudes avec le diabète 🙁
Vivement la suite, qui j’espère sera un peu plus calme pour toi !

le 28/03/2017 à 13h06 | Répondre

Madame D

Et bah ! Trimestre éprouvant surtout au niveau psychologique… pas drôle … j’espère que ton dernier trimestre se passe mieux !!!

le 05/04/2017 à 05h33 | Répondre

Madame D

Éprouvant ce second trimestre… pour des raisons très différentes de toi mais j’ai aussi moins aimé ce trimestre par rapport à la première grossesse.

le 16/06/2017 à 09h01 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?