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Notre décision d’IMG


Publié le 1 mars 2016 par Mamalex7

La dernière fois, je t’ai raconté comment nous avions appris que j’étais enceinte de jumeaux et que les bébés souffraient de graves malformations. Voici la suite de notre histoire.

Comme pour ma première grossesse, avec mon mari, nous sommes d’accord sur le fait de ne pas la continuer si le bébé est en mauvaise santé, le système français étant tellement pourri. (En revanche, je ne te juge pas et je te trouve très courageuse si tu mènes une grossesse à terme sachant que ton enfant souffre d’une maladie ou d’un handicap.) De plus, nous avons acheté notre maison juste avant la naissance de notre fille, nous venons de faire des travaux, de changer d’escalier… Bref, rien n’est fait ni prévu pour deux bébés handicapés.

Nous posons très rapidement la question : « Quelle est la procédure pour mettre un terme à cette grossesse désirée malgré tout ? »

Le médecin nous explique que, quoi qu’il arrive, notre dossier sera présenté à la commission, mais que sa décision ne fait pas de doute. J’ai donc deux possibilités pour mettre fin à cette grossesse : un accouchement « normal », par voie basse, avec une péridurale, ou une aspiration, au bloc (mais il faut faire vite, mon terme étant limite pour ce type d’intervention).

Nous terminons la consultation à 19h. Le médecin me propose les coordonnées d’une psy. Je souris, je pense que je n’en aurai pas besoin. Je suis « forte », je vais gérer. Elle nous laisse le weekend pour réfléchir, et me donne une copie du compte-rendu et des photos de l’écho.

Nous rentrons chez mes parents pour retrouver notre bébé d’amour. J’ai hâte. Nous avons hâte de la serrer dans nos bras. À ce moment-là, je ne souhaite qu’une chose : que tout ça se termine au plus vite. Je ne veux plus de ces bébés dans mon ventre.

Interruption médicale de grossesse

Crédits photo (creative commons) : Gabriele Diwald

Le weekend passe. Nous en parlons peu. Je ne veux pas que ça se sache, je veux garder ça pour nous. Cette histoire nous appartient.

Lundi. Mon mari reprend le travail. Je me rends à l’hôpital pour le rendez-vous avec l’anesthésiste, absolument charmant. Je lui explique que j’allaite toujours. Il me propose une rachi. J’accepte.

Mardi. J’ai rendez-vous avec l’adorable sage-femme qui s’est occupée de nous vendredi. Et là, tout bascule dans ma tête. Je me suis rendue seule au rendez-vous. Elle me parle, mais mon cerveau n’enregistre plus vraiment. Je signe des papiers.

Je comprends à ce moment-là l’ampleur de notre décision, de ce qui va se passer. La perte de deux petits êtres que j’aime d’amour. Le deuil. Je m’en veux terriblement d’avoir réagi de la sorte les jours précédents. Je les aime, ces bébés. Ce sont mes bébés, nos bébés. Nous avions déjà pris des photos de mon ventre qui s’arrondissait, avec la grande qui l’embrassait, pour faire des « souvenirs ». Je caressais déjà mon ventre, sentant quelques sursauts, ne sachant pas vraiment si c’étaient bel et bien eux. Ils faisaient partie de notre vie malgré tout.

Les mots se bousculent dans ma tête : autopsie, crémation, deuil périnatal, analyse chromosomique… La période de deuil débute. Je serai opérée le vendredi. À 13 semaines et 5 jours exactement.

Je sors du rendez-vous en larmes. La sage-femme me donne les coordonnées de la psy.

Vendredi. Il est 7h. J’arrive à l’hôpital, à jeun, bétadinée, les yeux boursouflés, tremblante… Je suis perdue.

On m’installe dans ma chambre, le brancardier arrive pour me descendre au bloc, mon mari part. Me voilà seule, avec mes bébés, pour les derniers moments de leur courte vie in utero. Je pleure, je m’effondre. L’équipe au bloc est formidable, très douce, je les prendrais dans mes bras pour leur faire un câlin si je pouvais. Seul l’anesthésiste est désagréable. Mais je ne le vois pas, puisqu’il me pose la rachi et part aussitôt.

Je n’entends quasi rien de l’intervention, mes écouteurs vissés dans mes oreilles, mais je sens malgré tout qu’on farfouille dans mon intérieur. Et voilà, une dernière aspiration, on me sort du bloc, je pleure en salle de réveil. Je remonte rapidement.

Je passe la journée dans la chambre. Ma coloc’ du jour attend l’heure de son opération avec impatience. Elle n’arrive pas à avoir d’enfant. Elle espère que cette opération lui portera chance.

Je finis par repartir, après avoir réussi à me lever, marcher et aller au petit coin. Nous sommes vendredi 27 novembre : dans deux jours, j’aurai 31 ans…

Samedi midi, nous sommes onze à déjeuner à la maison. J’ai fait simple : une tartiflette party. Nos invités ne sont pas tous au courant de ce qui s’est passé la veille, et c’est tout aussi bien. Ça me permet de ne pas penser à ce qui m’est arrivé.

Le lendemain est bien plus difficile. Je reçois de nombreux messages d’amour, de joie, toussa toussa… Quasi personne n’est au courant. Je pleure presque toute la journée. Ma fille ne comprend pas ma tristesse.

Je finis par prendre rendez-vous avec la psy. Je pleure beaucoup beaucoup. Et je reprends le boulot une semaine plus tard, mais uniquement le matin, histoire de me remettre « dans le bain » et de reprendre un rythme avec ma fille, qui ne comprenait pas pourquoi je ne la déposais plus chez la nourrice le matin.

21 décembre. 2 ans de ma fille. Journée qui devait être remplie de joie. Mais là encore, le destin nous joue des tours. À l’ouverture du courrier, je découvre une lettre de ma gynéco. Les résultats de l’analyse chromosomique : pas d’anomalie détectée, nous aurions dû accueillir deux petits garçons. Sur les conseils de ma psy, je ne retiens pas mes larmes, et j’explique à ma fille pourquoi je suis triste, avec des mots simples.

Heureusement, nous voyons la psy le lendemain matin. J’ai besoin de lui faire part de ce mélange étrange de sentiments : colère, incompréhension, soulagement…

Certes, les résultats de l’autopsie pourront éventuellement nous donner une raison pour cette anomalie, mais il se peut aussi que ce soit simplement un accident. Et si tu as vécu une situation similaire, tu dois certainement me comprendre quand je dis qu’il me faut une raison « valable » pour passer à autre chose. Un accident, ce n’est pas ce que j’ai envie d’entendre. Mais l’autre côté de moi-même me dit que si ce n’est pas une anomalie chromosomique, c’est une chance. Parce qu’il est très peu probable que ça arrive à nouveau.

Le temps passe, mais la blessure ne cicatrise pas. Il me faudra encore du temps. Il faut me laisser du temps. Chaque personne réagit différemment aux situations cruelles de la vie. Les fêtes ont été difficiles, mais le passage à la nouvelle année est un cap. 2015 ne sera jamais effacée de nos vies, jamais oubliée. Nous aura-t-elle rendus plus forts ? Pour l’instant, je n’ai pas la réponse à cette question, mais j’espère pouvoir retrouver la sérénité…

L’annonce d’une prochaine grossesse sera certainement source de stress et d’angoisse. Pour le moment, je ne suis pas prête. Mais peut-être aurai-je l’occasion de revenir t’en parler ?

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !


Guide accouchement


Tu en as marre de courir les magasins pour les fringues des enfants ? Et ce tous les mois, vu à la vitesse à laquelle ils grandissent ? Et je ne parle pas du petit qui hurle (que ce soit le tien ou celui d’une autre, grrr) parce qu’il ne veut pas essayer ce pull-là… Et si tu recevais directement chez toi de jolis looks (du 1 mois au 14 ans !) à essayer TRAN-QUILLE-MENT. Ça va ? Tu gardes et tu payes. Ça ne va pas ? Tu renvoies gratuitement. Bref, viens vite tester Little Cigogne !

Commentaires

40   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Fleur (voir son site)

Je suis vraiment désolée pour ce qui vous est arrivé. Je ne peux qu’imaginer le sentiment d’injustice qui a dû t’envahir. C’est très courageux de venir en parler et j’espère que cela te fait du bien. Plein de bonnes choses pour toi et ta famille.

le 01/03/2016 à 09h01 | Répondre

Mamalex

Merci Madame Fleur. En effet, j’ai longuement hésité avant de me lancer et j’ai écris ce texte, un soir, sur un coup de tête… ça fait du bien. ça fait du mal aussi. mais c’était nécessaire… je crois.
merci de m’avoir lue et merci pour ton soutien !

le 01/03/2016 à 21h58 | Répondre

Madame Vélo

Désolée d’être aussi directe mais je me pose une question : au moment de l’aspiration, les bébés étaient encore « vivants » ?
Je vous souhaite beaucoup de courage pour vous remettre de cette épreuve. Ta fille a t-elle tout compris de ce qu’il s’est passé ?

le 01/03/2016 à 09h39 | Répondre

Mamalex

Je comprends ta curiosité Madame Vélo. Alors oui. les bébés étaient encore vivants car ce n’était pas une fausse couche mais une décision des médecins en accord avec nous de mettre un terme à ce qui aurait du être une formidable aventure.
Je ne pense pas que ma fille ait comprit réellement ce qui se passait mais elle a bien comprit que ses petits frères sont au ciel et que nous étions très tristes. elle était très câline et protectrice à mon égard.

le 01/03/2016 à 22h01 | Répondre

Madame Vélo

Merci pour tes réponses. J’avoue que je m’en suis voulue toute la journée d’avoir posé la question… pas très approprié dans une telle situation. Je ne peux qu’imaginer à quel point ça a été difficile de prendre cette décision et de vivre cette IMG. J’espère que vous êtes bien entourés et que vous vous supportez mutuellement avec ton mari dans cette épreuve. Plein de courage.

le 02/03/2016 à 09h13 | Répondre

Mamalex

Ne t’en veux pas Madame Vélo, si j’ai fais le choix de témoigner, c’est justement pour informer les lectrices et lecteurs de ce qui peut se passer.
Nous sommes bien entourés, toujours suivis par la psy de l’hôpital. c’est un choix que nous avons fait. il faut se soutenir. ce n’est pas facile tous les jours mais, il le faut. Merci pour ton message

le 02/03/2016 à 22h49 | Répondre

Madame D

Je n’imagine même pas l’epreuve … ta fille est du 21 décembre 2103 ? Ma fille du 18.
13 semaines … Quand on a pas été enceinte on ne se rend pas compte a quel point c’est déjà tard dans la grossesse …
Je suis vraiment désolé pour toi. Je te souhaite pleins de courage et une belle vie !

le 01/03/2016 à 09h55 | Répondre

Mamalex

Merci Madame D. En effet, on ne peut pas se rendre compte quand on a jamais eu cette chance de devenir maman.

le 01/03/2016 à 22h13 | Répondre

marie

J’ai moi même vecu la mort de ma petite fille par IMG et j’ai accouché par voie basse à 23 SA. Elle n’avait pas de reins. Perdre son enfant à n’importe quel âge ou n’importe quel terme est une souffrance terrible. Nous avons eu le bonheur de la prendre dans nos bras et ça nous a aidé à faire notre deuil. Mais on n’accepte pas, jamais. On cherche un coupable autre que la faute à pas de chance. J’ai eu envie de mourir de nombreuses fois, rejoindre ma fille, mais mon mari était là, tendre et présent, à l’écoute de ma détresse, de mes crises de larmes. J’ai mis 9 mois pour commencer à aller mieux, et les 1 an de ma fille ont été un soulagement, j’ai survécu à toutes les premières dates symboliques (fête des mères, Noël…) l’année 2016 a commencé avec un joli +, mais rien ne sera jamais pareil, je ne me projette pas, j’angoisse et j’attends les echos avec appréhension.
Je te souhaite de vivre ton deuil bien entourée, de réapprendre à vivre à 3, d’écouter vos sentiments et de les laisser sortir. N’hésite pas à en parler autour de toi, beaucoup de gens ont vécu cette épreuve mais c’est encore tabou de mourir avant de naitre.

le 01/03/2016 à 09h56 | Répondre

Mamalex

Marie, je suis tellement désolée pour toi, mais tellement heureuse à la lecture de ton message pour ce joli +.
je me retrouve tellement dans ce que tu dis. c’était tout à fait ce que je ressens.
En effet, en commençant à en parler, on se rend compte que beaucoup de gens ont vécu une situation similaire, mais malheureusement, beaucoup pensent que j’ai fais une fausse couche ce qui est, à mon sens, bien différent que la décision de mettre fin à une grossesse qui, de toute façon n’aurait peut être pas pu aller à son terme.
Il me tarde d’aller mieux. je commençais à aller mieux en janvier, doucement mais surement, mais une nouvelle a de nouveau tout mis par terre. il reste des morceaux de placenta… comme si je ne me sortirais jamais de cette situation de détresse. cette sensation de les avoir encore en moi. encore 2 mois de sursis avant de savoir si je dois repasser par la case opération ou non… angoisse
je te souhaite en tout cas plein de belles choses pour cette nouvelle grossesse à venir <3

le 01/03/2016 à 22h28 | Répondre

Barrault

Bonjour je m appel Sophie j ai 36 ans et je suis enceinte de 19sa et mercredi avec mon conjoint nous venons d apprendre que notre petit bébé tant désirée car nous avons mis 2 ans été atteint d une trisomie 18 nous sommes anéanti donc jeudi j’ai fais une amniocentese et nous sommes dans l attente dès résultats c est long un moment horrible car nous savons que notre bébé naît pas viable car gros problème cardiaque et nous avons donc pris la décision de subir une IMG j’ai extrêment peur du retour à la maison et surtout vu le temps que nous avons mis pour avoir ce bébé que ca mette encore beaucoup de temps c est le floue complet la peur la colère l incompréhension mais notre couple est solide et nous allons faire en sorte de surmonter au plus vite crête épreuve difficile !! Besoin d être rassurée avec vos témoignage merci

le 26/03/2016 à 22h32 | Répondre

Mamalex

Bonsoir Sophie,

je suis terriblement désolée pour cette terrible épreuve que vous devez traverser.

Je ne suis pas médecin, je n’ai pas la science infuse, je ne suis personne pour donner de conseil mais je pense sincèrement que le suivi psy peut être une très bonne aide.
Ne tentez une prochaine grossesse que quand vous vous en sentez prêts. Le psychologique joue beaucoup.
Je vous souhaite sincèrement d’avoir le bonheur de devenir parents quand vous vous sentirez prêts à remettre les essais en route.
et bon courage pour l’IMG. je sais à quel point cette épreuve peut être douloureuse <3

le 28/03/2016 à 01h13 | Répondre

barrault

merci mamalex pour votre message dans l attente depuis presque 1 semaine je crois que mon corps a déjà commence le deuil de cette futur separation quand a mon esprit c est plus dur ….. les résultats devraient arrive aujourd hui et le verdict tombra meme si nous sommes sur que notre petit bebe ne pourra pas vivre ….

le 29/03/2016 à 06h45 | Répondre

dubmel

Je suis désolée de ce qui vous est arrivé.
Merci de partager tout ca avec nous. Pas vraiment ce que je devrais lire en ce moment (premiere echo dans 2 semaines), mais c’est important de savoir que ca peut arriver et comment ca se passe dans ce cas la (bon sauf qu’en Irlande où j’habite l’IMG n’est pas autorisée, mais c’est une autre histoire…)

le 01/03/2016 à 10h12 | Répondre

Mamalex

Ne soyez pas désolée dubmel. c’est la vie et une triste réalité, mais il ne faut pas penser au pire.
Je ne comprends pas que les IMG ne soient pas autorisées en Irlande. même si la santé de ma mère en dépend?
Dans mon cas, quoi qu’il arrive, l’issue aurait été la même : les jumeaux n’auraient pas survécus.
Plein de bonnes choses pour votre grossesse en tout cas !

le 01/03/2016 à 22h31 | Répondre

Dubmel

En Irlande l’IMG n’est autorisée que si la vie de la mère est en danger et pas « seulement » sa santé. J’aime énormément mon pays d’adoption, mais c’est un de ses aspects que je déteste. Heureusement j’ai bon espoir que ça change bientôt…

le 02/03/2016 à 08h27 | Répondre

Mamalex

je suis surprise de lire ces lignes, mais j’espère aussi que la situation changera ! :-I

le 02/03/2016 à 22h50 | Répondre

Miss Chat

Je crois qu’on ne peut qu’effleurer les sentiments par lesquels tu as dû passer… C’est une expérience cruelle et difficile que je te souhaite de ne jamais revivre. J’espère que vous pourrez retrouver bientôt la sérénité dont tu parles, même si vos jumeaux resteront toujours là pour vous. Beaucoup de courage à vous.

le 01/03/2016 à 10h37 | Répondre

Mamalex

Merci Miss Chat. je ne souhaite à personne de vivre ce que nous avons vécu.

le 01/03/2016 à 22h34 | Répondre

Clette

Je te comprends. Je pense que tu as pris la bonne déçision, tu as beacoup de courage ! Plein de pensées positives à toi et ta famille !!!

le 01/03/2016 à 10h37 | Répondre

Mamalex

Merci Clette. En effet, nous avons pris la bonne décision car de toute façon, l’issue aurait été la même quoi qu’il arrive. mais que c’est difficile !
merci de ton soutien

le 01/03/2016 à 22h38 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

🙁 difficile de commenter… Je t’envoie plein de bonnes ondes et j’espère beaucoup de chance pour la suite.

le 01/03/2016 à 12h53 | Répondre

Mamalex

Merci Die Fransoezin

le 01/03/2016 à 22h38 | Répondre

Laura

Je suis vraiment désolée de tout ce qui vous est arrivé. C’est terrible, tellement injuste. Gros bisous à vous trois et plein de courage pour la suite.

le 01/03/2016 à 13h50 | Répondre

Mamalex

Merci Laura !

le 01/03/2016 à 22h40 | Répondre

Claire (voir son site)

Je t’envoie tout pleins de câlins et de courage.

le 01/03/2016 à 13h53 | Répondre

Mamalex

Merci Claire !

le 01/03/2016 à 22h41 | Répondre

Melle Sophie

Comme je comprend ce que tu ressent. J’ai moi aussi fait le choix de subir 1 IMG a 19 SA. La decision a été rapide au vu des malfomations de ma petite fille mais les suites ont été tres difficiles. Tout comme toi je me suis effondrée quand la SF a evoqué l’abandon de corps, c’est une periode tres dure de ma vie que je n’oublerais jamais, nous l’avons vecu comme une grosse injustice.J’ai commencée a aller mieux quand le terme de cette grossesse a été depassé, c’etait comme si une page se tounait. Cela fait 2 ans ce mois ci et egalement le premier anniversaire de mon fils, je suis tombée enceinte 3 mois apres l’IMG. Cette grossesse qui a suivie a été difficile au debut et puis au fur et a mesure les apprehensions se sont arretés. Il n’y a pas un jour sans que je pense a ma petite fille que nous avons perdue. Nous lui avons donné un jolie prenom : Sophie; elle n’est pas inscrite sur le livret de famille car pour nous un bout de papier ne represente rien mais elle ne quittera jamais notre coeur.

le 01/03/2016 à 21h22 | Répondre

Mamalex

Melle Sophie? très joli prénom que vous avez donné à votre petite fille. Nous n’avons pas eu la force encore de trouver un prénom aux jumeaux. L’annonce a été tellement un choc. il me manque vraiment un lieu où me recueillir. La psy m’a dit que je pouvais m’imaginer un endroit. Je n’ai pas encore eu la force de le faire. Les annonces de grossesse dans notre entourage n’aident pas. et le terme est prévu pour bientôt. j’espère que j’arriverais à trouver la force d’aller mieux d’ici là.
courage à toi et merci pour ton soutien

le 01/03/2016 à 23h08 | Répondre

Sonia

Melle Sophie.. Ton message donne de l’espoir et on mesure ta souffrance .. Je suis en plein dedans .. j’ai 44 ans et 3 filles en pleine santé dont une grande Sophie de 14 ans .. Nous avons perdu notre Théodore , bébé miracle, « don de Dieu » , le 9/02/16 suite à une IMG. Je suis dans le chagrin, la colère et aussi l’espoir d’une autre grossesse, d’un autre enfant .. J’ai 44 ans et je suis tombée enceinte spontanément et rapidement (deux cycles) .. Je refuse que mon ventre soit un tombeau..

le 01/03/2016 à 22h19 | Répondre

Mamalex

Je suis désolée pour toi Sonia. Je te souhaite de trouver la force de retomber enceinte et d’avoir un nouveau bébé afin de t’aider à surmonter cette douleur insoutenable qu’est la perte d’un bébé

le 01/03/2016 à 23h11 | Répondre

Elodie

Beaucoup de courage à toutes les mamanges.
Aucun mot ne pourra apaiser votre souffrance, il faut laisser du temps au temps et apprendre à vivre avec.

le 02/03/2016 à 03h48 | Répondre

Mamalex

Merci Elodie

le 02/03/2016 à 22h51 | Répondre

Flora

C’est difficile de trouver des mots juste après tant d’émotions. C’est déjà difficile de perdre un bébé et je n’ose même pas imaginer ce que ça doit être d’en perdre 2, et de devoir en supporter la décision. J’espère que partager t’a aidé dans ton deuil et je vous souhaite plein de bonheur pour la suite à toute ta famille.

le 02/03/2016 à 16h14 | Répondre

Mamalex

Merci Madame Ebène. En effet, cela m’a fait du bien de partager cela, le chemin vers la guérison va être encore long !

le 02/03/2016 à 22h53 | Répondre

Virginie

Je ne sais même pas que dire à la lecture de cet article… je vous souhaite beaucoup de courage pour surmonter cette épreuve.

le 03/03/2016 à 08h33 | Répondre

Sonia

J’ai vu l’infirmière psy hier avec mon mari, elle trouve qu’on avance…Disons qu’on avance et qu’on recule : parfois, je sens que mon coeur se serre et je suis envahie par une sorte de panique..

le 05/03/2016 à 11h18 | Répondre

Lynda

Bonjour, merci Mamalex pour ton témoignage.
J’ai subi une IMG vendredi (01/04/2016).
Nous avons appris à la première échographie (avec notre premier garçon de 10 ans 1/2) que notre bébé avait des soucis de malformation (le 14/03/16) et là tout mon monde s’est effondré ! Ensuite s’est enchaîné un tas de tests et d’analyses. Puis le verdict final est tombé : notre petit garçon était atteint d’une trisomie 18 !
J’ai pleuré tout ce que j’ai pu et même plus pendant ces 2 semaines qui m’ont paru une éternité. La vie est injuste et cette phrase : « la faute à pas de chance » est devenu insupportable.
Mon mari me dit que nous avons déjà notre Enzo, que lui est en bonne santé et donc que nous pourrons réessayer plus tard, qu’il n’y a pas de raison pour ne pas lui donner un petit frère où une petite sœur en bonne santé. Mais je ne sais plus, j’ai peur de cette « faute à pas de chance » !
Il me faut sûrement du temps pour digérer cette épreuve.
Enzo voulait tellement un petit frère, même s’il n’avait trouver le prénom que pour une petite sœur (Iris, que nous avions validé papa et moi). Il m’a dit que pour un bébé ça sera juste un peu plus long et qu’il sera grand frère un peu plus tard ! C’est un amour et heureusement que je l’ai lui et aussi son papa, qui sont là pour moi et tournés vers l’avenir, eux !
Mais depuis que l’on m’a enlevé ce p’tit bout plus une larme ne coule, j’ai l’impression et peur d’être devenue insensible ! Est-ce que le contre coup viendra plus tard ? Je n’en sais rien, je me sens si fatigué et vide !
Encore merci pour ton témoignage et de m’avoir fait comprendre que je n’étais pas si seule dans ce cas. Merci et courage.

le 03/04/2016 à 16h01 | Répondre

Marion

Bonjour,
Merci pour ce témoignage dans lequel je me retrouve. Maman d’un petit garçon de 6 ans d’une première relation. Nous avons avec mon conjoint (pour qui c’est le 1er) souhaité agrandir notre famille et je suis très rapidement tombée enceinte. Un début de grossesse magique, serein jusqu’à cette 1ère échographie où la clarté nucale était trop épaisse par rapport à la taille du bébé. Nous tenons à l’annoncer à mon fils malgré tout. Je fais la prise de sang dans la foulée et le verdict tombe une semaine après, risque de malformation 1pour 50. Ma gynéco me propose l’amniocentèse. On a du mal à réalisé et on veut y croire jusqu’au bout, je traine un peu pour appeler l’hopital et avoir un rdv. Je me décide de lundi à appeler mais on est fin juillet, il n’y a pas de rdv possible avant fin août. Il me renvoie vers béclère qui me fixe un rdv pour le lendemain pour une biopsie du placenta, à un jour prêt nous devions attendre 15 jours pour pouvoir réaliser l’amniocentèse. Nous y allons tremblants, le prélèvement peut avoir lieu et nous rentrons chez nous fatigués. Jeudi matin, une sage femme m’appelle et m’annonce que notre petite princesse est atteinte du syndrome de Turner (1 seul chromosome X). Tout s’est effondré. Nous avions évoqué avec mon conjoint ce que nous ferions s’il y avait eu une anomalie sans jamais imaginer que ça nous arriverait. RDV vendredi au centre de diagnostique prénatal, la généticienne nous explique ce qu’il en retourne. C’est dit, nous ne poursuivrons pas la grossesse mais l’accepter est autre chose. nous faisons en urgence l’ensemble des consultations car nous ne disposons que de très peu de temps pour interrompre a grossesse sans accouchement voie basse (ayant eu une césarienne en urgence pour mon fils, je ne pouvais envisager de donner la vie à un bébé mort né). La date est fixée au mardi. On est à la moitié des vacances scolaires, on demande à ma mère de venir s’occuper de mon fils pendant que je serais à l’hôpital. On est mardi il est 7h du matin, j’arrive à l’hôpital, la journée me paraîtra très longue, mon intervention n’a pu avoir lieu qu’à 16h30… je suis en larmes au bloc car je sentais ma princesse bouger et se battre pour vivre, elle est remontée le plus haut possible comme pour se cacher comme si elle ne voulait pas nous quitter. Elle avait déjà une force incroyable. Nous lui avions dit au revoir, mon conjoint avait pu la sentir, mon fils aussi et nous lui avions préparer une petite enveloppe avec un dessin de mon fils, une carte postale, de l’encens et un cierge. Je ressent un manque en sortant de là, je veux rentrer à la maison et retrouver mon fils, le prendre dans mes bras et sentir son souffle dans mon cou.
Voilà 14 jours que l’intervention est passée, les vacances ont un goût amer. Nous n’oublirons jamais notre princesse qui est arrivée très vite et nous a fait vivre des moments inoubliables. Elle a même pu vivre une demande en mariage, et nous nous marierons en octobre 2017. Elle veille désormais sur nous, c’est notre étoile. L’envie d’avoir un bébé est toujours présente et même plus forte que jamais. Nous serons patient et laisserons faire la nature. En attendant on prépare cet évènement magique, peu importe que je sois enceinte ou que j’accouche 2 mois avant, elle nous a donné une force inouie. Pour toi notre princesse, « notre petit citron », notre étoile. On t’aime.
Merci de m’avoir lu et l’ensemble des témoignages rappellent qu’on est pas seule à vivre ces épreuves. Bon courage à toutes et tous car les hommes aussi ont besoin de soutien.

le 17/08/2016 à 10h20 | Répondre

sonia

Marion,
je suis émue ,et cela remue …e que nous avons vécu…ce n’est pas une « décision » , juste un drame, une injustice…courage.

le 17/08/2016 à 11h07 | Répondre

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